Les résultats du premier tour des élections présidentielles augurent d’une vraie crise du système qu’est la V° République. Les deux partis qui l’ont soutenu tout au long de son histoire se trouvent éliminés et avec eux l’artificielle bipolarisation. La traditionnelle soumission des élections législatives à ce scrutin est remise en cause. Une fois éliminée la candidate de l’extrême-droite, le président élu le 7 mai, non seulement ne représentera qu’une minorité des Français mais risque fort de ne pas avoir de majorité automatique à l’Assemblée Nationale. Les défenseurs du système (notamment les deux candidats de ce deuxième tour) qui ont toujours dénoncé l’aspiration à une VIe République comme étant un retour à la IVe pourraient  se trouver confrontés à une instabilité ministérielle digne de ce régime. Les risques d’une fuite vers toujours plus de présidentialisme (déjà annoncé par, entre autre l’annonce du gouvernement par ordonnances et le recours au 49-3) seront une tentation bien réelle. Il faut donc se préparer à poursuivre le combat pour une République démocratique qui a été porté et partagé par deux candidats qui ont réuni plus du quart des électeurs ce 23 avril. La Convention pour la 6e République se tient disponible pour conforter l’unité plus que jamais indispensable à cette entreprise.

Le Conseil d’Administration de la
Convention pour la 6e République (C6R)
Le 24 avril 2017

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