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Billet de blog 17 juil. 2017

Étudiants, l’avenir à crédit | L’institut Montaigne veut privatiser les Universités

Une manne pour les fonds de pension et la spéculation financière dans un domaine qui devrait au contraire rester le domaine réservé de tout état de droit, respectueux de l’avenir des jeunes.

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Le processus de Bologne a ouvert la boîte à Pandore de l’industrialisation et la privatisation de l’enseignement supérieur. 16 millions d’étudiants en 1965, 200 millions au passage du Processus de Bologne en 1999-2001 et on prévoit déjà 400 millions d’étudiants dans le supérieur pour dans moins de quinze ans.
Une manne pour les fonds de pension et la spéculation financière dans un domaine qui devrait au contraire rester réservé au service public, c’est-à-dire à un État social et respectueux de l’avenir des jeunes.

Les jeunes du monde entier s’endettent pour une course folle pour décrocher des diplômes qui dans un contexte néo-libéral et de désindustrialisation des pays du Nord crée le chômage de masse d’une population qui doit se satisfaire du seul secteur qui reste, celui du tertiaire.
Que l’institut Montaigne désigne le secteur numérique comme porteur n’est pas étonnant, le bon sens près de chez vous (vieux slogan du Crédit Agricole)… Mais qu’il promeut, d’abord l’indépendance des Universités pour accélérer la privatisation de ce secteur en dit long sur l’inconscience dont il fait preuve dans les prévisions économiques et sociales.

Les économistes atterrés le dénoncent depuis 2013-2014. Le néo-libéralisme, c’est à dire un capitalisme financier qui se déconnecte du réel, n’a cure des conséquences désastreuses pour les familles des classes moyennes, qui se sur-endettent pour juste acheter le rêve d’une emploi assuré à la sortie des écoles. Et là on a juste envie de leur crier… foutaises.

Les lobbies financiers se moquent éperdument de l’avenir des classes moyennes et des peuples en précarité. Va pour les diplômes, puisque c’est la nouvelle manne financière. Mais la Casse Sociale va être à la hauteur des emprunts et des déficits d’emplois.

Vous croyez que les médias traitent de ces sujets? Oui bien sûr. Mais pour cela il faut regarder ARTE et non BFM ou CNews. Quant à Ruquier ou Hanouna, n’en parlons pas. On n’a pas encore besoin de diplôme pour faire le guignol de la Société du Spectacle.

Sources : https://drive.google.com/file/d/1dHV_UkfghF7RPtY7liwDDMngkE9sgBgB/view?usp=sharing
article du Monde :
<http://abonnes.lemonde.fr/campus/article/2017/06/28/ce-que-propose-l-institut-montaigne-pour-que-l-universite-francaise-ne-rate-pas-la-revolution-numerique_5152107_4401467.html>.

Documentaire diffusé sur ARTE

http://boutique.arte.tv/f11743-Etudiants_avenir_credit

Analyse pertinente de notre société du Spectacle par Guy Debord.
La Société du Spectacle.

#Étudiants, l’avenir à crédit | L’institut #Montaigne préconise d’accélérer le processus de #privatisation des #Études #Supérieures.

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