Gestion (catastrophique) d’un accident nucléaire d'après l'ASN

Sécurité nucléaire: un "léger" retard de 60 ans. Ce qui suit est tout simplement inadmissible - mais réel! En fait, les pouvoirs publics ne savent toujours pas comment gérer une catastrophe nucléaire majeure mais le gouvernement vient de décider que la population vivant dans un rayon de 20 km autour de l'installation nucléaire accidentée sera évacuée d'office. Que faire pour vous protéger?

60 ans de retard !

Pour protéger vos enfants

Le coût d’un accident majeur

L'impréparation coupable

Vous risquez d'être évacués de force

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60 ans de retard !

A la demande du gouvernement, l’ASN (Autorité de la sûreté nucléaire) publie fin 2012,

au bout de 60 ans (!) du nucléaire civil et militaire en France,

les "premiers éléments" (!) de la doctrine nationale pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire. Elle ne les a toujours pas complétés...!

Depuis 2017 cette "doctrine" ne figure plus sur le site de l'ASN.

Par contre, en août 2018, le Gouvernement décide que suite à un accident nucléaire, la population vivant dans un rayon de 20 km sera évacuée d'office (voir plus bas).

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Pour protéger vos enfants et vous-même lors d'une prochaine catastrophe en France ou ailleurs Europe (où ne manquent pas les centrales nucléaires vieillissantes et pas toujours bien entretenues), lisez et imprimez la fin de ce dossier.

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Le coût d’un accident majeur

L’ASN a présenté les 5-6 novembre 2012, une étude concernant le coût d’un accident majeur sur un réacteur nucléaire en France.

           - plus de 400 milliards d’euros (estimation à -60% +120%),

           - 20% du produit intérieur brut ou 10 ans de croissance,

           - pertes de productions agricoles, bétail, terres, vignobles, maisons.

           - coupures massives d’électricité,

           - exil de 100.000 personnes,

           - comparable à une guerre régionale,

           - serait ingérable au niveau européen...

Les dépêches Reuters et AFP 

N.B.: La Suisse a évalué le coût d'un tel accident à 2000 milliards d'Euros. Pour la France l'IRSN le chiffre à 500 milliards (cf le livre de Corinne Lepage "L'Etat nucléaire", page 76).

Indépendamment de cette bataille de chiffres, comment peut-on évaluer le coût de la souffrance des générations présentes et à venir?

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Paris, le 21 Novembre 2012 Communiqué de presse :

"Un accident (nucléaire) majeur

aurait des conséquences terribles,

mais il va bien falloir s'en occuper,

le pays ne va pas être annihilé pour autant,

et donc il faut en parler,

mais c'est difficile".

Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN (Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire).

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Si on vous offre une voiture sans freins, vous ne vous mettrez pas au volant. Pourtant, on nous impose le nucléaire, civil et militaire et nous le tolérons ... !

 laughinglaughinglaughing

Deux pilotes aveugles montent dans un avion.

Tous les passagers se figent d'angoisse.

L'avion démarre, roule de plus en plus vite, s'approche de la fin de la piste: là, tous les voyageurs poussent un énorme hurlement.

L'avion se lève doucement et survole la montage.

Un pilote dit à l’autre:

- Ils crient de plus en plus tard. Un de ces jours, on va s'écraser.

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HURLEZ !

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.  - Margaret Mead

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L'impréparation coupable

Les travaux pilotés par l’ASN ont été engagés en 2005 pour permettre aux pouvoirs publics de construire une stratégie de prise en charge des conséquences sanitaires, sociales et économiques d’un accident nucléaire. Ils débouchent sur la publication des premiers éléments de la doctrine nationale relative à la gestion post-accidentelle dans des territoires contaminés par des rejets en provenance d’une installation accidentée (N.B.: "premiers éléments" 60 ans après le début de la nucléarisation du pays!).

Dans le cadre d’un mandat donné par une directive interministérielle [1], l’ASN a mis en place et animé, de 2005 à 2012, un comité directeur pour établir une doctrine de gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire ou d'une situation d'urgence radiologique (CODIRPA), avec la participation active des différentes parties prenantes, incluant les principaux départements ministériels concernés, les organismes d’expertise tels que l’IRSN et l’InVS, des associations, des élus et les exploitants d’installations nucléaires, et en sollicitant l’expertise internationale.

Les éléments de la première doctrine nationale ont été établis en considérant des accidents nucléaires entraînant des rejets radioactifs de courte durée (moins de 24 heures). (N.B.: Fukushima et Tchernobyl n'ont pas eu la politesse d'arrêter leurs émissions au bout de 24 heures...) Ces éléments constituent en soi une contribution originale au plan international dans la mesure où ils couvrent l’ensemble de la phase post-accidentelle : les premiers jours après les rejets radioactifs, les premiers mois (période dite de transition) et les premières années après l’accident (période de long terme). Ils visent notamment 3 objectifs indissociables :

  • protéger la population contre les dangers des rayonnements ionisants ;

  • apporter un appui à la population victime des conséquences de l’accident ;

  • reconquérir les territoires affectés sur le plan économique et social.

En accord avec les différentes parties prenantes associées aux travaux du CODIRPA, le rapport contenant les éléments de doctrine a été mis en ligne sur le site internet de l’ASN, comme l’ensemble des rapports techniques établis par le CODIRPA, et transmis au Gouvernement par l’ASN.

Dans l’avis qui accompagne cette publication [2], l’ASN attire l’attention du Gouvernement sur le fait que la publication des premiers éléments de la doctrine nationale constitue une première étape importante de la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais qu’elle doit être poursuivie et intensifiée afin de permettre son appropriation par les acteurs concernés, en particulier au niveau territorial.

Enfin, l’ASN a proposé au gouvernement de continuer à apporter son concours aux pouvoirs publics pour poursuivre la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais aussi pour mettre à jour les premiers éléments de la doctrine nationale, en tenant compte en particulier du retour d’expérience de l’accident de Fukushima (N.B. car en 2012 tenir compte de Fukushima n'aurait-t-il pas encore été possible? Cet aveu annule en grande partie les conclusions de l'étude de l'ASN).

Paris, le 21 Novembre 2012 Communiqué de presse

http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Gestion-post-accidentelle-d-un-accident-nucleaire 

L'Autorité de sûreté nucléaire sait que cette industrie représente pour la France un danger majeur et un désastre financier, mais elle doit louvoyer entre "Scylla et Charybde" : ses expertises, d'une part, et le pouvoir politique soumis au lobby du nucléaire, d'autre part.

L'ASN alerte" mais n'interdit pas, élabore les "premières mesures" à prendre suite à une catastrophe nucléaire majeure mais ne poursuit pas ce dossier (qui, en plus, a vite disparu de son site),  ne s'intéresse pas du tout à l'atome militaire.

Alors la sécurité promise par le nom de L'Autorité de sûreté nucléaire n'est qu'illusoire.  (2)

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Pour protéger vos enfants et vous-même lors d'une prochaine "catastrophe majeure" en France ou ailleurs en Europe achetez le livre Après l'Accident Atomique, guide pratique d’une radioprotection efficace de l’Institut Belarus et gardez le dans un lieu où vous êtes sûr/e de le trouver rapidement, si nécessaire.

"La vie « après » l'accident atomique n'est plus une bonne vie, mais une vie au milieu d'une nature où rôde un danger indiscernable. Cependant, depuis la catastrophe de Tchernobyl des chercheurs indépendants mesurent la pollution radioactive, observent ses conséquences sur la santé des populations - et conseillent comment diminuer son impact. Au lieu d'être soutenus, ils ont été pendant longtemps persécutés par les pouvoirs politiques d'Ukraine, de la Biélorussie et et de la Russie."

Le livret de Babenko explique aliment après aliment comment les traiter pour diminuer leur radioactivité.

L'expérience acquise en vingt ans par l'Institut indépendant Belrad est unique. En achetant et en diffusant cet ouvrage vous apportez votre soutien à l'Institut.

Ce livre peut être commandé sur http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=bibliographie

Imprimez Accident nucléaire : comment se protéger, ci-dessous. D'une certaine façon, ce texte est plutôt rassurant.

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Accident nucléaire : comment se protéger (l'expérience de Tchernobyl et de Fukushima) 


« Il faut démystifier la radioactivité et en considérer les dangers de façon rationnelle. Car, mise à part l’action à distance des rayonnements gamma dont on peut réduire l’intensité en interposant une matière absorbante entre les sources et soi, par exemple une ou plusieurs parois de béton, de plâtre ou de pierres, les autres émissions (bêta et alpha) ne sont dangereuses que si les particules qui les produisent entrent en contact avec la peau et/ou sont inhalées ou ingérées, à l’instar de molécules chimiques toxiques. Or, sauf à être dans le voisinage immédiat de la source radioactive (par exemple les réacteurs accidentés de Tchernobyl et Fukushima), c’est la contamination par voies cutanée, pulmonaire ou digestive qui présente les plus grands dangers. Il faut absolument éviter tout contact direct avec les éléments radioactifs. On sait qu’il n’en a rien été à Tchernobyl où aucune mesure de protection et d’information n’a été prise, ni, du moins partiellement, à Fukushima où l’incompréhension de la nature du danger a conduit certains responsables à prendre des décisions non pertinentes. » Yves Lenoir


Faire sans tarder : Acheter, par le site précité, le livre « Après l'Accident Atomique » de Vladimir Babenko et le garder à portée de main, avec ces pages imprimées - en cas d’accident, nous pourrions manquer de connexion internet et/ou de connexion électrique… Transmettre ces conseils à vos proches et amis.

Pourquoi ?

  • Mr Chevet, directeur de l’ASN, Autorité de Sureté Nucléaire, à l’assemblée nationale en mai 2013 : «Nous disons clairement, depuis un certain temps déjà, pas seulement à la suite de Fukushima, que l’accident est possible en France, et qu’il faut donc se préparer à ce type de situation.»
  • Le même, en 2016 : «Le contexte français en matière de sécurité est particulièrement préoccupant.» (2)

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Ma légitimité (celle de Misha C. auteur des conseils ci-dessous) : je milite contre le nucléaire depuis bientôt 40 ans. Ainsi j’ai accès à des informations fiables provenant de gens compétents et indépendants.

En cas d’accident grave avec rejet d’éléments radioactifs, les premiers jours la radioactivité est dans l’air, il y aura donc confinement. Pensez aux endroits où vous/vos proches êtes le plus souvent en temps ordinaire : chez vous (ou à proximité), au travail, à l’école… Chez vous, vous pouvez vous organiser, ailleurs ça ne dépend pas de vous…donc :

  1. Informez-vous sur l’organisation de ces lieux (travail, école...). Ont-ils stocké de la nourriture, de l’eau, du matériel pour confiner les locaux ? A l’école, qui serait responsable de distribuer les comprimés d’iode aux enfants, ? etc…
    En cas d’accident quel qu’il soit, le choc de la nouvelle peut nous faire perdre une partie de nos moyens, or il n’y aura pas de temps à perdre, et pas le droit de sortir à l’extérieur durant le passage du nuage radioactif, d’où l’importance de s’organiser.
  2. Faites des recherches minimum : quelles sont les centrales nucléaires les plus proches de chez vous, où se trouvent-elles par rapport à votre lieu de vie et votre lieu de travail ((ex : au sud-est?, au nord-ouest?) et à combien de km à vol d’oiseau. Notez les réponses sur le présent document.
  3. Préparez du matériel, qui sera rangé regroupé, pour éviter d’avoir à chercher le moment venu…
  4. Procurez vous des comprimés d’iode stable. Non, ce n’est pas une panacée, prise à temps elle vous protège uniquement de l’iode radioactif, pas des autres éléments radioactifs.
    Si vous habitez dans un rayon de 10 km autour d’une centrale, vous êtes censé en avoir reçu. Sinon, inutile d’en chercher dans les pharmacies en France. Dans ce pays elle est fabriquée par le laboratoire des armées qui en contrôle donc la distribution. Ce produit, tout à fait légal, est en vente libre et peut se commander sur Internet. J’ai trouvé le mien, là : http://goldpharma.com (produit de bonne qualité, prix abordable, envoi rapide) 1
    Préparez les doses pour vous, vos proches, vos animaux. Le jour venu, vous éviterez d’avoir à éplucher la notice et de faire une erreur possible due au stress…
    Conservez votre dose sur vous en toutes circonstances, dans une boite hermétique. La garder à la maison ne servira pas si vous vous trouvez ailleurs au moment de l’accident.
    L’iode fait effet 2 h après la prise, une dose est efficace durant 24 h.
    Si vous avez un profil santé particulier (allergie à l’iode, maladie chronique…) demandez conseil à votre médecin. S’il ricane, changez de médecin !
  5. Maintenez-vous, dans la mesure du possible, en bonne santé.
    Les isotopes radioactifs s’installent dans le corps en se faisant passer pour des sels minéraux, un organisme carencé sera donc plus vulnérable face à la contamination, d’où l’importance d’une alimentation variée et de qualité.
    L’élimination -partielle- des poisons, y compris de la radioactivité, se fait par les organes d’évacuation (foie, reins, colon). Il est donc important que ceux ci fonctionnent bien et ne soient pas «encrassés».

A avoir en cas de confinement :

  • du matériel pour isoler les fenêtres/bas de portes/bouches de ventilation : bandes isolantes, tissus, ciseaux, bande adhésive forte…
  • une radio à piles, des piles neuves
  • de l’eau en bouteilles
  • de la nourriture n’ayant pas besoin de frigo pour se conserver donc, dans l’idéal : de la choucroute crue bio (pour la vitamine C afin de pallier le manque de produits frais sains ), du miso (aide l’élimination de la radioactivité absorbée), de la spiruline (idem), de la pectine des pommes (id). Des aliments riches en potassium (antagoniste du césium) : abricots secs, figues sèches, purée de tomate, farine de châtaignes… Aliments riches en protéines (pour végétariens : galettes de soja, boulettes sèches de soja, légumes secs, quinoa…) graines de lin doré (laxatif doux), aliments pour vos bébés et/ou vos animaux.
  • si vous êtes dépendant de l’électricité pour cuisiner, prévoyez une alternative : réchaud à gaz, gaz.
  • une lampe de poche à manivelle ou à piles, piles, allumettes, bougies
  • si vous êtes sous traitement, un stock de vos médicaments + médicaments/remèdes courants.
  • papier toilette
  • sacs poubelle
  • matériel pour bébé éventuellement (couches lavables…)
  • si chat : un sac 15 kg de granulés de bois (pellets) : économique, anti-odeurs + sacs poubelle
  • un radiamètre (compteur «Geiger») peut être utile…


Pendant l'accident Vous venez d’apprendre l’accident, que faire et dans quel ordre ? Se mettre à l’abri.

Deux cas de figure :

  • Soit vous êtes proche du lieu de l’accident (sous le nuage contaminant), dans ce cas rentrez immédiatement dans l’habitation la plus proche, demandez des vêtements et un grand sac plastique, déshabillez-vous, mettez les vêtements pollués dans le sac plastique et laissez-le à l’extérieur du logement, douchez vous longuement, si vos cheveux n’étaient pas couverts, coupez-les très courts ou rasez-les. Prenez le comprimé d’iode stable.
  • Soit vous êtes éloigné du lieu de l’accident et là vous avez peut-être la possibilité de rentrer chez vous…ou pas. Cela dépend du nombre de km qui vous séparent du lieu de l’accident, de la direction et vitesse du vent, de votre moyen de transport…
  • Prenez le comprimé d’iode stable.
  • Consultez la météo (je recommande le site http://www.pleinchamp.com sur lequel vous trouverez ces informations par département).
  • Ne cédez pas à la panique : si vos enfants sont à l’école, n’allez pas les chercher, et évitez, sauf cas de véritable urgence, de téléphoner. Inutile de saturer les routes/les lignes téléphoniques, ils doivent rester disponibles pour les services d’urgence. Supposons que vous ayez pu rentrer chez vous…
  • Si vous êtes arrivé avec votre voiture et que vous avez un garage, rentrez-là.
  • Faites rentrer vos animaux domestiques, donnez-leur de l’iode aussi
  • Allumez la radio/tv pour vous tenir au courant de l’évolution de la situation
  • Coupez la ventilation
  • Calfeutrez soigneusement la porte du garage, l’encadrement des fenêtres, le bas des portes donnant sur l’extérieur, les bouches de ventilation…
  • Anticipez une éventuelle coupure d’électricité : sortez piles pour la radio, bougies, feu, lampe de poche…
  • Si vous avez encore du temps, et un potager, ramassez les légumes.
  • Quand le nuage est là, éloignez-vous des fenêtres.
  • Le stress, chez certaines personnes, peut amener un épisode de constipation, jamais bienvenu, mais encore moins dans le cas qui nous occupe. C’est pourquoi, dans la liste «aliments à stocker», j’ai mis un laxatif doux, au cas où… Boire suffisamment d’eau est important aussi. Sauf cas de fortes chaleurs oubliez le «1,5 l par jour» (dose personne adulte). C’est trop, cela fatigue les reins. Un litre est suffisant.
  • Vous avez maintenant fait ce qu’il fallait. Essayez de vous détendre. Pendant le passage du nuage, vous ne devez pas sortir à l’extérieur. Néanmoins, en cas d’absolue nécessité, mieux vaut que ce soit la personne la plus âgée de la maisonnée qui sorte. Les personnes les plus vulnérables face à la radioactivité sont, par ordre décroissant :  les femmes enceintes, les bébés, les enfants, les adolescents, les jeunes.

Après l'accident

  1. Se tenir informé
    Ça peut ne pas être facile ! Se souvenir des mensonges en France au moment de Tchernobyl, au Japon après Fukushima…
    Aucune garantie qu’on n’empêchera des laboratoires de mesure indépendants de travailler… (la CRIIRAD à Valence, Drome…l ‘ACRO dans le Calvados à Hérouville St Clair), que les associations où on récolte habituellement l’information dissidente (Réseau Sortir du Nucléaire, Greenpeace, l’Observatoire Du Nucléaire…) pourront encore s’exprimer…
    C’est donc, a priori, plutôt de l’étranger qu’on aurait une chance d’être vraiment informés…et ne pas oublier le #nucléaire sur Diaspora, GNU social…
    Les radiamètres (compteurs Geiger), actuellement en vente libre en France, peuvent mesurer la contamination de l’air, mais pas celle des aliments ni du corps, pour cela, il faut un laboratoire…
  2. Se désintoxiquer
    Mis à part dans les cas extrêmes (ayant reçu une forte dose), la radioactivité peut être éliminée du corps, par les voies naturelles, d’où l’importance de garder les organes concernés (foie, reins, colon) en bon état de fonctionnement, et, si besoin, d’accélérer l’élimination par la prise de laxatifs ou diurétiques doux. Je conseille comme laxatif les graines de lin, comme diurétique la prêle car, riche en minéraux, elle compense les pertes à ce niveau. Toutes les plantes drainantes sont également bienvenues : pissenlit, artichaut, verge d’or, sureau… Oubliez le commandement « un litre et demi d’eau par jour », inutile de surmener inutilement les reins, un litre est suffisant, hors période de canicule ou cas particulier.
    Si possible, des mono-diètes, voire un jeûne, accélèrent évidemment la purification. Faire une cure d’argile, sous forme d’eau argileuse, est aussi recommandé.
    Certains aliments ont la propriété d’accélérer l’élimination des poisons (métaux lourds, radioactivité):
    • la pectine, présente dans la peau et les pépins de pommes, dans les gelées de fruits. Plus le fruit est vert et dur, plus il contient de pectine.
    • le miso non pasteurisé.
    • la spiruline.
    • la chlorella.
    • le sésame
    • le pollen
    • le charbon activé n’est pas un aliment, mais donne de bons résultats. Néanmoins son efficacité est telle qu’il est incompatible avec la prise de médicaments (y compris pilule contraceptive, antibiotiques…), car il les éliminerait aussi…Durant une cure de charbon, ne pas manger de glaces, qui en contrarient l’action.
  3. Éviter les poisons
    • Si vous êtes fumeur de tabac, arrêtez ou au moins passez au tabac bio et sans additifs, en France marque Fairgreen. Le tabac ordinaire contient un élément radioactif, le polonium 210, qui provient des engrais chimiques phosphatés utilisés dans les cultures.
    • Ressortez votre livre « Après l’accident atomique », qui non seulement indique les aliments plus ou moins sensibles à la radioactivité, mais montre aussi comment préparer des aliments touchés afin de faire baisser leur contamination avant consommation.
    • Évitez si possible les autres sources de pollution afin que votre corps n’ait pas à lutter sur tous les fronts : ondes pulsées -WIFI, tel portable, téléphone sans fil…-, pollution atmosphérique, aliments gavés d’engrais chimiques, gros poissons (thon, saumon…) car ce sont les plus riches en mercure, produits de la pêche issus de l’Atlantique Nord (contaminés par le complexe de La Hague) ou du Pacifique sud (Fukushima…), attention au vin, même bio (tous les vins issus de la vallée du Rhone sont contaminés au tritium…)
  4. Renforcez vos défenses
    Faites de l'exercice. Dormez suffisamment.
    Prenez de la vitamine C naturelle (jus de citron ; l’orange surmenant le foie)
  5. Le problème des animaux domestiques
    Si les animaux à poils (chats, chiens…) sont restés dehors durant le passage du nuage contaminant, ils auront accumulé de la radioactivité dans leurs poils…les raser ? Même sans poils, s’ils sont restés longtemps dehors, ils sont devenus eux-mêmes contaminants, et, s’il y a des enfants à la maison, il faudrait les sacrifier

Vous avez toute latitude pour copier ce texte, le diffuser, rajouter des choses… J’ai une formation en diététique. Néanmoins tous les conseils concernant la prise d’aliments ou de remèdes, sont évidemment sujets à adaptation, suivant la santé de chacun. N’oubliez pas de consulter un médecin si vous avez des problèmes de santé particuliers.

Ce texte a été publié par http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=base_documentaire:articles-2017:etb-196 (Ici, sa mise en page est modifiée et quelques remarques ont été ajoutées par PB)

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Les radiations dispersées lors d'un accident nucléaire se propagent par l'air dans le sens du vent. Il faudrait donc connaître sa direction et sa vitesse. Elles mettent un certain temps avant d'arriver à tel ou autre endroit. Cela laisse un moment pour s’organiser. Si on à une heure ou plus devant soi, on a même le temps d'aller chercher son enfant à l'école – à condition que les routes ne soient pas – déjà – encombrées (et si chez soi il sera mieux protégé, ce qui n'est pas toujours certain). Le pire serait de rester coincé dans sa voiture ou de se retrouver au milieu d'une émeute que la police tenterait de contenir.

Le problème est d'avoir l'information sur la météo. Les gouvernements cachent les catastrophes aussi longtemps qu'ils le peuvent parce qu'il craignent la panique générale. En cas d'un Fukushima français, allemand ou autre en Europe, il pourrait être difficile de savoir si le nuage radioactif se dirige vers nous et quand il pourrait nous atteindre. Ne parlons pas de Tchernobyl, le régime russe n'a jamais été transparent. Par contre, le comportement des pouvoirs publiques japonaises après Fukushima est significatif : le gouvernement - qui, pendant plusieurs heures, a eu du mal à obtenir des informations fiables du gestionnaire de la « centrale » submergée - craignait devoir évacuer Tokyo (pourtant éloigné de Fukushima entre 220 et 270 km de vol d'oiseau) tout en sachant que c'était impossible (il aurait fallu déplacer 30 millions de personnes !). Par conséquent, il distillait l'information au compte-gouttes et tentait de rassurer les habitants. Aujourd'hui, il recommence car il voudrait que les habitants de la région sinistrée reviennent chez eux et les centrales nucléaires redémarrent. Pourtant, le sol dans la région de Fukushima continue à être pollué et quand on le remue les poussière radioactives se diffusent de nouveau.

Le gouvernement français n'est pas préparé mieux que celui du Japon et suivrait les mêmes voies de désinformation. Nos dirigeants comptent en statisticiens : seul un certain pourcentage des personnes atteintes par les radiations tombera malade et tous n'auront pas des cancers, des pneumonies, des maladies cardiologiques et autres immédiatement, en même temps : de leur point de vue, tergiverser est donc utile. La panique généralisée tuerait plus de monde tout de suite.

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Ce document mérite encore un peu de commentaires. D'une certaine façon, il est rassurant car il rappelle que, d'une part, les radiations se dispersent au bout d'un moment, et, d'autres part, que celles qui pénètrent à l'intérieur du corps sont éliminées, au moins en grande partie, par des voies naturelles. J'en sais quelque chose car chaque fois que je subis un scanner on me rappelle que je dois boire beaucoup pour évacuer le plus vite possible les matières radioactives que l'on m'injecte au début de l'examen.

Cependant, le texte de Lenoir et de Misha C. comporte des approximations. Dire que les vins Côte du Rhône sont tous contaminés par des radiations est un peu sommaire : quels récoltes, de quels territoires, de quelles années ? Après Tchernobyl, les vins de Bordeaux ont été très touchés. Mais l'ensemble de ces informations est tout de même utile et il vaut mieux d'en tenir compte. Croisons les doigts que cela ne serve à rien.

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1   Ce site a une très bonne réputation. Il n'est pas le seul. Pour vérifier la qualité des sites web de pharmacies vendant par Internet, voir http://forums.phoenixrising.me/index.php?threads/tips-for-finding-reliable-and-trustworthy-prescription-free-online-pharmacies.8113/

(2) Vous risquez d'être évacués de force

Par une instruction datée du 1er août 2018 le Ministère de l'Intérieur lance, en catimini, l'organisation de l'évacuation forcée de la population dans un rayon de 20km autour des Installations Nucléaires de Base (INB) et des Installations Nucléaires de Base Secrètes (INBS) militaires. La "doctrine nationale pour l'élaboration des Plan Particuliers d'Intervention (PPI) autour des installations nucléaires de base" en cas d'accident nucléaire évolue donc à grand pas. (...)

Au delà de 20km il n'y aurait donc pas de danger(...) 20km tracés au compas sur une carte et ne tient pas compte des vents (le mistral par exemple) qui propagent la radioactivité mortelle bien au-delà du périmètre (1200km pour Tchernobyl, 450km pour Fukushima) (...)

(...) évacuer : avec quels moyens ? Il faudrait un autobus pour 60 personnes, rien que pour 3000 personnes il faudrait donc 50 autocars stationnés en permanence dans le village. Plein de carburant fait en permanence et suffisant pour parcourir à minima 500km. Absurde.

Commentaires extraits de http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/08/20/Vous-serez-%C3%A9vacu%C3%A9-de-force-%3A-une-d%C3%A9cison-du-minist%C3%A8re-de-l-int%C3%A9rieur-le-confirme

Pour lire le décret cité du Ministère de l'Intérieur : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/08/cir_43874.pdf

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Pour voir les autres articles de ce site sur le nucléaire, le féminisme, l'environnement, les migrations des populations, l'Europe, la gouvernance :  https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/100918/sommaire-de-ce-site

 



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