Les voitures électriques roulent sur les droits humains

Amnesty International dénonce les batteries lithium-ion des voitures électriques - et des matériels électroniques - dont la production se fait au mépris des droits humains, notamment au travail des enfants en République démocratique du Congo (RDC), et à des risques environnementaux qui contredisent leur prétendue vertu écologique.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/03/amnesty-challenges-industry-leaders-to-clean-up-their-batteries/

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Les voiture électriques roulent encore sur les droits humains

Des milliers d’amateurs de voitures vont se rendre dans le sud de la Californie ce week-end pour le début du Salon de l’auto de Los Angeles. Cependant, le faste des voitures exposées masque une réalité plus sombre.

Les véhicules électriques sont en vedette au salon de cette année, avec des dizaines de modèles exposés. Les constructeurs affichent leurs dernières technologies, mais ne déploient pas les mêmes efforts pour éliminer les abus dans leurs chaînes d’approvisionnement. L’industrie n’arrive toujours pas à s’approvisionner de manière responsable en cobalt, un élément essentiel pour ses batteries.

Voir aussi : Tolérance zéro pour les entreprises tirant profit des atteintes aux droits humains dans les mines de cobalt

Plus de la moitié du cobalt – composant essentiel des batteries lithium-ion – extrait à travers le monde provient de la République démocratique du Congo (RDC). En 2016, Amnesty International avait dévoilé que le minerai y était extrait à la main, par des enfants et des adultes, dans des conditions dangereuses et abusives, parfois dans des tunnels creusés profondément sous la terre.

Les clients soucieux de l’environnement ont le droit de savoir si leurs nouvelles voitures sont aussi éthiques que le prétendent les publicités.
Daimler, Renault, Volkswagen, General Motors, Tesla, BMW et Fiat-Chrysler sont les six principaux constructeurs qui présenteront des voitures électriques au cours des deux prochaines semaines. Malgré certains progrès en 2018, Amnesty International a constaté qu’aucune de ces entreprises n’avait pris les mesures nécessaires pour que leurs clients potentiels puissent s’assurer du caractère éthique de leurs chaînes d’approvisionnement en cobalt.

Exploitation des ressources naturelles et protection des droits de l’homme

Cet ouvrage regroupe les actes d’un colloque organisé sous l’égide du Centre d’études sur la sécurité internationale et les coopérations européennes (CESICE). Il s’intéresse à l’interaction de deux thématiques contemporaines fondamentales dans les relations internationales : la protection internationale des droits de l’homme et l’exploitation des ressources naturelles. Les contributions analysent plus précisément les obligations en matière de protection des droits de l’homme qui pèsent sur différents acteurs (Etats, individus, entreprises multinationales), les sanctions potentielles en cas de non-respect de ces obligations et les obstacles à l’adoption de telles sanctions. L’accaparement des terres par des multinationales en Afrique au détriment des besoins des populations locales, ou l’exploitation des ressources minières et pétrolières sans considération pour les conséquences environnementales ou sociales sont autant d’exemples illustrant l’actualité et l’intérêt de la problématique retenue. Ils révèlent également les difficultés rencontrées par les États et la communauté internationale pour concilier les enjeux économiques cruciaux liés à l’exploitation des ressources naturelles et l’impératif de protection des droits de l’homme.

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