Confinement – et après: qui décidera ?

Le COVID19 bouleverse nos sociétés. Que se passera-t-il après? La Convention Citoyenne pour le Climat, La Plate-forme participative de 60 parlementaires, le Sénat, les Ministres européens de l'environnement, certains économistes et investisseurs appellent un changement profond de nos modes de vie. Le gouvernement semble résigné. Benoit Vitse en rit aux éclats. (Réactualisé le 23/5/20)

 

La Convention Citoyenne pour le Climat (CCE)

La session finale de la Convention citoyenne pour le climat est reportée à cause du coronavirus. Cependant, la Commission a publié des concluions préalables : « Nous souhaitons que la sortie de crise qui s’organise sous l’impulsion des pouvoirs publics ne soit pas réalisée au détriment du climat, de l’humain et de la biodiversité. Nous demandons de ne pas reproduire les erreurs passées. Il faut  absolument éviter les écueils de la crise de 2008 dont la relance a donné lieu, notamment, à des investissements dans les énergies fossiles et les industries néfastes à l’environnement. La situation inédite que nous subissons aujourd’hui nous oblige à réfléchir, au contraire, à la manière de lier économie et environnement.  En ce sens, le court terme ne doit pas prendre le pas sur le long terme : les décisions actuelles doivent s’inscrire dans une démarche durable et de justice sociale qui profitera à toutes et tous et pour longtemps, sans pénaliser les plus démunis. » (1)

Apparemment, malgré les pressions qu'elle a subi, la CCE a préservé sa liberté d'esprit.

Toutefois, elle ne semble pas avoir abordé la question du nucléaire civil, et encore moins du nucléaire militaire, pourtant capitale. Les documents, mis à sa disposition, et les conférences des intervenants externes ont omis de la mentionner. La seule information porte sur le projet de la loi reportant de 2025 à 2035 l’objectif de baisser à 50 % la part de l’énergie nucléaire dans le mix de la production d’électricité.

Le Centre pour l'action non-violente, Suisse romande. Le Centre pour l'action non-violente, Suisse romande.

 

La Plate-forme participative pour imaginer "le jour d'après"

60 parlementaires ont invité les citoyens à s’exprimer sur 11 sujets, avec la possibilité d'ajouter des contributions sur des questions non-listées. (2)

Thèmes proposés :

1) "Le plus important, c’est la santé!" : quel système de santé demain ?

2) “Métro, boulot, robot” : quel monde du travail voulons-nous ?

3) “A consommer avec modération” : vers une société de la sobriété ?

4) Des liens plutôt que des biens : comment retisser des solidarités ?

5) Éducation et jeunesse : comment construire une société apprenante

6) L’homme face à la machine : peut-on humaniser le numérique ?

7) Une démocratie plus ouverte : comment partager le pouvoir ?

8) “L’avenir de nos territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

9) L’Europe dans le monde” : comment recréer une solidarité européenne et internationale?

10) Notre richesse est invisible : comment mieux évaluer le bien-commun ?

11) "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau partage des richesses ?

Thème manquant :

12) L'énergie.

La première partie de cette enquête s'est terminée le 4 mai, mais est a été prolongée d'un mois.

Le résumé de cette première étape, très succinct, se limite à 30 propositions qui, à mon avis, auraient pu être rédigées par deux ou trois parlementaires sensibles à écologie, indépendamment de cette « plate-forme ». Cependant, la participation citoyenne assez importante leur donne une certaine légitimité :

« Les 8 700 contributions que nous avons reçues en un mois sur la plate-forme 'Le Jour d’après', venant de plus de 26 000 citoyens, mais aussi de syndicats, d’associations, de collectifs de tous ordres ; les 22 ateliers, qui ont été organisés sur les thèmes les plus variés, prouvent qu’il existe un immense désir de penser le monde que nous voulons. »

26 000 participants plus ceux qui ont participé aux 22 ateliers, mais seulement 8 700 contributions ? Un mystère que le résumé n’éclaircit pas.

Le question de l'énergie, en particulier du nucléaire civil et militaire, a été abordée par un certain nombre de personnes mais les conclusions publiées n'en tiennent pas compte.

J'ai reçu de la part du secrétaire de l'un des initiateurs de cette plate-forme la réponse en guise d'explication : « Si vous ne retrouvez pas certaines propositions présentes sur la plate-forme dans la synthèse finale, c'est tout simplement que les parlementaires ne partagent pas tous ces propositions. »

« ... tout simplement » ?

Les citoyens peuvent écrire ce qu'ils veulent mais leur opinion sera occultée si «  les parlementaires ne (la) partagent pas » ? Je ne m'attendais pas à une telle perception de la démocratie.


Le Sénat

"La Commission des Affaires économiques du Sénat appelle le gouvernement à inscrire la transition écologique 'au coeur du plan de relance' pour sortir du marasme économique consécutif à l'épidémie du COVID-19". Elle "appelle le gouvernement 'à maintenir le cap de la transition énergétique', lui enjoignant à faire l'atteinte de la 'neutralité carbone' l'aiguillon du plan de soutien à l'économie." (3)

 

Des ministres européens de l'Environnement ont appelé à une relance post-Covid "verte"

"Nous devons résister à la tentation de solutions à court terme en réponse à la crise actuelle qui risquent d'enfermer l'UE dans une économie basée sur les énergies fossiles pour des décennies", avertissent-ils.

Ils appellent à une "réponse européenne commune" dans le cadre du +Green deal+ européen annoncé par la commission de l'UE, et à "accroître les investissements, particulièrement dans les domaines de la mobilité soutenable, de l'énergie renouvelable, la rénovation des bâtiments, la recherche et l'innovation, le rétablissement de la biodiversité et l'économie circulaire". (4)

 

Des « investisseurs »

Certains économistes et des investisseurs appellent, eux aussi, à un « réveil collectif et une reconfiguration de notre modèle économique ». (5 )

Les dirigeants des entreprises multinationales françaises Renault, L’Oréal, Danone, Saint Gobain, Nestlé, Engie et Suez viennent de signer une tribune dans Le Monde et plusieurs médias européens, aux côtés notamment de Pascal Canfin (député européen LREM, ex-écologiste), Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique) ou encore Yannick Jadot (député européen écologiste), appelant à mettre en œuvre des « investissements pour la relance verte et la biodiversité », qui doivent « servir d’accélérateurs de la transition vers la neutralité climatique et des écosystèmes sains ».

Au même moment, ces mêmes entreprises multinationales, et de nombreuses autres, regroupées au sein de l’Association française des entreprises privées (AFEP), font du lobbying auprès de la Commission européenne pour obtenir le report ou l’annulation de nombreuses initiatives de transition écologique que la Commission envisageait de mettre en œuvre dans le cadre du Pacte vert européen. Ce Green deal européen a pour ambition d’orienter l’ensemble des politiques publiques européennes vers la lutte contre le réchauffement climatique. Il est d’ailleurs présenté par les auteurs de la tribune comme ayant « le potentiel pour reconstruire notre économie sur la base d’un nouveau modèle de prospérité ». (6)

 

 

Société civile

Des milliers de citoyens inventent des moyens permettant de contribuer pratiquement, à leur échelle individuelle, à la solution de cette crise.

Cependant, personne ne semble examiner la question de savoir quels changements les Français pourraient accepter, dans quelle mesure et de quelle manière ils seraient prêts à s'engager en faveur de changements de nos modes de vie.

Les 150000 francs-maçons ont les moyens de s’atteler à cette tâche mais tardent de le faire. (7) Leur passivité est un mauvais présage.

 

Abdication du Gouvernement ?

Le premier Ministre Edouard Philippe semble être un « collapsologue ». (8)

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, affirme : « Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire ». (9)

Ils ont droit d'être pessimistes et leur sincérité les honore. Mais la République ne leur a pas accordé le pouvoir pour cela, ils doivent proposer des voies vers l'amélioration de cette situation. En se disant contre « l’écologie punitive » le premier Ministre aura du mal à favoriser les changements profonds de nos modes de vie.

Pendant ce temps, le Président fait tourner la planche à billets au profit du lobby nucléaire, civile et militaire, de l'aviation, des fabricants des voitures - en promettant d’améliorer le financement des hôpitaux après la pandémie.

 

« L’après-crise, un boulevard pour la gauche… si elle le veut bien »  

"Le monde d'après : État, service public, démondialisation, revenu universel… Le retour fulgurant au premier plan des politiques sociales semble offrir une occasion inespérée… que les rancœurs pourraient bien gâcher. » (10)

 

L'avenir radieux des mafias après le Covid-19 ?

Pendant  ce temps, Roberto Saviano, l'auteur de Gomorra, s'inquiète dans La Repubblica « des possibilités offertes au crime organisé par les pénuries qui naîtront de la pandémie ». (11)

 

Propositions pour un retour sur Terre

Un résumé de la situation de la terre et de l'humanité, accompagné d'une série de propositions de changement intéressantes, vient d'être publié par un groupe de philosophes et autres penseurs :

« A la place d’un retour fulgurant à la croissance, il conviendrait de décélérer brutalement - et à long terme - nos consommations d’énergie, et indirectement nos consommations tout court. »

« Nous devrons métamorphoser les modes de vie des pays les plus riches, dont le nôtre, tout simplement parce que les causes des destructions du système-terre ne sont autres que nos niveaux de consommation de ressources énergétiques, minérales, halieutiques, de surfaces, d’eau, de biomasse, etc. Un seul exemple, les 10 % les plus riches de la population mondiale émettent la moitié des gaz à effet de serre, alors que la moitié la plus pauvre de la population n’émet que 10 % de ces mêmes gaz. »

« A ceux qui, face à la fermeté des mesures à prendre (...) seraient tentés de crier à ' l’écologie punitive ', rappelons que la punition est déjà là : mort de masse par contamination, confinement général, arrêt brutal de l’économie, dilapidation de milliers de milliards d’euros. Ajoutez à cela l’attaque en règle contre les libertés et droits fondamentaux. Qui, dans ces conditions-là, peut encore parler d’écologie punitive sans sombrer dans le ridicule ? » « Faut-il rappeler que 48 000 personnes meurent par an en France de la pollution atmosphérique, 15 000 des effets du chômage, et que la canicule de 2003 a fait 19 000 morts ? » (12) (13) (14)

Les auteurs développent des dizaines de projets concrets qui méritent d'être discutés. Aucun ne concerne le nucléaire, comme nos centrales et nos bombes ne coûtaient rien et ne nous menaçaient pas... !

 

 Éclats de rire - féroce - de Benoit Vitse

" Le confinement durait déjà depuis plusieurs semaines et il s'était accentué. Les amendes pleuvaient sur les passants qui n'avaient correctement rempli leurs attestations. Deux personnes qui s'étaient serré la main (par provocation?) ont dû payer 1350 euros chacun, car dans ce cas c'est 135 euros par doigt.

Nous vous rappelons que le moindre « bonjour » peut déchaîner le virus (message de prévention).

Pour accéder à un magasin il fallait qu'on prenne votre température, mais comme le gouvernement n'avait pas commandé assez de thermomètres sans contact que l'on dirige vers le front, il fallait se déculotter et attendre trois minutes le verdict du thermomètre anal. Au début, cela choqua un peu, puis on s'habitua à voir cet étalage de fesses à l'étal de chaque commerce. La personne qui dépassait les 37.5 était immédiatement embarquée pour une destination inconnue pour qu'on ne puisse pas la retrouver et se faire contaminer. Les hôpitaux étaient applaudis tous les soirs à 20h, au début par les gens sur leurs balcons ; par la suite ce furent des applaudissements enregistrés. On avait fermé les églises, les écoles, les théâtres, les cinémas, les stades, les magasins de luxe ; certains préconisaient de fermer aussi les hôpitaux puisqu'on y trouvait le plus fort taux de contagion (certains médecins en étaient morts) et que de toute façon il n'y avait pas de traitement pour cette pandémie. Finalement, on avait préféré fermer les prisons

Qu'ils aillent se faire pendre ailleurs ! (déclaration du Ministre de la Justice)" (15)

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Deux autres réflexions, complémentaires, sur les perspectives « d'après » le confinement :

Le scandale Raoult : confinement et après

https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/030520/le-scandale-raoult-confinement-et-apres

Bientôt une pénurie de pots de peinture noire ?

https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/220220/bientot-une-penurie-de-pots-de-peinture-noire

 

P.S.

Crise économique ou changement de modèle ?

Interview de Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes, avril 2020

https://www.agipi.com/crise-economique-ou-changement-de-modele

« C’est dans cet univers là qu’il faudra imaginer un modèle de trajectoire de croissance avec une mondialisation qui ne sera pas entièrement remise en cause mais en tout cas fortement amendée.

Un ensemble d’activités va ainsi retrouver le chemin des territoires grâce à la reconstitution de véritables chaînes de valeur européennes autour notamment des problèmes d’environnement.

Cette réorientation de la croissance se fera donc au profit de deux éléments. Premièrement, la réappropriation d’une partie de la production qui permettra, entre autres, de regénérer des territoires français qui sont à l’abandon et qui souhaitent retrouver de l’activité. Deuxièmement, la prise en compte des problèmes environnementaux, des phénomènes sociétaux, la prise en charge des systèmes de santé, ainsi que l’appropriation des problèmes liés au vieillissement qui constituent un point très important pour comprendre le ralentissement de l’économie mondiale.

Ce sont ces deux phénomènes qui vont en réalité modifier la trajectoire de l’économie telle qu’on l’avait imaginée jusqu’à présent. »

« (…) une sensibilité plus générale et présente dans presque tous les pays développés, centrée sur le fait que la globalisation a été très loin, au détriment de la qualité, des compétences, de la qualification et du talent, au bénéfice de biens de consommation moins chers. »
« C’est d’autant plus important en France car ce qui est gagné sur les biens de consommation moins chers est reperdu sur l’augmentation des cotisations sociales destinées à financer l’accroissement du nombre de chômeurs créé par ce mouvement de délocalisation. Au final, on s’aperçoit avec un œil macro-économique que les gains sont beaucoup moins importants que ce que l’on avait imaginé.

Finalement, ce phénomène de relocalisation prendra des formules multiples. Aux Etats-Unis, il prendra plutôt la forme d’une guerre commerciale parce que c’est le tempérament de Trump. En Europe, il prendra la forme d’une modification de la politique commerciale intégrant, par exemple, des problèmes de tarif carbone qui concernent surtout les produits qui viennent de Chine. »

« Il va y avoir une prise de conscience du fait que l’Europe est un bloc de pays de très vieille tradition, avec des valeurs communes dont leur vision de la démocratie. Je pense que cette crise, qui ne fait que commencer et qui va se durcir en 2021 avec les événements commerciaux à venir, amènera l’Europe à se ressaisir et à comprendre ses forces et ses points communs pour essayer de bâtir un schéma politique original qui donnera à l’Europe une sorte de statut de territoire d’exception et de sagesse. »

Interview réalisée par Exiom Partners pour AGIPI. Publiée le 20 avril 2020 

 

Notes :

  1. Extrait de https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/2020/04/09/la-contribution-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat-au-plan-de-sortie-de-crise
  2. Le 12/04/2020, extrait de https://www.linfodurable.fr/politique/60-parlementaires-nous-sollicitent-pour-imaginer-le-jour-dapres-17459   Participer :https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/ et https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/processes/lejourdapres
  3. Le 8/4/2020, extrait de https://www.linfodurable.fr/politique/coronavirus-les-senateurs-appellent-le-gouvernement-maintenir-le-cap-de-la-transition

    Le Sénat a questionné certains ministres puis leur a envoyé ses questions restées en suspens et ses suggestions: http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_eco/Covid-19/20200410_Courrier_adresse_a_Mme_Elisabeth_Borne.pdf    http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_eco/Covid-19/20200410_Courrier_adresse_a_M._Lemoyne.pdf    http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_eco/Covid-19/20200410_Courrier_adresse_a_M._Didier_Guillaume.pdf    http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_eco/Covid-19/20200410_Courrier_adresse_a_M._Le_Maire.pdf

  4. Le 10/04/2020, extrait de https://www.linfodurable.fr/politique/des-ministres-europeens-de-lenvironnement-ont-appele-une-relance-post-covid-verte-17477
  5. Voir l'état des lieux par Léa Duand-Chattelet – Directrice du Pôle ISR chez DNCA. Fond d'investissement luxembourgeois. https://www.linfodurable.fr/finance/pandemie-vers-un-reveil-collectif-et-une-reconfiguration-de-notre-modele-economique-17405
  6. Maxime Combes, Bastamag, 15 avril 2020 https://www.bastamag.net/CAC-40-Transition-ecologique-monde-d-apres-dividendes-lobbying   Le 9 août 1993 Gary Becker, Nobel d’économie, a titré dans Business Week, « Pétrole : la pollution n'est un écran de fumée. »  En 2003, Milton Friedman enchaînait : « L’environnement est un problème largement surestimé. (…) On ne va pas fermer les usines sous prétexte d’éliminer tous les rejets d’oxyde de carbone dans l’atmosphère. Autant se pendre tout de suite. »  Cités par https://www.monde-diplomatique.fr/2019/07/HALIMI/60058   Le discours de leurs héritiers change, pas leurs convictions ?
  7. Voir, par exemple, la discussion sous l'article https://www.hiram.be/que-sera-le-apres-un-appel-de-fms/?

  8. Edouard Philippe s'est dit « collapsologue » lors d'un entretien avec Niclas Hulot, en 2018  https://positivr.fr/edouard-philippe-effondrement-civilisation-nicolas-hulot/  Il a « rectifié le tir » une année plus tard, dans un entretien avec la rédaction de Huffington post: « Cette prise de conscience ne fait pas de moi un “collapsologue”. Je me sens du pays des Lumières: je préfère en appeler à la raison plutôt qu’à la peur. Je crois dans la science qui doit avoir une plus grande place dans le débat public. » https://www.huffingtonpost.fr/entry/effondrement-edouard-philippe-humanite-est-loin-davoir-dit-son-dernier-mot_fr_5de15f2ae4b00149f72ea3ed
  9. L'opinion du Ministre des Affaire étrangères, Le Drian: « Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire » a été rapporté le 20/4/20 par de nombreux médias, par ex. https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/20/jean-yves-le-drian-ma-crainte-c-est-que-le-monde-d-apres-ressemble-au-monde-d-avant-mais-en-pire_6037128_3210.html, Le Figaro, 20 minutes, L'Ouest-France, la Provence, etc.
  10. Journal Libération, 21/4/2020.
  11. https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/lavenir-radieux-des-mafias-apres-le-covid-19-1188833
  12. https://www.goodplanet.info/2020/04/16/propositions-pour-un-retour-sur-terre
  13. Philosophe et sociologue Bruno Latour, « Imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise », est moins optimiste :  https://aoc.media/opinion/2020/03/29/imaginer-les-gestes-barrieres-contre-le-retour-a-la-production-davant-crise/?loggedin=true
  14. Ce n'est pas l'écologie qui est "punitive":  France: "Près de 21 millions de contrôles ont été réalisés sur le territoire national : ils ont donné lieu à 1,1 million de contraventions, et pour 2/3 il s’agissait de personnes qui n’avaient pas d’attestation. Merci à nos forces pour leur mobilisation." https://t.co/SJRzlk66BO pic.twitter.com/9HoCeLxqjf Christophe Castaner (@CCastaner) May 11, 2020   Le ministère de l’Intérieur indique aussi que 4,8 millions de commerces ont été contrôlés durant la même période, dont 8 260 risquent une sanction.  Espagne: D'après le ministère de l’Intérieur depuis l’entrée en vigueur de l’état d’alerte, le 14 mars, jusqu’au 11 mai, la police a donné 934 785 contraventions. Le nombre de contrôles n’est pas communiqué. Rapportée à ses 47 millions d’habitants et au nombre de jours, le résultat est plus élevé qu’en France.   Italie, 60 millions d'habitants, « la police a contrôlé 12,4 millions de personnes, soit (presque) deux fois moins qu’en France. Ces contrôles ont abouti sur 418 222 sanctions et dénonciations de personnes n’ayant pas respecté l’interdiction de se déplacer. Parmi celles-ci, 5 280 ont présenté une fausse attestation et 886 n’ont pas respecté la quarantaine qui leur était imposée. »  La docilité du peuple qui accepte d'être privé, en temps de paix, de ses forêts et plages n'annonce rien de bon.
  15. Suite sur https://caracasseries.blogspot.com/2020/04/on-sen-souviendra.html et aussi https://caracasseries.blogspot.com/2020/04/ce-nest-pas-le-moment.html et aussi https://caracasseries.blogspot.com/2020/03/un-peuple-de-confines-avec-un.html

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