Bridgestone : " non, non, rien n'a changé "

Le nouveau monde, le monde d'après, ressemble à l'ancien monde, d'avant. Les mêmes causes, les " investisseurs ", que chérit le pouvoir, la recherche de l'optimisation immédiate des profits, la croissance, produisent toujours et encore les mêmes effets. Une solution existe. Il appartient au législateur à s'en emparer, s'il souhaite démontrer son utilité.

Les travailleurs de Bridgestone, mais aussi ceux , rappellent les luttes des " Conti ".

La délocalisation pour dumping social sans considération pour la qualité du travail et des produits réalisés indique le degré d'abstraction financière de l'économie et sa déconnexion avec l'humain, la société, le vivant.

Le travailleur, la main d'oeuvre, est un capital qui contribue principalement à la valeur de l'entreprise, à la différence de " l'investisseur ", anonyme, dont le seul rôle est d'amener des fonds et de prélever des profits, en assumant et supportant très rarement les risques, les laissant aux " petits porteurs " à l'épargnant.

Le législateur peut mettre un terme à cette logique anonyme et méprisante du social, de l'humain et du vivant en adoptant des mesures qui limitent et préviennent la tentation des "investisseurs" à délocaliser en donnant un pouvoir de préemption des travailleurs pour un euro symbolique de l'entreprise.

Appliquer aussi une fiscalité promouvant la forme coopérative de l'entreprise sur la forme capitalistique. Idem pour la production de proximité sur l'importation lointaine.

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