Quelques citations tristement célèbres de M. Didier Lallement !

Des paroles qui ne laissent pas d’inquiéter …

Le déroulement étonnant de la carrière exceptionnelle de M Didier Lallement sort de l’ordinaire, mais peu importe. Aujourd’hui, bardé d’une collection impressionnante de décorations dont même les plus ambitieux personnages célèbres de notre histoire administrative et politique n’osent rêver (voir mon dernier billet de blog publié hier « Les médailles de M. Didier Lallement : une collection impressionnante »), il n’hésite plus à afficher publiquement le sentiment de mépris qu’il ressent lorsqu’il jette, de temps à autre, un coup d’œil sur les gens qui lui font face.

Trois des désormais célèbres citations de M. Didier Lallement méritent d’être rappelées, sans se lasser.

La première révèle son mépris envers ces encombrants malades du Covid qui saturent honteusement les services d’urgence des hôpitaux publics. Rappelez-vous cette déclaration : « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté, c’est très simple, il y a une corrélation très simple ». Difficile de commenter de tels propos sans sortir de ses gongs !

La deuxième citation, désormais culte, vise les gens en général, ou plutôt ceux qu’Emmanuel Macron appelle les riens. S’adressant à une femme mécontente qui l’interpellait dans la rue, Didier Lallement lui a répondu sèchement, avec dédain : « Eh bien, nous ne sommes pas du même camp, madame », puis s’en est allé !

Enfin, peut lui importe d’avoir en face de lui un officier de police. Dans son billet publié aujourd’hui intitulé « Didier Lallement ? », Edmond Kober nous relate ce moment incroyable où celui qui était alors préfet de Nouvelle-Aquitaine « a lancé à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure : "Vous allez finir sur un croc de boucher" », sans doute fou de colère après un policier qui a peut-être osé exprimer un point de vue différent du sien.

Mon sentiment est que Didier Lallement n’aime pas grand monde, pas même tous les policiers.

Tout cela est inquiétant, très inquiétant !

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