CREDIT AGRICOLE : IL EST RUINEUX D'ETRE HONNETE SOCIETAIRE

Faut-il respecter la loi ? Faut-il dire la vérité ? Faut-il être honnête ? Pour les sociétaires du Crédit Agricole Mutuel, ce sont de vraies questions … qui peuvent devenir vitales. Questions, en fait, pour les trente millions de français propriétaires des banques coopératives et de leurs milliers de filiales (LCL, CIC, Natixis, etc...).

 

Avec les plus incroyables des filiales... les filiales cotées en Bourse ! Telle la Caisse Nationale du Crédit Agricole Mutuel. Petit véhicule ? Grand véhicule ? Ça n'a rien de bouddhiste et tout de la folie furieuse.

 

L'expérience - dans les banques coopératives - prouve que l’honnêteté est dangereuse : pour les voyous la loi est une bouffonnerie et pour trop de magistrats l'essentiel est la facilité.

 

Ainsi j'ai alerté dix fois (y compris par courrier recommandé avec AR), le procureur de la république d'Argentan (Orne) sur les exigences du respect de la loi fondamentale du 10 septembre 1947, sur le lien absolu entre parts sociales et sociétariat, sur le pillage des établissements financiers, sur la manipulation des Assemblées Générales, sur la montée de la corruption. Résultat décevant et même ruineux .

Et la France est devenue l'un des pays les plus corrompus du monde.

 

Faiblesse de la culture générale, méconnaissance des codes juridiques, fascination pour l'enrichissement facile... les remarques pertinentes se perdent dans les sables de la sécheresse du cœur et de l'esprit.

 

Ayant lancé les alertes il y a trente ans sur des bases archi-documentées, j'ai été confronté à trop d'interlocuteurs incultes, obsédés par le fric facile et indifférents à la morale, à la loi, aux exigences républicaines.

 

Ils n'ont reculé devant rien : racket, massacre familial, mensonges éhontés. Incroyable délire d'affirmer – comme l'a fait la magistrate BARTHE par écrit dans un jugement du TGI de BOBIGNY – que « Patrick LE CELLIER possède des parts sociales sans être sociétaires ». La magistrate précisant se prononcer « contre les dispositions légales » en reprenant simplement les positions hyper-agressives des confiscateurs du Crédit Agricole Mutuel (« Patrick LE CELLIER a le culot de se prétendre sociétaire au motif qu'il possède des parts sociales et récolte les voix des sociétaires lors de nos assemblées générales bidons »).

 

Ce délire m'a coûté quelques millions. Il y avait des recours logiques et d'abord auprès de la Cour d'Appel de PARIS. La magistrate de la Cour d'Appel a accepté une enveloppe avec des « documents convaincants ». Ça m'a coûté quelques millions de plus. Sur ce sujet, l'essentiel se trouve dans l'article « Parts sociales et Cour de Cassation du 4 avril ». Voir également

Crédit Agricole : Des Caisses verrouillées de l'intérieur

Crédit Agricole : Parts sociales et Cour de Cassation

Crédit Agricole : Les parts sociales sont elles un bon placement

 

 

Conclusion ? Il est ruineux d'être honnête... ce qu'il faut peut-être enseigner dans les écoles lors des cours d'éducation civique.

 

Résultat personnel ? A soixante-six ans – et après cinquante années d'activité intense et de cotisations – pas de retraite ni de droit au minimum vieillesse ; interdiction du RSA et chantages multiples : l'essentiel est d'imposer l'omerta et les gardiens de la loi manquent de courage.

 

Ça ressemble a un gag. C'est un gag.


Ajout du 15 mai 2015

- Ruineux le privilège de la force invoqué par Pierre Berrué, directeur juridique de la CRCAMO (Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de l'Orne) au début des années 90 (« en droit vous avez raison mais nous avons le privilège de la force »). Déclinaison de : « ce sera le pot de terre contre le pot de fer ». Philosophie : « vous vous battez pour le respect des principes et de la loi.... pour ma direction, seul compte le profit. »

C'était lucide, avec un incroyable sentiment d'impunité.

- Ruineux le remboursement immédiat de l'encours exigé par la magistrate BARTHE (TGI de BOBIGNY)

« Puisque Monsieur Patrick LE CELLIER a le culot de se prétendre sociétaire, alors qu'il ne l'est pas et au seul motif qu'il possède des parts sociales et vote lors des Assemblées Générales, il y a déchéance du terme de tous ses contrats. Il doit immédiatement rembourser tout son encours ». Un million de francs de 1992 (financement pavillon, production d'un film, achat véhicule, …) à trouver du jour au lendemain.

Impossible … mais nous l'avons fait. Et d'abord pour conserver les parts sociales qui venaient en première garantie de l'encours. Une exigence ruineuse, un comportement plus que malveillant. Le mensonge exhibé.

- Ruineuses les escroqueries au jugement organisées par Daniel EPRON, Président de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie et actuel administrateur de la Caisse Nationale.

Daniel EPRON a fait fabriquer par son cabinet noir des documents insensés « prouvant que les journalistes ne peuvent pas être sociétaires des banques coopératives ». La magistrate CHAGNY a pris ces documents pour argent comptant et ils ont disparu. Décidément la terre est plate (Copernic ? Galilée ? Au secours !).

- Ruineux les comptes revolving qui ont remplacés depuis 20 ans les financements professionnels normaux.

Alerté à de multiples reprises, le Procureur de la République d'ARGENTAN (Orne) est inerte. Des prêts à 20% sur vingt ans c'est pourtant une escroquerie vertigineuse. Il y faut du génie dans des banques éthiques, citoyennes, sans but lucratif (redistribution des excédents). Les filiales servent à ça,

- Ruineux les dix milliards perdus en Grèce par les sociétaires … mais pas pour tout le monde.

- Ruineux le courage d'Eric TESSEREAU. Président du TGI d'ARGENTAN, le magistrat TESSEREAU a refusé l'autorité de la chose jugée et a retoqué la Cour de Cassation. Pour lui, il y a eu escroquerie au jugement. Pour lui, Patrick LE CELLIER était bel et bien sociétaire.

Ceci aurait dû le conduire à rétablir les droits du sociétaire et à organiser le remboursement du préjudice. De façon surprenante, le magistrat Eric TESSEREAU a considéré que le sociétaire avait commis une faute en révélant la corruption, en posant les vraies questions lors des Assemblées Générales ; il s'est fait défenseur de la protection du silence.

- Ruineux le concours des identités coopératives factices.

La démagogie de la Casden comme celle du Crédit Mutuel (pub!).

- Ruineuse la prise en charge des « frais de justice » y compris ceux de la partie adverse ! Une prime aux voyous et à la voyoucratie qui nous a coûté une vie de travail, avec le seul objectif de défendre le respect de la loi.

- Ruineux les taux pratiqués. Découvert autorisé à la Caisse d'Epargne 20%. Revolving mis en place de force 20%. Sur 20 ans, des effets en cascade insensés !

- Ruineux l'achat du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole Mutuel.

- Ruineuse la confusion entre monde de la finance et Secteur Social de l'Economie (SSE). Entre sociétés de personnes et sociétés de capitaux.

- Ruineuse l'instrumentalisation de la justice pour « foutre en l'air » la loi de 1947.

- Ruineuse l'influence tous azimuts de la pieuvre verte (Square Habitat, filiales assurance, FNSEA, SAFER, sénateurs ruraux, etc..., etc...).

- Ruineuse la transformation des Caisses d'Epargne en banques coopératives... avec des Assemblées Générales farfelues.

- Ruineux le refus du Crédit Mutuel de « vendre » des parts sociales à ses clients en contradiction avec toutes ses affirmations publicitaires et avec le respect de ses origines et de la loi du 10 septembre 1947.

La négation de l'engagement désintéressé de mon père : créer une caisse de toutes pièces - et en déposer les statuts - fut une œuvre majeure. J'étais présent.

Peste soit de la ruine ! Tous les honnêtes sociétaires du Crédit Agricole Mutuel attendent – ce jour – le tournant de Philippe BRASSAC. Le retour des administrateurs dans la communauté des citoyens respectables, le respect des lois. L’honnêteté paisiblement vécue.

Voir : «  Morale d'une trop longue histoire hélas vraie » 13 juillet 2014.

Ajout du 15 juin 2015:

- voir "Crédit Agricole: les banques coopératives sont-elles solubles dans la Bourse? " ( Médiapart. Le monde de l'Economie Sociale et Solidaire du 13 juin 2015)


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