Lettre du 20 avril, à celles et ceux qui font l'hospitalité aux personnes migrantes

Pour les besoins de la requête auprès de l'UNESCO visant à faire reconnaître l'acte d'hospitalité au patrimoine mondial, le PEROU adresse une lettre au "Collectif Bienvenue" et à celles et ceux qui, tout autour, font l'hospitalité, afin de constituer l'archive des gestes d'accueil qui s'inventent sur le chemin des personnes migrantes. Et d'ainsi constituer une pièce décisive pour l'instruction.

Bonjour à toutes et tous, 

 

Je vous adresse ces quelques mots d’un temps que chacune et chacun traverse avec stupéfaction, ressassant notamment cette question : de quoi les temps à venir seront-ils faits ? Peut-être cette question ne cessera-t-elle de se poser. Peut-être qu’une profonde incertitude caractérisera ces temps à venir. Peut-être nous faudra-t-il incessamment habiter l’intranquillité qu’aujourd’hui, simultanément sur la planète entière, nous éprouvons. Car mille virus inconnus sont encore à venir, et d’extraordinaires bouleversements écologiques, et des mouvements migratoires comme jamais, et des « plus jamais comme avant » à n’en plus finir.

Nos contrats sociaux ont jusqu’alors reposé sur des certitudes qui désormais tournent à vide : progrès, raison, grandeur des ancêtres comme des promesses. Que bâtir, et comment, défaits non seulement de ces fondations aujourd’hui sans secours, mais de la possibilité même peut-être que de tels principes fassent encore fondation ? Peut-être avons-nous quelque chose comme un début de réponse sous les yeux, nous qui quotidiennement manifestons notre reconnaissance à l’hôpital et aux multiples gestes concrets qui s’y déploient, nous qui célébrons ainsi, rituellement, l’attention quotidienne qu’un inconnu porte sur la respiration d’un autre. 

Voici l’hypothèse : qu’en deux mots, « soin intensif », une constitution pour les temps à venir puisse s’écrire, comprenant avec elle tout ce que cette attention portée à la respiration d’un inconnu soulève de sens et de beauté aujourd’hui. C’est-à-dire : que nous ne pourrons envisager sortir de nouveau, nous rencontrer encore, traverser le moindre paysage, marcher, produire, créer, construire, sans prendre intensément soin les uns des autres, et de toutes les formes de vie qui peuplent ce monde. C’est une constitution fragile : nulle législation huilée pour la faire s’appliquer, nul ordre reposant pour la servir, nulle institution sévère pour la faire respecter, mais la seule responsabilité de chacune et chacun, au présent, ici et maintenant, pour la faire tenir. C’est une politique de tous les instants qui en découle, à conduire et reconduire à chaque levée du jour, une politique faite de l’attention à ce qui a lieu, à ce qui se présente, à ce qui appelle, à ce qui voudrait encore respirer. 

Cette politique, nous sommes nombreux à la mettre en œuvre depuis bien avant ce temps stupéfiant, notamment à la rencontre des personnes migrantes qui se présentent dans le dénuement que l’on sait, à bout de souffle pour beaucoup jusqu’au plus profond de leur être. Cette politique, c’est celle que conduisent des marins sauveteurs en mer Méditerranée alors que plus de 20 000 personnes ont péri noyées ici-même, juste devant eux, juste devant nous, depuis 2015. Cette politique c’est celle que conduisent à Lesbos, à Rome, à Hambourg, à Calais, à Bruxelles, à Vintimille, à Paris, à Lampedusa, à Bayonne, celles et ceux qui, comme vous à Bordeaux, font l’hospitalité, alors que les frontières tuent, alors que l’on matraque, enferme, expulse, éloigne, ici comme ailleurs. Un « soin intensif » s’invente, s’affirme, se déploie, au quotidien, un jour ou deux ou davantage, sans institution permanente mais avec la constante détermination de chacune et de chacun, autant que faire se peut. Ces actes d’hospitalité constituent le plus précieux des héritages pour les temps à venir, pour les bouleversements et l’intranquillité et l’incertitude : ils répondent à ce qui n’était pas prévu, ils répondent à celles et celui qui n’étaient pas attendus. Ces actes sont de ceux qui feront tenir les mondes de demain. 

Ces actes qui font d’un étranger un hôte, ces actes qui se risquent pour permettre à l’inconnu à bout de souffle de respirer enfin, ces actes que chacune et chacun d’entre vous invente au quotidien dans la région bordelaise comme ailleurs, le PEROU a décidé de les faire inscrire par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. À cette fin, nous travaillons les arguments nécessaires, rassemblons les pièces requises, remplissons le formulaire ICH-01 prévu à cet effet, définissons avec de nombreux amis alentours les mesures que nous prendrons demain plus encore pour sauvegarder ce patrimoine vivant, et constituons avec celles et ceux qui en sont responsables son archive écrite. Alors, je vous adresse ces quelques mots pour vous inviter à vous joindre à nous afin de prolonger cette archive que nous avons ouverte à Calais il y a quelques mois sous le titre Tout autour. Une œuvre commune, archive dont vous trouverez ci-joint un fragment. Nous vous invitons, et invitons par là même les anonymes, associations, collectifs tout autour de la Méditerranée, à verser autant de pièces que possible à cette archive manifeste de ce que nous bâtissons tous les jours. Nous vous invitons, vous et celles et ceux qui œuvrent tout autour de vous et de nous, à nous transmettre ces récits brefs et factuels au fil de leur écriture. Chaque pièce écrite sera recueillie à Clichy-Montfermeil, au sein des Ateliers Médicis, où trois auteurs, Marie Cosnay, Violaine Schwartz et Oxmo Puccino, en travailleront les formes et formats afin de les transmettre, en 2021, à l’UNESCO. La somme de ces récits versés par celles et ceux qui font l’hospitalité aujourd’hui témoignera d’une communauté œuvrante, intense et plurielle. Ce fil d’écriture dessinera, par delà les frontières, ce territoire de gestes que chacune et chacun trace, dans l’incertitude, mais avec joie, pour que respirer ensemble demeure encore pensable, encore possible. 

 

Sébastien Thiéry

coordinateur des actions du PEROU

hospitalite@perou-paris.org

 

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TOUT AUTOUR. UNE ŒUVRE COMMUNE

premier fragment de notre archive commune

à lire, afficher, publier, transmettre, augmenter,

 

 

Lydie H., 53 ans, sans emploi demeurant à Calais, se rend dans un campement le 21 février vers 10 heures 30 avec une douzaine de sacs tissés et autant de petites étiquettes blanches d’écolier. Elle retrouve un groupe de migrants qu’elle connaît, ainsi que quelques nouveaux venus. Chacun l’attend un ballot de linge sale à la main, et le lui confie. Lydie H. inscrit noms et prénoms sur les étiquettes qu’elle applique sur chacun des sacs correspondants. Rentrée chez elle, elle déballe le contenu d’un premier sac. Elle sépare la couleur du blanc. Elle place les deux petits paquets d’affaires dans les deux lave-linges en sa possession. Elle lance ainsi plusieurs cycles de lavage, vidant les sacs lessive après lessive. Elle étend le linge dans son garage, dans son salon et dans l’ancienne chambre de ses enfants. Elle repasse ensuite pantalons et chemises, plie tee-shirts et sous-vêtements, puis les range dans les sacs étiquetés. Le surlendemain, 23 février au matin, Lydie H. rapporte les vêtements à Nasratullah B., Afghan de 28 ans, qui se charge de les distribuer à chacun.

Martine D., 69 ans, retraitée demeurant à Calais, propose à Ramzi B., mineur afghan, de prendre une douche chez elle le 17 février. Après que celui-ci s’est lavé dans la salle de bain située à l’étage, il redescend dans la cuisine, où Martine D., aux fourneaux, lui propose de partager un repas. Ramzi B. lui répond qu’il souhaite seulement boire un grand bol de lait et lui demande de le faire réchauffer en y ajoutant progressivement une très grande quantité de sucre.

Charlotte K., retraitée habitant Sainte-Marie-aux-Mines, est bénévole aux Restos du cœur de la ville. Elle connaît le prénom et prend soin de satisfaire les goûts alimentaires de chacun des réfugiés du Centre d’accueil qui viennent régulièrement déjeuner dans les locaux de l’association. Le 25 mars, une fois son service achevé, la vaisselle faite et rangée, Charlotte K. passe plusieurs coups de téléphone et entreprend les diverses démarches qui permettent à Zekrullah M., réfugié afghan de 23 ans, de retrouver son sac qu’il a oublié dans le bus.

Camille S., 47 ans, couturière, domiciliée à Tarnos sort de son garage, le 17 février à 11 heures, un vélo pour homme. Elle le dépoussière, regonfle les pneus et se rend avec place de l’Église. Elle y retrouve Janice O., 22 ans, Érythréen, à qui elle donne le vélo. Elle rentre ensuite chez elle à pied par l’avenue Lénine.

Emmanuelle A., gérante de magasin, domiciliée à Pau, offre le 22 mars à Rafa T., Afghan âgé de 15 ans, une paire de baskets montantes en cuir taille 43, coloris bleu marine.

Simon K., 31 ans, serveur demeurant à Pantin, retrouve Kiros M., Éthiopien âgé de 22 ans, dans un café de l’avenue Jean-Jaurès à Aubervilliers le 1er juillet à 16 heures 30. Simon K. nomme les objets et matériaux composant l’intérieur de l’établissement. Il décrit ensuite les actions qu’ils voient se dérouler dans la rue. Kiros M. répète les mots et les phrases plusieurs fois, jusqu’à ce qu’un signe approbateur de Simon K. lui signifie que sa prononciation est correcte. Ce cours de français se poursuit ainsi pendant une heure.

Michaël B., 55 ans, chômeur, domicilié en banlieue nantaise, dispose de bonnes connaissances horticoles et botaniques. Il passe une partie de ses journées à récolter légumes et plantes sauvages comestibles dans la campagne environnante. Presque chaque soir, il en fait une soupe qu’il apporte ensuite à un groupe de migrants vivant à cinq stations de bus de chez lui. Le 11 mars, le potage qu’il a cuisiné se compose de carottes, panais et tétragones. Michaël B. y ajoute crème fraîche et persil avant de charger sa cocotte hermétiquement fermée sur un cabas à roulettes et de sortir de chez lui. Il est 19 heures 30.

Bernard T., 51 ans, menuisier, demeurant à Dunkerque, réserve une partie de son garage au stockage de planches, outils, clous, et sciure qu’il collecte depuis le début de l’année. Le week-end avec sa camionnette, il livre ces matériaux dans les divers campements des Hauts-de-France pour que les migrants consolident leurs installations. Bernard T. y construit aussi des toilettes sèches et traduit en anglais un document qui en explique le fonctionnement.

Guido T., 32 ans, sans emploi, demeurant à Orly, accueille chez lui le 28 juillet à 10 heures du matin Mohammad Hussein Z. et Ahmad S., deux Afghans respectivement âgés de 27 et 18 ans. Il leur fait visiter son deux-pièces, leur explique le fonctionnement des appareils électroménagers. Après avoir partagé un café, il remet à chacun une feuille cartonnée sur laquelle il note les codes d’accès à son immeuble, les numéros de téléphone de ses voisins Zoé H. et Malik E., et dessine un plan du quartier indiquant la station de métro et les deux arrêts de bus les plus proches. Guido T. leur donne ensuite un jeu de clés et quitte les lieux vers 11 heures 30, pour une dizaine de jours.

Jeanne L., 43 ans, vétérinaire demeurant à Boissy-Saint-Léger, accompagne deux adolescents afghans à la gare du Nord à Paris dans la matinée du 29 août. Elle leur achète deux billets de train pour Calais, deux bouteilles d’eau, ainsi qu’un sac à bandoulière. Elle les conduit sur la voie 5 et les installe dans le wagon où se trouvent leurs places. Elle redescend ensuite sur le quai, où elle attend jusqu’au départ du train, à 11 heures 46.

Philippe K. et Sophie K., tous deux professeurs des écoles, demeurant dans un village de la région niçoise, hébergent depuis quatre mois Omar L., Gabonais de 21 ans. Le 23 mai, le jeune homme leur apprend qu’il envisage de poursuivre sa route vers Paris. Après avoir dîné tous les trois, Philippe K. et Sophie K. proposent à Omar L. de garder les clés de leur domicile, dans l’hypothèse où il souhaiterait revenir chez eux.

Mylène T., 81 ans, retraitée demeurant à Calais, vérifie le bon fonctionnement de sa connexion Internet avant d’aller se coucher. Nous sommes le 12 septembre, il est 21 heures. Depuis un an, des migrants se rassemblent chaque soir devant chez elle pour utiliser son wifi qu’elle laisse volontairement en accès libre.

Solange B., 48 ans, coiffeuse à Calais, se rend régulièrement au bureau de Poste pendant sa pause déjeuner. Anglophone, elle propose son aide aux migrants qui ont besoin que leur demande soit traduite au guichet.

Michel P., 47 ans, pneumologue exerçant à Nancy, reçoit le 14 octobre dans son cabinet Maki A., Soudanais de 37 ans. L’homme souffre d’une bronchite chronique aggravée. Michel P. a été contacté par Rachel K., 39 ans, enseignante à Metz, qui est sa voisine à la campagne et chez qui Maki A. est actuellement en convalescence. Après radiographie, une pneumonie est diagnostiquée. Michel P., qui renouvelle à intervalles réguliers son stock d’antibiotiques pour les cas d’urgence, donne à son patient un traitement sur dix jours. Il ne lui fait payer ni consultation, ni radiographie, ni médicaments. Il propose à Maki A. de revenir le voir un mois plus tard, afin de s’assurer que la tache pulmonaire et le foyer infectieux ont bien disparu.

Cécile D., 35 ans, professeur des écoles, demeure dans le 19e arrondissement de Paris. Du 31 décembre 2016 au 1er juillet, elle se lève tôt les samedis et les dimanches pour faire bouillir seize litres d’eau qu’elle verse dans de grands thermos. Elle y ajoute des sachets de thé noir, dont elle noue les fils pour les ôter plus facilement, et y répartit un kilo de sucre. Lorsque le thé est infusé, elle ferme les thermos, les range dans un caddie à roulettes et se rend sur le quai du canal de l’Ourcq, où elle retrouve le collectif de voisins avec lequel elle distribue les petits déjeuners aux réfugiés.

Dominique M., 69 ans, retraité demeurant à Calais, discute le 1er février par Skype avec Shada K., Irakienne de 38 ans réfugiée en Grande-Bretagne depuis 2010. Il lui donne des nouvelles d’Ibrahim K. et Hude K., ses enfants respectivement âgés de 17 et 15 ans, que Dominique M. héberge chez lui depuis plusieurs semaines.

Chantal M., 61 ans, bibliothécaire domiciliée à Bordeaux, demande à Abdullah A., 46 ans, Soudanais, une pièce d’identité pour procéder à son inscription à la bibliothèque le 22 mars. À l’hésitation d’Abdullah A., elle comprend qu’il n’est pas en mesure de présenter un tel document. Chantal M. poursuit l’inscription en murmurant : « On dira qu’on l’a vue. »

Léa S., 39 ans, gérante de gîtes de tourisme domiciliée à Barcelonnette, propose le 10 mars à Ali S., Mohamed G., Aba M., Djibril V. et Issa G., Soudanais respectivement âgés de 26, 34, 26, 23 et 32 ans, arrivés la veille en car, de s’installer autour de la table d’hôte de sa maison. Elle leur sert une soupe de lentilles corail, de la tomme de l’Ubaye et une tarte aux poires.

Nadine R., 62 ans, retraitée demeurant à Calais, reçoit le 14 février 2017 vers 22 heures un appel téléphonique de Mahdi M., Afghan de 16 ans. Le jeune homme, le souffle coupé, peine à finir ses phrases. Il lui explique qu’il a les yeux gonflés par du gaz lacrymogène, les tibias et les cuisses tuméfiés par des coups de matraque. Nadine R. prend sa voiture et le retrouve sur la route de Gravelines. Elle ramène Mahdi M. chez elle, lui panse ses plaies, lui offre le couvert et le logis.

Anne K., 60 ans, professeur de langues domiciliée au Chesnay, rencontre Almas F., Afghan de 25 ans, le 20 août devant la gare du Nord à Paris. Almas F. est anxieux. Il demande à Anne K. si elle peut l’aider à comprendre les formulaires qu’il doit remplir. Anne K. l’emmène dans un café et lui traduit les documents. Ils décident d’instaurer un rendez-vous hebdomadaire pour faire avancer les démarches. Un an plus tard, Almas F. vit chez Anne K. et son mari Michel T., qui le considèrent tous deux comme un membre de leur famille.

Adèle B., 9 ans et demi, élève de CM1 à Calais, participe le 23 septembre avec sa mère et des bénévoles du Secours catholique à une distribution de vêtements à un groupe d’exilés mineurs isolés.

Julie L., 24 ans, étudiante résidant à Paris, accompagne à la gare du Nord le 26 juin Bahroz H., jeune Irakien âgé de 19 ans, à qui elle a donné asile pendant deux nuits et qui repart ce soir-là pour Dunkerque. Au moment de s’engager sur le quai, elle lui prend la main et se colle contre lui, pour donner l’illusion d’un couple et éviter ainsi au jeune homme d’être contrôlé par les policiers. Julie L. attend le départ du train, à 20 heures 56, avant de quitter la gare.

Sylviane M., 33 ans, résidant à Paris, croise régulièrement sur le trajet qui la mène à son lieu de travail une famille syrienne faisant la manche dans le métro. Les deux enfants du couple, une fille et un garçon, ont à peu près l’âge de son fils Arthur, qui vient de fêter ses 7 ans. Le samedi 8 avril, Sylviane M. et son fils, à qui elle a parlé de cette rencontre presque quotidienne, décident de faire un tri dans la bibliothèque du garçon et d’en retirer les livres qu’Arthur ne lit plus. Plusieurs mercredis de suite, mère et fils descendent ensemble dans le métro pour apporter ces livres aux deux enfants. Ils n’en donnent à chaque fois que deux ou trois, ne sachant pas où loge la famille syrienne ni si la petite fille et le petit garçon pourront les emporter avec eux. Peu à peu, Arthur se dépossède même des livres auxquels il tient beaucoup. Il s’inquiète longtemps du sort de Riham et Bassel, dont il connaît à présent les prénoms, interrogeant sa mère pour savoir où ils vont à l’école.

Mathieu M., 40 ans, enseignant demeurant à Calais, ouvre la porte de son domicile le 26 janvier à Mustafa O. et Awad A., Soudanais sans papiers respectivement âgés de 28 et 29 ans. Il leur fait visiter une pièce disposant de deux lits située au rez-de-chaussée de son pavillon. C’est la chambre de ses enfants qui vivent une semaine sur deux chez leur mère. Mathieu M. leur propose d’y loger quand elle est libre.

 

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