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Billet de blog 21 nov. 2021

Le Figaro, l'école et le wokisme, retour sur le désarroi idéologique de la droite

Retour sur un dossier du Figaro Magazine ayant fait l'objet d'une intense polémique dans lequel il était question de l'école et du « wokisme ». Comment interpréter ce dossier ? Victoire des idées d'extrême-droite ou signe avant-coureur d'une déroute morale inéluctable ?

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  Il n’aura pas échappé aux scrutateurs assidus de l’actualité que le Figaro Magazine s’est distingué récemment par une une racoleuse sur l’école, accusée d’être la source de tous les maux de notre société. Et pour la droite réactionnaire, le mal absolu, c’est évidemment le prétendu « wokisme », catégorie floue qui regroupe l’antiracisme, les droits LGBT, le décolonialisme, l’écriture inclusive…

Un des buts principaux de cette une était probablement de faire parler d’elle et on peut dire que c’est réussi, selon le principe d’une logique médiatique qui consiste à exprimer publiquement une indignation créant à son tour une nouvelle indignation, générant ainsi une boucle dans laquelle les médias tournent en rond jusqu’à ce que surgisse un nouveau sujet d’indignation remplaçant le précédent.

La technique est rodée, elle permet aux médias dans un contexte de pénurie de journalistes de fonctionner en vase clos sans avoir à informer sur l’état du réel, ce qui nécessiterait d’enquêter sérieusement sur ce qui se passe dans le pays et donc de payer des journalistes pour le faire.

  J’ai moi-même hésité à écrire sur ce dossier du Figaro Magazine, ne voyant pas l’intérêt d’ajouter ma petite indignation de professeur atteint dans la dignité de sa fonction aux multiples indignations exprimées un peu partout. S’ajoutait à cela la question de la temporalité : le temps de chercher à comprendre et à analyser les tenants et les aboutissants d’une polémique, la polémique en question a déjà été remplacée par la suivante.

L’espace public est devenu un champ d’affrontements permanents où les vociférations des uns et des autres empêchent de comprendre quoi que ce soit.

Si j’ai finalement décidé d’écrire malgré tout sur ce qu’il faut bien considérer comme une attaque contre l’école publique, c’est parce que l’attaque en question mérite d’être analysée. En tant que professeur de français, je suis évidemment attentif à ce que dit un texte, mais également à ce qu’il révèle et qui n’est pas exprimé explicitement. Et c’est ce qui m’intéressera essentiellement ici, car le dossier du Figaro nous révèle quelque chose sur la vision du monde de ses auteurs. Cela nécessite une analyse précise allant au-delà de l’intitulé de la une.

« On » et « nous »

Tout d’abord une analyse sémantique portant sur le titre de « une », « comment on endoctrine nos enfants ». La première question que le professeur de français se pose est de savoir de qui on parle : qui se cache derrière le pronom indéfini « on », qui, derrière le pronom « nous » induit par le déterminant possessif ?

Du côté de l’agent actif, celui qui endoctrine, une nébuleuse protéiforme constituée des professeurs eux-mêmes, « idéologues » qui font « de la propagande politique » et sont « les agents du séparatisme » selon l’enseignante et « militante de la laïcité », Fatiha Boudjahlat, « des militants indigénistes, wokes et communautaristes » qui font « de l’entrisme pour détruire de l’intérieur le système scolaire » selon un professeur anonyme obligé de « raser les murs » par peur des représailles ; de l’administration cédant aux revendications religieuses des familles (on ne parle là que des musulmans) ; d’associations et organismes divers, parmi lesquels le comité Adama, l’Observatoire académique des LGBT + phobies, SOS homophobie, le planning familial, l’association Contact, la ligue de l’enseignement ; des conseillers principaux d’éducation et les conseils de vie scolaire constitués d’élèves et présidés par les chefs d’établissement qui incluent dans les emplois du temps des actions de sensibilisation à telle ou telle problématique ; des associations de parents d’élèves, ou plutôt d’une association en particulier, la FCPE, dont le Figaro rappelle qu’elle est majoritaire électoralement et qu’elle a « choisi son camp » , celui de « l‘intersectionnalité » (sic) ; des formateurs des enseignants enfin, qui endoctrinent leurs étudiants qui endoctrineront à leur tour leurs élèves.

La menace viendrait également des manuels comme le révèle une interview de Souad Ayada, présidente du conseil supérieur des programmes qui déplore que le ministère de l’Education nationale n’ait pas de droit de regard sur les manuels publiés par les éditeurs. Du côté de l’agent passif, les élèves, le magazine reste beaucoup plus flou. Des enfants de qui s’agit-il exactement ? Nous verrons que la question mérite d’être posée et que la réponse est loin d’être évidente.

L’information selon des sources non-contradictoires

  Comment le Figaro obtient-il ce constat ? On pourra constater qu’il s’agit d’informations selon des sources non-contradictoires. Sont cités pêle-mêle, une lycéenne d’un « établissement sans histoire de banlieue parisienne », la professeure d’histoire et géographie en collège déjà mentionnée Fatiha Boudjahlat qui relaie elle-même le témoignage d’une élève, plusieurs enseignants de français, de SVT et de matières non identifiées. Ont également été interrogés Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education et Isabel Amis, présidente de la FCPE en Côte d’or. Et pour finir, "l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires" dont un article d’Arrêt sur images nous révélait que derrière le nom pompeux se cache un site fourre-tout à la tonalité essentiellement potache.

On a donc affaire d’une part à des témoignages anonymes qui expriment un ressenti pas vraiment étayé , d’autre part à des discours idéologiques clairement marqués, ceux de Fatiha Boudjahlat ou de l’Observatoire du décolonialisme. On peut se montrer méfiant à l’égard des premiers : en tant qu’enseignant, je sais la valeur toute relative qu’on peut attribuer au témoignage d’un élève (l’histoire tragique de Samuel Paty aurait pourtant dû servir de leçon aux auteurs de l’article), je sais également qu’il est assez malaisé à un professeur de juger du bien-fondé des pratiques de ses collègues. Quant aux seconds, cela semble plutôt contradictoire de dénoncer un prétendu discours idéologique au moyen de dénonciations elles-mêmes idéologiques.

« Wokisme » un terme flou, révélateur d’un malaise identitaire

  Maintenant que nous avons répondu à la question de savoir de qui on parlait et qui en parlait, il convient de s’interroger sur ce dont il est question.

L’article principal parle d’endoctrinement, on notera avec intérêt que l’étymologie de ce terme, connoté péjorativement de nos jours, renvoie au sens de doctrine religieuse. Le « wokisme » serait donc une nouvelle doctrine religieuse à laquelle adhérerait une bonne partie de l’institution scolaire et qui s'opposerait à une approche "scientifique" de l'éducation. Encore faut-il savoir ce que recouvre ce terme. L’aspect fourre-tout du concept est donné d’emblée par le titre en « une » : antiracisme, décolonialisme, idéologie LGBT, islamisme politique, soit un certain nombre des obsessions de la droite réactionnaire ; cependant, le dossier n’évoque pas tel quel le féminisme, préférant parler de « déconstruction du genre ».

C’est qu’on sent à la lecture de ce dossier un profond malaise de la part de ses rédacteurs qui traduit à mon sens le désarroi intellectuel et idéologique de la droite dite « républicaine ».

Soyons clair, le Figaro multiplie les marqueurs qui lui permettent de se distinguer d’un discours d’extrême-droite tel qu’on pourrait le trouver dans « Valeurs actuelles » ou « Causeur ».

On prend bien la peine de préciser que les élèves présentées comme des victimes de cet « endoctrinement » sont « métisse » et « noire » originaire de Guyane, les deux intervenantes principales déjà citées, Souad Ayada et Fatiha Boudjahlat, ont des noms qui font d’elles des représentantes de la diversité. On prend bien la peine de préciser que le travail de certaines associations peut être utile pour aider certaines victimes (les auteurs se souviennent peut-être qu’il y a un peu plus d’un mois, une jeune fille victime de harcèlement raciste et homophobe mettait fin à ses jours), travail qu’il faut distinguer de l’endoctrinement évoqué dans l’article.

S’agit-il des mêmes associations ? D’associations différentes ? L’article ne le précise pas. Même gêne aux entournures lorsqu’il s’agit d’évoquer l’action du ministère. Promeut-il l’idéologie « woke » ou tente-t-il de l’endiguer ? L’article principal ne répond pas franchement, partagé qu’il est entre son désir de montrer que l’institution est « gangrenée » et son soutien affiché à l’actuel ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer.

C’est qu’il doit se tenir sur une ligne de crête étroite pour ne pas sombrer dans le discours identitaire, raciste, homophobe et misogyne de l’extrême-droite tout en répondant aux obsessions d’un lectorat réactionnaire.

Soutien au Ministre

Il nous reste une question à laquelle nous n’avons pas répondu, peut-être la plus importante de toutes : Quel est le but des auteurs de ce dossier ?

Un premier objectif a été, me semble-t-il, clairement analysé par un article du café pédagogique  : il s’agit d’offrir un soutien actif à Jean-Michel Blanquer dans son entreprise de mise au pas de l’institution scolaire, en s’assurant notamment un droit de contrôle sur la rédaction des manuels (comme le rappelait  ici Claude Lelièvre, la liberté éditoriale concernant les manuels est un acquis datant de Jules Ferry et n’a été remis en cause que lors de la parenthèse non-démocratique de l’État français).

On notera d’ailleurs que dans l’article qui lui est consacré, Souad Ayada évoque les erreurs factuelles qui se trouveraient dans les manuels. Des erreurs, je confirme, il y en a, mais cela n’a strictement rien à voir avec la prétendue idéologie « woke ». En réalité, il faudrait plutôt en chercher la source dans les délais incroyablement courts entre la publication des programmes et leur mise en application qui contraignent les éditeurs à boucler leurs manuels sans avoir eu le temps de fournir un travail sérieux et une relecture digne de ce nom. Autrement dit, Souad Ayada déplore les effets dont elle chérit les causes.

La grande peur des vieillissants

Mais on aurait tort de ne voir dans ce dossier qu’une manœuvre politicienne. Il traduit à mon sens une véritable peur et un vrai désarroi, autant de sentiments que l’on retrouve dans les témoignages collectés.

Peur et désarroi qu’il faut prendre au sérieux. Je sais qu’en développant cette idée je vais sans doute aller à l’encontre du discours ambiant qui voudrait que l’extrême-droite serait en train de gagner la bataille idéologique. Ce n’est vrai que si l’on s’en tient au discours médiatique. C’est en revanche une toute autre réalité que je peux observer dans mon environnement quotidien en tant que professeur. (Evidemment, il s’agit d’un point de vue subjectif que des analyses sociologiques à plus grande échelle mériteraient de corroborer.)

Les élèves que j’ai en face de moi ne sont pas des militants, je dirais que, pour la plupart, ils ne sont pas ou peu politisés. Pourtant, sur bien des aspects, j’ai le sentiment qu’ils ont des positions plus progressistes (le Figaro dirait « wokistes ») que les miennes (et le lecteur de ce blog sait que je ne suis pas franchement un représentant de la droite réactionnaire).

Et c’est, à mon sens, l’objet de la grande peur des journalistes et des lecteurs du Figaro qui sentent que cette jeunesse est en train de leur échapper. Et comme ils ne la comprennent pas, ils préfèrent se dire que tout cela est l’objet d’un vaste complot ourdi par des professeurs, fanatiques et fanatisés par des armées d’idéologues de l’enseignement supérieur, qui la corrompent. Il faut voir l'effroi des journalistes auteurs de l'article devant les propos de la présidente régionale de la FCPE affirmant que les élèves doivent pouvoir "s'émanciper des croyances familiales". Finalement l'endoctrinement ne les dérange pas tant que cela, tant qu'il reste en famille (à part bien entendu si elle est musulmane).

Pourtant, l’évolution de la société est inéluctable, on peut la freiner, on peut la retarder, et la droite et l’extrême-droite s’y emploient de toutes leurs forces, mais on ne pourra pas l’empêcher d’advenir.

Mise en abyme : « quand le manipulateur montre la lune, le sage regarde le doigt » (proverbe presque chinois)

Je finirai cet article sur une réflexion sur la stratégie à adopter face au discours réactionnaire véhiculé par un ensemble de médias mainstream dont le Figaro n’est qu’un exemple emblématique. Et je m’appuierai pour cela sur le début de l’article incriminé qui offre un formidable exemple de mise en abyme. Dans le témoignage de la jeune lycéenne qui ouvrait l’article, il était évoquée une classe où tout le monde s’entendait bien, nonobstant les origines des uns et des autres, jusqu’à ce qu’arrive une professeur qui, lors d’un cours, demanda à chacun de se positionner en tant que racisé ou non-racisé. Ce cours aurait engendré des divisions irréversibles au sein de la classe.

La professeur aurait, toujours selon l'élève, verrouillé le débat en arguant de sa posture d'autorité et aurait quitté l'établissement l'année suivante. Nous en sommes réduits à un seul point de vue, forcément réducteur, néanmoins si j'essaye de reconstituer ce qui a bien pu se passer, je vois une professeur étrangère à l'établissement (vacataire ? contractuelle ? stagiaire ? TZR ?), pas forcément à l'aise face à sa classe, ni forcément à l'aise avec l'objet de son enseignement, plaqué de manière artificielle sans tenir compte des enjeux propres à l'établissement, et dont la rigidité traduit en réalité un malaise et une crispation face à une classe unie et perçue comme hostile (ce qui est le cauchemar de tout professeur, parce que face à une trentaine d'adolescents, vous savez que vous ne faites pas le poids).

Pour en revenir à notre sujet, on constatera que le terme « wokisme », importé des Etats-unis, ne correspond pas véritablement à une réalité française mais qu’il est utilisé par la droite et l’extrême-droite pour disqualifier tous leurs opposants. Autrement dit, le discours réactionnaire a besoin du « wokisme », quitte à le créer de toutes pièces. Parce qu'il oblige chacun d’entre nous à se positionner pour ou contre, créant ainsi une fracture dans la société française.

Je l’ai moi-même constaté : sur certains sujets, je me suis surpris dans des conversations avec des proches ou des collègues à adopter une attitude tranchée pour répondre à une forme de radicalité que j’avais en face de moi, alors qu’une réflexion dépassionnée m’aurait sans doute amené à une position plus nuancée. Et pourtant, sur d’autres sujets, avec les mêmes personnes nous parvenons assez facilement à un consensus.

Autrement dit, ces questions sociétales sont volontairement instrumentalisées par la droite et l’extrême-droite afin de détourner l’opinion publique des questions sociales sur lesquelles un consensus largement majoritaire pourrait être trouvé.

Pendant que nous discutons de la place des femmes voilées dans l’espace public, de l’écriture inclusive, de l’accueil des migrants ou des autodafés de livres au Canada, la minorité des ultra-riches peut continuer à capter à son seul profit la majorité des richesses produites sans être inquiétée par personne.

À ceux qui m’opposeraient que ces questions sociétales sont importantes, je répondrais qu’elles se résoudront d’elles-mêmes avec le temps (et un peu de militantisme) et d’autant plus vite que les gens auront le ventre plein. « D’abord bouffer, ensuite vient la morale » (Brecht).

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