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Billet de blog 15 juin 2022

Élections législatives : la NUPES nous permet d’ouvrir les yeux !

Les français aiment râler, mais souvent il est trop tard ! Voter aux élections législatives est l’occasion ou jamais de retrouver dans notre pays une vie démocratique digne de ce nom, celle que mérite tout son peuple : dimanche prochain, voter est donc plus qu’un devoir !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis qu'il a conquis le pouvoir en 2017, Emmanuel Macron, qui ne manque pas une occasion d’ignorer ou d’écarter tous propos critiques exprimés par ceux qui le gênent, n'a de cesse de crisper la société française en nous faisant bien comprendre, à la manière de Margaret Thatcher dans les années 1980, que le chef, celui qui décide de tout, c'est lui et lui seul, et que le seul choix possible, son fameux cap sans autre alternative envisageable, c'est le sien et seulement le sien, celui d'une politique résolument orientée vers un modèle de démocratie étouffante au service du libéralisme financier le plus pur et dur, une politique qui risque bien de mener notre République, vers une impasse où, si l'on n'y prend garde, elle pourrait n'être plus qu'une ombre d'elle-même.

Emmanuel Macron, en maniant la carotte et surtout le bâton, a tenu bon et, après un périple de 5 ans harassant pour la plupart des français, il a finalement achevé son premier quinquennat par un atterrissage discret et calculé, en fuyant le débat sur son bilan avec l’aide bienveillante de puissants médias, puis a réussi à redécoller immédiatement sans quitter sa confortable cabine de pilotage et sans couper les moteurs de l’appareil ni lâcher les instruments de navigation.

A l’évidence, les français seraient bien inspirés de l’inviter à confier ces instruments, destinés à orienter dans une bonne direction et à trouver la bonne trajectoire, à un co-pilote plus attentif à leurs attentes : les élections législatives leur en donnent l’occasion en choisissant massivement des députés de la NUPES !

Un pouvoir exécutif manipulé et omnipotent

C’est la multiplication de mots de mépris lancés publiquement à la face des gens qui déplaisent et la répression visant ceux qui osent exprimer leurs désaccords ou leur désarroi qui constituent deux des caractéristiques marquantes de l’action du pouvoir essentiellement détenu par un Président de la République omniprésent qui, l’air toujours sûr de lui et satisfait de l’action qu’il mène, gouverne sans partage, monopolise l’espace médiatique de façon outrancière, refuse subtilement mais efficacement tous dialogues et débats contradictoires dignes de ce nom, un Président qui a largement exprimé, par les mots et les maux infligés au pays, son mépris pour ces gens, ces « riens » qu’il a définitivement marginalisés comme tels dès son arrivée au pouvoir.

Le peuple n’est plus souverain : il est devenu celui d’un souverain.

Quant au gouvernement, et comme s’il se résignait à rester confiné dans le giron élyséen, il est principalement cantonné à la difficile et pénible mise en cohérence puis à la mise en œuvre obéissante des directives, louvoyantes à foison, qui émanent de l’unique parole présidentielle, audible depuis le Palais de l’Élysée où les conseils des ministres ne servent plus à grand-chose, puisque c’est le plus souvent au sein de mystérieux « conseils de défense », dont les membres sont désignés à la seule discrétion du Président, que sont discutées en grand secret, sans laisser de traces sur un quelconque procès-verbal, les principales orientations et décisions concernant le pays, des orientations soufflées voire dictées par de puissants cabinets de conseils, devenus maîtres dans l’art de manipuler les décideurs et l’opinion publique comme le sont les lobbyistes qui, eux, interviennent où bon leur semble, et dont on sait qu’ils coûtent fort cher à l’État, mais pas ce qu’ils produisent[1] !

Voilà comment fonctionne l’exécutif pour concocter ses décisions. En cachette. Et sans contrôle.

Mais quand il n’a pas d’autre choix que celui d’en parler, c’est alors en trompe-l’œil.

Ainsi en a-t-il été du traitement de la question de la crise écologique qui affectera surtout les jeunes générations (notamment celles qui devraient prendre conscience de l’urgence d’aller voter. …). C’est un sujet qu’Emmanuel Macron peine à évoquer, ou alors avec les précautions qui conviennent pour ne pas froisser la puissance financière et industrielle qui veille discrètement, mais efficacement, à ce que le pouvoir politique ne dépasse pas des limites pour elle infranchissables, à savoir celles de ne plus pouvoir continuer de « faire sereinement des affaires » et assurer la pérennité du ruissellement de leurs précieux dividendes. En fait, ils ont tous peur et choisissent l’alimenter le déni ! Ainsi, la façon dont Emmanuel Macron a traité les travaux et conclusions de la Convention citoyenne pour le climat dont il avait d’abord promis, la main sur le cœur, de retenir la quasi-totalité des recommandations jusqu’à s’engager à en soumettre certaines d’entre elles à un référendum puis, faisant rapidement volte-face, décidé d’en jeter l’essentiel au rebut, révélant ainsi le peu d’intérêt, voire le mépris qu’il porte à cette question. Une fois de plus, il n’a pas tenu parole. Une fois de plus, il a trompé les français.

Enfin, la méthode du pouvoir pour contraindre à l’application de ces décisions ou de ses non-décisions, sans l’intervention de contradicteurs et quel que soit le niveau de leur incohérence, c’est d’occuper sans partage et quasi quotidiennement l’espace médiatique en noyant l’information diffusée par les chaînes d’information, privées comme publiques, de chiffres, de courbes et d’analyses approximatives qui arrangent, voire de propos délibérément mensongers, et surtout en évitant de présenter et de commenter ce qui gêne : il suffit alors de favoriser l’expression publique d’éditorialistes ou d’experts complaisants chargés d’apporter les explications qui conviennent en évitant tous débats contradictoires.

Une Assemblée Nationale tenue à distance

L’exécutif devrait relire la Constitution et ce qui y est gravé dans le marbre, en particulier son article 2 qui définit la souveraineté en proclamant que « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Mais l’on pourrait quand même penser que l’Assemblée nationale était là pour équilibrer les choses dès lors que le Parlement, selon l’article 24 de la Constitution, « contrôle l’action du Gouvernement »  !

Eh bien non. Elle est, elle aussi, fermement tenue à distance, parfois avec violence. Elle est tenue d’obéir, et la majorité présidentielle y veille avec efficacité (ou y veillait, espérons-le …), notamment en concédant à l’exécutif ce qui s’apparente de plus en plus à l’exercice de pleins pouvoirs pour gouverner la France par la voie règlementaire, à savoir par décrets ou au mieux, par ordonnances[2], c’est-à-dire sans véritable débat démocratique. Quant aux lois, souvent votées de nuit par une poignée de députés pour nombre d’entre elles, elles ne sont que copies conformes de textes élaborés et dictés par l’exécutif, s’agissant en particulier de cette profusion de textes restreignant ou encadrant avec inflexibilité l’exercice des libertés publiques.

Il est parfois arrivé au cours du dernier quinquennat que cette Assemblée ait tenté de dire non, mais mal lui en a pris.

Tel fut le cas lors d’une séance mémorable au cours de laquelle les députés ont eu à supporter le comportement ahurissant d’Olivier Véran, alors ministre de la santé, qui s’est permis, à l’occasion du débat[3] du 3 novembre 2020 sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, d’inviter en pleine nuit les députés « désobéissants » à quitter l'enceinte de l'Assemblée Nationale, pas moins, c'est-à-dire à cesser de débattre, de délibérer, de voter, de contrôler l'action du pouvoir exécutif : une telle injonction hurlée dans un moment de panique par un ministre qui semblait avoir perdu ou qui feignait de perdre à ce point son sang-froid n'est pas une simple marque de mépris envers la représentation nationale, celle du peuple, mais un outrage à la démocratie d'une extrême gravité ! Le ministre n’a pas supporté que l’Assemblée Nationale ait rejeté des mesures essentielles de son projet de loi, et il a donc exigé en des termes menaçants que les députés votent à nouveau dans le sens décidé par l’exécutif : ces derniers ont obéi. Ils ont retenu la leçon, et n’ont plus recommencé !

Un autre exemple est celui qui a été donné par Agnès Pannier-Runacher en sa qualité de ministre de l’action et des comptes publics, accusée par de nombreux députés d’avoir exercé sur eux des « pressions graves et inacceptables »[4] dans le but de les dissuader de déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel contre la loi d’accélération et de simplification de l’action publique qu’elle défendait : que dire d’une attitude aussi déshonorante si ce n’est que cette ministre, sans doute prise de panique à l’idée de voir « sa » loi censurée par le Conseil Constitutionnel, n’a pas hésité à tenter de contourner les prérogatives constitutionnelles du Parlement qui ne la concernaient pourtant pas.

Voilà des comportements qui révèlent une invraisemblable méconnaissance du principe de séparation des pouvoirs, mais sans doute aussi un sentiment de crainte de l’exécutif de voir sa majorité s’étioler, car le gouvernement savait parfaitement que s’il ne disposait plus de la confiance du Parlement, il ne pouvait plus fonctionner, et Emmanuel Macron n’aurait pu alors présider selon son bon vouloir.

Il paraît évident qu’Emmanuel Macron, s’il disposait à nouveau d’une majorité aussi complaisante, ne changerait rien à sa lecture très personnelle de la Constitution. Pour lui, la séparation des pouvoirs, en pratique, constitue une gêne, un frein à l’action qu’il entend imposer.

Preuve en est d’ailleurs qu’il vient d’envoyer un message discret mais révélateur : le nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement qu’il vient de nommer s’appelle … Olivier Véran : c’est là, me semble-t-il, une provocation, une de plus, mais qui en dit long !

En France, être citoyen n’est plus chose simple : mais on oublie vite !

Être citoyen n’est plus chose simple dans notre pays.

Et surtout, gare à ceux qui osent dire non : manifester directement ou indirectement sa désapprobation ou son indignation, aujourd’hui en France, c’est prendre de plus en plus de risques face à la violence d’un pouvoir exécutif dépourvu de discernement. Mais tout ça doit être occulté et oublié lors des campagnes électorales.

Pourtant, quelle désolation et quelle image donnée de la France que celle révélée par les chiffres effarants qui émaillent l’action répressive du quinquennat d’Emmanuel Macron ! Quel triste spectacle, en effet, que celui de ces rues et places transformées en champs de batailles : des cortèges pacifiques disloqués par des provocateurs cagoulés rarement identifiés et poursuivis, des morts, des milliers de blessés parmi les manifestants et dans les rangs des forces de l’ordre, de nombreux mutilés, éborgnés, des biens publics et privés incendiés, détruits, de simples passants ou des journalistes malmenés[5]. Ah, ces « gilets jaunes », n’en parlons surtout plus !

Consternante aussi cette chasse aux étrangers, comme ce jour de novembre 2020[6] où ordre a été donné d’arracher délibérément et de lacérer, en public, devant les caméras de télévision, les tentes fragiles et les bouts de cartons simplement destinés à protéger un peu de la pluie, du vent et du froid des personnes humaines, au seul motif qu’elles demandaient l’asile dans notre pays et parce qu’elles osaient présenter l’état de leur misère sur une belle place d’un beau quartier de Paris : rien ne paraissait alors plus urgent que de les pourchasser comme des bêtes, vers les faubourgs périphériques, là où personne n’ose s’aventurer, là où ils pourront se terrer, se cacher, hors de notre vue, leurs tentes, leurs couvertures, leurs bouts de carton confisqués, jetés au rebut. Ce sont des exemples, mais parmi tant d’autres sur notre territoire, par exemple du côté de Calais. Il est insoutenable qu’une autorité d’un pays démocratique puisse ordonner de telles exactions.

Et puis, comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir s’est mis à punir fermement des jeunes qui ont osé, le jour de la fête de la musique, organiser des concerts sans lui en demander la permission. En 2019, en pleine nuit, sur un quai situé à Nantes en bord de Loire, c’est sous un déluge de grenades qu’une de ces fêtes s’est transformée en cauchemar[7]. Ces jeunes qui ne cherchaient qu’à écouter un peu de musique ont dû se résigner à fuir, en tous sens, aveuglés par les gaz lacrymogènes, pour certains en se jetant à l’eau : un mois plus tard, l’un d’entre eux a été retrouvé mort, noyé dans la Loire. Deux ans plus tard, c’est à Redon, en Bretagne, que la fête de la musique s’est transformée en mauvais rêve[8], avec ce même spectacle de désolation où pleuvaient les coups de matraque et les grenades lacrymogènes, en pleine nuit. Un jeune s’est retrouvé la main arrachée ! Mais il fallait aussi que les autorités supérieures de l’État y laissent un message fort, celui de bien faire comprendre à ces jeunes de ne plus recommencer, plus jamais : ordre a donc été donné de détruire, de réduire en miettes les instruments et le matériel de musique qui s’y trouvaient.

Un mort, c’est pourtant un drame sans retour, et une main arrachée, c’est pour toute une vie : mais je n’ai guère entendu le Président de la République exprimer dignement le moindre mot sur ces faits d’une violence inexplicable en démocratie. Pourtant, il n’y a rien d’étonnant à cela : pour Emmanuel Macron, ces jeunes venus chanter et danser le jour de la fête de la musique sont à ranger dans la catégorie des riens.

En revanche, pour lui, tel n’est pas le cas d’autres jeunes plus convenables, et surtout plus utiles dans une perspective électorale, comme ces deux individus qui se qualifient d’« influenceurs » qu’il a invités en personne dans les salons de l’Élysée pour y faire les pitres en sa présence, une présence sans retenue laissant une image pitoyable d’un symbole de nos institutions, et tout ça pour tenter maladroitement, sur les réseaux sociaux, une piètre opération de séduction à but dérisoirement électoral[9]. Certains prétendent que ces deux-là sont talentueux : c’est possible, mais alors pourquoi ne mettent-ils pas, ne serait-ce qu’un peu, leur supposé talent « d’influenceurs » au service des pauvres, des gens désespérés, de la planète qui souffre, au lieu de faire la promotion des puissants qui se fichent de tout ça ? S’ils parviennent un jour à faire évoluer leur perception intéressée mais si déficiente de la vie d’aujourd’hui, la vraie, ils s’en mordront les doigts. Mais il sera trop tard : ils parient toutefois sur l’oubli, le courage d’affronter la souffrance n’étant pas, me semble-t-il, la qualité qui les inspire aujourd’hui ! Et le plus consternant, c’est qu’un Président de la République en soit arrivé à s’abaisser à un tel niveau d’insignifiance politique.

En définitive, le quinquennat du Président Macron, qu’il le veuille ou non, sera marqué à jamais par cette volonté d'imposer la sienne, d'interdire le débat, le vrai, et de réprimer avec fermeté : car il a décidé que les français devaient se taire, que les jeunes devaient lui obéir et faire au moins semblant de s’émerveiller de son action et de son comportement !

Or, qu’il le veuille ou non, la France ne mérite pas ça, pas du tout ça !

Alors, il est temps de se réveiller !

NOTES

[1] L’Obs, « La République des consultants », articles de Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre, 24 juin 2021 : l’on apprend notamment que l’État, les entreprises publiques et les collectivités locales ont consacré 43 milliards d’euros en 2019, pas moins ( !), pour financer diverses prestations de « conseils » auprès de cabinets français mais surtout étrangers, dont le célèbre cabinet américain McKinsey qui intervient un peu partout à raison de « 4000 euros par jour » et par consultant. C’est par exemple ce cabinet qui oriente la politique de vaccination du gouvernement. L’on peut lire ainsi que « Chaque après-midi, au démarrage de la campagne de vaccination, les membres de la task force du ministère de la santé étaient conviés à des points d’étape pilotés … par un associé du bureau McKinsey à Paris. Un service facturé 4 millions d’euros … » !

[2] Ce qui interpelle, c’est que même le propre site des services du Premier ministre (vie-publique.fr) s’interroge sur cette pratique du recours exagéré aux ordonnances : « Depuis le début des années 2000, le nombre d’ordonnances adoptées sur le fondement de l’article 38 de la Constitution est en forte augmentation. Les gouvernements ont souvent recouru à cette procédure pour des sujets techniques ou des réformes délicates. On peut ainsi donner l’exemple des "ordonnances Covid-19" de mars à juin 2020. Selon un rapport sénatorial de 2020, sur la période 2012-2018, le nombre d'ordonnances dépasse celui des lois adoptées selon la procédure ordinaire". Or, en ce qui concerne la session parlementaire 2018-2019, l'argument du gain de temps censé résulter du choix de cette procédure n'est pas vérifié, "y compris lorsque les textes d'habilitation passent par la procédure accélérée" ».

[3] Dalloz actualité, article détaillé de Pierre Januel : « L’Assemblée s’enflamme sur l’état d’urgence sanitaire », 4 novembre 2020.

[4] Rapporté, par exemple, dans Le Figaro, article de Sophie de Ravinel, 3 novembre 2020.

[5] Public Sénat, article de François Vignal, 12 août 2021 : « Un an après le mouvement débuté le 17 novembre 2018 sur les ronds-points, le bilan est lourd. 11 personnes ont perdu la vie au cours des manifestations. Beaucoup de personnes mortes ont été tuées lors d’accidents de la route. Zineb Redouane, 80 ans, elle est morte après avoir reçu une grenade lacrymogène au visage dans son appartement, à Marseille. Chez les manifestants, on ne compte pas moins de 4.439 blessés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Deux fois moins côté forces de l’ordre : 1.944 blessés. Parmi les Gilets jaunes, 24 ont été éborgnés, 5 ont eu la main arrachée … ».

[6] Libération, « A Paris, migrants frappés et journalistes molestés lors de l'évacuation d'un campement éphémère », article de Gurvan Kristianadjaja, 23 novembre 2020.[7] La Croix « La mort de Steve a marqué Nantes de son empreinte », 21 juin 2020.

[8] Libération, « Main arrachée. A Redon, la préfecture aurait empêché les pompiers de secourir des blessés », 1er juillet 2021. 

[9] Le Figaro, « Emmanuel Macron - McFly et Carlito : Une vidéo qui ne fait honneur ni à la politique, ni aux influenceurs, ni à la jeunesse », article de Mathieu Slama, 23 mai 2021.

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