Un policier perd son procès contre un avocat

Un des avocats de Julien Coupat, Jérémie Assous, avait parlé de "faussaire", en évoquant le procès verbal de filature, signé par le policier, capitaine à la sous-section antiterroriste. Avec AFP Publié le 20 mai 2016 à 18:46

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/correze/dans-l-affaire-de-tarnac-un-enqueteur-perd-son-proces-en-diffamation-contre-un-avocat-1002279.html

 

Bruno Mancheron est le policier qui a signé un procès verbal clef de l'affaire de Tarnac, celui de la filature de Julien Coupat et de sa compagne Yildune Lévy, les 7 et 8 octobre 2008. A l'occasion de cette surveillance, le véhicule du couple a été observé près d'une ligne TGV, où quelques heures plus tard ont été découvertes les traces de sabotage d'une caténaire. 

Quatre ans plus tard, l'avocat de Julien Coupat, Jérémie Assous avait déclaré sur une radio que Bruno Mancheron est l'auteur "du procès verbal de filature et qui est accusé d'être un faussaire", des propos pour lesquels l'enquêteur a porté plainte pour diffamation. 

Le tribunal a relaxé l'avocat. 

Nouvel épisode dans l'affaire "Tarnac" mercredi 25 mai : La cour d'appel de Paris examine l'appel du parquet de Paris. La question du caractère terroriste ou non de l'affaire doit être débattue. Le juge d'instruction avait abandonné cette qualification.

 

 

MédiapartL'affaire de Tarnac part en cassation  28 juin 2016 | Par Michel Deléan

Le parquet général de la cour d'appel de Paris a formé un pourvoi en cassation ce mercredi 29 juin contre l'arrêt rendu la veille qui écartait la qualification terroriste du dossier de Tarnac. Enjeu : le futur procès de huit membres du groupe de Tarnac.

Libération : Tarnac : Coupat ne sera pas jugé pour «terrorisme»

Un désaveu cinglant. En confirmant que les sabotages de lignes de chemin de fer imputés au groupe de Tarnac n’ont aucun caractère terroriste, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris vient de faire voler en éclats la thèse soutenue pendant huit ans par le parquet et relayée par une grande partie de la classe politique, gouvernement compris. Depuis l’arrestation de Julien Coupat et Yildune Lévy, soupçonnés d’avoir posé un crochet sur la caténaire d’une ligne TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, le concept flottant d’«acte terroriste» a traversé de bout en bout l’interminable affaire de Tarnac.

Fruit de l’instrumentalisation politique de l’ultragauche sous Sarkozy et des errements de la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI), le dossier va cependant se dégonfler au fil des sept années d’instruction, qui ont mis en lumière les nombreux manquements de l’enquête policière. Un dossier qui finit par basculer à l’été 2015.

Le Monde : Tarnac : la Cour de cassation devra trancher

Le feuilleton judiciaire dure depuis huit ans. D’ores et déjà renvoyés en procès pour le sabotage de lignes TGV en 2008, Julien Coupat et deux autres membres du « groupe de Tarnac » doivent-ils être jugés pour des faits à caractère terroriste ? La chambre de l’instruction de la cour d’appel a répondu non mardi 28 juin. Celle-ci a confirmé la décision des juges d’instruction, qui avaient renvoyé les membres du groupe en correctionnelle en écartant la dimension terroriste des faits qui leur sont reprochés, ont précisé les avocats.

Mais le parquet général a décidé de se pourvoir en cassation. C’est donc à la Cour de cassation qu’il reviendra de trancher la question du caractère terroriste du dossier.

LibérationLe parquet général se pourvoit en cassation contre le groupe de Tarnac 

«Cela devient une farce !», s'est exclamée Me Marie Dosé, l'avocate d'Yildune Levy, mise en cause avec Julien Coupat pour des dégradations commises sur des lignes TGV en 2008. Le parquet général de Paris annonce ce mercredi former un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d'appel qui a ordonné mardi le renvoi en procès pour Julien Coupat et d'autres membres du groupe de Tarnac mais confirmé l'abandon des poursuites pour terrorisme.

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