Laurent Wauquiez et Jawad Bendaoud

Jawad Bendaoud est né et a vécu à proximité du lieu où Laurent Wauquiez a exercé le pouvoir affirme vouloir encore le faire au conseil national des Républicains. Le procès de Bendaoud illustre l'échec politique et la vacuité des personnes auxquelles se résument trop l'actualité politique qui manque de s'intéresser au fond et dont on reproche seulement à Jawad Bendaoud d'en manquer.

Politique = Art de conduire les affaires de l'État, science et pratique du gouvernement de l'État

La politique se résume prioritairement à l'état du pays, aux mesures à prendre et aux ressources pour les financer. La politique n'est donc pas la chronique des gens qui sont censés la faire mais ne la font pas ou la font mal.

Les congrès et les élections internes des partis sont des disputes de bacs à sable qui ne répondent en rien à la connaissance de l'état du pays et aux mesures à prendre pour garantir le bien-être général.

Se limiter aux "acteurs" sans les confronter à la situation précise du pays et ce qu'elle exige pour l'améliorer favorise l'incompétence, la médiocrité, l'ubris, la mégalomanie, la mythomanie, la corruption ; nonobstant leurs conséquences : baisse du moral des ménages, perte de confiance et d'adhésion aux formes démocratiques des institutions, atomisation du lien social, ...

"L'opposition" Wauquiez-Pécresse est un exemple de la mauvaise actualité politique qui occupe le débat et le rend pauvre, creux, vide, insignifiant, superficiel, ... inintéressant. Il se limite à une histoire d'égos. Pas de programme, pas d'analyse précise de l'état du pays.

Cette perte de qualité est la conséquence de la mode des gourous, des spin-doctor, qui ont dynamité la confiance dans les "élites".

Le mauvais traitement et la stigmatisation des étrangers confirment que le discours des Wauquiez, Macron, Le Pen, Trump, convergent au mépris du respect de la dignité humaine.

L'actualité politique qui se limite à la reprise d'un dossier de presse n'est que de l'emballage et, quels qu'ils soient, ceux qui en bénéficient ne sont pas des cadeaux et le revendiquent.

La chronique politique doit donc dans l'ordre informer sur l'état du pays et la pertinence des programmes des partis, pour imposer ainsi aux associations politique une exigence de sérieux - dans l'énoncé des propositions - sans lequel le candidat n'a aucune importance, l''électeur étant alors appelé à voter pour un fanfaron qui vend du vent.

Et c'est sur ce point que la mansuétude médiatique à propos du conseil national LR, un exemple d'esbroufe de communication politique, contraste avec le traitement du procès de Jawad Bendaoud que la chronique judiciaire tend à réduire à un fanfaron, un "guignol" selon Paris Mach.. 

Il y a une discrimination dans l'information à ne dénoncer l'ineptie que dans un seul cas.

Jawad Bendaoud est né, a grandi et vécu dans la région parisienne, la plus riche de France, à proximité de l'Elysée, de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat. 

La politique est mauvaise si le pouvoir et la richesse produisent des guignols. Paris Match ne s'en émeut pas.

 

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