L'affaire Laurent Cuenca

Une très bonne nouvelle qui rassurera tous les justiciables, par décision du juge des libertés et de la détention (JLD), Laurent Cuenca vient d'être libéré de l'hôpital psychiatrique d'Agen où il avait été enfermé sur un arrêté du premier adjoint du maire pris le 15 août, puis renouvelé par le secrétaire général de la préfecture.

Une très bonne nouvelle qui rassurera tous les justiciables, par décision du juge des libertés et de la détention (JLD), Laurent Cuenca vient d'être libéré de l'hôpital psychiatrique d'Agen où il avait été enfermé sur un arrêté du premier adjoint du maire pris le 15 août, puis renouvelé par le secrétaire général de la préfecture.

L'internement en hôpital psychiatrique serait-il l'adaptation moderne des lettres de cachet ? La profession médicale et les cadres de santé doivent s'interroger et en débattre.

Une intervention du JLD dans un délai de quinze jours n'est pas conforme au cours délai d'une autorité judiciaire indépendante posée par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des Libertés fondamentales. La loi doit être revue.

Nonobstant le mépris au droit à la sûreté et au droit à la santé, il y a atteinte à la notoriété.

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Mise à jour :

Un article de la Dépèche du 18/9/2013

Mensonges administratifs contre libertés publiques et droits civils et politiques :

" Un père bien vivant

Émile, son père, ancien CRS à la retraite, est bien vivant. Ce n’était pas un fantôme qui commandait, lundi, un café dans un bar de la ville. Dans un courrier daté du 19 juillet dernier, le directeur général de la Police nationale, Claude Baland, fait un acte de contrition au titre du ministère de tutelle. «Vous avez tenu à faire part de votre profonde émotion (...) en découvrant la mention du décès de votre père, bien entendu inexacte.» Ce courrier signé arrive deux ans presque jour pour jour après une autre lettre, paraphée par le directeur national des CRS en France. Lettre qui associait les prétendus «troubles psychologiques» du fils au décès du père et à la mort par pendaison de la mère, retrouvée, constat de gendarmerie à l’appui, sans vie sur son lit et sans corde à son domicile de Layrac. En février 2002, plus de dix ans.

Procès-verbal

Pour le fils, Laurent Cuenca, 48 ans, ce courrier de la DGPN est déjà une petite victoire. Mais il attend qu’enfin sa hiérarchie reconnaisse l’ensemble de ses erreurs présumées. «Pourquoi ne s’est-on pas procuré le procès-verbal de la gendarmerie ?» s’interroge à voix haute son père, Émile. «Ces allégations sont mensongères. Logiquement, dans un tel cas de figure, on rouvre le dossier.» L’avocat du fils surenchérit : «Aucune vérification des affirmations n’a été faite.» Ce père de famille a fait une erreur sans doute : créer au printemps 2011 une association dont les membres se comptaient sur les doigts d’une main, dont l’intitulé était : Police victimes. «C’est un cas de figure connu» estime Me Bleykasten «d’un corps de fonctionnaires où l’obéissance hiérarchique et le devoir de réserve sont si lourds qu’ils empêchent la liberté d’expression. Une grande partie du dossier est liée à la création de cette association.»

Pire, Laurent Cuenca en est le président et c’est à ce titre qu’il s’exprime, au micro de Jean-Jacques Bourdon (RMC) par exemple le 8 juillet 2011. Pas bien d’évoquer les sous-effectifs, l’insécurité, les conditions de travail. À l’époque, Claude Guéant est ministre de l’Intérieur. En juin 2012, Manuel Valls devient locataire de Beauvau, mais pas de changement. Considéré sans doute comme l’ennemi public numéro 1, Laurent Cuenca est même cité dans un courrier du préfet de l’époque quelques jours avant la venue de Sarkozy à Brax en juin 2011, et l’agression dudit Président de la République. Pas par lui. Hier soir, alors que l’intéressé était présenté devant le juge des libertés et de la détention au palais de justice d’Agen, il devait être remis en liberté contre l’avis du parquet qui avait requis son placement sous mandat de dépôt. "

source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/18/1711061-descendu-grue-ancien-crs-fini-autant.html

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