Pour le droit au travail!

Si l’État se conformait à l’article 5 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris par la Constitution de 1958, affirmant «le droit d’obtenir un emploi», s'il respectait le 1er alinéa de l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 adoptée par la France, affirmant que «Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail»...

... alors, en plus d’obtenir un salaire en contrepartie de leur travail, les plus de 6,5 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi pourraient ajouter leurs cotisations sociales à celles des 26,9 millions d’actifs au travail.

Une projection sommaire montre que le respect du droit au travail des personnes au chômage aujourd’hui en France entraînerait une augmentation de plus de 24 % de l’ensemble des cotisations sociales, et notamment de celles afférentes à nos retraites.

Prenons au mot les ministres macronistes de tout poil qui s’égosillent dans les grands médias à leur botte en invoquant le droit au travail, répliquons à ces usagers reprochant aux grévistes de les « prendre en otages » (la jurisprudence du Mont-Valérien ?) et de ne pas respecter leur droit au travail.

À tous ceux-là, disons leur : « Chiche, respectons le droit au travail, mais à Macron et à son gouvernement de montrer l’exemple les premiers et de respecter ce droit dont ils se réclament avec tant de vigueur, en procurant un emploi à toutes celles et à tous ceux qui n'en ont pas ! »

Mettre en oeuvre ce droit permettrait d'apporter une solution efficace et pérenne au financement des retraites... et même d'améliorer le système qui régit celles-ci.

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