La Commission change de ton sur la mondialisation

Après avoir fermé les yeux sur les défauts du libre-échange durant plus de vingt ans, la Commission européenne admet qu’il est temps de mieux partager les profits de la mondialisation.

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« Les bénéfices de la mondialisation devraient être partagés plus justement », estime Jyrki Katainen. Venant d’un commissaire de centre-droit souvent considéré comme très libéral, cette remarque montre bien à quel point la perception de la mondialisation au sein de la Commission européenne a changé.

La libre-circulation des biens et capitaux n’est plus une source absolue de prospérité, qui ne devrait faire l’objet que de petites adaptations. L’exécutif européen semble avoir récemment pris conscience que cette réalité doit être contrôlée, sans doute à l’occasion du conflit commercial sur l’acier avec la Chine.

« Si l’on ne continue pas à prendre des mesures actives, la mondialisation risque d’exacerber l’effet des évolutions technologiques et de la crise économique récente et de contribuer à creuser encore les inégalités et à exacerber la polarisation sociale », souligne le document de réflexion sur la maitrise de la mondialisation présenté le 10 mai par la Commission.

L’UE vient donc de réaliser quels sont les risques et difficultés engendrés par la mondialisation. Ce changement de ton fait suite à des manifestations nombreuses contre l’accord de libre-échange avec les États-Unis (TTIP) et l’opposition farouche du parlement régional wallon à l’accord similaire avec le Canada (CETA).

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