Accident nucléaire - gestion catastrophique d'après l'ASN elle-même

Sécurité nucléaire: un "léger" retard de 60 ans. Ce qui suit est inadmissible - mais réel! Les pouvoirs publics ne savent toujours pas comment gérer une catastrophe nucléaire majeure mais le gouvernement vient de décider que la population vivant dans un rayon de 20 km autour de l'installation nucléaire accidentée sera évacuée d'office. Que faire pour vous protéger? (Réactualisé le 23/9/2020.)

Chapitres

- 60 ans de retard !

- Pour protéger vos enfants

- Le danger est réel

- Les conséquences des accidents nucléaires passées

- L'impréparation coupable

- Vous risquez d'être évacués de force

- Le coût d’un accident majeur

- Accident nucléaire: comment se protéger

- Recommandations européennes – uniquement en anglais... !

- Principales associations anti-nucléaires en France

 

Si vous doutez de la justesse de doutes des opposants au nucléaire, regardez ceci : https://www.dissident-media.org/infonucleaire/enfants_malades.html

Accrochez-vous, ça secoue fort.

 

60 ans de retard !

A la demande du gouvernement, l’ASN (Autorité de la sûreté nucléaire) publie fin 2012,

au bout de 60 ans (!) du nucléaire civil et militaire en France,

les "premiers éléments" (!) de la doctrine nationale pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire.

La suite a été publiée entre 2014 et 2016: voir plus loin le chapitre L'impréparation coupable

En août 2018, le Gouvernement décide que suite à un accident nucléaire, la population vivant dans un rayon de 20 km sera évacuée d'office (voir plus bas).

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Pour protéger vos enfants et vous-même lors d'une prochaine catastrophe en France ou ailleurs Europe (où ne manquent pas les centrales nucléaires vieillissantes et pas toujours bien entretenues), lisez plus bas Accident nucléaire : comment se protéger et imprimez ces conseils.

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Le danger est réel :

2007 : IRSN (Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire) a estimé qu'un accident nucléaire de type Tchernobyl qui se produirait en France pourrait coûter jusqu'à 5800 milliards d'Euros. S'il a fait de tels calculs il considérait ce danger réel. Par la suite IRSN a réduit considérablement ce montant (voir plus bas).

2012:  "Un accident (nucléaire) majeur aurait des conséquences terribles, mais il va bien falloir s'en occuper, le pays ne va pas être annihilé pour autant, et donc il faut en parler, mais c'est difficile".

« Nous disons clairement, depuis un certain temps déjà, pas seulement à la suite de Fukushima, que l’accident est possible en France, et qu’il faut donc se préparer à ce type de situation. »

Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN (Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire), Communiqué de presse du 21 novembre 2012.

2013:  « Le contexte français en matière de sécurité est particulièrement préoccupant. »

Mr Chevet, directeur de l’ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire, à l’Assemblée nationale en mai 2013.

2016:  Il a répété en 2016 que « le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant. »

https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Le-contexte-en-matiere-de-surete-nucleaire-et-de-radioprotection-est-preoccupant

2019:  Le 24/10, le nouveau directeur de l'ASN,Bernard Doroszczuk, a réitéré le même constat : « L'accumulation de problèmes ces derniers mois révèle la situation très préoccupante dans laquelle se trouve l'industrie nucléaire française (...) Elle met en doute la capacité de la filière à faire face aux défis qui sont permanents dans le secteur. »

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pour-le-gendarme-du-nucleaire-la-filiere-francaise-est-dans-une-situation-tres-preoccupante-1142556

2020:  La pandémie n'a évidemment pas arrangé la situation. D'après un article du journal Le Monde du 19/5/2020, il y avait « sur les sites des centrales françaises 75 % d’effectifs de moins qu’à l’accoutumée (...) Au début de la crise sanitaire, c’était la panique pour tout le monde. » Une grande partie des tâches a dû être assurée par des sous-traitants, pas nécessairement assez qualifiés. Le 28/5/20, le président de l'ASN Doroszczuk a exprimé dans ce même journal son inquiétude face au « recul de la rigueur dans l’exploitation des centrales ».

Pourtant, ni ces constats inquiets, ni les milliers d'incidents et accidents, dont trois très graves, auxquels la France a déjà échappés, n'ont pas convaincu les autorités de la nécessité de sortir dès que possible du nucléaire:

- Saint-Laurent- des-Eaux : deux accidents graves, niveau 4 sur 7 : le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

Voir https://blogs.mediapart.fr/anne-nymette/blog/120313/accident-nucleaire-en-france-passe-sous-silence-ou-presque par Anne Nymette 12 mars 2013.

- La Blaye, inondée en décembre 1999. Son système de sécurité n'a pas fonctionné. L'accès à la centrale étant rendu difficile à cause de la tempête, les pompiers ont pu intervenir seulement une heure avant le début de la catastrophe majeure.

De surcroît, la sécurité contre les attaques ces centrales nucléaires n'a pas été renforcée suffisamment : Greenpeace l'a prouvé par une action spectaculaire du 25/1/2019 :

« Ce matin vers 10h30, des activistes de Greenpeace ont déclenché, à l’aide d’un drone, des fumigènes de détresse sur le toit du bâtiment contenant la plus grande quantité de matières radioactives dans le monde, à l’usine Orano La Hague. Une nouvelle fois, nos activistes ont agi pour dénoncer le risque nucléaire lié à ces installations mal protégées et au bord de la saturation. »

« Après un survol du site, le drone a déclenché plusieurs fumigènes sur le toit d’une piscine d’entreposage de combustible irradié. Ce toit, en simple tôle métallique, est bien trop fragile pour empêcher un acte malveillant. Le fait que ce bâtiment, qui contient pourtant l’équivalent de plus de cent cœurs de réacteurs nucléaires, soit aussi vulnérable est extrêmement choquant.

Une commission d’enquête parlementaire a pourtant reconnu ces problèmes de sécurité et de saturation il y a plusieurs mois. Ses recommandations ne doivent pas rester lettre morte et doivent être suivies d’action de toute urgence. »

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Pour visualiser l’omniprésence du danger nucléaire en France, vous pouvez voir https://www.youtube.com/watch?v=hTfHZb5xH6E

Pour vous documenter sur le Plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, vous pouvez lire https://www.gouvernement.fr/risques/plan-national-de-reponse-a-un-accident-nucleaire-ou-radiologique-majeur

L'équivalent européen est le projet Shamizen (= instrument de musique chinois, « trois cordes parfumées » ) : https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Shamisen-recommendation-guide_201709.pdf (uniquement en anglais),  résumé en français par l'IRSN https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170907_Shamisen-recommandations-crise-accident-nucleaire-population.aspx 

 

Les conséquences des accidents nucléaires passées

En 1991 on a estimé à plus de 3 800 000 le nombre de personnes irradiées par le nucléaire civil et militaire réunis. L'enquête, menée par plusieurs journalistes du quotidien nippon Chugoku Shimbun et primée par l'Association des journalistes japonais, a abouti à la publication du livre « Hibakusha dans le monde », éditions Kodahansha, 1991. Science et Avenir n° 582, août 1995 et http://www.dissident-media.org/infonucleaire/3_8_millions.html

Ce nombre continue à augmenter.

La quantité de morts du nucléaire est sujet à polémiques. Les organismes officiels ne comptabilisent que les décès immédiats lors des accidents qui se limitent à quelques dizaines ou centaines. D'autres évaluations incluant les conséquences des radiations à long terme approchent un million de victimes, notamment le livre « Tchernobyl Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement » de Alexey V. Yablokov,Vassili B. Nesterenko, Alexei V. Nesternenko et Natalia Preobrajenskaia d'avril 2015, ISBN: 978-2-9552736-0-9, disponible gratuitement sur Internet http://independentwho.org/media/Documents_Autres/Tchernobyl_Con

Cette différence d'estimations s’explique par le fait que les morts, dus à l'irradiation moins intense mais durant des années, sont occultés, notamment par les pouvoirs ukrainiens, biélorusses et russes, sans doute aussi japonaises. Cependant, en 2016 l’Ukraine a formellement reconnu 35 000 décès directement liés à Tchernobyl. En réalité près de 150 000 « liquidateurs » sur les 350 000 d’Ukraine, qui ont tous été fortement irradiés, sont décédés à ce jour. https://www.rtbf.be/info/dossier/30-ans-Tchernobyl/detail_la-controverse-sur-le-bilan-humain-de-l-accident-de-tchernobyl?id=9279305 La proportion doit être la même pour les 450 000 autres « liquidateurs ».

Les irradiations n'aboutissent pas toujours aux décès mais provoquent des cancers, des maladies cardiologiques, pulmonaires etc. (qui peuvent aboutir au décès), et des dégâts génétiques.

Au lieu de nier l'incidence de la catastrophe de Tchernobyl et des radiations faibles mais constantes qu'elle a provoquée, on peut comparer « le taux des malformations congénitale en Biélorussie (qui) est de 6,6% contre 3,25% en France ». « Avant l'accident, le taux des malformations était le même que dans notre pays. » A cela s'ajoutent des « malformations détectées in utero lors des échographies systématiques auxquelles les femmes enceintes doivent se soumettre, conduisant à des avortements thérapeutiques » qui « n'entrent pas dans le décompte des malformations » précité. Bulletin de l'association Enfants de Tchernobyl – Belarus n° 44, septembre 2020.

En 2017, près de 50% des enfants de la région de Fukushima sont atteints de kystes, nodules et cancers de la thyroïde. Source : Le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, jc.2017-01603 (14 Décembre 2017)

Cela n'empêche pas les dirigeants des puissances nucléaires d'affirmer qu'on peut vivre dans des zones autour des centrales qui ont subi des catastrophes majeures. https://www.bastamag.net/Minimiser-les-impacts-catastrophiques-d-un-accident-nucleaire-est-en-passe-de

« Comment vivre heureux en territoire contaminé ?

« C’est le programme que vous propose Ethos, sous la houlette du Français Jacques Lochard, directeur du CEPN et vice-président de la CIPR. Comme cela coûte trop cher de déplacer les populations suite à un accident nucléaire, les gouvernements, en totale complicité avec les industriels de l’atome, ont inventé le programme Ethos qui permet de faire accepter la vie en territoire contaminé. Expérimenté dans les territoires pollués de Tchernobyl, il a été d’autant plus facilement appliqué aux populations de Fukushima. »

Voyez le commentaire critique du programme européen Ethos http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/07/Vivre-dans-le-jardin-nucleaire-avec-Ethos-un-crime-contre-l-humanite

La CIPR fixe les limites (des radiations admissibles) à 1mS/an pour le public et 20mS/an pou les travailleurs du nucléaire ». « Ce modèle s'appuie sur les données militaires d'Hiroshima et de Nagasaki. » « Le modèle CIPR date (donc) d'avant la découverte de l'ADN. » Tout approximatif qu'il soit, il fait autorité à l'échelle mondiale. Cependant, « après Tchernobyl, le niveau de dose pour vivre en milieu contaminée ne devait pas dépasser 5mSv/an », «  après Fukushima, il est passé à 20mSv/an. »

En se basant sur Ethos, la France a adopté cette dernière limite et CODIRPA « a élaboré le plan de gestion en cas d'accident nucléaire (qui) ne s'intéresse qu'à un accident d'ampleur modérée entraînant des rejets de courte durée (moins de 24h) avec un retour rapide dans un état sûr de l'installation. » Croisons les doigts... D'après l'ASN, les conséquences devront être gérées « par l'ensemble des acteurs de la vie locale », pas par EDF... ! Revue Sortir du nucléaire n.86, été 2020, pp 23-24.

Toutefois, comme à Tchernobyl, « à la centrale de Fukushima Daiichi, le démantèlement est illusoire, les délais intenables à cause des multiples problèmes techniques. Tout autour, la décontamination définitive des sols est impossible. On n’élimine jamais les radionucléides, on ne fait que les déplacer. » http://www.fukushima-blog.com/tag/en%20france%20et%20ailleurs/

Sur le danger des radiations et des déchets nucléaires, voir le film de la CRIIRAD, « Invisibles retombées » Sur le danger des radiations et des déchets nucléaires, voir le film de la CRIIRAD, « Invisibles retombées » :

1e partie https://www.youtube.com/watch?v=1DruU6oSPwU

2e https://www.youtube.com/watch?v=eVsh0LIRT4s

3e https://www.youtube.com/watch?v=f0LP8Q40yWs

4e https://www.youtube.com/watch?v=Gmm4gA9aLsE

Pour mieux comprendre le danger, au Japon et ailleurs, on peut suivre http://www.fukushima-blog.com

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Si on vous offre une voiture sans freins, vous ne vous mettrez pas au volant.

Pourtant, on nous impose le nucléaire, civil et militaire et nous le tolérons...! 

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Deux pilotes aveugles montent dans un avion.

Tous les passagers se figent d'angoisse.

L'avion démarre, roule de plus en plus vite, s'approche de la fin de la piste: là, tous les voyageurs poussent un énorme hurlement.

L'avion se lève doucement et survole la montage.

Un pilote dit à l’autre:

- Ils crient de plus en plus tard. Un de ces jours, on va s'écraser.

 

HURLEZ !

L'impréparation coupable

Les travaux pilotés par l’ASN ont été engagés en 2005 pour permettre aux pouvoirs publics de construire une stratégie de prise en charge des conséquences sanitaires, sociales et économiques d’un accident nucléaire. Ils débouchent sur la publication des premiers éléments de la doctrine nationale relative à la gestion post-accidentelle dans des territoires contaminés par des rejets en provenance d’une installation accidentée.

"Dans le cadre d’un mandat donné par une directive interministérielle [1], l’ASN a mis en place et animé, de 2005 à 2012, un comité directeur pour établir une doctrine de gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire ou d'une situation d'urgence radiologique (CODIRPA), avec la participation active des différentes parties prenantes, incluant les principaux départements ministériels concernés, les organismes d’expertise tels que l’IRSN et l’InVS, des associations, des élus et les exploitants d’installations nucléaires, et en sollicitant l’expertise internationale."

"Les éléments de la première doctrine nationale ont été établis en considérant des accidents nucléaires entraînant des rejets radioactifs de courte durée (moins de 24 heures). (N.B.: Fukushima et Tchernobyl n'ont pas eu la politesse d'arrêter leurs émissions au bout de 24 heures...) Ces éléments constituent en soi une contribution originale au plan international dans la mesure où ils couvrent l’ensemble de la phase post-accidentelle : les premiers jours après les rejets radioactifs, les premiers mois (période dite de transition) et les premières années après l’accident (période de long terme). Ils visent notamment 3 objectifs indissociables :

  • protéger la population contre les dangers des rayonnements ionisants ;

  • apporter un appui à la population victime des conséquences de l’accident ;

  • reconquérir les territoires affectés sur le plan économique et social.

En accord avec les différentes parties prenantes associées aux travaux du CODIRPA, le rapport contenant les éléments de doctrine a été mis en ligne sur le site internet de l’ASN, comme l’ensemble des rapports techniques établis par le CODIRPA, et transmis au Gouvernement par l’ASN."

Dans l’avis qui accompagne cette publication [2], "l’ASN attire l’attention du Gouvernement sur le fait que la publication des premiers éléments de la doctrine nationale constitue une première étape importante de la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais qu’elle doit être poursuivie et intensifiée afin de permettre son appropriation par les acteurs concernés, en particulier au niveau territorial".

Enfin, l’ASN a proposé au gouvernement de continuer à apporter son concours aux pouvoirs publics pour poursuivre la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais aussi pour mettre à jour les premiers éléments de la doctrine nationale, en tenant compte en particulier du retour d’expérience de l’accident de Fukushima (N.B. car en 2012 tenir compte de Fukushima n'aurait-t-il pas encore été possible? Cet aveu annule en grande partie les conclusions de l'étude de l'ASN).

http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Gestion-post-accidentelle-d-un-accident-nucleaire 

En fait, trois dossiers relatifs à la gestion post-accidentelle nucléaire ont été publiés entre 2014 et 2019 :

Dialoguons ensemble sur le post-accident nucléaire dans les territoires. Le site post-accident-nucleaire https://post-accident-nucleaire.fr/

Doctrine du Codirpa pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire. https://post-accident-nucleaire.fr/sites/default/files/2019-05/3-seminaire_postaccident_gestion-post-accidentelle.pdf

Plan national de réponse à un accident radiologique ou nucléaire majeur, élaboré par le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale 2014 http://www.sgdsn.gouv.fr/uploads/2018/02/plan-national-nucleaire-fevrier2014.pdf

Toute une bibliothèque avec des dizaines de pages soigneusement écrites où les mesures concrètes à prendre d'urgence sont noyées dans un verbiage élégant. « Se préparer en créant une dynamique locale autour de l'enjeu du post-accident nucléaire. »Messieurs La Palisse et Courteline auraient été ravis de lire ces dossiers très théoriques très détaillés et probablement très inutiles...

L'Autorité de sûreté nucléaire sait que cette industrie représente pour la France un danger majeur et un désastre financier, mais elle doit louvoyer entre "Scylla et Charybde" : ses expertises, d'une part, et le pouvoir politique soumis au lobby du nucléaire, d'autre part.

L'ASN alerte mais n'interdit pas, élabore les "premières mesures" à prendre suite à une catastrophe nucléaire ultime mais ne tente pas de convaincre le gouvernement d'abandonner le plus vite possible cette source de production d'électricité.

Et elle ne s'intéresse pas du tout à l'atome militaire.

Alors la sécurité promise par le nom de L'Autorité de sûreté nucléaire n'est qu'illusoire. 

L'Autorité de sûreté nucléaire sait que cette industrie représente pour la France un danger majeur et un désastre financier, mais elle doit louvoyer entre "Scylla et Charybde" : ses expertises, d'une part, et le pouvoir politique soumis au lobby du nucléaire, d'autre part.

L'ASN alerte mais n'interdit pas, élabore les "premières mesures" à prendre suite à une catastrophe nucléaire majeure (qui, en plus, ont vite disparu de son site),  ne s'intéresse pas du tout à l'atome militaire.

Alors la sécurité promise par le nom de L'Autorité de sûreté nucléaire n'est qu'illusoire

 

Vous risquez d'être évacués de force

" Par une instruction datée du 1er août 2018 le Ministère de l'Intérieur lance, en catimini, l'organisation de l'évacuation forcée de la population dans un rayon de 20km autour des Installations Nucléaires de Base (INB) et des Installations Nucléaires de Base Secrètes (INBS) militaires."

"Au delà de 20km il n'y aurait donc pas de danger (...) 20km tracés au compas sur une carte et ne tient pas compte des vents (le mistral par exemple) qui propagent la radioactivité mortelle bien au-delà du périmètre (1200km pour Tchernobyl, 450km pour Fukushima)"

"(...) évacuer : avec quels moyens ? Il faudrait un autobus pour 60 personnes, rien que pour 3000 personnes il faudrait donc 50 autocars stationnés en permanence dans le village. Plein de carburant fait en permanence et suffisant pour parcourir à minima 500km. Absurde."

Commentaires extraits de http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/08/20/Vous-serez-%C3%A9vacu%C3%A9-de-force-%3A-une-d%C3%A9cison-du-minist%C3%A8re-de-l-int%C3%A9rieur-le-confirme

Pour lire le décret cité du Ministère de l'Intérieur : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/08/cir_43874.pdf

 

Le coût d’un accident majeur

En 2007, l'IRSN a estimé qu'un accident nucléaire de type Tchernobyl qui se produirait en France pourrait coûter jusqu'à 5800 milliards d'Euros. https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Etude-2007-Cout-Accident.pdf

En 2012, L’IRSN a ramené sa prévision entre 120 ou à 430 milliards d’euros. https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Communiques_et_dossiers_de_presse/Pages/20130310-cout-accident-nucleaire-mise-au-point-IRSN.aspx

En 2016, le gouvernement japonais estimait le coût de la catastrophe de Fukushima à 188,5 milliards d'euros.[3] Sans prendre en considération les conséquences sanitaires au Japon et ailleurs, ni le coût de la pollution de l’air et de l’océan. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/11/30/97002-20161130FILWWW00020-fukushimale-cout-de-la-catastrophe-doublerait.php

EDF est assuré pour seulement 91.5 millions d'euros !

Ce montant "correspond aux Conventions  de Paris et de Bruxelles, qui datent de années 1960 mais ont été plusieurs fois révisées. Elles prévoient trois tranches d'indemnisation: la première tranche est payable par l'exploitant (jusqu'à 91 millions d'euros), la seconde par l’État où se trouve le réacteur (110 millions d'euros supplémentaires) et la troisième conjointement par les États ayant ratifié les conventions (pour une nouvelle tranche de 144 millions d'euros), soit un total de 345 millions d'euros. Un nouveau protocole, conclu en 2004 devait porter la part de l'exploitant à 700 millions d'euros."

"Aux États-Unis, la responsabilité civile nucléaire est fixée par le Price-Anderson Act : Les risques liés à l'exploitation d'installations nucléaire civiles sont garantis par une assurance collective plafonnée à 10 milliards de dollars. Les indemnisations au-delà de ce plafond seraient couvertes par le gouvernement fédéral." https://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/accident-nucleaire-quel-cout-quelles-assurances-_a-32-7780.html

91,5 millions d'euros sont bien loin des estimations de l’IRSN, même "corrigées" – et encore plus loin de celle des autorités suisses qui ont évalué les conséquences financières d’une catastrophe de type Tchernobyl à 4000 milliards d’euros.

Indépendamment de cette bataille de chiffres, comment peut-on évaluer le coût de la souffrance des générations présentes et à venir?

Voir aussi le film de la CRIRAAD, « Invisibles retombées » http://www.fukushima-blog.com 1ère partie https://www.youtube.com/watch?v=1DruU6oSPwU 2e https://www.youtube.com/watch?v=eVsh0LIRT4s 3e https://www.youtube.com/watch?v=f0LP8Q40yWs 4e https://www.youtube.com/watch?v=Gmm4gA9aLsE )

 

Accident nucléaire : comment se protéger

« La vie « après » l'accident atomique n'est plus une bonne vie, mais une vie au milieu d'une nature où rôde un danger indiscernable. Cependant, depuis la catastrophe de Tchernobyl des chercheurs indépendants mesurent la pollution radioactive, observent ses conséquences sur la santé des populations - et conseillent comment diminuer son impact. Au lieu d'être soutenus, ils ont été pendant longtemps persécutés par les pouvoirs politiques d'Ukraine, de la Biélorussie et et de la Russie. »

« Il faut démystifier la radioactivité et en considérer les dangers de façon rationnelle. Car, mise à part l’action à distance des rayonnements gamma dont on peut réduire l’intensité en interposant une matière absorbante entre les sources et soi, par exemple une ou plusieurs parois de béton, de plâtre ou de pierres, les autres émissions (bêta et alpha) ne sont dangereuses que si les particules qui les produisent entrent en contact avec la peau et/ou sont inhalées ou ingérées, à l’instar de molécules chimiques toxiques.

Or, sauf à être dans le voisinage immédiat de la source radioactive (par exemple les réacteurs accidentés de Tchernobyl et Fukushima), c’est la contamination par voies cutanée, pulmonaire ou digestive qui présente les plus grands dangers. Il faut absolument éviter tout contact direct avec les éléments radioactifs. On sait qu’il n’en a rien été à Tchernobyl où aucune mesure de protection et d’information n’a été prise, ni, du moins partiellement, à Fukushima où l’incompréhension de la nature du danger a conduit certains responsables à prendre des décisions non pertinentes. » Yves Lenoir, Association les Enfants de Tchernobyl.

Pour protéger vos enfants et vous-même lors d'une prochaine "catastrophe majeure" en France ou ailleurs en Europe achetez le livre Après l'Accident Atomique, guide pratique d’une radioprotection efficace de l’Institut Belarus et gardez le dans un lieu où vous êtes sûr/e de le trouver rapidement, si nécessaire.
Le livret de Babenko explique aliment après aliment comment les traiter pour diminuer leur radioactivité. Ce livre peut être commandé sur http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=bibliographie

L'expérience acquise en vingt ans par l'Institut indépendant Belrad est unique. En achetant et en diffusant cet ouvrage vous apportez votre soutien à l'Institut.

Transmettez ces conseils à vos proches et amis.

Lisez et imprimez

en cas d’accident, nous pourrions manquer de connexion

internet et/ou de courant électrique…

D'une certaine façon, ce texte est plutôt rassurant.

Ma légitimité (celle de Misha C. auteur des conseils ci-dessous) : je milite contre le nucléaire depuis bientôt 40 ans. Ainsi j’ai accès à des informations fiables provenant de gens compétents et indépendants.

En cas d’accident grave avec rejet d’éléments radioactifs, les premiers jours la radioactivité est dans l’air, il y aura donc confinement. Pensez aux endroits où vous/vos proches êtes le plus souvent en temps ordinaire : chez vous (ou à proximité), au travail, à l’école… Chez vous, vous pouvez vous organiser, ailleurs ça ne dépend pas de vous…donc :

  1. Informez-vous sur l’organisation de ces lieux (travail, école...). Ont-ils stocké de la nourriture, de l’eau, du matériel pour confiner les locaux ? A l’école, qui serait responsable de distribuer les comprimés d’iode aux enfants, ? etc…
    En cas d’accident quel qu’il soit, le choc de la nouvelle peut nous faire perdre une partie de nos moyens, or il n’y aura pas de temps à perdre, et pas le droit de sortir à l’extérieur durant le passage du nuage radioactif, d’où l’importance de s’organiser.
  2. Faites des recherches minimum : quelles sont les centrales nucléaires les plus proches de chez vous, où se trouvent-elles par rapport à votre lieu de vie et votre lieu de travail ((ex : au sud-est?, au nord-ouest?) et à combien de km à vol d’oiseau. Notez les réponses sur le présent document.
  3. Préparez du matériel, qui sera rangé regroupé, pour éviter d’avoir à chercher le moment venu…
  4. Procurez vous des comprimés d’iode stable. Non, ce n’est pas une panacée, prise à temps elle vous protège uniquement de l’iode radioactif, pas des autres éléments radioactifs.
    Si vous habitez dans un rayon de 10 km autour d’une centrale, vous êtes censé en avoir reçu. Sinon, inutile d’en chercher dans les pharmacies en France. Dans ce pays elle est fabriquée par le laboratoire des armées qui en contrôle donc la distribution. Ce produit, tout à fait légal, est en vente libre et peut se commander sur Internet. J’ai trouvé le mien, là : http://goldpharma.com (produit de bonne qualité, prix abordable, envoi rapide).( N.B.: Ce site  http://goldpharma.com a une bonne réputation. Il n'est pas le seul. Pour vérifier la qualité des sites web de pharmacies vendant par Internet, voir http://forums.phoenixrising.me/index.php?threads/tips-for-finding-reliable-and-trustworthy-prescription-free-online-pharmacies.8113 )Préparez les doses pour vous, vos proches, vos animaux. Le jour venu, vous éviterez d’avoir à éplucher la notice et de faire une erreur possible due au stress…
    Conservez votre dose sur vous en toutes circonstances, dans une boite hermétique. La garder à la maison ne servira pas si vous vous trouvez ailleurs au moment de l’accident.
    L’iode fait effet 2 h après la prise, une dose est efficace durant 24 h.
    Si vous avez un profil santé particulier (allergie à l’iode, maladie chronique…) demandez conseil à votre médecin. S’il ricane, changez de médecin !
  5. Maintenez-vous, dans la mesure du possible, en bonne santé.
    Les isotopes radioactifs s’installent dans le corps en se faisant passer pour des sels minéraux, un organisme carencé sera donc plus vulnérable face à la contamination, d’où l’importance d’une alimentation variée et de qualité.
    L’élimination -partielle- des poisons, y compris de la radioactivité, se fait par les organes d’évacuation (foie, reins, colon). Il est donc important que ceux ci fonctionnent bien et ne soient pas «encrassés».

A avoir en cas de confinement :

  • du matériel pour isoler les fenêtres/bas de portes/bouches de ventilation : bandes isolantes, tissus, ciseaux, bande adhésive forte…
  • une radio à piles, des piles neuves
  • de l’eau en bouteilles
  • de la nourriture n’ayant pas besoin de frigo pour se conserver donc, dans l’idéal : de la choucroute crue bio (pour la vitamine C afin de pallier le manque de produits frais sains ), du miso (aide l’élimination de la radioactivité absorbée), de la spiruline (idem), de la pectine des pommes (id). Des aliments riches en potassium (antagoniste du césium) : abricots secs, figues sèches, purée de tomate, farine de châtaignes… Aliments riches en protéines (pour végétariens : galettes de soja, boulettes sèches de soja, légumes secs, quinoa…) graines de lin doré (laxatif doux), aliments pour vos bébés et/ou vos animaux.
  • si vous êtes dépendant de l’électricité pour cuisiner, prévoyez une alternative : réchaud à gaz, gaz.
  • une lampe de poche à manivelle ou à piles, piles, allumettes, bougies
  • si vous êtes sous traitement, un stock de vos médicaments + médicaments/remèdes courants.
  • papier toilette
  • sacs poubelle
  • matériel pour bébé éventuellement (couches lavables…)
  • si chat : un sac 15 kg de granulés de bois (pellets) : économique, anti-odeurs + sacs poubelle
  • un radiamètre (compteur «Geiger») peut être utile…


Pendant l'accident Vous venez d’apprendre l’accident, que faire et dans quel ordre ? Se mettre à l’abri.

Deux cas de figure :

  • Soit vous êtes proche du lieu de l’accident (sous le nuage contaminant), dans ce cas rentrez immédiatement dans l’habitation la plus proche, demandez des vêtements et un grand sac plastique, déshabillez-vous, mettez les vêtements pollués dans le sac plastique et laissez-le à l’extérieur du logement, douchez vous longuement, si vos cheveux n’étaient pas couverts, coupez-les très courts ou rasez-les. Prenez le comprimé d’iode stable.
  • Soit vous êtes éloigné du lieu de l’accident et là vous avez peut-être la possibilité de rentrer chez vous…ou pas. Cela dépend du nombre de km qui vous séparent du lieu de l’accident, de la direction et vitesse du vent, de votre moyen de transport…
  • Prenez le comprimé d’iode stable.
  • Consultez la météo (je recommande le site http://www.pleinchamp.com sur lequel vous trouverez ces informations par département).
  • Ne cédez pas à la panique : si vos enfants sont à l’école, n’allez pas les chercher, et évitez, sauf cas de véritable urgence, de téléphoner. Inutile de saturer les routes/les lignes téléphoniques, ils doivent rester disponibles pour les services d’urgence. Supposons que vous ayez pu rentrer chez vous…
  • Si vous êtes arrivé avec votre voiture et que vous avez un garage, rentrez-là.
  • Faites rentrer vos animaux domestiques, donnez-leur de l’iode aussi
  • Allumez la radio/tv pour vous tenir au courant de l’évolution de la situation
  • Coupez la ventilation
  • Calfeutrez soigneusement la porte du garage, l’encadrement des fenêtres, le bas des portes donnant sur l’extérieur, les bouches de ventilation…
  • Anticipez une éventuelle coupure d’électricité : sortez piles pour la radio, bougies, feu, lampe de poche…
  • Si vous avez encore du temps, et un potager, ramassez les légumes.
  • Quand le nuage est là, éloignez-vous des fenêtres.
  • Le stress, chez certaines personnes, peut amener un épisode de constipation, jamais bienvenu, mais encore moins dans le cas qui nous occupe. C’est pourquoi, dans la liste «aliments à stocker», j’ai mis un laxatif doux, au cas où… Boire suffisamment d’eau est important aussi. Sauf cas de fortes chaleurs oubliez le «1,5 l par jour» (dose personne adulte). C’est trop, cela fatigue les reins. Un litre est suffisant.
  • Vous avez maintenant fait ce qu’il fallait. Essayez de vous détendre. Pendant le passage du nuage, vous ne devez pas sortir à l’extérieur. Néanmoins, en cas d’absolue nécessité, mieux vaut que ce soit la personne la plus âgée de la maisonnée qui sorte. Les personnes les plus vulnérables face à la radioactivité sont, par ordre décroissant :  les femmes enceintes, les bébés, les enfants, les adolescents, les jeunes.

Après l'accident

  1. Se tenir informé
    Ça peut ne pas être facile ! Se souvenir des mensonges en France au moment de Tchernobyl, au Japon après Fukushima…
    Aucune garantie qu’on n’empêchera des laboratoires de mesure indépendants de travailler… (la CRIIRAD à Valence, Drome…l ‘ACRO dans le Calvados à Hérouville St Clair), que les associations où on récolte habituellement l’information dissidente (Réseau Sortir du Nucléaire, Greenpeace, l’Observatoire Du Nucléaire…) pourront encore s’exprimer…
    C’est donc, a priori, plutôt de l’étranger qu’on aurait une chance d’être vraiment informés…et ne pas oublier le #nucléaire sur Diaspora, GNU social…
    Les radiamètres (compteurs Geiger), actuellement en vente libre en France, peuvent mesurer la contamination de l’air, mais pas celle des aliments ni du corps, pour cela, il faut un laboratoire…
  2. Se désintoxiquer
    Mis à part dans les cas extrêmes (ayant reçu une forte dose), la radioactivité peut être éliminée du corps, par les voies naturelles, d’où l’importance de garder les organes concernés (foie, reins, colon) en bon état de fonctionnement, et, si besoin, d’accélérer l’élimination par la prise de laxatifs ou diurétiques doux. Je conseille comme laxatif les graines de lin, comme diurétique la prêle car, riche en minéraux, elle compense les pertes à ce niveau. Toutes les plantes drainantes sont également bienvenues : pissenlit, artichaut, verge d’or, sureau… Oubliez le commandement « un litre et demi d’eau par jour », inutile de surmener inutilement les reins, un litre est suffisant, hors période de canicule ou cas particulier.
    Si possible, des mono-diètes, voire un jeûne, accélèrent évidemment la purification. Faire une cure d’argile, sous forme d’eau argileuse, est aussi recommandé.
    Certains aliments ont la propriété d’accélérer l’élimination des poisons (métaux lourds, radioactivité):
    • la pectine, présente dans la peau et les pépins de pommes, dans les gelées de fruits. Plus le fruit est vert et dur, plus il contient de pectine.
    • le miso non pasteurisé.
    • la spiruline.
    • la chlorella.
    • le sésame
    • le pollen
    • le charbon activé n’est pas un aliment, mais donne de bons résultats. Néanmoins son efficacité est telle qu’il est incompatible avec la prise de médicaments (y compris pilule contraceptive, antibiotiques…), car il les éliminerait aussi…Durant une cure de charbon, ne pas manger de glaces, qui en contrarient l’action.
  3. Éviter les poisons
    • Si vous êtes fumeur de tabac, arrêtez ou au moins passez au tabac bio et sans additifs, en France marque Fairgreen. Le tabac ordinaire contient un élément radioactif, le polonium 210, qui provient des engrais chimiques phosphatés utilisés dans les cultures.
    • Ressortez votre livre « Après l’accident atomique », qui non seulement indique les aliments plus ou moins sensibles à la radioactivité, mais montre aussi comment préparer des aliments touchés afin de faire baisser leur contamination avant consommation.
    • Évitez si possible les autres sources de pollution afin que votre corps n’ait pas à lutter sur tous les fronts : ondes pulsées -WIFI, tel portable, téléphone sans fil…-, pollution atmosphérique, aliments gavés d’engrais chimiques, gros poissons (thon, saumon…) car ce sont les plus riches en mercure, produits de la pêche issus de l’Atlantique Nord (contaminés par le complexe de La Hague) ou du Pacifique sud (Fukushima…), attention au vin, même bio (tous les vins issus de la vallée du Rhone sont contaminés au tritium…)
  4. Renforcez vos défenses
    Faites de l'exercice. Dormez suffisamment.
    Prenez de la vitamine C naturelle (jus de citron ; l’orange surmenant le foie)
  5. Le problème des animaux domestiques
    Si les animaux à poils (chats, chiens…) sont restés dehors durant le passage du nuage contaminant, ils auront accumulé de la radioactivité dans leurs poils…les raser ? Même sans poils, s’ils sont restés longtemps dehors, ils sont devenus eux-mêmes contaminants, et, s’il y a des enfants à la maison, il faudrait les sacrifier

Vous avez toute latitude pour copier ce texte, le diffuser, rajouter des choses… J’ai une formation en diététique. Néanmoins tous les conseils concernant la prise d’aliments ou de remèdes, sont évidemment sujets à adaptation, suivant la santé de chacun. N’oubliez pas de consulter un médecin si vous avez des problèmes de santé particuliers.

Ce texte a été publié par http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=base_documentaire:articles-2017:etb-196 (Ici, sa mise en page est modifiée et quelques remarques ont été ajoutées par PB)

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Les radiations dispersées lors d'un accident nucléaire se propagent par l'air dans le sens du vent. Il faudrait donc connaître sa direction et sa vitesse. Elles mettent un certain temps avant d'arriver à tel ou autre endroit. Cela laisse un moment pour s’organiser. Si on à une heure ou plus devant soi, on a même le temps d'aller chercher son enfant à l'école – à condition que les routes ne soient pas – déjà – encombrées (et si chez soi il sera mieux protégé, ce qui n'est pas toujours certain). Le pire serait de rester coincé dans sa voiture ou de se retrouver au milieu d'une émeute que la police tenterait de contenir.

Le problème est d'avoir l'information sur la météo. Les gouvernements cachent les catastrophes aussi longtemps qu'ils le peuvent parce qu'il craignent la panique générale. En cas d'un Fukushima français, allemand ou autre en Europe, il pourrait être difficile de savoir si le nuage radioactif se dirige vers nous et quand il pourrait nous atteindre. Ne parlons pas de Tchernobyl, le régime russe n'a jamais été transparent. Par contre, le comportement des pouvoirs publiques japonaises après Fukushima est significatif : le gouvernement - qui, pendant plusieurs heures, a eu du mal à obtenir des informations fiables du gestionnaire de la « centrale » submergée - craignait devoir évacuer Tokyo (pourtant éloigné de Fukushima entre 220 et 270 km de vol d'oiseau) tout en sachant que c'était impossible (il aurait fallu déplacer 30 millions de personnes !). Par conséquent, il distillait l'information au compte-gouttes et tentait de rassurer les habitants. Aujourd'hui, il recommence car il voudrait que les habitants de la région sinistrée reviennent chez eux et les centrales nucléaires redémarrent. Pourtant, le sol dans la région de Fukushima continue à être pollué et quand on le remue les poussière radioactives se diffusent de nouveau.

Le gouvernement français n'est pas préparé mieux que celui du Japon et suivrait les mêmes voies de désinformation. Nos dirigeants comptent en statisticiens : seul un certain pourcentage des personnes atteintes par les radiations tombera malade et tous n'auront pas des cancers, des pneumonies, des maladies cardiologiques et autres immédiatement, en même temps : de leur point de vue, tergiverser est donc utile. La panique généralisée tuerait plus de monde tout de suite.

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Ce document mérite encore un peu de commentaires. D'une certaine façon, il est rassurant car il rappelle que, d'une part, les radiations se dispersent au bout d'un moment, et, d'autres part, que celles qui pénètrent à l'intérieur du corps sont éliminées, au moins en grande partie, par des voies naturelles. J'en sais quelque chose car chaque fois que je subis un scanner on me rappelle que je dois boire beaucoup pour évacuer le plus vite possible les matières radioactives que l'on m'injecte au début de l'examen.

Cependant, le texte de Lenoir et de Misha C. comporte des approximations. Dire que les vins Côte du Rhône sont tous contaminés par des radiations est un peu sommaire : quels récoltes, de quels territoires, de quelles années ? Après Tchernobyl, les vins de Bordeaux ont été très touchés. Mais l'ensemble de ces informations est tout de même utile et il vaut mieux d'en tenir compte. Croisons les doigts que cela ne serve à rien.

Recommandations européennes – uniquement en anglais... !

En 2015, la Commission européenne a élaboré un dossier de recommandations de surveillance médicale des populations après une catastrophe nucléaire mais quatre années plus tard il n'est toujours accessible qu'en anglais – même sur le site de l'IRSN :

https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Shamisen-recommendation-guide_201709.pdf

 

Principales associations anti-nucléaires en France

ADN France

http://collectif-adn.fr/entree.html

AFCDRP – Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.

Michel.cibot@gmail.com https://afcdrp.com

AMFPGN – Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire.

r.galinski@amfpgn.org https://www.amfpgn.org/

Fin du nculéaire

https://www.findunucleaire.be

Greenpeace

https://www.greenpeace.fr/sortir-du-nucleaire/

GRIP – Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité

https://www.grip.org/

IDN Initiatives pour le Désarmement Nucléaire

idn.france.association@gmail.com http://www.idn-france.org/

Mouvement de la Paix   

national@mvtpaix.org www.mvtpaix.org/

Observatoire du nucléaire

contact@observatoire-du-nucleaire.org http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

Pax Christi France

delegue@paxchristi.cef.fr https://www.paxchristi.cef.fr/

Pugwash France

contact@pugwash.fr www.pugwash.fr/

 

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. Margaret Mead

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Pour lire les autres dossiers de ce site sur le nucléaire, le féminisme, l'environnement, les migrations des populations, l'Europe, la gouvernance, la littérature, le rire :  ouvrez  https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog et voyez l'article  Sommaire.

 

 



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