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Billet de blog 4 mai 2017

Le repli sur soi est le symptôme du «c'était mieux avant»

Tentative d'argumentation pour voter Macron quand on a comme moi, soutenu le mouvement des Insoumis avec constance et conviction

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Les Nationalismes ne sont pas nouveaux :


Il faut lire la somme d’informations que délivre le site de Wikipedia (<https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme…)> pour prendre la mesure des champs lexicaux et historiques que recouvre le mot de Nationalisme.

Curieusement les Marxistes sont à l’opposé du repli sur soi puisqu’ils prônent une internationalisation des combats de classes. En ce sens la Gauche de Mélenchon, écologiste et soucieux de l’avenir de la Planète ainsi que de la maîtrise des flux financiers dystopiques est bien plus moderne que le mondialisme classique et petit bourgeois de Monsieur Macron.

Cependant ces deux mouvances ne sont pas contradictoires, l’un nourrit l’autre par une critique constante de l’usage qui est fait de la Valeur travail et de l’échappement d’une finance dérégulé qui ne veut décidément plus nourrir ce monde d’être humains, au profit seul… Du profit financier.

Je n’ai pas voulu regarder le débat d’hier soir parce que je n’aurais rien appris de nouveau sinon que voir une «harpie blonde» ânonner des poncifs éculés pour ne pas dire un mot proche et bien plus vulgaire.

Mais l’élection de Macron qui se situe dans un non-débat d’idées économique et social peut toutefois interroger nombre d’entre-nous, car les mots sont creux, tant qu’ils ne sont pas accompagnés d’actes clairs et discutables au sens noble du terme.

Libérer le travail par exemple. Ça ne veut rien dire. Selon qu’on se place dans un camp ou dans l’autre le concept ne recouvre pas les mêmes réalités.

La critique commune des nationalistes et de la gauche radicale consiste clairement à revendiquer le droit à une autodétermination des règles économiques et sociales, pour se soustraire à des directives anonymes venant d’ailleurs et qui n’obéissent plus à la sphère politique.

L’idée Européenne du camp Macron a de même des vertus que nous ne saurons condamner, car personne d’intelligent ne peut désirer le repli sur soi et la fermeture totalement illusoire de frontières qui par le fait de la mondialisation et des transactions virtualisées (quand bien même que le cadastre survit parallèlement à l’adresse IP de nos identités numériques) détermine désormais l’avenir international des échanges économiques et culturels.

Voilà donc des réflexions d’un jeudi matin 4 mai que je soumets à vos réflexions personnelles. Si débat d’idées devait y avoir, ce serait donc de mettre des mots sur les maux de notre société, en évitant de comparer des pommes et des poires.

Pour un partisan de la gauche, radicale ou pas, voter Macron, dans la situation actuelle n’est pas en soi contraire au principe de la critique et de l’action politique des opposants à ses idées ou ses principes néo-libérales.

Juste ne pas se tromper de combat.

Le nationalisme est un miroir aux alouettes qui repose sur un principe simple : « c’était mieux avant ». Mais avant quoi ?
L’Histoire témoigne de tant de guerres et d’exactions, de génocides et de guerres tribales, de tant de victimes innocentes de par le monde, au nom du « c’était mieux avant »… Qu’il ne saurait être question de choisir ne serait-ce que par un esprit retors du « pourquoi pas », une voie qui s’appelle tout simplement une IMPASSE. Il est sera dur ensuite de rebrousser chemin.

JE VOUS DEMANDE, SI VOUS INTERVENEZ, DE MODÉRER VOS EXPRESSIONS. JE NE SUPPORTE PAS LES INSULTES ET LES RACCOURCIS.

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