A Châlons-sur-Saône, dernier rendez-vous ce dimanche 22 juillet à midi, au Bastion-Bas, « zone d'utopie temporaire ». Menu : franc-comtois. Pris du repas entre 0 et 15 euros.
Fourrier, en mots, c'est bien. En actes et en saveurs, c'est mieux !
« Le repas Fourieriste est conçu selon des méthodes fouriéristes et franc-comtoises opaques et limpides tout à la fois. Pas de chef, nous sommes tous chefs. C’est une expérience unique, un laboratoire « in situ » pour tendre vers l’harmonie. La réunion unique des chefs les plus toqués de Franche-Comté... l’utopie ça se déguste... modeste déjeuner sur l’herbe sous chapiteau géant... restauration générale... dernier repas avant la neige (ou avant l’hiver)... mets typiques, entremets un peu moins... entrée sans réservation, sortie sous réserves... pendant le repas vous n’aurez qu’à manger... Fourier, c’est le dix neuvième siècle, il naît à Besançon, il meurt en 1837. Charles Fourier a attendu tous les jours ponctuellement chez lui à midi, le financier qui lui permettrait de donner corps à son utopie. Son attente fut vaine. Tous ses livres sont magnifiquement illisibles, ses théories au-delà de l’entendement humain, mais dans cet immense foisonnement, sa critique du monde civilisé est d’une clairvoyance extrême, et son rêve d’harmonie universelle est une source dans laquelle il est agréable de puiser. Fourier, Fou-rire, Fourre-tout, le relire pour le réinventer est d’une actualité brûlante. Attention : 20 tables de 10, pas de billet de faveur, pas de passe-droit, pas de réservation, pas de public, pas de professionnel, pas de programmateur. Les enfants ne sont admis qu’à condition de travailler en cuisine (voeu de Fourier). ».
C'est à l'occasion de « Châlons dans la rue ». C'est par la « Franc-Comtoise de rue », un collectif de douze compagnies venues des quatre départements, un mouvement. Un repas fourriériste et gastrosophique.