La disparition d'André Faivre

Figure du parti communiste en Saône-et-Loire pendant un demi-siècle, André Faivre s’est éteint lundi 30 novembre, dans sa 97e année. Il a manifesté jusqu’au bout son engagement pour une 6° République.

Ouvrier maçon comme son père, réfractaire au STO,  tout jeune adhérent au PCF en 1944, il en deviendra le dirigeant de la Fédération de Saône-et-Loire. Puis membre du Comité Central de 1961 à 1979, proche de Waldeck-Rochet.

Il exercera ensuite toutes les responsabilités locales possibles : élu conseiller général en 1973 du canton minier de Montceau-Sudet (il le restera jusqu’en 2001) ; vice-président du Conseil régional de Bourgogne en 1979 ; conseiller municipal de Montceau-les-Mines en 1977, d’abord dans l’opposition puis adjoint au maire socialiste Didier Mathus. Il y est le contraire du notable. Il combat sur tous les fronts, se méfiant de la routinisation par les mandats électifs.

Il met fin à ses mandats d’élus à compter de 2001. C’est l’année de la création de la Convention pour une 6° République à laquelle il adhère aussitôt, sur les terres de son fondateur Arnaud Montebourg. Il considère que la V° République était une entrave à la démocratie sociale et politique. Il ne changera jamais d’opinion à ce sujet.

Il restera un membre fidèle de la C6R , tenant à être présent à chaque assemblée générale de l’association en Saône-et-Loire, jusqu’à celle de juin 2019 à Tournus, au seuil de laquelle il du être secouru, à bout de forces.

Sa vie a été celle d’engagements militants où le pessimisme de l’intelligence le disputait à l’optimisme de la volonté. C’est ainsi qu’il a pu affronter les crises du Parti communiste, sans jamais se départir d’une conviction selon laquelle rien n’était possible sans l’union des partis de gauche. Son message reste d’une grande actualité. A nous de lui rester fidèle.

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