Etat policier ennemi de la raison : penser à l'épreuve de la violence

Philosophes emprisonnés (4/4) : Rosa Luxemburg, Antonio Gramsci, Varlam Chalamov : penser à l'épreuve de la violence (dénoncer l'apolitisation des citoyens par le politique au pouvoir).

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/philosophes-emprisonnes-44-rosa-luxemburg-antonio-gramsci-varlam-chalamov-penser-a-lepreuve-de-la

 

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Fondazione Gramsci onlus

La réception de la pensée d'Antonio Gramsci en France | Fondation Gabriel Péri

La "Gramsci Renaissance" | Fondation Gabriel Péri

Fondation Rosa Luxemburg Bruxelles

Récits de la Kolyma - Varlam Chalamov - Babelio

 

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Le secret professionnel de la personnalité autoritaire

Theodor Adorno a analysé les comportements envers l’autoritarisme dans un livre que viennent de rééditer les éditions Allia, les Etudes sur la personnalité autoritaire.

Charles Dantzig : " Nous autres, êtres humains de 2017, participons à une expérience commune très rare. Elle n’arrive pas à chaque génération, ni même toutes les deux générations. Ce dont je vais parler, aucun Occidental ne l’a sans doute éprouvé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Et cette expérience très rare, c’est que nous participons à des moments superlatifs. En temps normal, les êtres humains participent à des moments relatifs. C’est ce qui s’appelle la normalité, sans doute, et peut-être aussi la paix. Rien n’est excessivement grave, la vie avance dans le moyen. C’est moyen, mais ça n’est pas mortel. Depuis très peu de temps, nous pouvons employer des superlatifs à propos de nos vies politiques, et c’est très inquiétant.Ce superlativisme, si je puis dire, est créé par la bêtise. Une de ses caractéristiques est l’autoritarisme. "

 

Justifier l'injustifiable - Olivier Jouanjan - Léviathan

C'est généralement au nom des valeurs que l’on refuse au « droit nazi » sa qualité de « droit ». Cette manière, évidemment légitime, présente cependant le défaut de ne pas permettre une véritable compréhension de ce droit étrange et inquiétant, de ce droit monstrueux et, à travers lui, de l’idéologie du nazisme c’est-à-dire plus précisément de la grammaire et la rhétorique de cette idéologie. Ce livre n’est pas consacré à l’histoire du « droit nazi », à ses institutions et pratiques, mais à ses discours, à l’ordre du discours des nombreux juristes engagés pour dire le droit nazi. Un tel essai de tératologie juridique, qui cherche à comprendre comment les oxymores et inversions d’un langage totalitaire viennent bouleverser, renverser et travestir la langue du droit, telle qu’elle a été léguée par le droit romain, devrait nous inviter à penser le droit « normal » ainsi que les enjeux d’une mutation actuelle du droit qui semble abandonner les ressources de son trésor latin : l’abstraction et la conceptualité du droit. Écrit pour n’être pas réservé aux seuls spécialistes du droit, l’ouvrage est porté par la conviction que l’analyse d’un droit monstrueux peut aider, en contrepoint, à méditer l’ordre raisonnable du droit. (Source)

 

La loi du sang : penser et agir en nazi - France Culture

 

Totalitarisme fasciste (Ed. CNRS) par Marie-Anne Matard-Bonucci

Marie-Anne Matard-Bonucci rappelle le rôle et la place inédite de la violence dans l’idéologie fasciste et dans ses pratiques.

A rapprocher de KL - NRF Essais - GALLIMARD - Site Gallimard

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