Philippe Corcuff
Enseignant-chercheur, engagé dans la renaissance d'une gauche d'émancipation, libertaire, cosmopolitique et mélancolique
Abonné·e de Mediapart

307 Billets

1 Éditions

Billet de blog 7 juil. 2015

Val et Todd embrouillent Charlie

Le débat médiatico-intellectuel sur l’après attentats de janvier a été largement capté par deux variantes antagoniques du manichéisme : Malaise dans l’inculture de Philippe Val et Qui est Charlie ? d’Emmanuel Todd : retour en forme de vis-à-vis.

Philippe Corcuff
Enseignant-chercheur, engagé dans la renaissance d'une gauche d'émancipation, libertaire, cosmopolitique et mélancolique
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le débat médiatico-intellectuel sur l’après attentats de janvier a été largement capté par deux variantes antagoniques du manichéisme : Malaise dans l’inculture de Philippe Val et Qui est Charlie ? d’Emmanuel Todd : retour en forme de vis-à-vis.

*************************************

Philippe Val et Emmanuel Todd ont envahi tour à tour les médias en avril et en mai à propos de leur dernier livre respectif. On a beaucoup polémiqué à l’époque, sans se rendre compte qu’ils constituaient les deux mâchoires d’un même piège à abêtissement médiatique, augmentant encore le degré de confusion après les attentats de janvier. Un peu de distance temporelle peut nous aider à échapper à cet illusionnisme de l’immédiateté. Un des points de croisement caricatural des deux livres, c’est que celui de Val met en cause une sociologie qu’il ne connaît pas et que Todd se réclame d’une sociologie qui ne le reconnaît pas.

1 – Philippe Val et le brouillard néoconservateur

© 

Avec Malaise dans l’inculture (éd. Grasset, avril 2015), l’ancien patron de Charlie Hebdo puis de France Inter, prétend éclairer les failles révélées par les horreurs de janvier, dans un ouvrage dont la plus grande partie a été cependant écrite avant. Son livre, empreint de nombreuses contradictions, jette un peu plus d’obscurité sur une France contemporaine déjà passablement embrouillée.

Philippe Val ou l’inculture crasse

Deux des incohérences logiques majeures de l’ouvrage :

1) il parle au nom des Lumières de la raison et malmène à un haut niveau les règles minimales de la raison ;

et 2) il dit batailler contre le simplisme en en livrant une forme particulièrement…simpliste !

Il y a une manière de se réclamer rhétoriquement des Lumières et de les maltraiter en pratique, par les modes de raisonnement et d’argumentation utilisés. Val y excelle, comme souvent les discoureurs médiatiques. Comme si on confectionnait un gâteau bio avec des ingrédients puisés dans une usine Seveso !

La principale source de perversion de l’esprit public serait aujourd’hui « le sociologisme ». On ne saura pas bien ce que c’est précisément à la fin du livre, mais cela indique quand même que le Mal serait du côté de la sociologie. Pourtant les auteurs classiques ou contemporains de la sociologie ne sont pas examinés de manière critique dans le livre. Pourquoi en plus vouloir connaître ce que l’on dénigre ? À un moment, Val lâche comme par inadvertance une vérité sur le château de sable de sa construction intellectuelle, en parlant bien sûr des autres : « Mais l’inculture est telle en ces matières… » Quelle fidélité à l’esprit des Lumières de l’Encyclopédie de Diderot et de D’Alembert en prenant ainsi appui sur l’ignorance de ce dont on parle ?

« Le sociologisme », « totalitarisme » qui caractériserait « la plupart de nos intellectuels médiatiques », dont les rapports avec la sociologie réellement existante demeurent donc obscurs, viendrait de…Rousseau. Donc bien avant la naissance de ladite sociologie. Rousseau est un des rares auteurs cités. Plutôt que les complications de ses écrits, est privilégié de manière non nuancée ce qui serait sa perversion anti-Lumières à travers quelques citations peu convaincantes. Et Val, tout à sa démonstration bulldozer, oublie de signaler que l’on trouve dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (paru en 1755) une des formulations les plus synthétiques de la démarche des Lumières :

« J’ai tâché d’exposer l’origine et le progrès de l’inégalité, l’établissement et l’abus des sociétés politiques, autant que ces choses peuvent se déduire de la nature de l’homme par les seules lumières de la raison, et indépendamment des dogmes sacrés qui donnent à l’autorité souveraine la sanction du droit divin. »

Entre l’accumulation des méconnaissances et les connaissances vagues, Val finit par confondre les Lumières de la raison avec l’ombre portée des démangeaisons de son nombril.

D’autre part, Val n’en finit pas de fustiger le manichéisme des « bons et des méchants », et c’est pourtant ce qu’il reconduit de manière caricaturale. Le Mal serait représenté par Rousseau, Marx, Pierre Bourdieu, Michel Foucault, Edgar Morin, Michel Onfray, Edwy Plenel et quelques autres. Le Bien serait porté par une généalogie allant de Spinoza (la référence philosophique principale de Val) à…Bernard-Henry Lévy et Caroline Fourest. Pauvre Spinoza, en telle compagnie l’asphyxie intellectuelle est presque inéluctable, même quand on a des réserves !

Á ces incohérences logiques centrales s’en ajoutent d’autres, comme le contresens sur Spinoza, qui ferait bondir un correcteur de philo au bac, même après la fatigue due à la lecture de plusieurs centaines de copies. Val pourfend ainsi « le déterminisme » du « sociologisme », et même « la propagande déterministe » qui dominerait les « plateaux télé », négateur de « la liberté humaine ». Et pourtant il se réclame d’un Spinoza, qui constitue justement une des grandes figures philosophiques du « déterminisme » ! Dans son Éthique (rédigée en 1663-1675, 1ère pub. posth. en 1677), le philosophe hollandais met ainsi en cause les illusions du libre-arbitre (nommé « libre décret ») au non de strictes déterminations causales :

« les hommes se croient libres pour cette seul cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés ».

C’est alors la connaissance des déterminismes qui ouvrirait la voie à une autre forme de liberté, appelée « libre nécessité ». Bourdieu s’inscrira dans ce sillage, mais en assouplissant le déterminisme spinozien : il ne s’agira plus d’un déterminisme mécanique, inséré dans l’époque où écrit Spinoza, mais probabiliste (en termes de probabilités), adossé à l’outillage statistique, pour lequel les marges de jeu sont alors élargies pour l’individu. Nouvelle inconséquence de notre valium culturel : utiliser un Spinoza plus déterministe que Bourdieu dans un combat de « la liberté humaine » contre « le déterminisme » de…Bourdieu !

Nouvelle gauche réac

Politiquement, Val se revendique encore de « la gauche ». Oubliée toutefois la sensibilité anarchiste des années 1970 dans son duo avec Patrick Font, ou même la participation à la création d’ATTAC en 1998. C’est la nouvelle gauche réac qui enfile aujourd’hui ses préjugés à travers sa plume. Une tambouille néoconservatrice du « tout fout le camp » et du « c’était mieux avant », à la Finkielkraut, pleine des aigreurs du ressentiment, que pourtant Val critique chez les autres en sollicitant Nietzsche.

On repère, bien sûr, le refus de prendre en compte, à côté de la montée bien réelle de l’antisémitisme, celle non moins effective du racisme antimusulman ainsi que des glissements entre « islam » et violence « islamiste », à travers notamment la formule répétée des « dérives de l’islam » ou la mise en cause des « jeunes de culture musulmane » dans leur ensemble. Ce qui participe au climat islamophobe actuel et à la concurrence délétère entre antiracismes. C’était déjà une tendance de Val dans ses éditoriaux de Charlie Hebdo à partir de 2004, non partagée par l’ensemble de l’équipe en-dehors de  Fourest et qui m’a conduit à quitter la rédaction. S’y ajoute dans Malaise dans l’inculture un dénigrement, à la Zemmour et à la Soral, du « multiculturel » et de « la diversité ».

On lit même, avec une stupéfaction atttacienne, une ode à « l’argent » et au « luxe » :

« L’argent est "libératoire". »

L’avènement du néocons’ typé

Le clou de cette gesticulation politico-intellectuelle, c’est cependant la défense dogmatique de la raison d’État :

« Julian Assange et Edward Snowden ont délivré des informations au grand public qui relèvent de la haute trahison. »

Il faut les fusiller alors ? Pas besoin d’avoir été anarchiste, un démocrate modéré attaché aux formes de protection minimale fournies par les États de droit contemporains ne peut que s’inquiéter de ce pathos sécuritaire.

Philippe Val est peut-être resté l’humoriste qu’il fut jadis et a voulu joué le personnage du « néocons’ typé », celui qui débite en guise de pensée les stéréotypes néoconservateurs du moment. Bravo l’artiste, c’est très réussi !

2 - Emmanuel Todd ou la rhétorique scientifique sans la science

© 

Avec Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse (éd. Seuil, mai 2015), notre démographe-anthropologue-historien-sociologue, et parfois économiste, national prétend dire le vrai là où nous aurions presque tous vu faux. En manifestant en janvier, nous n’étions que des islamophobes invétérés sous la coupe d’un « catholicisme zombie », même quand nous étions athées, protestants, juifs ou musulmans. C’est « la Science » qui le dit, alors… :

« une interprétation objective de faits qui ont échappé aux acteurs eux-mêmes, emportés par l’émotion, mus par des préférences souvent obscures ou carrément inconscientes. »

Sociologie extra light

Et de se mettre sous l’autorité de deux pères fondateurs de la sociologie : Émile Durkheim et Max Weber. Mais, plus pratiquement, qu’est-ce que cette fameuse « science » produite par un chercheur qui au fil des ouvrages s’est réclamé de la démographie, de l’histoire, de l’anthropologie et/ou de la sociologie ? On doit noter tout d’abord la faible reconnaissance des travaux d’Emmanuel Todd au sein de ces différentes disciplines académiques dont il se revendique. Qui est Charlie ? a lourdement accentué ce trait : il a suscité soit l’indifférence critique de larges pans de ces communautés scientifiques, agacés que de telles aberrations méthodologiques puissent être proférées dans l’espace public en leur nom, soit l’invalidation pour la plupart des quelques-uns qui ont pris position sur le livre.

Avec ce livre, on a une tentative de faire rentrer les complications du réel dans un modèle simpliste supposé expliquer le présent à partir du traitement du couple égalité/inégalité qui serait inscrit de manière millénaire dans les territoires « depuis la fin du Moyen Age par les structures familiales ». Et cela, à partir d’inférences cartographiques (en superposant, par exemple, des cartes sur le serment constitutionnel en 1791 et sur les manifestants de janvier 2015), et non de données directes, en allant même à l’encontre des quelques résultats d’enquête dont nous disposons sur les manifestations de janvier (importance non négligeable des ouvriers et des employés, sous-représentés par rapport à leur importance dans l’ensemble de la population active mais équivalents en nombre aux couches moyennes et supérieures, participation significative des enfants d’immigrés et d’individus de culture musulmane, valeurs multiculturelles d’une majorité des manifestants, etc.). Todd ne voit pas, par exemple, que vraisemblablement il y avait nettement plus de personnes de culture musulmane, du point de vue du nombre et non de la proportion, dans les manifestations de janvier que dans les rassemblements en solidarité avec Gaza auxquels les médias les associent plus volontiers.

On a donc affaire à un livre qui parle au nom des sciences sociales, mais dont les thèses pourraient difficilement être publiées dans une revue reconnue de sciences sociales, tant elles sont éloignées des critères scientifiques admis dans ces disciplines aujourd’hui. Ne serait-ce que :

- en confondant corrélation et explication causale ;

- en tirant des chiffres, pourtant présentés comme « bâclés », publiés par la presse quant au nombre de manifestants du 11 janvier de prétendues « lois » scientifiques, assimilées à celle de « la physique » et de « la chimie » ;

- en associant à ces prétendues « lois » une psychologie de bazar supposée doter l'ensemble d'une hauteur philosophique type dissertation de philo pour le bac, et par exemple : « Si nous admettons que l'athéisme, loin de procurer sur une longue période un bien-être psychologique sans mélange, est au contraire générateur d'angoisse, nous devons nous représenter la population de l'Hexagone comme en état de risque métaphysique. »

Et puis, comme celui de Val, l’ouvrage de Todd n’échappe par aux incohérences logiques. Il attribue ainsi des motivations racistes « inconscientes » aux manifestants de janvier, tout en expliquant que c'était clairement présent dans « les objectifs concrets de la manifestation ». Mais où étaient explicitement inscrits ces « objectifs concrets » ? Ou alors étaient-ce des « objectifs » non-conscients ? Mais c’est quoi des « objectifs », donc des orientations qu’on se fixe habituellement consciemment, non-conscients ? Un vrai chewing-gum logique !

Au bout du compte, Todd rentre les polyphonies du réel dans sa petite boîte bien carrée et aseptisée en s’en émerveillant :

« Du point de vue de la logique scientifique et du principe de symétrie, le monde est désormais en ordre. »

Et la façon dont son nombril a ainsi mis en ordre le monde lui procure un plaisir fou :

« nous pouvons puiser dans cette folle symétrie un sentiment de bien-être esthétique ».

Une érection épistémologique en quelque sorte !

Un délirium très mince habillant des fantasmes politiques

En fait, les méthodes obsolètes d’un point de vue scientifique utilisées par Todd se nourrissent d’un état antérieur des sciences sociales, et en particulier :

- le livre Tableau politique de la France de l'Ouest (1913) d'André Siegfried, ouvrage pionnier de la science politique hexagonale naissante, qu’il célèbre dans Qui est Charlie ? et qui développait un déterminisme territorial sur le vote complètement récusé aujourd’hui (voir Pierre Favre, Naissances de la science politique en France, 1870-1914, Fayard, 1989) ;

- l’anthropologie culturaliste anglo-américaine (Edward Tyler, Franz Boas, Edward Sapir, Ruth Benedict, Margareth Mead…), à laquelle Todd fait référence dans d’autres textes, qui tendait à essentialiser les cultures dans des ensembles compacts et durables, dont les heures de gloire se sont étendues de la fin du XIXe siècle aux années 1950 ; ses aspects essentialistes ayant été fortement mis en cause depuis (voir Régis Meyran et Valéry Rasplus, Les pièges de l’identité culturelle. Culture et culturalisme en sciences sociales et en politique (XIXe-XXIe siècle), Berg International, 2013 et ma note de lecture dans Mediapart, 27 mars 2014).

La science toarcienne (visant en géologie un étage du jurassique) fond ainsi comme une peau de chagrin pour laisser place à des délires directement politiques. Ce livre habille scientifiquement les fantasmes idéologiques et politiques conjoncturels de Todd, en produisant un coup politico-médiatique paradoxal dont il a le secret (digne de l'invention de gauche de « la fracture sociale » pour la campagne présidentielle de Jacques Chirac de 1995 ou de ses divagations conspirationnistes sur l’Union européenne en février 2012, voir Conspiracy Watch) contre ses anciens amis républicains-nationaux. Et, par moments, Todd s’y met en scène avec complaisance à travers le face-à-face mégalo entre le sens de son propre génie politico-intellectuel et la tête bicéphale de l’exécutif (Hollande/Valls). Car si l’on peut avoir de la compassion paternaliste pour la souffrance de ceux d’en bas, seules semblent vraiment compter et être réellement actives les Z’élites.

Laurent Joffrin ou le néoconservatisme d’extrême centre gauche

Il est amusant de noter à ce propos le peu de souci de rigueur intellectuelle des éléphants de la gauche journalistique comme Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction de Libération. On est ici au cœur des processus de désintellectualisation à gauche : ce qui compte c’est l’opinion défendue, pas la façon dont elle est argumentée et la solidité des faits sur lesquels elle s’appuie.

Ainsi Joffrin a pu encenser les thèses manichéennes et poisseuses de l’essayiste Christophe Guilluy dans « La France périphérique » (Flammarion, septembre 2014, voir « Œillères », 17 septembre 2014) et s’opposer au livre de Todd (« Emmanuel Todd : "Le 11 janvier est un tour de passe-passe" », débat entre Emmanuel Todd et Laurent Joffrin, Libération, 4 mai 2015). Pourtant l’absence de rigueur des deux ouvrages est fort comparable. Quant au contenu politique, le Guilluy est plus conservateur avec notamment le thème de « l’insécurité culturelle » vis-à-vis de l’islam que combat fort légitimement Todd. Ainsi va le néoconservatisme d’extrême centre gauche du patron de Libération !

En guise de conclusion : Quand Val et Todd vont en bateau, l’intelligence critique coule…

La déformation médiatique du débat intellectuel nous a donc imposé deux livres médiocres comme pôles du pensable dans l’après Charlie. Les deux auteurs n’ont que la sociologie à la bouche, le premier comme figure contemporaine du Mal et le second comme incarnation de la Lucidité scientifique. Cependant, dans les deux cas, on ne trouve point de traces de la sociologie réellement pratiquée dans notre pays au sein des universités et des laboratoires du CNRS. Nos protagonistes se réclament tous deux du « politiquement incorrect », nouveau tuyau désintellectualisant à succès qui remplace peu à peu dans les médias et sur internet la critique sociale argumentée, contre ce qui serait censé être « les idées dominantes des intellectuels médiatiques », tout en faisant justement partie de l’establishment intellectualo-médiatique.

Si l’on veut inverser cette tendance lourde, il faudrait faire surgir des espaces d’échanges entre citoyens, mouvements sociaux, praticiens des sciences sociales, philosophes, artistes et journalistes indépendants. On aurait besoin ici de quelque chose comme une intellectualité démocratique. Les gauches pourraient y retrouver le goût de la nuance et de la rigueur intellectuelle, à un moment où il faudrait bien qu’elles se réinventent radicalement si elles ne veulent pas persévérer dans leur dégénérescence respective au milieu d’un contexte périlleux d’extrême droitisation.

* Ce texte a été initialement publié comme « tribune » sur le site Rue 89, le 4 juillet 2015, sous le titre [choisi par la rédaction de Rue 89] « C’est confirmé, Val et Todd ont écrit de la merde ».

*********************************

Pour prolonger :

1) Une critique du livre de Philippe Val du point de vue des sciences sociales

« Ce que vaut Val. A propos de "Malaise dans l’inculture" », par Ludivine Bantigny (histoire), Mediapart, 8 mai 2015

2) Des critiques scientifiques du livre d’Emmanuel Todd

* « Un esprit de système caricatural », par François Héran (démographie et sociologie), Libération, 4 mai 2015

* « Un Todd stimulant, mais brouillé avec la réalité », entretien avec Jacques Lévy (géographie) par Catherine Calvet, Libération, 4 mai 2015

* « Attention aux manipulation cartographiques », par Béatrice Giblin (géographie), 14 mai 2015, Libération

* « Où est Charlie ? Ce que montrent réellement les cartes d’Emmanuel Todd », par Thierry Joliveau (géographie), Monde géonumérique, 19 mai 2015

* « Le simplisme d’Emmanuel Todd démonté par la sociologie des "Je suis Charlie" », par Vincent Tiberj (sociologie) et Nonna Mayer (science politique), Le Monde daté du 20 mai 2015

3) Une défense (rare en sciences sociales) du livre d’Emmanuel Todd (j’y reviendrai dans un prochain billet de Mediapart)

* « De la fragilité des reproches adressés à Emmanuel Todd », par Anne Verjus (science politique), Espaces réflexifs, 18 juin 2015 : 1, 2 et 3

*********************************

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
L’impunité et la lâcheté des puissants
Après la révélation des accusations contre l’ancien ministre, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Au-delà de son devenir judiciaire, cette affaire nous interpelle sur l’insuffisance de la lutte contre les violences sexuelles et sur l’impunité des sphères de pouvoir.
par Lénaïg Bredoux
Journal — International
Le nouveau variant Omicron, identifié en Afrique australe, déjà repéré en Europe
La communauté scientifique est en alerte depuis l’identification d’un nouveau variant au Botswana. Les premiers séquençages en Afrique du Sud font craindre une propagation à grande vitesse. L’Organisation mondiale de la santé vient de le classer parmi les variants préoccupants et l’a baptisé Omicron.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal — International
UE : Paris et Rome s’accordent à moindres frais pour tenter de peser dans l’après-Merkel
Emmanuel Macron et Mario Draghi ont conclu un traité pour tourner la page des années de tensions entre la France et l’Italie. Une façon aussi, pour le président de la République, de se rapprocher d’un homme bien plus influent que lui sur la scène européenne.
par Ludovic Lamant et Ellen Salvi
Journal — France
Dans la Manche, les traversées de tous les dangers
Le naufrage meurtrier survenu le 24 novembre, qui a coûté la vie à 27 personnes, rappelle les risques que les personnes exilées sont prêtes à prendre pour rejoindre les côtes anglaises. En mer, les sauveteurs tentent, eux, d’éviter le plus de drames possible.
par Sheerazad Chekaik-Chaila

La sélection du Club

Billet de blog
Migrants : du naufrage aux larmes de crocodile
Qu’elles sèchent vite, les larmes de crocodile ! De plus en plus vite, car il y en a de moins en moins, de larmes. Même de crocodile. Et surtout pour les réfugiés. Vous vous rappelez la photo du petit corps d’Aylan, 3 ans, rejeté sur une plage de Bodrum en 2015 ? Nous oublierons tout aussi vite le naufrage qui a tué 27 migrants dans La Manche, mercredi. Place au Black Friday !
par Cuenod
Billet de blog
L'Europe-forteresse creuse sa tombe dans le faux abri de ses fantasmes d'invasion
L'épisode dramatique à la frontière Pologne/Biélorussie confirme une fois de plus la fausse sécurité d'une Europe-forteresse qui se croit en sécurité en payant pour refouler et bloquer migrants et réfugiés, ignorant ses fondements, ses valeurs, son histoire. La contre-offensive massive à rebours des renoncements successifs matraqués en certitudes au coin du bon sens est une nécessité vitale.
par Georges-André
Billet de blog
À l'indignation, monsieur Darmanin, a succédé la rage
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à 27 personnes dans la Manche, Michaël Neuman, directeur d'études au Centre de réflexion sur l'action et les savoir humanitaires de la fondation MSF, dénonce les responsabilités de l'État français et du ministre de l'Intérieur.
par Médecins sans frontières
Billet de blog
Tragédie de Calais : retrouvons d’urgence notre humanité
Au moins 27 personnes sont mortes noyées au large de Calais ce mercredi 25 novembre. Ce nouveau drame vient alourdir le bilan des morts à cette frontière où, depuis une trentaine d’années, plus de 300 personnes ont perdu la vie, soit en essayant de la franchir soit en raison de leurs conditions de (sur)vie sur le littoral Nord.
par La Cimade