A deux minutes de la guerre nucléaire?

Le Parlement vient de voter le budget militaire impliquant la modernisation des armes nucléaires, chère et d'après des militaires inutile. De nombreuses personnalités, dont des ministres de la défense et des chefs d'armée, pensent que la «bombe» nous menace plus qu'elle ne nous protège. Voir ci-dessous leur liste, impressionnante. Je résume leurs craintes et arguments (Site réactualisé le 16/9/19)

Une bonne partie des Français croient toujours que l'arme nucléaire est un outil indispensable de la défense du pays. Puisque les autorités l'affirment...!

Cependant, d'autres autorités scientifiques et politiques disent le contraire, bien plus nombreuses et souvent plus qualifiées que les « nôtres ».

Au sommet de la pyramide des opposants à la « bombe » se trouve le Pape, plusieurs Secrétaires généraux de l'ONU, suivis par des dizaines de présidents  de la république, de ministres de la défense, de ministres des affaires étrangères, commandants des forces armées, notamment des armes nucléaires (!), des centaines de parlementaires, des milliers de chercheurs et d'autres personnalités ! Voir plus loin la liste, très impressionnante, qui en cite une bonne partie, sans être exhaustive.

Que pèse face à eux l'opinion de nos nucléocrates ?

Pas grand-chose. Mais comme les médias sont « influencés" par nos autorités, le public ne connaît pas cette disproportion entre les « pour » et les « contre ».

 © Plantu © Plantu

D'après un forum de savants qualifiés, Doomsday clock 1, nous sommes plus près d'un cataclysme nucléaire qu'aux pires moments de la « guerre froide ». Ce n'est pas uniquement, et même pas principalement à cause de dirigeants américains, coréens, russes, indiens, pakistanais, indiens, israéliens, français... mais à cause de l’existence même des armes nucléaires . (Merci de voir l'explication plus loin.)

Agissez contre ce danger.

Écrivez votre avis à vos élus. En lisant le récent témoignage de Gorbatchev, stupéfiant 1a,  je crains que nos élus soient nombreux à voter des décisions en faveur de l'armement nucléaire sans disposer de toutes les données nécessaires.

Les e-mails des parlementaires sont sur http://www2.assemblee-nationale.fr/qui#b42259,

Les e-mails des sénateurs sur http://www.senat.fr/somelus.html

Les adresses du Gouvernement se trouvent sur http://www.gouvernement.fr/contacter-les-ministeres

Pour savoir ce que fait – ou ne fait pas votre élu https://www.nosdeputes.fr

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Voici les éléments du débat sur l'armement nucléaire, jusqu'à présent occulté. Je n'ai trouvé nulle part résumés tous les aspects de cette question. Je m'appuie sur des sources crédibles, toujours citées. 

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L’Horloge de l’Apocalypse

Depuis 1947, des scientifiques éminents ont mis au point une représentation symbolique du danger de déflagration nucléaire en fonction des tensions internationales, appelée L’Horloge de l’Apocalypse.

Le Doomsday Clock a été créé après le début de la Guerre froide pour alerter l’opinion publique sur le risque d’une guerre nucléaire totale. L’heure du cadran a été réglée à ce moment-là à 23 h 53. En fonction des tensions politiques, l’aiguille se rapproche ou s’éloigne de minuit. Depuis sa création, cette horloge a été ajustée 18 fois, de minuit moins deux en 1953, quand les États-Unis ont décidé de produire la bombe à hydrogène, à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.1  Le 25/01/2018, l'Horloge est à 23h58, c’est-à-dire à un niveau proche des pires moments de la Guerre froide. 1b

« Le risque d’utilisation d’armes nucléaires au cours des dix années qui viennent, est classé en premier par le biologiste et géographe Yared Diamond (auteur de l'Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie), avant le risque climatique, l’épuisement des ressources naturelles et les inégalités sociales. » 1c

« A deux minutes de la guerre nucléaire » 

La 54ᵉ Conférence de Munich sur la Sécurité s’est déroulée en Allemagne du 16 au 18 février 2018. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, nous sommes face à une menace nucléaire, à la menace d’un conflit nucléaire.» 2  

L’ancien Secrétaire à la Défense américain William Perry affirme la même chose. 3

« A initiative de Lord Desmond Browne (ancien Ministre de la Défense britannique), Wolfgang Ischinger (président de la Fondation pour la sécurité de Munich), Igor Ivanov (Ancien Ministre des Affaires Étrangères russe), de Sam Nunn (Sénateur américain) et plusieurs autres anciens Ministres des Affaires Étrangères ou de la Défense ont invité les gouvernements présents à la Conférence de Munich  à coopérer pour réduire les risques créés par les armes nucléaires.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère nucléaire où une erreur fatale, déclenchée par un accident, un mauvais calcul ou une bavure, demeure le catalyseur le plus probable d’une catastrophe nucléaire. »  4

Ont-ils été entendus ? D'après le résumé du journal Le Monde  cela ne semble pas être le cas, bien au contraire : « La conférence sur la sécurité, qui s’est déroulé du 16 au 18 février, a exposé au grand jour les tensions régionales ». 5

La plupart des médias français ont annoncé la Conférence de Munich  mais ne se sont pas intéressés à ses conclusions (largement commentées par la presse allemande).  6

 

 L'inquiétude des scientifiques au sujet du risque très élevé de conflit nucléaire a plusieurs sources :

1 Armes nucléaires « classiques », dites « de dissuasion »

2 Nouvelles armes nucléaires miniaturisées, destinées à l'attaque

3 Obus à plutonium (uranium appauvri), déjà utilisés dans des guerres

4 Défaillances fréquents des systèmes de surveillance : des guerres nucléaires évitées par chance

5 Risque des cyberattaques

6 Guerres actuelles "par délégation"

 

1  Armes nucléaires « classiques » dites « de dissuasion »

Neuf pays possèdent environ 17 000 armes nucléaires. Les arsenaux nucléaires ont été réduits en quantité - diminués de plus de deux tiers (!) - mais les armes ont été rendues plus efficaces.

« 4 120 armes nucléaires sont déployées et opérationnelles. Ces armes sont américaines (1930), russes (1790), françaises (280) et britanniques (120). Il est légitime de s’interroger sur la pertinence de conserver en état d’alerte ces armes, qui font courir un risque réel. Par exemple, s’agissant de la France, pourquoi maintenir 96 ogives nucléaires dans un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins) prêtes à l’emploi ? Quelle est la justification d’un dispositif qui permet dans les 20 minutes de détruire une nation, alors même que de l’aveu de François Hollande à Istres ''La France ne se sent pas directement agressée, elle n’a pas d’ennemi déclaré''. » 8

Le risque est encore multiplié par la prolifération en cours de ces armes à d'autres pays.

Tout le monde ou presque croit que la « bombe » nous a jusqu'à présent protégés de la 3e guerre mondiale. Est-ce si sûr? A l'issue de la seconde personne n'avait envie de recommencer, même pas les Allemands qui auraient pu avoir des velléités de revanche. Les États-Unis  étaient la seule puissance qui aurait pu vouloir profiter de l’affaiblissement de l'Union soviétique et de l'Europe pour les attaquer, au lieu de quoi ils ont aidé l'Europe à se reconstruire. (L'URSS, et sous sa pression ses pays satellites, ont refusé cette aide par crainte de domination américaine.) Général George Marshall, Secrétaire d’État à la Défense, l'auteur du plan de cette aide qui a porté son nom, a affirmé : « Il est logique que les États-Unis fassent tout pour aider à rétablir la santé économique du monde, sans laquelle il ne peut y avoir aucune stabilité politique et aucune paix assurée. » 9

Cependant, les États-Unis n'ont pas renoncé à l'arme nucléaire, testée10 à Hiroshima (bombe à l'uranium) et à Nagasaki (bombe au plutonium), ce qui a provoqué la course aux armements russo-américaine, la Guerre froide et la cohorte d'événements dangereux qui mettent aujourd'hui le monde à « deux minutes » d'une guerre nucléaire. 

On prétend que l'arme nucléaire sert à dissuader éventuels attaquants. En réalité, chez les militaires et les politiciens il y a toujours des inconscients qui voudraient utiliser la "bombe" à titre "préventif":

Ainsi, par exemple, Daniel Ellsberg rappelle que sous l'administration Truman puis Eisenhower les Etats-Unis envisageaient une attaque nucléaire contre les villes soviétiques et chinoises au cas où l'URSS aurait envahi Berlin-Ouest, la Yougoslavie, la Corée où « un autre pays ». 10a

Henry Kissinger, dans ses mémoires À la Maison-Blanche, écrit qu'en janvier 1969, le Président Nixon fut consulté par les Soviétiques sur une éventuelle frappe préventive sur les installations nucléaires chinoise, ce qu'il refusa. A d'autres moments, des généraux russes ont été tentés par des attaques "préventives" des États-Unis.

En 1973, durant la Guerre du Kippour, des rumeurs indiquaient qu'Israël était prêt à faire usage de l'arme atomique, alors que la situation sur le front du Golan était critique. 10b

Entre l'Inde et le Pakistan, la confrontation conventionnelle et la menace nucléaire ont atteint son paroxysme en mai-juin 2002, à la suite d'attentats. Le monde a frôlé le même danger en avril 2019.

Certains militaires russes songent encore aujourd'hui à une attaque préventive des USA.

Enfin, pour Patrice Bouveret, co-fondateur et directeur de l’Observatoire des armements, la notion de « dissuasion nucléaire » (...) constitue « un abus de langage »,  voire « une escroquerie intellectuelle », dont l’usage relève d’une forme de « pensée magique ». « L’Histoire est ponctuée d’épisodes où cette stratégie n’a pas fonctionné. En 1983, par exemple, l’Argentine savait parfaitement que le Royaume-Uni possédait la bombe atomique : cela ne l’a nullement dissuadée d’occuper les Malouines ».

De fait, la possession de gigantesques arsenaux nucléaires n’a pas empêché les deux principales puissances atomiques de la planète – les États-Unis et la Russie – de perdre des guerres en Corée, au Vietnam ou en Afghanistan.  10c et 10d

2 Armes nucléaires miniaturisées, destinées à l'attaque

Le danger a considérablement augmenté depuis la mise en service des armes nucléaires miniaturisées qui ne sont pas destinées uniquement à la dissuasion mais pourraient servir à l'attaque – que leurs promoteurs espèrent pouvoir limiter à un territoire restreint.

« Les grandes puissances nucléaires se livrent à une nouvelle course aux armements, en augmentant le nombre d’ogives, et surtout en perfectionnant leur précision et leur maniabilité. Il en résulte un accroissement des tensions internationales, où insensiblement on passe de la doctrine du « non-emploi » à la perspective de frappes nucléaires supposées limitées, qui pourraient déclencher une escalade infernale, détruisant la planète plus rapidement et plus définitivement que le réchauffement climatique. » Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense française, président très actif de l'Initiative pour le Désarmement Nucléaire (IDN). 11

 Les États-Unis

2002 « Le Sénat américain, à majorité républicaine, a rejeté, mardi 16 septembre 2002, un amendement, présenté par les démocrates, qui visait à bloquer les recherches et la fabrication d'armes nucléaires appelées "mini-nukes" ». 12

Exprimé plus clairement : en 2002 le Sénat a refusé la proposition d'arrêter leur accumulation. Ces armes nucléaires miniaturisées sont déployés au sein des forces armées américaines depuis 1997. 13

2018  Le Mouvement international Pugwash qui rassemble des personnalités des mondes universitaire et politique pour tendre à réduire les dangers de conflits armés et rechercher des parades aux menaces contre la sécurité mondiale, s'alarme de la nouvelle Posture Nucléaire qui vient d'être adoptée et publiée par les États-Unis : « Augmenter le nombre et le rôle possible des armes nucléaires tactiques (plus petites) est la recette d'un désastre. Les armes nucléaires tactiques peuvent majorer la probabilité de la guerre nucléaire en abaissant le seuil entre un conflit conventionnel et un conflit nucléaire.»14

2019   Malgré cela, les États-Unis commencent à fabriquer en janvier 2019 une nouvelle bombe miniaturisée qui sera livrée aux sous-marins en octobre de la même année. 14a

Manlio Dinucci décrit « la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire étasunienne destinée à remplacer (en 2020 - 2021) la B61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens (Allemagne, Belgique et Hollande) » « La B61-12 n’est pas une simple mise à jour de la version précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables en fonction de l’objectif à frapper; un système de guidage qui permet de la larguer non pas à la verticale, mais à distance de l’objectif; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une first strike nucléaire. » Les pilotes des quatre pays européen et de la Turquie sont entraînés à l'utiliser. 14b

 

 La Russie

Le 20 janvier 2007, une conférence de l’Académie des sciences militaires a eu lieu à Moscou, au Ministère de la Défense. Le général d’armée Makhmout Gareev, président de l’Académie, y a présenté un rapport sur les grandes lignes de la Nouvelle doctrine militaire de la Russie. Dans un entretien qui l’a suivie, il a souligné que son pays devra faire face à l’instabilité de certains États, mais surtout aux guerres que les États-Unis ne manqueront pas de provoquer dans leur quête des ressources naturelles (hydrocarbures, eau, etc.). 15  Depuis, cette crainte s'exprime régulièrement dans les déclarations des politiciens et des militaires russes.

En 2018, « les membres du Conseil de la Fédération de Russie, chambre haute du pays, viennent de suggérer à l’État un changement de sa doctrine nucléaire, en lui permettant de lancer des attaques nucléaires en réponse à une agression conventionnelle impliquant des missiles hypersoniques ou tout autre arme stratégique. Cet avis intervient dans une séquence de représailles au retrait américain du traité INF, ainsi que dans un contexte de tensions accrues avec l’OTAN depuis l’annexion de la Crimée. Jusque-là, la doctrine russe disposait que l’utilisation d’armes nucléaires n’était envisagée qu’en réponse à une agression nucléaire, voire à une agression conventionnelle si celle-ci mettait en danger l’existence même de la Russie ou de ses alliés. » 15a

Évidemment, la Russie fabrique les mêmes armes miniaturisées depuis les années 1990.

La France

Le 19/01/2006, dans son discours de Brest qui a longtemps figuré sur le site web de la Présidence de la République, le Président Jacques Chirac a clairement annoncé que la France suivait le même chemin :

« (…) pas laisser planer le doute sur notre volonté et notre capacité à mettre en oeuvre nos armes nucléaires. La menace crédible de leur utilisation pèse en permanence sur des dirigeants animés d'intentions hostiles à notre égard. Elle est essentielle pour les ramener à la raison, pour leur faire prendre conscience du coût démesuré qu'auraient leurs actes, pour eux-mêmes et pour leurs États. Par ailleurs, nous nous réservons toujours, cela va de soi, le droit d'utiliser un ultime avertissement pour marquer notre détermination à protéger nos intérêts vitaux. »

« L'intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté constitueront toujours le cœur de nos intérêts vitaux. Mais ils ne s'y limitent pas. La perception de ces intérêts évolue au rythme du monde, un monde marqué par l'interdépendance croissante des pays européens et aussi par les effets de la mondialisation. Par exemple, la garantie de nos approvisionnements stratégiques ou la défense de pays alliés, sont, parmi d'autres, des intérêts qu'il convient de protéger. » 16

« Cela va de soi » ...

La France possède ces armes miniaturisés et les porteurs suffisamment précis pour s'en servir : le général de réserve Bernard Norlain, ancien commandant de la Force Navale Aérienne de Combat, y fait allusion dans une interview publiée par La Croix le 1er février 2010: « De la dissuasion du faible au fort on passe à celle du fort au fou, contre des États ''voyous'' ou des groupes extrémistes, avec des armes nucléaires miniaturisées et très précises.» 17   Paul Quilès indique sur le site de l'IDN que la gamme de ces bombes commence à 300 grammes.

Lundi 8/6/2015, lors de la journée d'étude organisée par la Fondation pour la recherche stratégique sur le thème La dissuasion en débat, le général Henri Bentégeat, qui fut chef de l'état-major particulier du président de la République Jacques Chirac de 1999 à 2002, puis chef d'état-major des armées de 2002 à 2006, a donné quelques explications précises sur les conditions dans lesquelles l'arme nucléaire pourrait être utilisée :

« Il ne s'agit plus seulement d'[effectuer des frappes] anti-cités, mais également de détruire des centres de pouvoir, et par centres de pouvoir nous entendions - et je ne crois pas que cela ait été beaucoup modifié - des centres militaires, politiques et économiques. [Nous avons mis en oeuvre un] virage de notre dissuasion nucléaire : le maintien d'une forme de dissuasion anti-cités vis-à-vis des grandes puissances nucléaires [a été complété] par la menace d'emploi potentiel de moyens beaucoup plus précis et moins puissants vis-à-vis de tous les acteurs régionaux possédant des armes susceptibles de menacer nos intérêts vitaux. » « Dans cette doctrine, un point reste tout à fait crucial : celui de l' "ultime avertissement" ou l' "avertissement nucléaire". » « Nous avons aujourd'hui la possibilité, que nous n'avions pas il y a quelques années, soit d'effectuer des frappes dans des endroits pratiquement sans risque pour la population, soit éventuellement d'utiliser l'impulsion électromagnétique. » « Sans risque pour la population » n'est, au mieux, qu'une douce illusion...

Faut-il rappeler que pour Jacques Chirac l'approvisionnement de la France en pétrole constituait un « intérêt vital » ? (Voir ci-devant.) 

Dans un article publié sur le site des élèves de la Polytechnique Pierre Lamballe va encore plus loin : « (…) on a vu apparaître une évolution de la doctrine nucléaire française selon laquelle certains moyens nucléaires français pourraient être utilisés pour rétablir la liberté d’action de la France face à un petit pays nucléaire proliférant (contre-dissuasion) ou face à un « allié protecteur » du pays tiers où l’on veut intervenir (comme l’URSS protégeant l’Égypte lors de Suez). » La France peut prendre « l’initiative du conflit armé et où nous agissons pour défendre notre vision des valeurs et de l’ordre international. »  17a

 La Grande Bretagne

possède également des mini-bombes même si elle est très discrète à ce sujet.

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 Les conséquences de l'usage aérien des mini-bombes nucléaires seraient désastreuses

Leurs promoteurs présentent toujours les « mini-bombes » comme un moyen de limiter la guerre nucléaire dans le temps et dans l’espace mais personne ne peut être sûr que les conflits déclenchées avec ces armes ne dégénèrent - par une cascade de ripostes des pays attaqués et de leurs alliés - jusqu'à une catastrophe planétaire.

Et même si, par miracle, ces conflits restaient limités à une région, par exemple Inde – Pakistan :

« L’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), Prix Nobel de la Paix en 1985, et sa filiale américaine Physicians for Social Responsibility (PSR), publient aujourd’hui (22/12/2013) un nouveau rapport concluant que plus de deux milliards de personnes – un quart de la population mondiale - courraient le risque de mourir de faim suite à un échange de tirs nucléaires, dans le cadre d’une guerre régionale limitée comme cela pourrait par exemple se produire entre l’Inde et le Pakistan ». 18

La revue de popularisation scientifique Science et Vie estime que les retombées de l'explosion d'une bombe d'une mégatonne provoqueraient plus de 90% de mortalité jusqu'à 100 km sous le vent. 19

Il faut savoir que les armes nucléaires n'utilisent qu'une partie de leurs éléments radioactifs pour provoquer l'explosion, le reste étant dispersé comme par une « bombe sale ». Et que des fous furieux, militaires ou terroristes, pensent à utiliser des "bombes sales".19a

Une guerre nucléaire intense aboutirait à la contamination radioactive de la planète et à « l'hiver atomique » qui ferait mourir de faim l'humanité entière.19b

Cependant, d'après un récent témoignage de Daniel Ellsberg, les politiciens et militaires américains ont mis 40 ans avant de comprendre cette menace.19c

3 Obus à plutonium (uranium appauvri), déjà utilisés dans des guerres

Une autre source d'inquiétude sont les obus à uranium appauvri (mais enrichis au plutonium, extrêmement meurtrier), fabriqués par les grandes puissances qui les ont utilisés sur plusieurs champs de bataille, en Afghanistan, dans l'ex-Yougoslavie, en Irak et ailleurs. Ils en revendent à d'autres États.

Pourtant, « en août 1996, la Sous-commission des Droits de l’Homme des Nations Unies classait les armes à uranium appauvri parmi les armes considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs, frappant sans discrimination les populations civiles et causant des dommages graves et durables à l’environnement , selon la Convention sur Certaines Armes Classiques (CCAC), dite Convention sur les armes inhumaines, adoptée à Genève par les Nations Unies le 10 octobre 1980 et entrée en vigueur le 2 décembre 1983. Au même titre que les armes à fragmentation, incendiaires, aveuglantes, ou les mines anti-personnel. » 

« Le seul effet concret de ce classement de 1996, c’est que l’uranium appauvri a disparu du vocabulaire militaire, des catalogues et des notices des fabricants - mais pas des armes fabriquées ni des armes en cours de développement. »

« L’uranium appauvri est, en dépit du fait qu’il n’est jamais cité comme tel, l’une des principales causes du ''syndrome de la guerre du Golfe'', syndrome désormais officiellement reconnu, du moins aux États-Unis. Il a fait parmi les vétérans américains des milliers de morts post-conflit (au moins 18000), et quelque 200000 malades selon le Rapport officiel (minimaliste) du Research Advisory Committee on Gulf War Veterans’ Illnesses remis au Sénat des États-Unis et publié en novembre 2008.» 19d

Plus d’un soldat américain sur quatre a été atteint !

Il va sans dire que la population irakienne fait également les frais de l’UA. Ainsi, selon le Dr Jawad Al-Ali, du Centre oncologique de Bassora, les cancers mortels dans la région de Bassora sont passés de quelque 25 en 1988 à plus de 600 en 1998. Les malformations de nouveaux-nés se sont multipliées et ont pris des formes monstrueuses. » 20

4 Risque d'une guerre nucléaire par accident

Une quatrième source d'inquiétude découle du temps extrêmement court dont les autorités américaines, russes, britanniques, françaises disposent entre le moment où elle sont averties d'une attaque nucléaire et le déclenchement de la riposte. Ce délais est maintenant réduit à une vingtaine de minutes, en Inde et au Pakistan à sept minutes.

Il est encore raccourci par la nécessité de vérifier la crédibilité de cet avertissement. Dans le passé, les fausses alertes se comptaient par milliers (!) et certaines ont déclenché des ripostes, heureusement stoppées à temps. « Les informations obtenues grâce à Freedom of Information Act  révèlent que de 1977 à 1984, les systèmes d'alerte ont donné chaque année, en moyenne, 2 598 avertissements d'attaques de missiles, dont environ 5% ont nécessité une vérification plus poussée. » Les systèmes de surveillances ont été améliorés mais le nombre de fausses alertes reste élevé. 22

« Le seuil d’emploi de l’arme nucléaire n’a jamais été aussi bas du fait des développements technologiques en matière de nouveaux systèmes d’armes et des applications militaires de l’intelligence artificielle mais aussi du fait de l’évolution des concepts qui deviennent des concepts d’emploi. A ces facteurs très inquiétants et nouveaux il faut ajouter un contexte géostratégique bouleversé par la disparition, provoquée essentiellement par l’actuel Président des Etats-Unis, de l’architecture de maîtrise des armements. » 22a

Le risque d'une guerre nucléaire par accident est considérable

9/11/1979 : L'attaque simulée d'un missile américain alimente accidentellement un système de prévention qui dupe les opérateurs. Durant les 6 minutes qu'il fallut pour découvrir que l'attaque n'était pas authentique, les chasseurs des bases des États-Unis et du Canada ont décollé d'urgence, tandis que les missiles et les sous-marins installés à travers le monde furent placés en alerte.

3/6/1980 : Un processeur à 0.46 $ tombe en panne au NORAD, provoquant une fausse alerte d'attaque par un missile soviétique. Environ 100 bombardiers B-52 sont en état d'alerte et prêts à décoller en même temps. L'avion présidentiel Air Force 1 s'envole avant que l'on découvre qu'il s'agissait d'une erreur. 

26/9/1983 : Seul le sang-froid de Stanislav Petrov a empêché une guerre totale. Il commandait le centre de surveillance par satellite destiné à prévenir les dirigeants de l'URSS d'une attaque nucléaire. « J’avais sous mes yeux toutes les informations qui suggéraient une attaque. Si j’avais envoyé un rapport à mes supérieurs, personne ne l’aurait remis en question. » Il n'avait que quelques minutes pour prendre sa décision. Après avoir analysé mentalement les signaux Petrov a conclu à une erreur du système et n'a pas signalé cette menace. 21

25/1/1995 : Un radar russe détecte un lancement inattendu de missile près du Spitzberg, à 5 minutes de vol de Moscou. Le Président russe, le ministre de la Défense et le Chef d'état-major ont été informés et les systèmes de commande / contrôle mis en position de combat. Heureusement, en moins de 5 minutes, le radar a pu déterminer que l'impact du missile se situerait en dehors des frontières russes. Il s'agissait d'une fusée norvégienne dans le cadre d'un programme scientifique de la Nasa.  La Norvège avait notifié ce lancement à 35 pays dont la Russie, mais l'information n'avait pas été transmise au personnel de service du système  d'alerte précoce (!) 22

Paul Quilès, Jean-Marie Collin et Michel Drain décrivent deux accidents français de 1996 et 2009 dans leur très riche livre « L'Illusion nucléaire », maintenant accessible gratuitement, http://docs.eclm.fr/pdf_livre/354NucleaireUnMensongeFrancais.pdf pages 81 et 85. (Le second accident impliquait aussi un sous-marin britannique.)

Le livre « Armes nucléaires : en attendant l’accident » : « Plus d’une fois, l’humanité a frôlé la catastrophe nucléaire, à Cuba en 1962, en Union Soviétique en 1983 ou encore en Russie en 1995. Des centaines d’autres faits sont connus, alors que l’on sait que les États communiquent très peu sur ce genre d’accidents. Dans son livre Command and Control, Eric Schlosser recensait ainsi 1 200 incidents entre 1950 et 1968. Pour rappel, ces accidents peuvent survenir à tout moment, depuis la fabrication des armes jusqu’à leur mise en service. Cela démontre l’impossibilité, malgré les mesures de sécurité toujours plus grandes, du danger et des risques potentiels que font courir les États possédant des armes nucléaires. » Eric Schlosser  cite « la liste des bavures et problèmes avec des armes nucléaires, qui auraient pu menacer le public, mentionnant 32 accidents. » 23

D'après l'ancien Ministre de la Défense des États-Unis, Robert McNamara, jusqu'à présent nous avons échappé à une guerre nucléaire « par chance ». 24

Voir aussi le Rapport Blix, ONU. 25

Les systèmes de surveillance continuent à se tromper : par exemple, en septembre 2017 le personnel militaire américain en Corée du Sud a été averti d'une attaque inexistante, les habitants de Hawai ont subi le même sort en janvier 2018 ! 26   Les « hackers » n'y ont sans doute pas été pour rien. 

Pour accéder à la liste de toutes les armes nucléaires perdues de 1950 à 2007 lors des accidents d'avions et de sous-marins: https://interestingengineering.com/broken-arrows-the-worlds-lost-nuclear-weapons 26a

Enfin, il y a des accidents qui ont l'air comique - mais le sont-il?

On a appris qu'en 1998 (et/ou) en 2000, la carte personnelle du Président des États-Unis Bill Clinton, contenant les codes nucléaires, aurait disparu pendant plusieurs mois ; l’ancien président Jimmy Carter, durant sa présidence entre 1976 et 1980, aurait oublié la sienne dans un costume qui avait été envoyé au pressing 26b

En France, c'est François Mitterrand qui, après sa victoire de 1981 a sans doute été un peu étourdi. Selon Patrice Duhamel et Jacques Santamaria dans "L'Elysée, coulisses et secrets d'un palais", lors de la passation de pouvoir, Valéry Giscard d'Estaing remet au socialiste une petite plaque avec le code nucléaire. François Mitterrand la range dans sa poche de costume. Costume qu'il enverra le soir même chez le teinturier... avec le code nucléaire toujours à l'intérieur. S'en rendant compte le lendemain matin, "il fait récupérer son costume en catastrophe", racontent les auteurs.

5 Aucun pays n'arrive à éliminer les cyberattaques, pas plus que le risque du terrorisme. 27

Les personnalités précitées qui se sont adressées à la Conférence de Munich ont raison de penser : « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère nucléaire, où une erreur fatale, déclenchée par un accident, un mauvais calcul ou une bavure, demeure le catalyseur le plus probable d’une catastrophe nucléaire. » 28

La revue de popularisation scientifique Science et Vie estime que les retombées de l'explosion d'une bombe d'une mégatonne provoqueraient plus de 90% de mortalité jusqu'à 100 km sous le vent. 29 

6 Guerres actuelles « par délégation »

La Russie et les États-Unis et se battent par alliés interposés en Syrie et se confrontent en d'autres endroits. Pendant combien de temps ces conflits peuvent-ils rester circonscrits ?

Les « faucons » américains n'ont pas abandonné l'idée d'attaquer la Corée du Nord et/ou l'Iran pour détruire leur potentiel nucléaire. Le Président Trump menace, tergiverse, et, heureusement, hésite. Si les « faucons » gagnaient, les USA pourraient se servir de bombes nucléaires de faible puissance. Mais toute attaque risque de dégénérer et de s’étendre au-delà des États directement impliqués.  30

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Voilà pourquoi les horlogers de Doomsday Clock  craignent que nous sommes à 2 minutes de la 3e guerre mondiale – comme aux pires moments de la Guerre froide.

Président américain Barack Obama a déclaré à Prague le 5 avril 2009 que « quel que soit le lieu (où une attaque nucléaire pourrait se produire), les conséquences sur notre sécurité, notre société, notre économie et, en définitive, notre survie seraient sans fin au niveau mondial ».

Pour mieux comprendre l'extrême dangerosité de la situation actuelle, vous pouvez lire

http://www.politicoboy.fr/geopolitique/deux-minutes-avant-la-fin-du-monde-comprendre-hiver-nucleaire

 Pertinence de l’armement nucléaire de la France

Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense et Président de l'IDN, a été questionné en janvier 2019 par les députés de la Commission des affaires étrangères sur la pertinence de l’arme nucléaire. Ses réponses sont résolument favorables au désarmement nucléaire et méritent d'être lues.  31

Cependant, le Parlement qui a invité Paul Quilès ne tient pas compte de ses opinions. « La loi de Programmation Militaire s'apprête à être votée... et nos recommandations sur le nucléaires sont ignorées »  écrit Paul Quilès sur le site de Huffington post.  32

Car le Président de la République a décidé à la place du Parlement et l'a souverainement annoncé le 19/01/2018 dans ses Vœux aux Armées : « La dissuasion : beaucoup de débats ont eu lieu, tous les débats sont légitimes, mais j'ai aujourd'hui tranché. Les deux composantes de la dissuasion seront renouvelées ». (Cette Loi a été votée.)

« Beaucoup de débats » ?  Pas en France, mais à l'ONU sans la France.

Le 7/7/2017 un traité interdisant les armes nucléaires a été adopté aux Nations Unies par 122 votes pour, une voix contre (les Pays Bas, membre de l'OTAN) et une abstention. La Suisse s'apprête à joindre les signataires. Les puissances nucléaires qui jugent ce traité « inadapté », ont refusé de participer à ce processus. Cependant, en mai 2019 « Paris, la ville Lumière, appelle à interdire les armes nucléaires ».  Bravo! à Madame Anne Hidalgo! 33

 Désarmement nucléaire est-il impossible ?

«  'Il n'y a pas d'exemple, dans l'Histoire, de pays ayant développé l'arme nucléaire qui ait décidé de s'en débarrasser' a affirmé Jacques Attali dans le rapport qu'il a remis à l'ONU en 1995.

Cette opinion a été démentie par les faits. Dix États ont fait marche arrière, volontairement ou non, et leur sécurité s'en trouve désormais renforcée, comme celle de leurs voisins. Parmi les 'repentis', signalons l'Australie, le Canada, la Suisse et la Suède qui ont tourné la page de leur aventure nucléaire militaire, de façon unilatérale, sans l'assistance d'institutions internationales comme l'AIEA et en dehors du cadre du TNP. »  34

De nombreux organismes, fondés et animés par des personnalités qualifiées, militent pour le désarmement nucléaire : la Conférence de Pugwash, CICR, ICAN - Prix Nobel de la Paix 2017, IDN, PNND, IPPNW, le Vatican et bien d'autres. L'ONU a créé plusieurs commissions pour agir dans ce sens. 35   Le Gouvernement français plaide pour le désarmement tout en continuant à développer ses équipements nucléaires.  36 

Les Français approuvent le désarmement nucléaire :

Le 23/1/2019, en conférence de presse à l’Assemblée nationale à Paris, le président de l’Association ACDN Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, Jean-Marie Matagne, et le député Jean-Paul Lecoq ont présenté une proposition de loi visant à organiser un référendum sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires et radioactives.

Cette question a déjà été répondue par les Français en mai 2018 dans le cadre d’un sondage Ifop pour l’ACDN : 85% oui, 15% non.

Voir aussi la curieuse Annexe 2 ci-dessous.

Crédibilité des militaires

Les promoteurs des armes nucléaires sont-ils inconscients du danger des radiations?  Ils ont effectué la plupart des essais de bombes sur le territoire des États-Unis, de l'Union soviétique, de la Chine, de l'Inde, de l'Australie dont une partie pour tester la possibilité d'utiliser ces explosifs à des travaux de terrassement (!) Évidemment, les terrains ainsi labourés sont devenus radioactifs, donc inutilisables. 

La France a aussi faits des essais  « chez elle » mais sur ses territoires excentrés. 37

Pendant longtemps j'ai pensé que les militaires ne se rendaient pas bien compte des conséquences sanitaires catastrophiques des essais nucléaires sur la population de leurs propres pays. Le livre bouleversant et bien documenté de Carole Gallagher, « American Ground Zero. The Secret Nuclear War », sur la contamination des Mormons de l'Utah par les toutes premières explosions nucléaires à l'air libre dans le Nevada prouve le contraire. 38

D'après son auteure, un rapport - top secret à l'époque, déclassifié plus tard - de l'Atomic Energy Commission décrit les gens qui vivent sous le vent du site d'essais du Nevada comme « un segment de population de peu d'utilité ».  Ainsi, les essais ont-ils toujours été faits quand le vent soufflait vers Utah. Les retombées ne devaient pas se diriger, en tout cas pas directement, vers la Californie ou Las Vegas où des touristes venaient par cars entiers admirer de beaux champignons atomiques.

Quelques milliers de victimes parmi les « sous le vent » faisaient partie inévitable, sacrifiée des essais - et, in fine, utile aux militaires, puisque ces victimes leur ont servi de cobayes.

Pour éviter d'éventuelles protestations, le gouvernement et l'armée ont corrompu l'hiérarchie mormone en lui attribuant quelques postes importants dans l'administration centrale et par des subventions à diverses activités culturelles, sportives etc. 39a

Ce cynisme enlève, à mes yeux, toute crédibilité aux déclarations lénifiantes des défenseurs de l'armement nucléaire. 40

(NOTES et références : voir à la fin du document)


Personnalités qualifiées favorables au désarmement nucléaire

Ils ont exercé ou assument de hautes fonctions civiles ou militaires. Voici quelques noms parmi les centaines de responsables qui soutiennent la démarche du désarmement nucléaire.

Il faudrait y ajouter des milliers de savants, parlementaires, sénateurs et autres représentants de la société civile qui plaident en sa faveur en connaissance de cause.

ONU

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU

Izumi Nakamitsu, la Haute représentante pour le désarmement

Hans Blix, Mohamed El Baradei, Directeurs généraux de l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique

Ambassadeur Richard Butler, Australie, ancien président de UNSCOM

Angela Kane, haute représentante de l'ONU pour les questions de désarmement

Chefs d’État

Afrique du Sud : Frederik Willem de Klerk  Bolivie : Jorge Quiroga  Brésil : Fernando Henrique Cardoso  Chili : Ricardo Lagos  Costa Rica : Laura Chinchilla  États-Unis : Jimmy Carter, vice-president Walter Mondale,  Irlande : Mary Robinson, Kazakhstan : Kassym-Jomart Tokayev, Lettonie : Vaira Vīķe-Freiberga  Mexique : Vicente Fox, Ernesto Zedillo  Pays-Bas : Wim Kok  Philippines : Fidel Ramos  Pologne : Aleksander Kwaśniewski  Portugal : Mário Soares (décédé)  République Tchèque : Václav Havel (décédé)  URSS : Mikhaïl Gorbatchev  Vatican: le Pape François

Il faudrait sans doute ajouter les Chefs de 122 Etats et/ou de Gouvernements des pays qui ont voté en juillet 2017, à l'ONU, le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires.

En janvier 2019, les deux chambres du Parlement suisse, le Conseil national et le Conseil des États, viennent de voter une motion incitant le Conseil fédéral à signer sans délais ce Traité. 39

 Chefs de gouvernement

Allemagne : Helmut Schmidt (décédé)  Australie : Malcom Fraser  Autriche : Peter Jankowitsch  Belgique : Yves Leterme  Canada : Joe Clark  Costa Rica : José María Figueres  Espagne : José María Aznar López, Felipe González  France : Michel Rocard (décédé)  Italie : Massimo D’Alema  Japon : Shinzo Abe, Yasuo Fukuda  Lettonie : Dr. Vaira Vīķe-Freiberga  Mexique : Vicente Fox  Norvège : Gro Brundtland Nouvelle-Zélande : Helen Clark  Pays-Bas : Wim Kok, Ruud Lubbers  Suède : Carl Bildt  Tibet: Dalai Lama

Ministres des Affaires étrangères

Algérie : Lakhdar Brahimi  Allemagne : Joschka Fischer, Hans-Dietrich Genscher (décédé)  Australie : Gareth Evans  Autriche : Sebastien Kurz  Canada : Lloyd Axworthy  Danemark : Holger Nielsen  Égypte : Nabil Fahmy, Amr   Moussa  Espagne : Dr. Javier Solana  États-Unis : Henry Kissinger, George Shultz  France : Hervé de Charette  Grande-Bretagne : Margaret Beckett, David Owen, Douglas Hurd, David Milliband, Malcom Rifkind  Israël : Shlomo Ben-Ami  Italie : Federica Mogherini  Japon : Yoriko Kawaguchi  Lettonie : Māris Riekstiņš  Pays-Bas : Hans van den Broek, Bert Koenders  Pakistan : Sartaj Aziz, Khurshid Kasuri  Pologne : Adam Daniel Rotfeld  Russie: Igor Ivanov  Turquie : Hikmet Çetin

Ministres de la Défense 

Allemagne: Volker Ruhe  Espagne : Dr. Javier Solana, secrétaire général de l'OTAN  Etats-Unis : William Perry, Zbigniew Brzezinski, conseiller pour la sécurité nationale, Robert McNamara  France : Hervé Morin, Paul Quilès, Alain Richard  Grande-Bretagne : Des Browne, Malcolm Rifkind  Hongrie : Ambassadeur Tibor Tóth, ancien Secrétaire d’État aux Affaires étrangères  Israel : brigadier général Ephraim Sneh, Vice-ministre de la défense, Ministre de la santé  Italie : amiral Giampaolo Di Paola  Lettonie : Imants Liegis

 Généraux ou amiraux à la tête du système de défense de leur pays

Allemagne : Klaus Naumann, chef d’Etat-Major des Armées, Ulrich Weisser, Vice- amiral  Canada : Romeo Dallaire, lieutenant General , Vice-Ministre de la Défense  Chine : général Xu Guangyu ; ancien chef adjoint de l'Armée populaire de libération, Teng Jianqun, directeur du centre d’études du contrôle des armes, Pan Zhenqiang, général de division de l’Armée populaire de libération, ancien directeur de l’Institut d’Études Stratégiques  États-Unis : John Sheehan, chef du Commandement de l’Atlantique, Merrill Mc Peak, chef d’Etat-Major de l’Armée de l’air, James Cartwright, chef du commandement stratégique américain, Philip Mark Breedlove, général de l’US Air Force, ancien chef du Commandement américain en Europe, Général Anthony Zinni, ancien chef de U.S. Central Command (CENTCOM)  Finlande : Juhani Kaskeala, amiral, commandant des Forces de Défense  France: Bernard Norlain, commandant de la Force aérienne de combat, Jean-Paul Huet, commandant de l’Unité française de Vérification, Francis Lenne, général (2 S) de brigade aérienne  Grande-Bretagne: Hugh Beach, Etat-major des armées, David Ramsbotham, Etat- major des armées, Charles Guthrie, Michael Boyce, amiral, chef d’État-major des armées, chef d’Etat-major des armées, Alan West, amiral, commandant général de la Royal Navy  Inde : Shashindra Pal Tyagi, chef d’Etat-major de l’Armée de l’air, Ajit Bhavani, vice-chef d’Etat-major de l’armée de l’air, Vasantha Ragavhan, directeur général des Opérations militaires de l’Armée de Terre,  Israël: Uzi Eilam, directeur du Département recherche et développement du Ministère de la défense, Ephraïm Sneh, Brig, général, vice-ministre de la Défense  Japon : Noboru Yamaguchi, président de l’Académie de la Défense Nationale, vice-amiral Yoji Koda,  Pakistan: Jehangir Karamat, président des Chefs d’État-major  Russie: Victor Ivanovitch Esin, chef d’Etat-major des Forces de Missiles Stratégiques, Evgeny Petrovich Maslin, général, directeur des affaires stratégiques


D'autres personnalités qualifiées agissant contre la menace de guerre nucléaire

Afrique du Sud : ambassadeur Abdul Samad Minty, vice-président du département des Affaires étrangères, spécialiste des questions nucléaires, Archevêque  Desmond Mpilo Tutu  Allemagne : ambassadeur Wolfgang Ischinger, président de la Munich Security Conference Foundation, Roderich Kiesewetter, membre du Bundestag, général Erich Vad, professeur aux universités de Munich et de Salzbourg, Dr. Rolf Mützenich, membre de la Commission des affaires étrangères du de Bundestag, General Klaus Naumann, ancien président du Comité militaire du nord de l'Atlantique  Australie : Dr. Greg Austin, expert national de sécurité, membre de nombreux organismes politiques internationaux  Bangladesh : professeur Muhammad Yunus, inventeur du micro-crédit  Canada : Joel Bell, président de la Chumir Foundation for Ethics in Leadership, professeur Roland Paris, chercheur en sécurité et gouvernance internationales à l’Université d’Ottawa, lieutenant géneral Romeo Dallaire, sénateur, ancien conseiller du Ministre de la défense, Ricken Patel, co-fondateur de Avaaz  Chine : ambassadeur Li Changhe, représentant son pays à la Conférence du désarmement de l'ONU, Victor Zhikai Gao, président de l'Institut de sécurité chinois, Dr. Shen Dingli, conseiller du Ministère des affaires étrangères et du Ministère du commerce, conseiller pour la sécurité de Kofi Annan, ONU  Corée du Sud : Dr. Kun Mo Chung, physicien nucléaire, ancien Ministre de la science, président de plusieurs organismes internationaux relatifs à l'énergie nucléaire  Costa Rica : Elayne Whyte, ambasadrice Egypte: Mohamed el-Baradei, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, États-Unis : Daniel Elsberg qui travailla sur la stratégie nucléaire à la RAND Corporation puis au gouvernement, "lancer d'alerte" connu pour la publication des "Pentagon Papers", Robert Berls, conseiller pour la Russie et l’Eurasie à la Nuclear Threat Initiative; ancien assistant spécial pour la Russie auprès du Secrétaire à l’Energie, William J. Burns, président de Carnegie Endowment for International Peace, ambassadeur Richard Burt, Président de Global Zero USA, James F. Collins, Senior Fellow au programme Russie et Eurasie de Carnegie Endowment for International Peace, James L. Jone, général de l’USMC, président de Jones Group International, Ernest J. Moniz, Co-Président de la Nuclear Threat Initiative ; ancien Secrétaire à l’Energie, Joan Rohlfing, chef de l’exploitation de la Nuclear Threat Initiative, Sam Nunn, co-président de la Nuclear Threat Initiative; ancien sénateur, ambassadeur Brooke Anderson, ancien chef d’équipe au National Security Council, Steve Andreasen, consultant en sécurité nationale à la Nuclear Threat Initiative ; ancien directeur à la politique de défense et au contrôle des armes au National Security Council, Dr. Bruce G. Blair, ancien haut responsable militaire, conseiller politique, Jon Wolfsthal, conseiller du vice-président Joe Biden pour la sécurité nucléaire, conseiller du Président Obama, Samuel Berger, conseiller pour la sécurité nationale de Bill Clinton, McFarlane, ex-conseiller sécurité du président Reagan, Susan Rice, ambassadrice des USA à l'ONU, Jared Diamond, biologiste, Jody William, Prix Nobel de la paix,  France : Bruno Racine, président de la Fondation pour la recherche stratégique, Albert Jacquard, généticien, membre du Comité consultatif national d'éthique, Dominique Moïsi, membres du Conseil européen des relations internationales, membre de groupe Bilderberg, Georges Charpak, Prix Nobel de Physique, Robert Burron, ex-ministre de l'économie.  Grande-Bretagne : lord Menzies Campbell of Pittenweem, porte-parole de la Commission de la défense de la Chambre des lords, Bertrand Russel, mathématicien, philosophe, homme politique, auteur du Manifeste Russel - Einstein  Inde : Ajit Bhavnani, ancien chef adjoint d'Air-Force de l'Inde  Iran : ambassadeur Seyed Hossein Mousavian, nombreuses fonctions au sein du gouvernement liées aux affaires étrangères et à la défense  Israël : ambassadeur Efraim Halevy, ancien chef du Mossad, Jeremy Issacharoff, ambassadeur, ancien directeur général adjoint d'études stratégiques du Ministère des affaires étrangères,  Italie : général Vincenzo Camporini, vice-président de l’Istituto Affari Internazionali, Andrea Manciulli, chef de la délégation italienne à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Ferdinando Nelli Feroci, président de l’Istituto Affari Internazionali, Stefano Stefanini, ancien représentant permanent à l’OTAN; Bureau exécutif d’ELN ; senior fellow à l’Atlantic Council, Nathalie Tocci, directrice à l’Istituto Affari Internazionali, conseillère spéciale de Federica Mogherini, Dr. Francesco Calogero, physicien, ancien secrétaire général de la Conférence de Pugwash  Japon : ambassadeur Nobuyasu Abe, membre de la Commission japonaise de l'Energie Atomique et ancien directeur du Centre de la promotion de désarmement, Hidehiko Yuzaki, gouverneur de la Préfecture de Hiroshima Libéria: Leymah Gbowee, Prix Nobel de la paix  Pakistan : ambassadeur Zamir Akram, général Ehsan ul-Haq, général Ehsan ul-Haq, ancien chef de services secrets de son pays  Pays-Bas : princesse Mabel van Oranje, co-fondatrice du Conseil européen des relations internationales  Pologne : Łukasz Kulesa, directeur de recherche et chef du Bureau de Varsovie à l’European Leadership Network, Marcin Zaborowski, ancien directeur exécutif au Polish Institute of International Affairs (2010-2015)  Royaume-Uni : Sir Christopher Harper, Chevalier de l’Empire, Sir John Scarlett, chef des services secrets 2004-2009, Adam Thomson, directeur à l’European Leadership Network, William Wallace, Lord Wallace of Saltaire, Isabelle Williams, conseiller au Global Nuclear Policy Program de la Nuclear Threat Initiative  Russie : Evgeny Buzhinskiy, président du Bureau Exécutif du PIR Center; vice-président du Conseil russe pour les affaires internationales (RIAC); lieutenant-général Vladimir Dvorkin, Académie des sciences, a participé aux négociations SALT II, START I et START II Yuri Dubinin, ancien Vice-ministre russe des Affaires étrangères, ex-membre permanent de la délégation russe aux Nations Unies, Dr. Sergei Karaganov, chercheur, président d'honneur du Conseil de la politique étrangère et de la défense, colonel General Evgeny Maslin, a participé à la direction de la défense nucléaire russe  Sri Lanka : Ravinatha Aryasinha, ambassadeur, président en exercice de la Conférence du désarmement de Genève (CD), ambassadeur Jayantha Dhanapala, ancien sous-secrétaire général de la Commission du désarmement de l'ONU, président de la Conférence Pugwash,  Suède : ambassadeur Rolf Ekéus, diplomate et président émérite du Stockholm International Peace Research Institute  Suisse: Peter Maurer, président du CICR https://www.icrc.org/fr/sans-armes-nucleaires  Turquie : Faruk Loğoğlu, ancien ambassadeur aux Etats-Unis et sous-secrétaire au Ministère des Affaires Étrangères  Ukraine : général Igor Petrovich Smeshko, ancien chef des services de sécurité.

 Liste des signataires de l'Appel de Bâle pour l’abandon de la dissuasion nucléaire - 28-1-19

Cet appel est signé par les suivants législateurs locaux, nationaux, et régionaux (maires et parlementaires) et les organisations représentant la société civile. (Liste en cours de formation ; état au 28/01/2019)

1.   Maires et d'autres élus

Jon Askeland (Norway) Mayor of Radøy Cllr David Blackburn (United Kingdom) Chair of UK and Ireland Nuclear Free Local Authorities Mathias De Clercq (Belgium) Mayor of Ghent, Member Mayors for peace Bálint Csontos (Switzerland) President Grüne Baselland, Municipal Council Ramlinsburg. Cllr. Audrey Doig (Scotland) Member of the Renfrewshire City Council Vice Convener of NFLA Scotland Thor Edquist (Norway) Mayor of Halden Stepanie Esswein (Germany) Mayor of Mutlangen Cllr John Feely (Ireland) Vice Chair of Fermanagh and Omagh District Council Cllr. Ernie Galsworthy (United Kingdom) Member, Merthyr Tydfil Local Council Chair, Nuclear Free Local Authorities Welsh Forum Philippe HIVERT (France) Mayor of Grigny, Chef de projet chargé de la promotion de la Culture de Paix,de l’Histoire et des Relations Internationales Thorvald Hillestad (Norway) Mayor of Re Cllr. June Hitchen (United Kingdom) Lord Mayor of Mancheste, Vice-President of Mayors for Peace Ivan Knez (Croatia), Mayor of Biograd na Moru, Vice-President of Mayors for Peace. Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris, vient de les rejoindre en mai 2019.

Le site de l'organisation Maires pour la Paix ( Mayors for Peace, http://www.mayorsforpeace.org/english ), initiée par Hiroshima, indique le 29/8/2019 que 7785 villes de 163 pays et régions soutiennent le désarmement nucléaire.

2.   Parlementaires (anciens et actuels)

Stephan Ackermann MP (Switzerland), Member, Baselland Landrat Canton parliament Senator Byrganym Aitimova (Kazakhstan), Chair, Committee on Socio-Cultural Development and Science Council Member, Parliamentarians for Nuclear Non-proliferation and Disarmament (PNND), Former Kazakhstan Ambassador to the United Nations in New York Alain Mathieu (France) Mayor of Lancy Josep Mayoral (Spain), Mayor of Granollers, Vice-President of Mayors for Peace Cllr. Eddy Newman (United Kingdom), Manchester City Council representative Lukas Ott (Switzerland), Head of Cantonal and City Development Unit, President’s Department Canton Basel-Stadt, Switzerland Paul Quilès (France), Mayor of Cordes sur Ciel, Président d’IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire), Former Defence Minister of France Daniel Rossellat (Switzerland), Mayor of Nyon Stefan Schostok (Germany) Lord Mayor and CEO of Hannover Vice-President of Mayors for Peace Asle Schrøder (Norway), Mayor of Steigen Odd Haktor Slåke (Norway), Mayor of Frogn Antonio Trebeschi (Italy) Sindaco di Collebeato (Mayor of Collebeato) Thore Vestby (Norway), Vice-President of Mayors for Peace Mani Shankar Aiyar (India), PNND Co-president, Chair, Rajiv Gandhi Action Group for a Nuclear-Weapon-Free World Aytuğ Atıcı MP (Turkey), PNND Council Member Lisa Badum MdB (Germany), Spokesperson for Climate Policy, Fraktion Bündnis 90/Die Grünen (German Green Party) Petra Bayr MP (Austria), Chairwoman of the Development Policy Subcommittee. Executive Member of Parliamentarians for Global Action. Claudia Beamish MSP (Scotland), Shadow Cabinet Secretary for Climate Change, Environment and Land Iro Belluzzi MP (San Marino), Member, San Marino delegation to the Inter-Parliamentary Union Dr Isabelle Chevalley MP (Switzerland), Member, Swiss Parliament Commission on Education and Culture Saber Chowdhury MP (Bangladesh) Honorary President of the Inter-Parliamentary Union PNND Co-President Tamati Coffey MP (New Zealand), Member, Committee on Economic Development, Science & Innovation, Former TV Host, New Zealand’s Got Talent Seán Crowe TD (Ireland), Sinn Féin Spokesperson on Foreign Affairs & Trade with special responsibility for International Affairs & Outreach Don Davies, MP (Canada), Vice-Chair, House of Commons Standing Committee on Health Vice-Chair, Canada-China Legislative Association Diether Dehm MdB (Germany), Chairperson, Subcommittee on Foreign Culture and Education Affairs Paul Dewar (Canada), PNND Co-president, Former Foreign Affairs Critic for the New Democratic Party Linda Duncan MP (Canada), NDP International Development Critic Pascal Durand, MEP (France), Member, European Parliament Committee on Constitutional Affairs Jill Evans MEP (United Kingdom) Former Vice-President of the Greens/European Free Alliance Edine von Herold (Costa Rica), PNND Alumni Council Member, Former Member of the Costa Rica Parliament Ute Finckh-Krämer (Germany), PNND Council Member, Former Deputy Chair of the German Parliament Subcommittee on Disarmament, Arms Control and Non-Proliferation Davide Forcellini MP (San Marino), Member, San Marino delegation to the Inter-Parliamentary Union Raphael Fuhrer (Switzerland), Member of parliament of the Canton of Basel-Stadt Ana Gomes MEP (Portugal), Member of the European Parliament Committee on Foreign Affairs and the Subcommittee on Security and Defense. Barbara Gysi MP (Switzerland), Vice-President of the Social Democratic Party Jens Holm MP (Sweden), Member, Permanent Committee on European Union Affairs Ottmar von Holtz MdB (Germany), Spokesperson of Bündnis 90/Die Grünen on Civil Conflict Prevention Sadet Karabulut MP (Netherlands), Dutch Socialist Party Spokesperson on Foreign Affairs, Defense & Development Katja Keul MdB (Germany), Spokesperson of Bündnis 90/Die Grünen on Disarmament Affairs Bill Kidd MSP (Scotland), PNND Co-president, Convenor, All-Party Group on Nuclear Disarmament Hélène Laverdière MP (Canada), NDP Foreign Affairs Critic Maria Lazzarini MP (San Marino), Member, San Marino delegation to the Inter-Parliamentary Union Senator Sue Lines (Australia), Deputy President of the Senate Jan Logie MP (New Zealand), Parliamentary Under-Secretary for Justice (Sexual and Domestic Violence Issues). Mogens Lykketoft MP (Denmark), Former Foreign Minister,President of the 70th Session of the United Nations General Assembly Jacques-André Maire MP (Switzerland) John Mason MSP (Scotland), Member of the Scottish Parliament for Glasgow Shettleston Lisa Mazzone MP (Switzerland), Member, Swiss Parliament Commission on Legal Affairs and Security Baroness Sue Miller (United Kingdom), Member of the UK House of Lords PNND Co-president Fabian Molina MP (Switzerland), Member of the Foreign Affairs Committee Marica Montemaggi (San Marino), Member, San Marino delegation to the Inter-Parliamentary Union Christine Muttonen (Austria), PNND Co-president, Former President of the OSCE Parliamentary Assembly Margareta Kiener Nellen MP (Switzerland), Head, Swiss parliament delegation to the OSCE Parliamentary Assembly Chair, OSCEPA Committee for democracy, human rights and humanitarian questions Senator David Norris (Ireland), Former Leader of the Seanad Independent Group Marit Nybakk (Norway), PNND Co-President, President, Norwegian Association for Women’s Rights Former Vice-President of the Norwegian Parliament Former President of the Nordic Council Lilianne Ploumen MP (Netherlands) Labour Party Spokesperson on Foreign Affairs Founder, She Decides, Minister for Foreign Trade and Development Cooperation (2012-2017) Maureen O’Sullivan MP (Ireland), Member of the Committee on Foreign Affairs, Trade and Defence Cem Özdemir MdB (Germany), Chair, Bundestag Committee on Transport and Digital Infrastructure Member, Foreign Affairs Committee Dr Sahar Qawasmi MP (Palestine), Member of the Palestinian Legislative Council Gynaecologist at Al Mizan Hospital and New Life Centre. Eva Quistrop (Germany), Former member of the European Parliament. Founder member of the Greens Party., Co-founder of Women for Peace Germany and Europe. Rudolf Rechsteiner (Switzerland), President Ethos Foundation, Former Member of the Swiss National Assembly Michèle Rivasi MEP (France), Member, Committee on the Environment, Public Health & Food Safety Former Chair of Greenpeace France Matt Robson (New Zealand), NZ affiliate of the International Association of Lawyers Against Nuclear Arms Former New Zealand Minister for Disarmament and Arms Control Douglas Roche O.C. (Canada), PNND Founding Chairperson, Former Member of the Senate and House of Representatives Former Canada Disarmament Ambassador Claudia Roth MP (Germany), Vice-President of the Bundestag, Head of German delegation to the Inter-Parliamentary Union Manuel Sarrazin MdB (Germany),Spokesperson of Bündnis 90/Die Grünen on Eastern European Affairs Jordi Solé MEP (Spain), Member, European Parliament Committee on Foreign Affairs Biyika Lawrence Songa MP (Uganda),Board Chair, Green Alternatives and Peace Movement Founder, Nilo-Saharan Institute Bart Staes MEP (Belgium) Member, European Parliament Delegation for relations with the United States Jan Tinetti MP (New Zealand) Deputy Chair, Parliamentary Committee on Education and Workforce. Mirko Tomassoni MP (San Marino),Captain Regent (Head of State),Head of Delegation to the Inter-Parliamentary Union Erkki Tuomioja MP (Finland), Social-Democratic Party Mara Valentini MP (San Marino),Member, San Marino delegation to the Inter-Parliamentary Union Bodil Valero MEP (Sweden) Member, EP Subcommittee on Security and Defence Member, EP Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs Kathleen Van Brempt MEP (Belgium) Member, EP Intergroup on Extreme Poverty and Human Rights Former Minister for Mobility, Social Economy and Equal Opportunities in the Flemish Government Louisa Wall MP (New Zealand) Member Foreign Affairs, Defence and Trade Committee Member, NZ Women’s Rugby World Cup Champions 1998 Baroness Walmsley (United Kingdom) Co-Deputy Leader of the Liberal Democrat Peers Julie Ward MEP (United Kingdom) Member EP Committee on Culture and Education Meka Whaitiri MP (New Zealand) Member, Committee on Maori Affairs Poto Williams MP (New Zealand) Member, Economic Development, Science and Innovation Committee Assistant Speaker of Parliament Uta Zapf (Germany) Former Member of the Bundestag (German Parliament) Former Chair, Bundestag Committee on Disarmament & Arms Control Inaugural Co-President of PNND Gerhard Zickenheiner MdB (Germany) Member of the Advisory Committee on Sustainable Development Bündnis 90/ Die Grünen  

3.     Représentants de groupes de réflexion et d'autres sociétés civiles

Martin Almada (Paraguay) Human Rights Campaigner Right Livelihood Award Laureate 2002 Edy Korthals Altes (Netherlands) Former Netherlands Ambassador Former President, Religions for Peace Amplify (International) Board members of Amplify John Scales Avery (Denmark) Chairman, Danish National Group of Pugwash Conferences on Science and World Affairs Wolfgang Bierman (Germany) Co-editor of transatlantic Appeal for Détente NOW! Roland Blach (Germany) Geschäftsführer, Deutsche Friedensgesellschaft -Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK) (Secretary, German peace society – United War Resisters) John Burroughs (USA) Executive Director, Lawyers Committee on Nuclear Policy Jackie Cabasso (USA) North American Coordinator, Mayors for Peace Jayantha Dhanapala (Sri Lanka) Former UN Under-Secretary-General for Disarmament Affairs Margaret Downs (United Kingdom) Campaign for Nuclear Disarmament – Oxford Sérgio Duarte (Brazil) President of Pugwash Conferences on Science and World Affairs Former United Nations Under-Secretary-General for Disarmament Carlos Villan Duran (Spain) President, Spanish Society for International Human Rights Law Edinburgh CND (United Kingdom) Board Members of Edinburgh CND, Olof Palme Award 2018 Gareth Evans (Australia) Former Foreign Minister of Australia; President Emeritus of International Crisis Group; Co-chair of Australia-Japan International Commission on Nuclear Non=Proliferation and Disarmament Jean-Jacques Fasnacht MD (Switzerland) President PSR/IPPNW Switzerland Anwar Fazal (Malaysia) Right Livelihood Award (1982) Marc Finaud (France/Switzerland) Senior Programme Advisor, Geneva Centre for Security Policy Andreas Alexander Fosby (Norway) President, Oslo Nei til Atomvåpen (No to Nuclear Weapons) Mary-Ellen Francoeur (Canada) Pax Christi Toronto Emilie Gaillard (France) Professor of environmental law at Sciences Po Rennes France Board Member, International Association of Lawyers Against Nuclear Arms Yira Marcela Godoy Ortega (Switzerland) Founder and Director, Primavera de Paz/Printemps de Paix Jonathan Granoff (USA) President, Global Security Institute John Hallam (Australia) Chair, Human Survival Project PNND Australia Coordinator Co-convenor, Abolition 2000 working group on reducing nuclear risks Regina Hagen (Germany) Spokesperson, Abolition 2000 Germany Marianne Hanson (Australia) Associate Professor of International Relations, School of Political Science & International Studies, The University of Queensland Bawa Jain (USA) Secretary General, World Council of Religious Leaders Enkhsaikhan Jargalsaikhan (Mongolia) President, Blue Banner Former Ambassador of Mongolia to the United Nations Brian Jones (Wales) Vice Chair, Campaign for Nuclear Disarmament Cymru Claudio Knüsli MD (Switzerland) Board Member PSR Schweiz, the Swiss affiliate of International Physicians for the Prevention of Nuclear War Arailym Kubayeva (Germany) Project Coordinator, Friedenswerksatt Mutlangen e.V. (Peace Workshop Mutlangen) Dominique Lalanne (France) Co-président Abolition des armes nucléaires-Maison de Vigilance David Lowry (United Kingdom) Former director, European Proliferation Information Centre, London. Senior international Research Fellow, Institute for Resource and Security Studies, Cambridge, Massachusetts, USA Luc Mampaey (Belgium) Directeur, Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) Ramzy Mansour (Australia) Member, International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN) Peggy Mason (Canada) President, the Rideau Institute Former Disarmament Ambassador for Canada Kevin Miletic (United Kingdom) Project Manager, Strategic Concept for the Removal of Arms and Proliferation Sean Morris (United Kingdom) Secretary, UK Nuclear Free Local Authorities Jean Paul Nanfack (Cameroon) Executive Secretary, Africa Mayors for Peace and Development Sarah Nash (USA) IHM Sisters Justice, Peace and Sustainability Office Bent Natvig (Norway) Chairman, Norwegian Pugwash committee Luisa Neubauer (Germany) Youth Climate Campaigner, Fossil Fuel Free Germany Andres Nidecker MD (Switzerland) President of the Basel Peace Office Board Member PSR Schweiz, the Swiss affiliate of International Physicians for the Prevention of Nuclear War General Bernard Norlain ret. (France) Vice-Président Initiatives pour le Désarmement Nucléaire Richard Northey (New Zealand) Representing the Waitemata Local Board, Auckland, New Zealand Marzhan Nurzhan (Kazakhstan) Coordinator, Abolition 2000 Youth Network PNND Coordinator for CIS Countries Pere Ortega (Spain) Centre Delàs d’Estudis per la Pau Frank Otto (Germany) Ambassador of the World Future Council Michele Di Paolantonio MD (Italy) President, Associazione Italiana Medicina per la Prevenzione della Guerra Nucleare (IPPNW Italy) Lorin Peters (USA) Pax Christi Northern California Physicians for Global Survival (Canada) Board Members of PGS Canada LeDayne McLeese Polaski (USA) Executive Director, Bautistas por la Paz/Baptist Peace Fellowship of North America Michel Prieur (France) Président du Centre International de Droit Comparé de l’Environnement Guy Quinlan (USA) All Souls Nuclear Disarmament Task Force Tony Rinaudo (Australia) Senior Adviser Food Security and Climate Change, World. Vision Right Livelihood Award Laureate 2018 Tom Sauer (Belgium) Professor International Politics, University of Antwerp Member BoG Pax Christi Flanders Member, Pugwash Conferences on Science and World Affairs Wolfgang Schlupp-Hauck (Germany) Campaign Officer, Campaign atomwaffenfrei.jetzt Jennifer Allen Simons (Canada) Founder and President, The Simons Foundation Catharina van Staveren (Netherlands) Ambassador, International Cities of Peace Heinz Stockinger (Austria) Nuclear-Free Future Award laureate 2011 Chair, PLAGE- The Independent Salzburg Platform Against Nuclear Hazards Tim Street (United Kingdom) Associate Fellow, Sustainable Security Programme of the Oxford Research Group Aaron Tovish (Mexico) Executive Director, Zone Libre Carlo Trezza (Italy) Chair, Italian Section of the European Leadership Network Former Italy Ambassador for Disarmament and Non-Proliferation Hiromichi Umebayashi (Japan) PNND East Asia Coordinator, Special Advisor, Peace Depot Kenji Urata (Japan) Vice President, IALANA Professor Emeritus, Waseda UniversityAchin Vanaik, Sukla Sen, N.D. Jayprakash, Lalita Ramdas and Anil Chaudhary (India) Coalition for Nuclear Disarmament and Peace Václav Vítovec  (Czech Republic) President of the Iron Curtain Foundation Founder of the ATOM Museum (former Soviet nuclear weapons depot) Alexandra Wandel (Germany) Executive Director, World Future Council -Voice of Future Generations Alyn Ware (Czech Republic) PNND Global Coordinator Right Livelihood Award Laureate 2009 Elizabeth Waterston (United Kingdom) Coordinator, Medact Nuclear Weapons Group Jean Pascal Zanders (Belgium) Director, The Trench Angie Zelter (United Kingdom) Reforest the Earth, UK Right Livelihood Award Laureate 2001, Dr Sundeep Waslekar, président indien du think tank Strategic Foresight Group.

Mouvements militant pour le désarmement nucléaire, la paix et la sécurité

http://pugwash.fr/ International Section française de l'organisation internationale qui rassemble des personnalités des mondes universitaire et politique pour tendre à réduire les dangers de conflits armés et rechercher des parades aux menaces contre la sécurité mondiale. contact@pugwash.fr
https://thebulletin.org/doomsday-clock/ International. Groupe de physiciens qui ont participé en 1945 au Projet Manhattan et ont créé en 1947 une « horloge » indiquant la gravité du risque de la guerre atomique. Aujourd'hui ce groupe comprend 15 Prix Nobel de plusieurs pays.
https://www.globalzero.org/ International.
https://www.amfpgn.org/ International. AMFPGN – Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire. Section française de Internationale Physicians for the Prevention of Nuclear War. r.galinski@amfpgn.org
https://icanfrance.org/ International. Réseau pour l'abolition des armes nucléaires. En France, il réunit 52 groupements.
http://www.abolition2000.org/fr et http://www.abolition2000.org/en/ International. Réseau de plus de 2000 organisations réparties dans plus de 90 pays qui œuvrent pour un traité mondial visant à éliminer les armes nucléaires
https://www.grip.org/ International.. GRIP – Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité.
https://www.paxchristi.cef.fr/ International. Pax Christi France delegue@paxchristi.cef.fr https://uia.org/s/or/en/1100035817 International. L'Union Mondiale pour la Protection de la Vie https://www.amisdelaterre.org Section française d'une association internationale. https://friendsoftheearth.uk/ https://www.greenpeace.fr Section française d'une organisation internationale. https://www.nirs.org/ International. Nuclear Information and Resource Service - World Information Service on Energy. http://www.europeforpeace.eu/ International.
https://ngocdps.wordpress.com/ International. ONG Comités pour le désarmement, paix et sécurité qui assure le lien entre les organisations militant pour ces objectifs et l'ONU. 

http://www.nuclearweaponsmoney.org/ Projet international d'origine allemande. Plaide pour le transfert des budgets des armes nucléaires à des investissements socialement utiles : santé, enseignement etc. info@nuclearweaponsmoney.org
https://worldbeyondwar.org/ USA, international. Mouvement global contre la guerre
http://www.mayorsforpeace.org d'origine japonaise, international. Maires pour la paix.
http://lcnp.org/aboutlcnp/index.htm International. Lawyers Committee on Nuclear Policy
https://www.ialana.info/ International Association of Lawyers Against Nuclear Arms IALANA
https://www.ipb.org/ Bureau international pour un monde sans la guerre. 300 organisations - membres dans 70 pays.
http://www.globalactionpw.org/ International. Action contre la guerre.
https://www.worldwithoutwars.org/ International.
https://www.wpc-in.org/ International.
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_anti-war_organizations énumère des dizaines d'organisations occidentales militant contre la guerre.
https://www.un.org/disarmament/wmd/nuclear/nwfz International. ONU – territoires sans armes nucléaires.
http://www.pnnd.org/fr International.
http://www.ippnw.eu/fr/accueil.html International.
https://wilpfrance.wordpress.com International. Women's International League for Peace and Freedom
https://nonviolence.fr/ France. Désarmement MAN. Mouvement pour une Alternative Non-violente. desarmement@nonviolence.fr et http://www.jean-marie-muller.fr/DESARMEMENT-NUCLEAIRE/desarmement-nucleaire.html
http://www.idn-france.org/ France IDN Initiative pour le désarmement nucléaire multilatéral, progressif et contrôlé. idn.france.association@gmail.com  
http://abolitiondesarmesnucleaires.org France. Abolition des armes nucléaires - Maison de Vigilance réunit une vingtaine d'associations anti-nucléaires.
https://www.sortirdunucleaire.org/ France. Actions contre le nucléaire civil mais parfois aussi pour le désarmement nucléaire. Réunit 900 associations.
https://afcdrp.com/ France. AFCDRP – Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix. michel.cibot@gmail.com
www.mvtpaix.org/ France. Mouvement de la Paix, national@mvtpaix.org
http://www.obsarm.org France. Observatoire des armes.
http://abolitiondesarmesnucleaires.org France.
http://www.elunet.org/spip.php?article20496 France. Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.
http://www.nonaumissilem51.org France.
http://crilan.fr/ France. Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti-Nucléaire.
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?/page/1 France.
http://fan-bretagne.org/3eme-forum-social-mondial-antinucleaire-novembre-2017/ France.
http://mcca-ain.org/ France. La convergence anti-nucléaire.
https://savoie-antinucleaire.fr/category/nucleairemilitaire/ France
https://www.daisyalliance.org/ USA La mission de Daisy Alliance consiste principalement à renforcer la paix mondiale et le mouvement de non-prolifération et de désarmement nucléaires par le biais d'initiatives populaires et d'institutions éducatives.
https://www.preventnuclearwar.org/ USA. Actions pour un changement en faveur de la paix de la politique nucléaire des Etats-Unis. La page https://www.preventnuclearwar.org/whos-on-board énumere des dizaines d'organisations et associations qui souscrivent à l'action de Prevent nuclear war contre les armes nucléaires.
https://www.armscontrol.org/ USA.
https://www.sipri.org/ Suède. Stockholm international peace research institut:recherches sur les conflits, armements, contrôle des armes, désarmement.
https://www.caat.org.uk, Grande-Bretagne. Campaign Against Arms Trade (CAAT).
https://cnduk.org/ Grande-Bretagne. Campaign for Nuclear Disarmament.
https://www.banthebomb.org/ Ecosse. Scottish Campaign for Nuclear Disarmament.
https://uranium-network.org/ Allemagne. Informations sur la dangerosité des mines d'uranium.
https://www.ohne-ruestung-leben.de/ziele/atomwaffen-abschaffen.html Allemagne.
https://www.atomwaffenfrei.de/ Allemagne.
https://www.friedenskooperative.de/friedensforum/artikel/petition-gegen-atomwaffen-gestartet Allemagne.
http://www.dfg-vk.de Allemagne.
http://www.abruestung-jetzt.jusos.de Allemagne.
https://www.evangelische-friedensarbeit.de/artikel/2019/kirchlicher-aktionstag-gegen-atomwaffen-buechel Allemagne.
http://www.atomwaffenfrei.de/aktiv-werden.html Allemagne.
http://www.findunucleaire.be Belgique.
https://agirpourlapaix.be Belgique.
http://www.contratom.ch/spip/ Suisse.
https://safna.org Suisse. Association of Swiss Lawyers for Nuclear Disarmament.
https://movimientoibericoantinuclear.com Espagne. Movimiento Iberico Antinuclear.
https://www.dianuke.org Inde.
Nukleesiz Turquie.
http://www.svetbezvalek.cz/cs/kampan-za-zakaz-jadernych-zbrani Section tchèque de https://www.ipb.org/ info@svetbezvalek.cz
Russie : presque aucune association anti-nucléaire, sauf Greenpeace et peut-être quelques autres associations locales des organisations internationales.

Kazakhstan : Le mouvement antinucléaire Nevada-Semipalatinsk a été la première organisation non gouvernementale (ONG) antinucléaire créée sur le territoire de l’ex-URSS en 1989. Ne semble plus exister.

 

Cette longue liste d'opposants à l'arme nucléaire est plutôt rassurante.

Mais il ne faut pas oublier qu'au moment de décider si les États-Unis allaient larguer leurs deux premières bombes sur le  Japon, six des sept généraux les plus hauts gradés de l'armée américaine ont été contre.

Malgré cela le président Truman a imposé leur utilisation ! 41


Deux  déclarations à méditer (entre bien d'autres du même poids qui pourraient être ajoutées) :

Ronald Reagan, Président des Etats-Unis (1981-89) « Vous apprenez que des missiles soviétiques ont été lancés, vous savez que, désormais, plus rien ne peut les arrêter et qu’ils vont détruire une partie de votre pays, beaucoup plus grande que ce que vous pouvez imaginer. Et vous êtes assis là, sachant que tout ce que vous pouvez faire est d’appuyer sur le bouton pour que des Soviétiques meurent aussi, alors que nous serons déjà tous morts. » (1985)

Général Lee Butler, commandant en chef (1992-94) des Forces aériennes nucléaires des Etats-Unis :  « Nous n’avons pas de plus grande responsabilité que de mettre un terme à l’ère nucléaire (….)  Nous ne pouvons continuer de soumettre à un blocage souverain les clés qui nous délivreraient enfin du cauchemar nucléaire.  Nous ne pouvons refuser d’engager les ressources essentielles pour nous libérer de son emprise, pour réduire les dangers qu’il représente.  Nous ne pouvons rester là, assis, à acquiescer par notre silence aux sermons dépassés des grands prêtres du nucléaire.  Il est temps de réaffirmer la primauté de la conscience individuelle, de redonner voix à la raison et aux intérêts légitimes de l’humanité. » (2 février 1998)

ANNEXE 1

Radiations : nous y sommes déjà tous trop exposés

 

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Il y a un siècle, ou encore il y a encore 50 ans on pouvait s'enchanter de l'exploit technique de la domestication du nucléaire, admirer sa puissance et croire aux promesses de ses bienfaits, même si depuis 1903 des savants connaissaient la dangerosité des radiations. Cependant, aux États-Unis la dernière commande d'une centrale nucléaire date de 1973, ils n'en construisent plus depuis 45 ans.

En France, on continue à en bâtir car la propagande pro-nucléaire est toujours efficace, aidée par la docilité des médias face à la pression de l’État et des promoteurs de cette énergie. Cela explique que trop de citoyens continuent à croire que le nucléaire, civil et militaire, sont "bons", voire indispensables, alors que nous sommes déjà tous exposés, en plus de la radioactivité naturelle, aux radiations provenant

-  des retombées de 2000 essais nucléaires dans l’atmosphère et sous terre dont une partie a contaminé l'eau, une autre est remuée et remise en circulation lors de divers travaux civils et les combats,

-  des catastrophes majeures des centrales nucléaires de Majak, près de Kychtym, en URSS, Windscale (rebaptisée ensuite en Sellafield) en Grande-Bretagne, Three Mills Island aux États-Unis, Tchernobyl en URSS, Fukushima au Japon et à des fuites quotidiennes des centrales nucléaires, plus nombreuse que le public ne le pense en général,

-  de la pollution radioactive due à l'extraction, aux transports, au retraitement et au stockage des matières fissiles,

-  de l'uranium et du plutonium dispersés par des obus et des bombes  « anti-char » et « anti-bunker », utilisés abondamment pendant la guerre dans l'ex-Yougoslavie, en Afghanistan et dans plusieurs conflits au Moyen-Orient,

- des éléments radioactifs répandus lors des catastrophes d'avions civiles contenant de « l'uranium appauvri » (mais enrichi au plutonium !) pour lester leur « nez », de nombreuses chutes d'avions militaires transportant des bombes nucléaires et de satellites à propulsion nucléaire, ainsi que suite à la noyade de plusieurs sous-marins nucléaires – dont certains porteurs de fusées nucléaires,

-  de l'incorporation de déchets « faiblement radioactifs » dans le macadam de certaines routes, stades, bâtiments,

-  de l'utilisation des rayonnements contre les bactéries alimentaires,

-  de l'usage abusif des examens médicaux radiologiques par des médecins, en particuliers les dentistes, que l'on a persuadés de leur innocuité.

-  des vols en haute altitude.

Ces pollutions ne relèvent pas uniquement du passé, leurs causes agissent toujours et continuent à aggraver la situation.

A cette énumération d'éléments nuisibles à notre santé peuvent être ajoutés les radiations électromagnétiques de nos téléphones portables (y compris les téléphones sans fil), ordinateurs et téléviseurs.

La situation est aggravée par quelques 100 milles produits auxquels nous expose l'industrie chimique, souvent sous forme de nano-particules capables de passer la barrière cellulaire et pénétrer même dans le cerveau.

Merci de voir le détail sur  https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/100713/esperance-de-vie-en-bonne-sante-elle-baisse

Cela explique-t-il l'affirmation, répétée assez souvent ces dernières années, qu'un Français sur deux a, ou aura un cancer ?

Protestez auprès de vos élus car ils ont besoin de manifestations massives pour oser s'opposer aux lobbys industriels et militaires.

 ANNEXE 2

Président Trump et la guerre nucléaire

(Extraits troublants d'un article de New York Magazine sur l'attitude de l'imprévisible président américain.)

http://nymag.com/intelligencer/2017/08/trump-thinks-about-nukes-a-lot-doesnt-know-much-about-them.html?gtm=top&gtm=bottom


En 2004, quand un intervieweur de Playboy lui a demandé d'expliquer pourquoi il ne pensait pas que ses bâtiments allaient encore être debout dans 100 ans, Trump a parlé de son oncle :

« J'avais un oncle qui était un grand professeur et un homme brillant - le Dr. John Trump, professeur au Massachusetts Institute of Technology. Toute sa vie a été consacrée à l’étude et à l’éradication du cancer et, malheureusement, il est décédé du cancer. Mais c’était un scientifique brillant et il me disait qu'aujourd’hui les armes devenaient si puissantes que l’humanité était face à un très grand problème.

C'était il y a 25 ans, mais il avait raison. Le monde est instable et il va se passer des choses terribles. C’est pourquoi je mène la vie que je mène. Je la savoure car je sais que la vie est fragile et que si le monde ressemble dans cent ans à celui que nous connaissons, nous aurons eu une très grande chance, ou nous aurons dégotté à un moment ou à un autre d’incroyables gouvernants. »

Un mois avant l'accès de Trump à la présidence, Mother Jones a examiné ses nombreuses déclarations publiques au sujet de la guerre nucléaire et a noté qu'on lui attribuait souvent la conviction que la guerre nucléaire était inévitable. Pourtant, en 1990, dans une autre interview de Playboy, Trump a déclaré:

« Je pense à la guerre nucléaire depuis toujours, c’est un élément très important de ma réflexion. C’est l’ultime, la catastrophe ultime, le plus gros problème que ce monde connaisse, et personne ne se concentre sur ses tenants et aboutissants. (…) Je pense que la plus grande des stupidités est de croire que cela ne se produira jamais parce que tout le monde sait à quel point ce serait destructeur, donc personne n’utilisera ces armes. Quelle connerie ! »

Quelques semaines plus tard, lors de son premier débat avec Hillary Clinton, Trump a déclaré qu'il ne mènerait pas la « première frappe »  nucléaire - mais dans la même phrase il a ajouté qu'il laisserait toutes les options ouvertes. « J'aimerais que tout le monde y mette fin, s'en débarrasse. Mais je ne ferais certainement pas le premier pas. Je pense qu’une fois l’alternative nucléaire mise en place, c'est fini », a déclaré Trump, ajoutant quelques instants plus tard. « En même temps, nous devons être prêts. Je ne peux rien enlever de la table. »

Rien ne permet de croire que le fait d’être président ait permis à Trump de mieux comprendre les questions nucléaires. Pendant la guerre verbale de la semaine dernière avec Kim Jong-un, Trump a affirmé aux Américains qu'au cours des six derniers mois il avait mis à niveau l'arsenal nucléaire américain - bien qu'avec nos plus de 4 000 têtes nucléaires, la puissance de feu qui pourrait être dirigée contre la Corée du Nord ne soit certainement pas un souci.

« Mon premier ordre de président a été de rénover et de moderniser notre arsenal nucléaire. Il est maintenant beaucoup plus fort et plus puissant que jamais. » - Donald J. Trump (@real DonaldTrump) 9 août 2017

« Espérons que nous n'aurons jamais à utiliser ce pouvoir, mais il n'arrivera jamais que nous ne soyons pas le pays le plus puissant au monde ! » - Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 9 août 2017 

ANNEXE 3

Manifeste Normandie pour la paix dans le monde

publié le 4 juin 2019 à Caen, dans le cadre du Forum mondial Normandie pour la paix: https://normandiepourlapaix.fr/sites/default/files/inline-files/FR%20Manifeste%20Normandie.pdf

Les rédacteurs et premiers signataires du Manifeste comptent notamment trois prix Nobel de la paix : la Libériane Leymah Gbowee, engagée pour le droit des femmes, l’Égyptien Mohamed el-Baradei, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’Américaine Jody William, récompensée pour sa lutte contre les mines antipersonnel terrestres. Les deux autres rédacteurs signataires sont le professeur Anthony Grayling, philosophe britannique spécialiste des Droits de l’homme, et le Dr Sundeep Waslekar, président indien du think tank Strategic Foresight Group et militant pour le désarmement nucléaire.

Trois prix Nobel de la paix et leurs co-auteurs invitent chaque citoyen à signer leur appel mondial pour stopper l’escalade de la course aux armes de destruction massive. Seule une paix durable, qui nécessite de réorganiser les institutions internationales, pourra non seulement éviter l’apocalypse d’une nouvelle guerre mondiale mais aussi permettre la mobilisation face aux autres problèmes existentiels de l’humanité, à commencer par la crise climatique, disent-ils.
« Les dépenses militaires mondiales ont doublé depuis la fin de la guerre froide », écrivent-ils. La multiplication des sources de tension doublée d’une « érosion des valeurs éthiques » font courir de nombreux risques de « guerre par accident, par incident ou par intention ».

Les climatologues alertent régulièrement sur les risques de famines, épidémies, migrations massives et déstabilisations politiques que risque d’engendrer l’aggravation du réchauffement climatique. Ces menaces nouvelles, qui s’ajoutent aux menaces prégnantes des armes de destruction massive requièrent un sursaut urgent de solidarité mondiale, prônent les signataires. Côté sombre, ils préviennent que « l'effondrement de toutes les nations dominantes au fil de l'Histoire témoigne de la naïveté des arrogants ». Côté optimiste, ils veulent croire qu’après « chaque crise, [l’esprit humain] a su rebondir pour créer un monde meilleur ». « C'est un appel à donner corps à la notion d'ubuntu, qui signifie “Mon humanité est inextricablement liée à ce qu'est la vôtre” ».

NOTES

1 https://thebulletin.org/doomsday-clock/past-statements

1a "Dans une tribune parue (le 29/4/2019) dans le Wall Street Journal, Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’URSS, affirme que la dissuasion nucléaire, loin de constituer une sorte de garantie ultime de la sécurité internationale, place le monde dans une situation de danger permanent. Affirmant que les actuels dirigeants russes et américains n’ont pas évolué dans leur pensée nucléaire depuis la fin de la guerre froide, Mikhaïl Gorbatchev souligne la nécessité de tenir compte du risque d’erreur humaine, technique ou informatique dans le déclenchement d’un conflit nucléaire." (La Revue de presse d'IDN du 10/5/2019)

Dans l'article précité Gorbatchev rappelle comment il est allé expliquer à Madame Thatcher l'étendue du danger nucléaire : https://www.wsj.com/articles/the-madness-of-nuclear-deterrence-11556577762  Il ne l'a pas convaincue.

Si Mme Thatcher était si peu instruite de la nature et de l'organisation des forces nucléaires que Gorbatchev se sentait obligé de lui apporter des informations, qu'est-ce que cela doit être avec les politiciens de deuxième, troisième rang ?!

1b  Le Parlement anglais est arrivé à la même concusion en avril 2019:  « Dans un rapport intitulé « Rising nuclear risk, disarmament and the Nuclear Non-Proliferation Treaty» (« La montée du risque nucléaire, le désarmement et le Traité de Non-Prolifération nucléaire »), la commission des relations internationales de la Chambre des Lords estime que le risque d’un conflit nucléaire est à son apogée depuis les trente dernières années et la fin de la guerre froide. » Revue de presse IDN du 27 avril 2019 d'après https://www.mirror.co.uk/news/politics/threat-nuclear-war-worst-30-14471901

Rapport Bruntland, ONU, 1987, 11/II/1  « Les conséquences probables d’une guerre nucléaire font apparaître insignifiantes les autres menaces contre l’environnement. »  https://thebulletin.org/timeline http://www.idn-france.org/2018/01/scientifiques-sinquietent-risque-tres-eleve-de-conflit-nucleaire/

Jean-Pierre Dupuy, Le Monde, 3 août 2015 : « Dans le discours qu’il prononça à Prague, en avril 2009, le président Obama a fait miroiter la possibilité que le monde se débarrasse de tout armement nucléaire en moins d’une génération. En 2015, cette vue des choses semble complètement anachronique. Il faut remonter aux pires moments de la guerre froide pour trouver une situation mondiale plus proche qu’aujourd’hui d’une déflagration nucléaire. » http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/08/03/penser-l-impensable-destruction-nucleaire_4709397_3232.html

IDN-Franc, 30 janvier 2018 « Les deux plus grands dangers de la planète sont le dérèglement climatique et les armes nucléaires. Sauf que celles-ci peuvent détruire à tout instant la planète, en raison d’un conflit ou d’une erreur ou d’un accident technique, et que la destruction sera totale et immédiate. » http://www.idn-france.org/2018/01/armes-nucleaires-inutiles-dangereuses/ 

1c cité par http://www.idn-france.org/2019/04/changer-la-vision-des-armes-nucleaires

2   https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/20/muni-f20.html https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/20/muni-f20.html

3   William Perry, Secrétaire à la Défense sous Clinton, pense qu' « aujourd'hui (le 31/1/2018), le danger d'une catastrophe nucléaire est plus grand qu'il ne l'était pendant la guerre froide et la plupart des gens ne sont pas conscients de ce danger.  »  http://www.wjperryproject.org/notes-from-the-brink/former-sec-def-travels-to-russia-with-message-of-nuclear-risk-reduction et http://www.idn-france.org/2018/02/12-propositions-didn/

Perry ironisant sur ceux qui sont « bercés par l’illusion qu’il y a, ou pourrait y avoir, une défense antimissile efficace contre une attaque nucléaire » : https://blogs.mediapart.fr/edition/nucleairelenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/030716/un-severe-avertissement-nucleaire 

http://www.idn-france.org/2018/02/soutien-dialogue-entre-gouvernements-reduire-risques-nucleaires/

http://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/19/a-munich-les-echos-du-chaos-moyen-oriental_5259099_3210.html

https://www.securityconference.de/news-uebersicht/

http://fr.icanw.org/faits/arsenaux-nucleaires/ La Cour Internationale de Justice a déclaré dans un arrêté de 1996 que les États avaient le droit de posséder des armes nucléaires mais s'ils les utilisaient ils commettaient un crime contre l'humanité.

Un article américain de mars 2019 fait le point sur l’état de l’arsenal nucléaire mondial et sur la modernisation des arsenaux des différentes puissances nucléaires (cf le lien ci-dessous).

Résumé :

« Les Etats-Unis, avec 6450 têtes nucléaires dont 1750 déployées, prévoient de dépenser 400 milliards de dollars d’ici à 2026 et entre 1,2 et 1,7 trillion de dollars d’ici à 2046 pour moderniser leur arsenal, notamment au travers de nouveaux bombardiers et de nouveaux missiles nucléaires terrestres.

Dans le cercle vicieux qui les amènent dans une nouvelle course aux armements, la Russie n’est pas en reste, en prévoyant d’ici à 2022 la mise en service de cinq nouveaux sous-marins nucléaires (peut-être même neuf), et d’ici à 2027 celle d’une trentaine de drones sous-marins capables de transporter des armes nucléaires, technologie jusque-là inédite.

Tandis que la Chine souhaite augmenter son stock nucléaire, notamment de missiles capables de frapper le continent américain,

l’Inde et le Pakistan misent surtout sur de nouveaux réacteurs leur permettant de produire plus de matière fissile et sur de nouveaux bombardiers nucléaires, les progrès nucléaires à la fois les plus inquiétants et les plus incertains se situant évidemment en Corée du Nord. »

La revue de presse IDN du 29/3/19, réalisée par Emilien Houard-Vial, Bernard Norlain et Patrick Debono. résumant l'article https://www.army-technology.com/features/future-nuclear-weapons-technology

http://www.idn-france.org/2016/07/etat-du-stock-mondial-darmes-nucleaires/ Voir aussi la riche documentation de IRNC http://irnc.org/Defense_et_paix/Defense_et_desarmement_nucleaires

Dans sa « Lettre aux Évêques », Jean-Marie Muller appelle la dissuasion nucléaire un « crime prémédité » :  http://www.jean-marie-muller.fr

http://mjp.univ-perp.fr/textes/marshall05061947.htm

10 Le bombardement de Hiroshima et à Nagasaki a été un « test grandeur nature ».

En 1995, dans ses « Mémoires », l’amiral Leahy, chef d’état-major particulier des présidents Roosevelt puis Truman, a affirmé : « Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre. (…) L’utilisation à Hiroshima et à Nagasaki de cette arme barbare ne nous a pas aidés à remporter la guerre. ».

Le général Eisenhower l'a confirmé dans ses « Mémoires ».

Voir aussi l'article de Jean-Pierre Dupuy, cité dans la note 1 ci-dessus.

Le Japon a capitulé à cause de l'entrée en guerre de l'Union soviétique : voir une analyse très complète de Ward Hayes Wilson http://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler

Avant l'attaque de Hiroshima et de Nagasaki, le « général américain Thomas Farrell, sidéré par l’explosion du 16 juillet, au Nouveau-Mexique, évoqua  ''un coup de tonnerre (…) qui nous révéla que nous étions de petits êtres blasphémateurs qui avaient osé toucher aux forces jusqu’alors réservées au Tout-Puissant''.  Ce que Kenneth Bainbridge, directeur du test, avait commenté de façon nettement moins littéraire : ''A partir de maintenant, nous sommes tous des fils de pute''. » http://www.lemonde.fr/international/article/2015/08/05/6-aout-1945-8-h-15-mon-dieu-qu-avons-nous-fait_4712214_3210.html

Le commandant américain qui a ordonné le bombardement de Hiroshima et de Nagasaki, Curtis LeMay, a admis publiquement que si les États-Unis avaient perdu la guerre, il aurait été condamné comme criminel de guerre.

10a  https://www.stanforddaily.com/2019/05/30/daniel-ellsberg-talks-u-s-russia-relations-criticizes-nuclear-weapons

10b  https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_nucl%C3%A9aire

10c  L'opinion de Patrice Bouveret est cité par Amnesty International https://www.amnesty.fr/controle-des-armes/actualites/nucleaire--le-debat-interdit

10c  Le monde, éparpillé entre différentes puissances, est particulièrement vulnérable. C'était l’opinion de H.G.Wells qui, en 1913, a écrit le roman prémonitoire sur l’avènement des armes nucléaires, La Destruction libératrice (The World Set Free).

Le roman de Wells a peut-être influencé le développement de cette arme puisque le physicien Leó Szilárd l'a lu en 1932, l'année de la découverte du neutron. En 1933 Szilárd a conçu l'idée de la réaction en chaîne et une année plus tard a déposé les brevets correspondants.

Wells croit que la seule défense contre le danger des armes nucléaires est la création d'un gouvernement mondial.

« From the first they had to see the round globe as one problem; it was impossible any longer to deal with it piece by piece. They had to secure it universally from any fresh outbreak of atomic destruction, and they had to ensure a permanent and universal pacification. »

11  http://www.idn-france.org/2017/12/deux-dangers-menacent-plus-planete-changement-climatique-armes-nucleaires-2/

« L’annonce du retrait américain du Traité INF soulève une vague d’inquiétude, mais ne fait que s’inscrire dans la ‘Nuclear Posture Review’ (NPR) du président Trump, qui préconise un renforcement des capacités nucléaires des Etats-Unis de nature à abaisser le seuil d’emploi de la force de frappe. »  http://www.idn-france.org/2017/12/deux-dangers-menacent-plus-planete-changement-climatique-armes-nucleaires-2/

L’Europe : un futur champ de bataille nucléaire !
Donald Trump, désormais bien connu pour ses actions diplomatiques irresponsables et inconséquentes, vient d’annoncer à des journalistes américains le retrait des Etats-Unis de l’Intermediate-range Nuclear Forces Treaty (INF). (…) Les Américains viennent de prendre de manière unilatérale une décision potentiellement dévastatrice pour les Européens, puisqu’ils sont par définition les principaux concernés par un conflit utilisant des armes nucléaires de moyenne portée. Comme du temps de la guerre froide, l’Europe redevient le potentiel champ de bataille nucléaire de puissances extérieures, sans même avoir cette fois-ci l’illusion d’être protégée par l’OTAN, qui n’a ici pas eu son mot à dire.

Emilien Houard-Vial 22 octobre 2018 IDN-France http://www.idn-france.org/2018/10/leurope-un-futur-champ-de-bataille-nucleaire La dissuasion nucléaire : un modèle de défense inefficace et dangereux L’annonce du retrait américain du Traité INF soulève une vague d’inquiétude, mais ne fait que s’inscrire dans la ‘Nuclear Posture Review’ (NPR) du président Trump, qui préconise un renforcement des capacités nucléaires des Etats-Unis de nature à abaisser le seuil d’emploi de la force de frappe. Solène Vizier 26 octobre 2018 IDN-France http://www.idn-france.org/2018/10/la-dissuasion-nucleaire-un-modele-de-defense-inefficace-et-dangereux/

12  Journal Le Monde, 18 mars 2003. http://www.dissident-media.org/infonucleaire/usa_bomb.html#ancre1580953

13  http://nuclearweaponarchive.org/Usa/Weapons/B61.html Currently the B61-11 is deployed for use with the stealthy B-2 bomber, which entered service in a nuclear role on 1 April 1997.

Cependant, depuis 1990 les USA et la Grande-Bretagne possèdent des sous-marins Trident II portant des charges nucléaires assez précises pour être utilisées en « première frappe » : https://www.les-crises.fr/armes-nucleaires-en-attendant-laccident-par-eric-schlosser/

En fait, les "mini-bombes" existent depuis les années 1950. Elles ont été destinées à servir sur les champs de bataille. « La miniaturisation des armes atomiques, ou « mini-nuke », terme générique pour les armes nucléaires de très faible puissance, a permis, à partir de la fin des années 1950 jusqu'à la fin de la guerre froide, la fabrication d'armes de courte portée prévues pour être utilisées directement sur le champ de bataille par exemple d'une part, et d'autre part leur transport dans une simple valise diplomatique. Ce qui laissait entrevoir que non seulement des États mais aussi des organisations parallèles seraient susceptibles d'en disposer à court ou moyen terme. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Prolif%C3%A9ration_nucl%C3%A9aire

Depuis les années 1990, des bombes encore plus miniaturisées peuvent être tirées à des milliers de kilomètres et servir comme armes d'attaque.

Les bombes nucléaires miniaturisées sont aussi évoquées, par exemple, dans « La vérité scientifique sur le nucléaire en 10 questions », ouvrage de qualité, de Chantal Bourry, éd. Rue de l'échiquier, pp.142-3.

14  https://pugwash.org/2018/02/06/statement-on-the-united-states-2018-nuclear-posture-review/ Cet avertissement se réfère au Programme nucléaire des États-Unis publié le 2/2/2018: https://media.defense.gov/2018/Feb/02/2001872886/-1/-1/1/2018-NUCLEAR-POSTURE-REVIEW-FINAL-REPORT.PDF

La nouvelle « Posture américaine » a très vite provoqué une réponse belliqueuse de la Russie. Elle annonce une nouvelle course à l’armement.

Paradoxalement, la même  « Posture » semble encourager les deux Corées à se rapprocher. Leurs dirigeants semblent comprendre que si les USA attaquent la Corée du Nord celle du Sud risque de se trouver impliquée, et peut-être détruite, elle aussi.

Le 4/2/2018 « Le Ministre des Affaires Étrangères allemand, Sigmar Gabriel, a appelé les Européens à prendre l'initiative dans le domaine du désarmement nucléaire après l'annonce par les États-Unis de leur intention de se doter de nouvelles armes nucléaires de faible puissance. »  https://www.romandie.com/news/Sigmar-Gabriel-appelle-l-Europe-a-se-mobiliser-pour-le-desarmement-nucleaire/887121.rom

14a https://www.npr.org/2019/01/28/689510716/trump-administration-begins-production-of-a-new-nuclear-weapon

Les États-Unis représentent 5 % de la population de la planète et 50 % des dépenses militaires mondiales.

14b https://www.mondialisation.ca/escalade-nucleaire-dans-la-peninsule-italienne-la-bombe-b61-12-est-testee/5585692

15   http://www.voltairenet.org/article144842.html

15a  IDN  Revue de presse du 23 novembre 2018 citant https://www.newsweek.com/russian-senators-make-easier-use-nuclear-weapons-war-increasing-1227112 

En janvier 2019 , le Président Poutine affirme publiquement que la Russie dispose d'un programme de réponse immédiate et quasi automatique à une attaque nucléaire américaine – réponse capable de détruire une grande partie des États-Unis. Cf. The National Interest, USA https://nationalinterest.org/blog/buzz/meet-dead-hand-might-be-russias-most-terrifying-nuclear-weapons-idea-yet-40937 et https://www.washingtonpost.com/world/europe/russia-is-poised-to-add-a-new-hypersonic-nuclear-warhead-to-its-arsenal/2018/12

16  « La guerre a changé. Demain, elle aura pour mobile le contrôle des ressources et des énergies, mais aussi l'éloignement des populations les plus pauvres, dont on cherchera à freiner l'exode par la force. » Extrait de  « Tu viens? » de Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne Ministre de l’Écologie. Gallimard, 2009, p.12.

17  https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Faisable-et-necessaire-_NG_-2010-01-31-546067

17a  L'interview de Henri Bentégeat a été publié sur http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/face-aux-nouvelles-menaces-a-quoi-sert-la-dissuasion-nucleaire-10-06-2015-1935058_53.php

Voir aussi l’article de Pierre Lamballe : https://www.lajauneetlarouge.com/article/la-dissuasion-nucleaire-une-arme-plus-actuelle-que-jamais

En juillet 2019, le Président Maron a décidé d'offrir à l'armée 3.5 milliards d'Euros pour dévélopper dans l'espace la défense avec des armes capables de détruire des satelites ennemis.

Enfin, « Lors d’une cérémonie présidée par le Président de la République française Emmanuel Macron, Naval Group a lancé le 12 juillet 2019, à Cherbourg, le Suffren, premier d’une série de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de dernière génération. Cet événement est une étape clef dans l’avancement du programme Barracuda au profit de la Marine nationale. » « Avec le Barracuda, la Marine nationale disposera pour la première fois, d’une capacité de frappe dans la profondeur à partir de sous-marins, grâce à l’emport des missiles de croisière navals (MdCN) de MBDA. Il permet également la mise en œuvre discrète de forces spéciales, notamment grâce à son « sas nageurs » et à l’emport optionnel d’un hangar de pont permettant le déploiement des véhicules sous-marins des commandos. Enfin, plus discret, plus manœuvrable et plus mobile, le Suffren dispose de systèmes de dernière génération et notamment d’une conduite centralisée et automatisée. « A présent, nous sommes tous mobilisés pour finaliser les essais à quai du Suffren avec le démarrage de la chaufferie nucléaire au cours des prochaines semaines, mais aussi pour produire la série complète. »

https://www.naval-group.com/fr/news/en-presence-du-president-de-la-republique-francaise-naval-group-lance-le-suffren-sous-marin-nucleaire-dattaque-de-derniere-generation/

18  http://www.idn-france.org/2013/12/un-prix-%e2%80%8b%e2%80%8bnobel-de-la-paix-met-en-garde-contre-la-famine-nucleaire/

19  Science & Vie n°758, novembre 1980.

19a  "La bombe radiologique ou dispositif de dispersion radiologique (DDR) (également appelée « bombe sale ») est une bombe non conventionnelle, entourée de matériaux radioactifs destinés à être répandus en poussière lors de l'explosion. Cette explosion a donc l'intensité thermique et mécanique d'une bombe conventionnelle, mais dissémine autour d'elle des éléments radioactifs qui auront des effets à long terme. Le but principal n'est pas de détruire, mais de contaminer une zone géographique et les personnes présentes en son sein par des radiations directes (premier effet) et l'ingestion et l'inhalation de matériaux radioactifs.

« Bombe sale » désigne principalement la bombe radiologique, mais elle désigne également tout engin détonant disséminant un ou plusieurs produits chimiquement ou biologiquement toxiques (NRBC pour nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). Ces diverses armes sont réalisables sans une importante infrastructure industrielle, donc accessibles aussi bien aux autres groupes violents."

19b « Les poussières radioactives des champignons atomiques et la fumée des incidents consécutifs à l’explosion, en absorbant la lumière du soleil, réduiraient la quantité de rayonnement solaire atteignant la surface de la terre. Cela entraînerait un assombrissement et un refroidissement de la planète, et en conséquent, une dégradation de la vie animale, végétale et humaine. »  http://www.idn-france.org/2019/08/russie-un-accident-nucleaire-qui-inquiete/

19c https://www.stanforddaily.com/2019/05/30/daniel-ellsberg-talks-u-s-russia-relations-criticizes-nuclear-weapons

19d   https://www.va.gov/rac-gwvi/ « De plus, ce type d’armement n’entre dans aucun protocole international de déclaration, de limitation ou d’interdiction des armes nucléaires stratégiques car, bien qu’il s’agisse d’uranium, le fait qu’il soit appauvri en U-235, le métal à la base des armes nucléaires, lui permet d’échapper aux contrôles. »

20  https://www.mondialisation.ca/g-nocide-l-uranium-appauvri-gaza-le-dossier/11794

21  Ouest-France du 19 septembre 2017 https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/8962/reader/reader.html?t=1505838201815?utm_source=neolane_of-eds_newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=lienarticle&utm_content=20170919#!preferred/1/package/8962/pub/12486/page/5

Nombreux autres médias lui ont rendu hommage après son décès en 2017.

22  Bruce Blair, ancien contrôleur américain de lancement de missiles nucléaires balistiques, a écrit en octobre 2011 : « Chaque jour de la semaine, chaque semaine de l’année, l’organisme de commande et de contrôle des armes nucléaires des États-Unis recense des incidents, tels que des lancements de missiles. Les autorités ont trois minutes pour décider s’il s’agit d’une attaque nucléaire, ce qui exige alors sa notification dans les trois minutes qui suivent au Président. Ce dernier a ensuite entre six et huit minutes pour décider de lancer ou non une riposte. À plusieurs reprises dans le passé, des accidents anodins, tels que le lancement d’un satellite météorologique ou une confusion lors d’un exercice de guerre, ont failli provoquer un affrontement nucléaire. » Cité par IDN France le 7/10/2018. Il faut tout de même savoir que si un président décide de lancer une telle attaque d'autres responsables doivent confirmer son ordre. Ensuite il reste encore un peu de temps pour rappeler les exécutants et annuler cette décision. Mais le danger est tout de même extrême;.

Voir l'article qui cite de nombreux cas où une guerre nucléaire par accident a été évitée à la dernière minute: http://nuclearfiles.org/menu/key-issues/nuclear-weapons/issues/accidents/20-mishaps-maybe-caused-nuclear-war.htm

22a http://www.idn-france.org/2019/04/changer-la-vision-des-armes-nucleaires/

23 http://www.idn-france.org/2019/08/russie-un-accident-nucleaire-qui-inquiete et The Guardian, le 14/09/2014 https://www.les-crises.fr/armes-nucleaires-en-attendant-laccident-par-eric-schlosser

24  « We lucked it » est la conclusion de « Brume de guerre », film documentaire devenu un best-seller aux États-Unis ( https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Fog_of_War )

 « Brume de guerre » est disponible en DVD, sous-titré. Il peut aussi être vu sur Internet  https://streamng-direct.com/?cid=1424&lp=a100&std=clb&t=5562853771691252847&e_country=FR&e_country_code=250&e_language=fr&e_contype=Cable%2FDSL&e_carrier_code=20801&e_os=Windows&e_devmodel=Other&e_devtype=Computer&e_userid=944&e_campid=15623&e_subid=43903&e_affid=4217&e_email=&e_idformat=3&uid=1048961161&pub=5&bs=1212&bsc=781&gtw=2&price=48.20&duration=31d&tprice=0.00&tduration=2h&lp_id=1724&site=174&pw_uid=1048961161

Dans «The Doomsday Machine » , Daniel Ellsberg, ancien responsable du programme de guerre nucléaire sous Kennedy, explique qu'un rien peut déclencher une troisième guerre mondiale.  https://bibliobs.nouvelobs.com/read-in-the-usa/20180123.OBS1065/pentagon-papers-comment-le-monde-est-passe-a-deux-doigts-d-un-holocauste-nucleaire.html Voir aussi son interview de 2019, très intéressante et inquiétante https://www.stanforddaily.com/2019/05/30/daniel-ellsberg-talks-u-s-russia-relations-criticizes-nuclear-weapons

25  Rapport Blix, ONU. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31164 « Armes de la terreur » Rapport de la Commission sur les armes de destruction massive, une commission internationale présidée par Hans Blix, aborde le défi mondial et présente soixante recommandations sur ce que la communauté internationale - gouvernements et société civile - peuvent et doivent mettre en oeuvre. ISBN : 978-2-296-11586-6 • mai 2010 • 250 pages

26 D'après https://thebulletin.org/reminder-hawaii11437file:///C:/1%20-%20Articles%20FM/Nucl%20-%20documentation/Blix%20-%20Raport%20Blix%20-%20traduction%20fr%202010.pdf

26a  IDN, revue de presse du 12/4/19 : « Broken arrows » (« flèches brisées ») est le nom donné aux accidents nucléaires militaires, qu’il s’agisse du lancement ou de la détonation involontaire de charges nucléaires, du vol ou de la perte de celles-ci, ou d’avaries des véhicules qui les transportent. Cet article recense de manière exhaustive les « Broken arrows » des Etats-Unis et de l’URSS/de la Russie, les premiers reconnaissant pour leur part 32 « Broken arrows », dont 6 n’ayant jamais été récupérées (et demeurant par exemple au fond de l’océan). Si la plupart des accidents ont eu lieu durant les décennies 50 et 60, avec des catastrophes parfois évitées de justesse (le cœur radioactif des missiles n’ayant été qu’endommagé), le dernier accident reconnu date de 2007, au cours duquel des missiles de croisière américains ont été installés sur le mauvais type d’avion et n’ont donc pas été protégés de manière adéquate durant leur transport.

26b  https://web.archive.org/web/20101024122343/http://www.francesoir.fr/etranger/le-jour-ou-bill-clinton-perdit-les-codes-nucleaires.42030

27  Vulnérabilité du nucléaire: « L’Indice NTI 2016, qui évalue le degré de sécurité réalisé autour des matériaux les plus meurtriers de la planète, en l’occurrence l’uranium hautement enrichi (HUE) et le plutonium (Pu). »  « Pour la première fois, ce rapport met en avant le risque des cybermenaces. 20 Etats, possédant des stocks significatifs de matières nucléaires utilisables à des fins militaires ou des centrales nucléaires ne seraient pas préparés pour faire face à ce danger. Toujours selon ce rapport, ''les installations nucléaires sont aussi vulnérables que n’importe quelle infrastructure clef [face aux attaques informatiques], alors qu’un nombre croissant d’Etats développent l’énergie nucléaire malgré des lacunes légales et sécuritaires''. »  http://www.idn-france.org/2016/02/prendre-conscience-de-linsecurite-nucleaire-mondiale/

28  http://www.idn-france.org/2018/02/soutien-dialogue-entre-gouvernements-reduire-risques-nucleaires/

29  Science & Vie n°758, novembre 1980.

30  Dès 1964, Lord Mountbatten, président du comité militaire de l’Otan, n’hésitait pas à contredire la doctrine officielle d’emploi des armes tactiques en disant qu’elles « ne pourraient que provoquer une escalade débouchant en fin de compte sur la guerre totale, et que, de ce fait, aucune personne sérieuse ne pouvait envisager leur utilisation ». Cité par Le Général (2S) Bernard de Bressy en octobre 2017, https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Larme-nucleaire-existe-desinventera-pas-2017-10-23-1200886468?from_univers=lacroix

31  http://www.idn-france.org/2018/01/mission-dinformation-nucleaire-reponses-de-paul-quiles/

32  http://www.huffingtonpost.fr/paul-quiles/la-loi-de-programmation-militaire-sapprete-a-etre-votee-et-nos-recommandations-sur-le- nucleaires-ignorees_a_23347441/

En avril 2018, le Parlement a effectivement adopté cette Loi qui doit être approuvée par le Sénat.

Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense, a publié un livre sur l'inutilité et la dangerosité de l'arme nucléaire: Les "fake news" sur les armes nucléaires  

"En utilisant des techniques qui s’apparentent à celles de la propagande et parfois, tout simplement, du mensonge, on essaie de faire croire que l’arme nucléaire apporte à nos concitoyens une garantie absolue de sécurité. Dans le dernier livre écrit par Paul Quilès (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain), intitulé "L’illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique", de nombreuses « fake news » sont décrites et dénoncées, comme par exemple :

La bombe atomique a fait capituler le Japon.
La bombe atomique a permis de maintenir la paix pendant soixante-dix ans.
La France est au Conseil de sécurité grâce à sa bombe atomique.
La bombe atomique assure notre indépendance.
En France, il y a un consensus sur la bombe atomique."

33  « Si ce Traité, juridiquement contraignant, est mis en application, il rendra totalement illégales les armes atomiques, à l'instar des armes biologiques depuis 1972 et des armes chimiques depuis 1993. »  https://news.un.org/fr/story/2017/09/364372-le-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires-ouvert-la-signature-lonu

Cependant : « Le 24 janvier 1946 la première résolution de l’ONU appelle à l’élimination des armes atomiques. Malgré cela, aujourd’hui les États détenteurs de l’arme nucléaire persistent à ignorer cet appel et au contraire se lancent dans une nouvelle course aux armements nucléaires.

Depuis l’adoption du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1970, les initiatives de l’ONU en faveur du désarmement nucléaire se sont multipliées, jusqu’au vote par 122 pays le 7 juillet 2017 d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Malgré ces nombreuses résolutions et l’engagement au désarmement nucléaire des États dotés (1) inscrit dans l’article VI du Traité de Non-Prolifération, ceux-ci refusent l’horizon d’un monde sans armes nucléaires.

Alors que le stock mondial d’armes atomiques reste considérable, les pays nucléaires mettent au point de nouvelles armes atomiques plus performantes et plus sophistiquées qui accroissent la menace sur l’humanité d’une destruction volontaire (guerre nucléaire) ou involontaire (par erreur humaine ou technologique). » La Lettre d'IDN du 28 janvier 2019.

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Paris est la première ville française qui invite, en mai 2019, la France à signer le Traité: https://www.pressenza.com/fr/2019/05/paris-la-ville-lumiere-appelle-a-interdire-les-armes-nucleaires

34  Ben Cramer http://www.jutier.net/contenu/bcramer2.htm

35  http://www.pnnd.org/fr/organismes-internationaux

« Une dénucléarisation totale du monde est-elle la solution ? On peut se débarrasser des armes mais pas du savoir-faire permettant de les reconstruire. Dans un monde sans bombes atomiques, des dizaines d’acteurs seraient en permanence prêts à réarmer pour ne pas perdre une guerre mal engagée. Comme l’écrit l’économiste américain Thomas Schelling : ''Chaque crise serait une crise nucléaire. Toutes les guerres seraient des guerres nucléaires.'' Il est difficile de ne pas partager le pessimisme de Günther Anders. L’apocalypse est inscrite comme un destin dans notre avenir'', écrit-il dans son livre "Hiroshima est partout" (éd. du Seuil, 2008) et ce que nous pouvons faire de mieux, c’est retarder indéfiniment l’échéance. Nous sommes en sursis. » Jean-Pierre-Dupuy, l'article précité, note 1 ci-dessus.

36  https://www.defense.gouv.fr/dgris/enjeux-transverses/lutte-contre-la-proliferation/non-proliferation-et-desarmement-nucleaire

37  Voir les cartes géographiques publiée par http://www.dissident-media.org/infonucleaire/3_8_millions.html et l'analyse des conséquences de ces essais http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/atom-heart-fucker-saison-8-les-75676

38  M.I.T. Press, 1993.  « La guerre nucléaire secrète » de Carole Gallagher est disponible gratuitement, en français, sur le site http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/American_Ground_Zero-4.pdf

39  L'opinion publique belge plaide pour que la Belgique rejoigne les signataires:

"Deux tiers des Belges se prononcent en faveur du désarmement nucléaire. C’est un sondage sans appel qu’a commandé la Coalition belge contre les armes atomiques. En effet, parmi les 1006 Belges interrogés, 64% estiment que leur pays devrait signer le traité d’interdiction complète des armes nucléaires adopté en juillet 2017 par une grande majorité de l’Assemblée générale des Nations Unies – vote durant lequel la Belgique, comme la quasi-totalité des pays de l’OTAN, s’était abstenue. Il est également nécessaire de mentionner que 66% des Belges sont favorables à ce que leurs institutions financières se retirent de l’industrie de l’armement nucléaire, que 53% ne souhaitent pas que les nouveaux F35 acquis par la Belgique soient dotés d’une capacité nucléaire, et que 49% sont contre la présence d’armes nucléaires américaines sur la base de Kleine Brogel. Des chiffres à mettre en regard du faible taux de soutien envers les armes nucléaires (27% pour les deux dernières propositions)." Revue de presse IDN du 27 avril 2019

39a  Les parlementaires et les sénateurs devraient lire ce reportage – et plus encore « La supplication », livre terrible de Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de la littérature, sur les conséquence de la pollution radiologique due à la catastrophe de Tchernobyl :  « Des bribes de conversations me reviennent en mémoire... Quelqu'un m'exhorte : "Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination.Vous n'êtes pas suicidaire. Prenez-vous en main !" »

Les conséquence d'utilisation d'armes nucléaires seraient pires.  Pouvez-vous penser votre femme, votre enfant, vos parents, vous-même en « objet radioactif avec un fort coefficient de contamination »...?!

40 Depuis que les archives secrètes s'ouvrent on apprend que lors des essais dans l'atmosphère tous les pays ont exposé volontairement des milliers de militaires et de civils aux radiations pour observer leur impact sur la santé et la mortalité ainsi que pour étudier la capacité de soldats de continuer à se battre dans un environnement hautement radioactif ! Science & Vie n° 917, février 1994 : « Le scandale des cobayes humains ». Voir aussi http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html et Der Spiegel, 1/1/90: cité par https://www.dissident-media.org/infonucleaire/victimes_kaza.html ou https://maxim-nm.livejournal.com/529432.html

41  Leo Maley III et Uday Mohan, "Not Everyone Wanted to Bomb Hiroshima".

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Pour voir les autres articles de ce site sur le nucléaire, le féminisme, l'environnement, les migrations des populations, l'Europe, la gouvernance :  https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/100918/sommaire-de-ce-site 

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