Non-violence: arme ou utopie?

Tout le monde croit que les Tchèques et Slovaques ont perdu la guerre, engagée contre eux en août 1968 par l'Union Soviétique et ses alliées contraints, mais est-ce si sûr?

La défense non-violente de la Tchécoslovaquie contre l'occupation soviétique en 1968

 

z-svejk

 Le brave soldat Švejk au front  sort sa tête de la tranchée et crie: "Ne tirez pas, il y a des hommes!"

 

La direction de l'Union soviétique s'inquiétait de l'évolution politique et économique de la Tchécoslovaquie pendant le   Printemps de Prague qui a fleuri l'ensemble du pays pendant les huit premiers mois de l'année 1968.

Pourtant, Alexander Dubček, Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque, affirmait, comme il le rappelle dans ses mémoires, que « "ni mes alliés ni moi-même n'avions jamais envisagé le démantèlement du socialisme, même si nous nous séparions de divers dogmes du léninisme. Nous croyions encore en un socialisme indissociable de la démocratie parce que son principe essentiel était la justice sociale. Nous pensions aussi qu'il fonctionnerait mieux dans un environnement orienté vers le marché, en incorporant des éléments significatifs de l'entreprise privée." 1

 Pour les Tchèques et les Slovaques il ne s'agissait pas de quitter le « bloc de l'Est ». Ils voulaient juste pouvoir remettre leur économie sur les rails. Car devenue la vache à lait de l'Union Soviétique, la Tchécoslovaquie n'avait plus les moyens de renouveler et de moderniser son appareil de production. Pour le ressusciter elle avaient besoin de libéraliser son régime politique.

Il faut se rappeler qu'entre les deux guerres mondiales le niveau politique, technologique et culturel de la Tchécoslovaquie était comparable à la France , et même après la deuxième comme en témoigne le Courrier International : « La Tchécoslovaquie, grande puissance industrielle européenne dans l’immédiat après-guerre, tombe, dans les années 1960, dans un marasme économique. » 2

Malheureusement, les dirigeants soviétiques pensaient que la Tchécoslovaquie n'allait pas rester dans le giron de l'URSS après les réformes engagées pendant le Printemps de Prague.

Le 21/8/1968 l'Union soviétique, avec la participation symbolique de quatre autres États du « bloc communiste », a envahi la Tchécoslovaquie avec 500000 soldats, des avions, des chars et d'autres armements.

Dubček précise : « Jusqu’au dernier moment, je ne crus que leurs dirigeants lanceraient une attaque militaire contre nous pour détruire et renverser notre évolution. (…) Il me fallut l’expérience personnelle décapante des jours et des mois à venir pour comprendre qu’en fait j’avais affaire à des gangsters. » «(...) jusqu’à quelques minutes avant minuit ce jour-là (le 21/8/1968) je croyais encore que les relations dans le camp 'socialiste' étaient essentiellement civilisées. A coup sûr, la dernière chose que j’attendais, c’était de voir une réunion de Présidium s’achever par la traque et l’enlèvement de la moitié de ses membres, moi-même compris. 3

En effet, Alexander Dubček et trois ministres les plus actifs pendant le Printemps de Prague, Josef Smrkovský, Oldřich Černík et František Kriegel, ont été arrêtés et transportés en URSS où ils furent gardés au secret. 4

L'occupant comptait sur une défense violente de la part des Tchécoslovaques. Son armée est arrivée à Prague avec une liste d'opposants ainsi que d'autres personnes susceptibles d'organiser la résistance, avec pour objectif de les emprisonner, voire de les déporter, à l'instar de ce qui s'était produit lors de l'occupation de la Hongrie en 1956. 5

Or, toutes ces personnes ont été immédiatement informées par la police de la menace et mises sous protection. Les unes ont pu quitter la Tchécoslovaquie, les autres ont été cachées dans des casernes, certaines même dans des prisons où le KGB ne les aurait jamais cherchées, ce qui démontre une extrême confiance de leur part en l'unité de la population contre l'occupant, l’armée et la police incluses !

La première consigne a été de déménager et de cacher les moyens de communication afin que les autorités puissent coordonner la résistance ce qui a donné parfois des résultats cocasses : Mon ami Martin Porubjak (devenu Premier Ministre de la Slovaquie après la chute du Mur de Berlin) qui, le jour de l'occupation, accomplissait son service militaire en gardant l'entrée de la télévision, m'a raconté comment il avait réagi à l'arrivée des soldats russes qui devaient la saisir. Porubjak leur a demandé: "Avez-vous la 'boumazhka' ('papier', en russe, terme populaire désignant l'ordre écrit) ?" Face à ce gradé de l'armée alliée (après avoir terminé leurs études universitaires les Tchécoslovaques faisaient leur service en tant qu'officiers) les soldats russes ont fait demi-tour pour aller chercher la sacro-sainte 'boumazhka'. Quand ils sont revenus quelques heures plus tard, la télévision avait été déménagée. Elle a pu émettre pendant plusieurs jours encore.

En même temps, le Gouvernement tchécoslovaque demanda à l'armée et au peuple de ne pas résister par les armes mais de refuser toute collaboration avec l'ennemi.

Comme l'enseignement de la langue russe était imposé depuis fort longtemps dans les écoles, la population a été invitée à parler aux soldats russes pour leur expliquer que la propagande soviétique les avait trompés et qu'ils n'avaient rien à faire en Tchécoslovaquie, pays frère.

L'opposition du peuple à l'intervention soviétique s'exprima dans d'autres, de très nombreux actes spontanés de résistance non violente. À Prague comme dans d'autres villes, les Tchèques et les Slovaques accueillirent les soldats du Pacte de Varsovie par des quolibets et des reproches véhéments. En plein mois d'août, sous le soleil torride, personne ne leur aurait offert un verre d'eau. Des milliers de dessins d'humour ridiculisaient les politiciens et l'armée soviétiques. Des graffiti, peints sur les murs (dont le célèbre « Lénine, reviens, Brejnev est devenu fou ! »), sur les chaussées et parfois même sur les chars, exprimaient le refus de l'occupation. Des cheminots ont fait tourner en rond pendant plusieurs jours le train russe apportant le matériel qui devait permettre de traquer les émetteurs des radios et des télévisions. De même pour ralentir l'avancée des armées les panneaux routiers furent détournés pour indiquer de mauvaises directions et les plaques de rues enlevées. Ainsi une unité polonaise s'est-elle retrouvée - en Pologne. Pour entraver l’action des - rares - collaborateurs les médias publiaient leur nom et les numéros d'immatriculation de leurs voitures. 6

L'historien français, Jean-Paul Demoule, quitte la Tchécoslovaquie trois jours après l'occupation : « J’ai traversé des villages, il y avait des tanks un peu partout (…) et toute la population qui discutait et qui, non pas insultait, mais engueulait si j’ose dire les tankistes. Ce n’était pas une atmosphère de terreur. C’étaient des débats évidemment extrêmement orageux. J’ai entendu une fois des soldats russes qui disaient : ‘Mais nous venons vous délivrer, on nous a expliqué qu’il y avait 40 000 soldats américains et ouest-allemands déguisés en touristes’. Ils étaient très étonnés d’être aussi mal reçus alors qu’ils pensaient qu’ils venaient délivrer. » 7

Certains soldats russes croyaient être en Allemagne. En les préparant à l'invasion de la Tchécoslovaque leur aurait-on dit qu'ils allaient combattre les Allemands? (En 1968 les plaies de la 2e guerre mondiale n'étaient pas cicatrisées et un tel argument pouvait motiver l'armée.) 8

Une partie des dirigeants soviétiques, civils et/ou militaires, espéraient-ils pouvoir aller plus à l'ouest que Prague ? 9

Deux jours après le début de l'occupation, le Président de la République, Ludvík Svoboda, apparut à la télévision vêtu, de façon inhabituelle, de son uniforme de général de l'Armée rouge - grade militaire qu'il avait obtenu pendant la 2e guerre mondiale - et annonça qu'il allait se rendre à Moscou pour exiger la libération de Dubček et de ses trois ministres. Il a menacé que s'il n'obtenait gain de cause il allait se tirer une balle dans la tête devant les dirigeants du Kremlin. Le 23 août il s'est envolé accompagné par son gendre puis, après quatre jours de négociations, la délégation tchécoslovaque accepta un accord appelé le « Protocole de Moscou ».

Ainsi, Alexander Dubček, Josef Smrkovský, Oldřich Černík et František Kriegel purent rentrer à Prague. Le fils de Dubček, Pavol, qui avait à l'époque 20 ans, raconte : « Quand il est rentré, il n'était pas beau à voir. Il était triste, fermé sur lui-même, son corps portait quelques petites plaies. Peut-être à cause de l'épuisement, je ne sais pas.10

Quand Alexander Dubček, communiste sincère, apparut à la télévision, il était en larmes et balbutiait : « Ils m'ont fait ça, à moi ! »

Les protestations contre l'invasion durèrent environ sept jours. Leur arrêt progressif a été principalement mis sur le compte de la démoralisation de la population, due à la présence massive et intimidante des troupes et des blindés, au sentiment d'abandon par ses dirigeants et à la passivité des pays occidentaux.

Face à l'attitude non-violente de la population les envahisseurs n'ont pas osé d'utiliser leurs armes. 11

« L’occupant, incapable de donner des ordres ou de faire respecter la moindre instruction à la population, devenait grotesque. Terrifiant par sa puissance, il était écrasé moralement. » 12

« La forme de résistance non-violente adoptée spontanément par la population aurait pu se prolonger plus longtemps et conduire à une situation bien différente si les dirigeants n'y avaient pas mis fin volontairement par une politique de collaboration, synonyme de capitulation. » 13

La résistance généralisée poussa l'Union soviétique à abandonner son plan initial de chasser le Premier Secrétaire du Parti Communiste, Dubček, qui put garder son poste, jusqu'à ce qu'il soit poussé à la démission l'année suivante.

Néanmoins, le 16 octobre 1968, le gouvernement tchécoslovaque signa son engagement à appliquer les quinze points du Protocole de Moscou qui demandait la suppression des groupes d'opposition, le total rétablissement de la censure et la mise à l'écart des cadres ouvertement réformistes. Il ne définit cependant pas la situation en Tchécoslovaquie comme « contre-révolutionnaire » ni ne demanda un retour en arrière sur tous les événements qui s'étaient produits depuis janvier.
Pendant plusieurs mois, Dubček a pu éviter la répression. Mais en avril 1969, « l’arrivée de Gustáv Husák aux fonctions suprêmes du pays a définitivement mis fin aux espoirs d’un renouveau en Tchécoslovaquie et marqué le début de la stagnation de la société, la dite 'normalisation'. » « Ancien prisonnier politique des années 1950, Gustáv Husák ne souhaitait pas un retour des procès. Finalement, il n’a rien fait pour les empêcher. Entre 1969 et 1989, 110 750 personnes ont été condamnées en Tchécoslovaquie pour des crimes contre la République. » 14

« Assainissement » (« Asanace » en tchèque), tel était le nom de l’opération dans le cadre de laquelle la police d’État (StB) a cherché à se débarrasser vers la fin des années 1970 de dizaines de dissidents, les jugeant comme des personnes 'incommodes'. Les méthodes, psychiques et physiques, auxquelles elle avait recours ont été particulièrement brutales. Elles ont obligé beaucoup de ceux qui n’avaient pas initialement l’intention de quitter le pays, à céder à la pression et partir. » 15

Finalement, quel peut être le bilan de la défense non-violente de la Tchécoslovaquie contre l'envahisseur soviétique ?

« Vue sous l'angle de la stabilité relative du système, la normalisation husakienne (du nom du Premier secrétaire du PC, Husak, qui a succédé à Dubček) peut apparaître comme un demi-succès. » Cependant, « l'Union soviétique n'a pas obtenu de la Tchécoslovaquie ce qu'elle espérait par la voie militaire; elle a dû recourir à des moyens politiques et policiers.“ 16

La Tchécoslovaquie a fini par être « normalisée » mais, en tant que telle, l'occupation militaire a été un échec total plutôt qu'un « demi-succès » car « en général, un pays, ou n'importe quelle autre collectivité, n'attaque pas pour détruire la force humaine et matérielle de son adversaire, mais au contraire, pour profiter de cette richesse. » 17

L'Union Soviétique n'a pas atteint cet objectif.

En effet, l'occupation ayant empêché les Tchèques et Slovaques de continuer la rénovation de leurs outils de production, commencée pendant le Printemps de Prague, l'efficacité industrielle et agricole continuait à chuter, ceci d'autant plus que la population travaillait au ralenti. L'opposition qui n'a pas pu être été décapitée encourageait vivement cette sorte de grève perlée. La « vache à lait » a cessé de nourrir l'Union Soviétique qui, ironie du sort, a dû subventionner son vassal pour éviter une explosion de mécontentement qui aurait pu s'étendre aux pays voisins.

Enfin, si jusqu'au 20 août 1968 les Slovaques et Tchèques ont considéré les Russes comme des « grands frères slaves », cela a cessé d'être le cas dès le lendemain. Puis, quand le Mur de Berlin est tombé la Tchécoslovaquie s'est précipitée vers l'Union Européenne qu'elle a rejoint rapidement.

La défense non-violente de la Tchécoslovaquie a évité les horreurs de la guerre traditionnelle sur son territoire et, peut-être, au-delà.18

Contrairement à l'opinion répandue c'est plutôt la Tchécoslovaquie que l'Union soviétique qui a gagné cette guerre.19, 20

 

N.B: L'origine de la réaction des dirigeants, puis de la population tchécoslovaque à l'occupation militaire soviétique reste un mystère. Comment et par qui la décision de ne pas utiliser l'armée la mieux équipée du « Bloc de l'Est » pour défendre la Tchécoslovaquie a-t-elle pu être prise, dans la nuit du 21 août, en très peu d'heures ? Quand, au petit matin, cette décision a été annoncée à la population il n'y a eu aucune voix discordante. Et tout le monde s'est engagé résolument sur cette voie. C'est curieux mais aucune indication publiée ne permet de croire en une préparation de cette forme de défense pendant des jours, des semaines ou des mois d'avant le 21 août. Si elle a été spontanée, quel cheminement psychologique des Tchèques et des Slovaques a-t-il pu aboutir à cet événement ? Ne voulaient-ils pas tuer des soldats d'un pays frère? Avaient-ils juste peur d'un bain de sang?
 

NOTES:

1 DUBCEK, Alexandre - HOCHMAN, Jiri « C'est l'espoir qui meurt en dernier, Autobiographie ». Paris: Fayard, 1993. 450 p. ISBN 2-213-03088-X. p. 242-243. (p. 204)

2 Le Courrier International du 20/12/2007 https://www.courrierinternational.com/article/2007/12/20/a-bas-la-censure-camarades

3 Autobiographie de Dubcek, « C'est l'espoir qui meurt en dernier, Autobiographie ». Paris: Fayard, 1993. 450 p. ISBN 2-213-03088-X. Extraits publiés sur https://www.cvce.eu/obj/alexandre_dubcek_c_est_l_espoir_qui_meurt_en_dernier-fr-1dd76425-dfa1-4aad-8fd4-79dfdbf212b3.html

4 D'après le témoignage du fils de Dubček, Pavol, son père a été désigné comme « ennemi de classe, poussé dans un véhicule blindé et transporté quelque part en Pologne. Là, un officier l'a amené dans une carrière abandonnée, mon père s'attendait à être tué. Puis ils l'ont transporté en Ukraine où il a dû attendre dans une baraque la suite des événements. Ensuite on a transporté à Moscou nos politiciens et, après les avoir manipulés, on a amené mon père pour qu'il signe le Protocole de Moscou. Il ne voulait pas... » https://www.blesk.cz/clanek/zpravy-udalosti/186073/syn-dubceka-smrt-taty-me-sokovala-byla-zahadna.html

5 « Insurrection hongroise », sur Les Observateurs https://lesobservateurs.ch/2018/10/24/linsurrection-hongroise-doctobre-1956-2/

6 John Keane, Vaclav Havel: A Political Tragedy in Six Acts, New York, Basic Books, 2000, p. 213

7 Jean-Paul Demoule au micro de Radio Prague le 20-02-2019. https://www.radio.cz/fr/rubrique/histoire/le-jeune-archeologue-francais-et-linvasion-de-la-tchecoslovaquie

8 Pour illustrer la force de la propagande soviétique puis russe, on peut citer La Dépêche du 21/8/2018 : « Si elle est décriée en Europe occidentale, l'intervention soviétique de 1968 continue à être vue favorablement par une grande partie des Russes. » « Selon un récent sondage du centre d'analyses indépendant russe Levada, l'entrée des forces soviétiques est perçue par quelque 40% de la population comme une mesure défensive et indispensable, alors que 10% seulement y voient une 'agression' et une 'ingérence'. » Michal Cizek, « Appels à la liberté 50 ans après l'écrasement du "Printemps de Prague » La Dépêche du 21/8/2018 https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/21/2854711-appels-liberte-50-ans-apres-ecrasement-printemps-prague.html

9 D'après Jiří Hoppe de l'Institut d'Histoire de l'Académie des Sciences de la République Tchèque et Věnek Šilhan, l'un des protagonistes du Printemps de Prague, l'occupation de la Tchécoslovaquie a été planifiée dès le 12/2/1968 dans le cadre de préparatifs pour la 3e guerre mondiale. L'URSS voulait installer en Tchécoslovaquie des unités de combats et des armes nucléaires ce que Prague refusait. Mais Jiří Dienstbier qui, à l'époque, travaillait à la radio d’État puis s'est joint à la Charte 2000, n'est pas d'accord avec cette thèse. (Article du quotidien slovaque SME du 18/8/2008) https://domov.sme.sk/c/4028678/august-68-dienstbier-neveri-ze-august-68-bol-kvoli-vojnovym-planom-moskvy.html#ixzz6176B2mPM

10 Pavol Dubček | Spomienky na Pražskú jar, le 08.08.2016 https://volksgruppen.orf.at/v2/slovaci/stories/2789987/

11 Peter Bu, Pour compléter la gamme des moyens défensifs: Non-violence - rêve ou stratégie?, Revue militaire générale, éditions Berger – Levrault, 10/1971, « (version réduite), publié également par l'hebdomadaire Détective (texte entier) et la revue militaire allemande Wehrkunde, Verlag Europaïsche Wehrkunde, München, 7/1971. Cette étude est une analyse de la défense non-violente de la Tchécoslovaquie contre l'occupation militaire soviétique en août 1968.

Voir aussi Le printemps du « socialisme à visage humain » par Anna Libera et Charle-André Udry, La Brèche, 25 mars 1988 http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article10259

12 Éditorial du journal Le Monde, 28/8/1968, ISSN 1950-6244

13 Michel Tatu, Le Monde, 21/8/1973

14 Jaroslava Gissübelová le 29-04-2009, Radio Prague Internationale, https://www.radio.cz/fr/rubrique/histoire/en-avril-1969-le-processus-de-normalisation-est-enclenche

15 https://www.radio.cz/fr/rubrique/miroir/les-differentes-facettes-de-lemigration-tchecoslovaque

16 Jacques Rupnik, Tchécoslovaquie : de la « normalisation » d'une crise à la crise d'une « normalisation », Politique étrangère,‎ n° 49-3,1984, p. 635-647

Voir aussi : Pauline Joris, L'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie - 20-21 août 1968, Nouvelle Europe mercredi 20 août 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/500,

Voir aussi : Marc Semo, Printemps précoce à Prague. Libération du 25 janvier 2008 https://www.liberation.fr/grand-angle/2008/01/25/printemps-precoce-a-prague_63431

17 Peter Bu, Pour compléter la gamme des moyens défensifs: Non-violence - rêve ou stratégie? 

18 Des années plus tard, Oleg Kalugin, ancien général du KGB qui, en 1968, était officiellement l'attaché de presse de l'Ambassade de l'URSS aux USA, a publié un article confirmant que certains dirigeants soviétiques envisageaient de poursuivre l'occupation de la Tchécoslovaquie plus à l'Ouest. http://cestpassecretcestdisret.blogspot.com/2015/02/on-trouve-des-caches-darmes-de-la-cia.html  Difficile de connaitre les raisons de cette affirmation de Kalugin de 2015 mais cela explique peut-être pourquoi certains soldats russes, rencontrés à Bratislava, pensaient être en Allemagne.

19 Conclusion de l'étude déjà citée de Peter Bu Pour compléter la gamme des moyens défensifs: Non-violence - rêve ou stratégie?

20 Article publié en octobre 2019 sur Wikipédia (donc libre des droits) https://fr.wikipedia.org/wiki/Non-violence

https://fr.wikipedia.org/wiki/Non-violence#La_d%C3%A9fense_non-violente_tch%C3%A9coslovaque_contre_l%27occup

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.