Philippe Corcuff
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Billet de blog 15 nov. 2021

D’un pas léger, nous marchons vers le précipice « postfasciste »

Des logiques en cours accroissent la probabilité d’une victoire «postfasciste» à la présidentielle. Indifférence, éditorialistes blasés à qui on ne la fait pas, folklorisation ou suspicion complotiste (Selim Rauer) accompagnent à gauche et ailleurs nos pas légers vers le précipice… En complément : le communiqué du RAAR, nouveau réseau contre l’antisémitisme, sur les ambiguïtés de Mélenchon.

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Parler de « postfascisme », c’est s’efforcer d’appréhender les continuités historiques de l’extrême droite aujourd’hui (dans « postfascisme » il y a « fascisme »), mais aussi les déplacements (auxquels renvoie le « post », par exemple la réappropriation du lexique républicain : souveraineté populaire, laïcité, liberté…). Ceux qui parlent simplement de « fascisme » ont tendance à voir dans l’extrême droite une essence intemporelle, alors que ceux qui parlent de « populisme » effacent les continuités historiques avec les fascismes des année 1920-1940.

Selim Rauer ou la tentation de la relativisation complotiste du danger Zemmour

Dans un billet de blog publié sur Mediapart le 5 novembre 2021, « Triangulation morbide d'une campagne : ou comment Zemmour profite à Macron », Selim Rauer fait de la pré-candidature d’Éric Zemmour, un leurre visant à faire gagner Macron face à la supposée solution Mélenchon. Il minimise donc drastiquement le danger Zemmour en lui-même. Rappelons les passages les plus contestables de ce texte :

« L’arrivée dans l’arène politique de M. Zemmour a de multiples avantages. Tout d’abord, il permet de diviser l’extrême droite en son cœur. Les obsessions identitaires, l’islamophobie et l’imaginaire historique totalement saugrenu de M. Zemmour divise le Rassemblement National de Marine Le Pen, mais également toute la droite républicaine que M. Macron n’a pas encore pu totalement désintégrer, à l’instar du Parti Socialiste qui s’est effondré sur lui-même. M. Zemmour (...) ne fait que camoufler les échecs de l’actuel président de la république, parce que M. Zemmour est en somme une caricature politique de tous ses échecs. Il est un repoussoir encore plus violent que Mme Le Pen (...) Son autre utilité consiste à affaiblir la gauche, celle de l’Union Populaire et de Jean-Luc Mélenchon (...) Cette potentielle candidature de M. Zemmour, si l’on se fie aux instituts de sondages, irait justement puiser dans ce vivier et affaiblir le candidat de l’Union Populaire tout en désagrégeant la droite et l’extrême droite. Face à Éric Zemmour et à la violence de ses discours, Emmanuel Macron semble prendre de la hauteur et apparaîtrait à nouveau comme la seule alternative "crédible" face à un risque de désunion nationale qu’il n’a en réalité jamais cessé d’alimenter durant son quinquennat. (...) M. Zemmour capte également l’attention des médias étrangers qui voient en lui un Trump de pacotille, permettant ainsi la diffusion plus globale au-delà de nos frontières d’une illusion politique et électorale. Le "danger Zemmour" permet d’escamoter la possibilité d’un véritable débat sur les effets des politiques nationale et internationale de M. Macron. (...) la possibilité d’une union entre Le Pen et Zemmour ne ferait qu’intensifier illusoirement la nécessité d’un vote Macron pour faire, une fois encore, "barrage". (...) Zemmour joue ici le rôle de l’idiot utile, mais au-delà du divertissement honteux et terrible que constitue sa candidature non-officielle, c’est à une nouvelle séquestration des imaginaires et des aspirations légitimes à une vie meilleure que nous assistons. »

Dans ces analyses, Zemmour n’est pas un danger en lui-même en tant que possible vainqueur, il n’est que le nom de fonctions qui n’ont rien à voir avec une victoire éventuelle, qui n’est pas prise au sérieux par l’auteur. Les fonctions, ou « avantages » ou encore son « utilité », de la pré-candidature Zemmour convergeraient toutes au bénéfice d’Emmanuel Macron : « diviser » le Rassemblement national, « diviser » la droite et « affaiblir » ce qui serait la seule alternative au macronisme, la candidature Mélenchon. Zemmour servirait donc à « camoufler les échecs de l’actuel président de la république », à « escamoter la possibilité d’un véritable débat sur les effets des politiques nationale et internationale de M. Macron » et à alimenter « la nécessité d’un vote Macron ». Zemmour est fonctionnalisé et même folklorisé comme un « idiot utile » sans risque propre pour la politique en France. Ce ne serait qu’un être ridicule destiné à accomplir une tâche pour un autre que lui-même : « saugrenu », « caricature politique », « un Trump de pacotille », « une illusion politique et morale », « divertissement »… Et le « danger Zemmour » est mis entre guillemets comme création médiatique renvoyant à « une illusion ». Circulez, brave gens de gauche, il n’y a rien à voir : recentrez-vous sur le prétendu « vrai clivage » : Mélenchon/Macron ! Comme si on était encore en 2017, comme si Zemmour n’avait pas déjà pris une large avance par rapport à un Mélenchon affaibli depuis plusieurs années, bien avant le surgissement pré-électoral de Zemmour ! En matière d’« illusion » le billet de Selim Rauer est particulièrement bien pourvu !

Cette minimisation mélenchoniste du danger Zemmour s’oriente à grand pas vers un soupçon complotiste : ne serait-ce pas une manipulation consciente et cachée du président de la République semble suggérer implicitement le texte ? D’ailleurs, le billet apparaît structuré par un mécanisme rhétorique classique du conspirationnisme : le « à qui profite le crime ? », ou : quelle sont les fonctions de Zemmour derrière les apparences ? C’est ce que Pierre Bourdieu a appelé le « fonctionnalisme du pire ». Bourdieu précise ainsi à propos de ce « fonctionnalisme du pire » : « Ce phantasme du complot, l'idée qu'une volonté démoniaque est responsable de tout ce qui se passe dans le monde social, hante la pensée "critique" » (Réponses. Pour une anthropologie réflexive, avec Loïc J. D. Wacquant, Seuil, 1992, p. 78).

On peut tout à fait considérer légitimement qu’une des catégories d’effets de la pré-candidature Zemmour est de favoriser temporairement la candidature Macron, sans penser pour autant que cela englobe tous les effets de cette pré-candidature ou même les principaux. Ce qui permet, à l’inverse de Selim Rauer, de prendre au sérieux les risques de cette pré-candidature sans se diriger vers des marécages complotistes… qui eux-mêmes alimentent la zemmourisation des esprits et détruisent un peu plus la critique sociale structurelle portée historiquement par la gauche et la pensée critique.

Le feu au lac : du confusionnisme comme appui de l’extrême droitisation

Tribune publiée par Philippe Corcuff dans L’Humanité le 2 novembre 2021, https://www.humanite.fr/politique-pourquoi-la-gauche-doit-elle-se-ressaisir-face-au-confusionnisme-ambiant-725959

Il y a le feu au lac et peu s’en rendent suffisamment compte à gauche ! Une gauche éparpillée « façon puzzle » et la notion même de « gauche » en crise. La possibilité qu’un candidat « postfasciste », plus à droite que Marine Le Pen mais potentiellement soutenu par des secteurs de la droite, devienne chef de l’État en avril. Un Trump, mais avec davantage de pouvoirs. La dynamique d’extrême droitisation idéologique dans les espaces publics, associant xénophobie, sexisme et homophobie dans un cadre nationaliste, a commencé en France dès le milieu des années 2000. Et le nez dans le guidon, nous l’avons peu perçu à gauche. Or, Éric Zemmour en a été une des figures principales avant d’en devenir l’agent électoral.

Cette extrême droitisation est facilitée par le confusionnisme. C’est-à-dire, dans le contexte du recul du clivage gauche/droite, le développement de bricolages rhétoriques créant des interférences entre des postures et des thèmes d’extrême droite, de droite, du macronisme, de la gauche dite « républicaine » et de la gauche radicale. Des postures ? Le remplacement de la critique sociale structurelle des inégalités et des discriminations, portée historiquement par la gauche, par la mise en cause superficielle du « politiquement correct », les schémas complotistes et la focalisation de la critique sur des personnes (comme Emmanuel Macron). Des thèmes ? La valorisation du national et la dévalorisation de l’international, la fixation positive (« identité nationale ») ou négative (« musulmans ») sur des identités supposées homogènes et closes, ou le lien insécurité/migrants. Ce qui légitime l’aimantation des débats publics par l’extrême droite.

Quand, du côté des « républicains » venant de la gauche, comme Natacha Polony, Manuel Valls ou le Printemps républicain, on contribue à stigmatiser les musulmans en détournant le bel idéal de laïcité, cela alimente le confusionnisme. Quand Jacques Sapir, ancien militant d’extrême gauche, puis soutien du Front de gauche, propose de constituer un arc « souverainiste » allant de Marina Le Pen à Jean-Luc Mélenchon et quand Michel Onfray, venu d’une gauche libertaire, crée une revue, Front populaire, pour donner une assise intellectuelle à cet arc, cela alimente le confusionnisme. Quand Olivier Faure, Yannick Jadot et Fabien Roussel participent, aux côté de dirigeants du RN et de Zemmour, à une manifestation ultra-sécuritaire organisée par des syndicats de policiers, cela alimente le confusionnisme. Quand des députés socialistes et communistes s’abstiennent sur la loi dite sur « le séparatisme », aimantation islamophobe soft du macronisme, cela alimente le confusionnisme. Quand Mélenchon cultive la gloriole nationaliste, se lance dans des discours germanophobes, apparaît ambigu alternativement avec l’islamophobie et avec l’antisémitisme, recourt à des schémas conspirationnistes lors de « l’affaire des perquisitions » ou à propos des crimes de Mohammed Merah, cela alimente le confusionnisme.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, est un des rares à cultiver une vigilance anticonfusionniste : du rappel de la solidarité internationale des travailleurs face à l’exploitation capitaliste le 27 septembre 2018 dans Le Monde à la désapprobation dans la presse régionale du 22 juin 2021 des ambiguïtés de Faure et Roussel. Au bord du précipice « postfasciste », il est plus que temps de retrouver une boussole de l’émancipation sociale à gauche.

* Cette tribune ouvre un dossier de quatre tribunes, coordonnée par Latifa Madani, sous l’intitulé général « Pourquoi la gauche doit-elle se ressaisir face au confusionnisme ambiant ? ». On peut retrouver les textes de Clémentine Autain, Philippe Marlière et Guillaume Roubaud-Quashie (non accessibles aux non-abonnés sur le site de L’Humanité) dans un tweet de Philippe Marlière : https://twitter.com/phmarliere/status/1455557002982301696?s=24 .

Extrême droitisation et enfermement identitaire

Première de deux conférences de Philippe Corcuff sur « Identités : de l’enfermement à l’ouverture » dans le cadre de l’Université Populaire de Lyon, le 20 octobre 2021

Version audio sur Youtube [environ 1h15] :

Philippe Corcuff : Identités : de l'enfermement à l'ouverture © La cave se rebiffe de l'UnipopLyon

La seconde conférence sur « Ouverture identitaire et créolisation du monde » aura lieu le mercredi 17 novembre 2021, Archives municipales de Lyon (1 place des Archives - Lyon 2e, métro A Perrache) entre 19h et 21h, et traitera des pensées d’Emmanuel Levinas et d’Edouard Glissant.

Un nouveau réseau contre l’antisémitisme, le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes), a initié une tribune quant à l’antisémitisme chez Éric Zemmour publiée le 3 novembre 2021 sur Mediapart : « Nous devons combattre la propagande antisémite de Zemmour ». Le 10 novembre 2021, le RAAR a mis en cause les ambiguïtés répétées de Jean-Luc Mélenchon quant à l’antisémitisme :

Communiqué du RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes) du 10 novembre 2021

Mélenchon récidive et accuse la tradition juive d’être responsable du racisme de Zemmour

Interrogé le 28 octobre sur BFM après les propos du grand rabbin de France, qui avait assuré que Zemmour était « antisémite certainement, raciste évidemment », Jean-Luc Mélenchon a récidivé en tenant à nouveau des propos offensants et méprisants envers les Juifs et la lutte contre l’antisémitisme, il a déclaré : 

« Monsieur Zemmour ne doit pas être antisémite parce qu’il reproduit beaucoup de scénarios culturels : on ne change rien à la tradition, la créolisation, mon dieu, quelle horreur... Tout ça ce sont des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme. Ça a ses mérites, ça lui a permis de survivre dans l’Histoire. Donc moi je ne crois pas qu’il soit antisémite, enfin je ne sais pas, parce que véritablement ce n’est pas vraiment mon problème s’il est antisémite, il sera condamné. Il est raciste, ça c’est sûr, il a été condamné pour ça. »

Selon cette déclaration, il faudrait attendre une éventuelle condamnation par la justice pour constater l’évidence, alors que Zemmour multiplie les diatribes antisémites :  suspicion quant à l’innocence du capitaine Dreyfus, réhabilitation de Pétain « sauveteur de Juifs », défense de l’attitude de Papon pendant l’Occupation et dénonciation de son procès ; critique de la loi Pleven de 1972, qui pénalise racisme et antisémitisme et de la loi Gayssot contre le négationnisme de la Shoah, rejet du discours du Vel d’Hiv de Jacques Chirac reconnaissant en 1995 la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs, attaque contre les familles Sandler et Monsonego, victimes de la tuerie antisémite de Merah à Toulouse.

Surtout Mélenchon choisit d‘attribuer les positions racistes et antisémites de Zemmour à des traditions « beaucoup liées au judaïsme ». Ce sont donc les Juifs qui seraient responsables de l’antisémitisme qui les frappe et de la campagne de haine de Zemmour. Et il ajoute avec légèreté et cynisme « parce que véritablement ce n’est pas vraiment mon problème s’il est antisémite ».

Le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et Tous les Racismes (RAAR) condamne fermement ce nouveau dérapage concernant les Juifs, venant de la part d’un candidat de gauche à la Présidentielle, ainsi que les attaques portées par l’appareil de la LFI à l’encontre de ceux et celles qui protestent contre ces propos. 

Plusieurs fois ces dernières années Mélenchon a tenu des propos qui ne peuvent qu’aider à la diffusion de l’antisémitisme, notamment en juin dernier sur la tuerie antisémite de Toulouse en 2012.  Il déclarait alors :

« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012. Cela a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Elysées. » 

Donc, selon lui, l’assassinat de trois enfants juifs à l’école Ozar Hatorah en 2012 par Merah était « écrit d’avance » au titre d’une manipulation électorale. Il niait ainsi la gravité de l’assassinat, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, d’enfants tués parce que Juifs. En 2019, il déclarait qu’il fallait refuser la « génuflexion » devant les « oukases » du CRIF en lien avec la défaite du Labour et de Jeremy Corbyn lors des élections britanniques. En juillet 2020, il disait que Jésus avait été mis sur la croix « par ses propres compatriotes », reprenant ainsi un des plus vieux poncifs antisémites. 

Cette dérive récidivante est inacceptable.

Le poison antisémite ne doit pas gangréner la gauche. Au contraire le combat pour l’émancipation sociale passe depuis toujours par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

C’est pourquoi le RAAR appelle à rejeter les propos de Mélenchon et continuera à intervenir publiquement contre les attaques de ce genre, d’où qu’elles proviennent.

Déclarations de Jean-Luc Mélenchon :

https://www.bfmtv.com/politique/pour-jean-luc-melenchon-eric-zemmour-ne-doit-pas-etre-antisemite-car-il-reproduit-beaucoup-de-traditions-liees-au-judaisme_VN-202110290292.html

Pour ne pas désespérer de la gauche

Un article stimulant de Roger Martelli, historien et ancien dirigeant du Parti communiste français : « La gauche en quête de sens », Regards.fr, 9 novembre 2021, http://www.regards.fr/idees-culture/article/la-gauche-en-quete-de-sens

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