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Billet de blog 21 déc. 2013

Zemmour abject contre Taubira

Sexisme, xénophobie, homophobie, diabolisation de Christiane Taubira : les propos répétés d'Éric Zemmour se complaisent dans une fange d'establishment...

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Sexisme, xénophobie, homophobie, diabolisation de Christiane Taubira : les propos répétés d'Éric Zemmour se complaisent dans une fange d'establishment...

La chronique d’Éric Zemmour dans Le Figaro du 5 décembre 2013, « Petits Blancs et bonnes consciences », a ainsi dépassé de nouveau le mur du çon !

« Les femmes » et « les Noirs » dans le collimateur

Le niveau d’insanitude du gourou médiatique des temps qui puent, dans une double diabolisation dont il a le secret (des « femmes » en général et de « l’immigration arabo-africaine » en général), a été encore une fois explosé.

Dans cette chronique, Zemmour commente le récent livre de l’écrivain et enseignant Aymeric Patricot, Les petits Blancs. Un voyage dans la France d’en bas (Plein Jour, 2013). Il écrit ainsi :

« Patricot laisse parler ses interlocuteurs qui lui confient leurs malheurs, leur sentiment de déchéance, leur haine des autres et de soi ; jusqu'à la misère sexuelle des jeunes prolétaires blancs qui, éduqués dans l'univers du féminisme occidental, ne peuvent rivaliser avec la virilité ostentatoire de leurs concurrents noirs ou arabes, qui séduisent nombre de jeunes femmes blanches, blondes de préférence, comme le prouve le succès du site blanchablacks.com, que Patricot interprète comme la revanche symbolique de la colonisation, sans voir qu'il exprime aussi l'antique attrait des femmes pour le mâle dominant, le vainqueur, à l'instar de ces Françaises qui couchèrent pendant la Seconde Guerre mondiale avec des soldats allemands puis américains. »

Zemmour, qui a été condamné le 18 février 2011 par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la discrimination raciale suite à une plainte d'associations antiracistes, emboîte ses habituels stéréotypes xénophobes et sexistes, sous hégémonie des derniers.

Sachant tout de la prétendue « nature féminine » à travers les âges, il nous explique en un claquement d’idées choc le lien nécessaire entre leur supposée attirance pour les soldats allemands et américains hier et pour les Noirs aujourd’hui !

Œillères idéologiques et légèreté médiatique

Aucun ethnologue, historien ou sociologue n’y reconnaîtra la complexité de faits changeants au cours des siècles et des civilisations ? Que diable ! Zemmour lutte justement contre « les œillères idéologiques et la légèreté médiatique » des « pseudo-savants » s’efforçant de « nier la réalité »…au moyen d’œillères idéologiques et de légèreté médiatique à la manière d’un pseudo-savant prenant ses fantasmes pour la réalité.

Dans le passage cité, Zemmour fait d’ailleurs endosser à Patricot ses propres obsessions. Certes, ce dernier ne convainc pas, dans ce qui se présente comme un essai impressionniste et non une enquête rigoureuse de sciences sociales, de la pertinence explicative de la notion de « petit Blanc », à cause de l’amalgame d’expériences disparates opéré dans une catégorie générale à partir d’un nombre de cas fort restreint.

La catégorie de « petit Blanc », entendue comme un « Blanc pauvre prenant conscience de sa couleur dans un contexte de métissage » (p.12), révélant pour l’instant des insertions lacunaires dans le réel, apparaît davantage susceptible de fonctionner sur le mode d’une prophétie autoréalisatrice.

Zemmour et « la vraie vie »

Cependant Patricot est beaucoup plus prudent que le chroniqueur du Figaro. Il invite ainsi à ne pas « essentialiser cette figure », en rappelant la variété « des âges, des comportements et des conditions » des cas présentés (p.12). Et il ajoute : « c’est un bien triste préjugé que de supposer, par exemple, que toute personne pauvre et blanche serait forcément xénophobe » (p.16).

Zemmour n’a pas un tel esprit précautionneux : il sait lui ce qu’est l’essence des « femmes » et de « l’immigration arabo-africaine ». Point de complications, de diversité, de contradictions et de transformations historiques dans la réalité pour lui, mais des blocs compacts et durables, bref des essences !

D’où tient-il une telle omniscience quasiment intergalactique ? Jadis de ses cours à Sciences-Po Paris, puis de sa fréquentation des plateaux de Laurent Ruquier sur France 2, aujourd’hui de ses va-et-vient entre i> Télé, Paris Première, RTL et Le Figaro, lieux bien connus de la relégation sociale, où l’on touche quotidiennement du doigt « la vraie vie », pas celle de ces « bobos antiracistes » qui se cloîtrent dans les beaux quartiers…

Il n’hésite pas alors à trafiquer dans le sens de généralisations hâtives et abusives les analyses plus nuancées de Patricot. Ce dernier ne présente que deux cas :

. Sophie attirée par « les métis » (pp.47-48)

. Irène fantasmant « les Noirs » (pp.51-54).

« Touche pas à la femme blanche ! »

Quant au site blanchablacks.com, il n’en fait pas du tout la preuve de la séduction de « nombre de jeunes femmes blanches, blondes de préférence », au détriment des « jeunes prolétaires blancs », mais il avance :

« Certains indices laissent penser, contrairement à ce que suggère l’intitulé décrivant le site comme celui des "Blanches qui préfèrent les Noirs", que ce dernier est en fait destiné aux Noirs : les publicités pour les hôtesses, par exemple […] Sans parler des messages presqu’exclusivement rédigés par des hommes, les rares signés par des femmes flairant l’exercice de communication. » (p.48).

Bref du marketing publicitaire qui tente classiquement de cibler un segment du marché, mais qui ne nous dit rien sur la fameuse alliance généralisée des Blondes et des Noirs contre « les petits Blancs ». Et pas de référence à « l'univers du féminisme occidental » dévirilisateur chez Patricot !

Pourtant il ne semble pas s’émouvoir de telles torsions et traficotages de ces analyses, car il a posté sur son blog le texte de Zemmour sans commentaire (voir http://www.aymericpatricot.com/dotclear/index.php?2013/12/05/750-petits-blancs-et-bonnes-consciences-eric-zemmour-le-figaro). Un papier dans Le Figaro par une des figures médiatiques du moment suffirait-il à faire oublier ses approximations fourvoyantes ?

Lieux communs et préjugés

Ensuite Zemmour se contente d’enfiler les lieux communs et les préjugés :

. « l’incroyable condition d’être minoritaire dans son propre pays » ;

. « l’instauration d’un mode de vie étranger sur le territoire français, forçant les - petits Blancs à se soumettre (jusqu’à la conversion à l’islam) ou à se démettre (c’est-à-dire fuir dans le fameux périurbain) » ;

. ou « les leçons de morale des bourgeois antiracistes qui ont seulement les moyens de se protéger, eux et leurs enfants, des ravages du multiculturalisme ».

Membre de l’establishment, Zemmour est ainsi imaginairement « campé dans cet espace pseudo-subversif mais authentiquement indigne que d’aucuns nomment "politiquement incorrect" », comme le notait le journaliste Jean Birnbaum dans « Le Monde des livres » (dans « Aux armes citoyens », 11 octobre 2013).

Zemmour se présente comme la face la plus visible de transformations idéologiques en cours. Plus que manipulateur cynique, il apparaît manipulé par des affects singuliers et des ressentiments très personnels qu’il tend à universaliser et participe à une entreprise qui lui échappe largement.

Ainsi une nouvelle idéologie montante parmi les Z’élites pourrait devenir leur nouvelle idéologie dominante : « le Peuple », vu comme entité homogène marquée par sa blanchitude hétérosexuelle et masculine, serait mis en danger par les musulmans, les noirs, les homosexuels et/ou les femmes.

« Boubour » pour bourgeois bourrin

Le social serait menacé par le sociétal, l’égalité par la lutte contre les discriminations, l’intégrité « populaire » nécessairement « nationale » par le mondialisme nécessairement néolibéral ; tout cela porté par des hordes de bobos méprisant « le Peuple » et forniquant dans l’horrible métissage.

La stigmatisation de la catégorie floue et extensive de « bobos » semble faire automatiquement passer ces critiques du côté de rebelles dominés.

Si bien que de vrais bourgeois du monde politique, technocratique, journalistique et/ou patronal peuvent aujourd’hui taxer de « privilégiée » l’institutrice, vivant dans un quartier populaire ou dans un petit pavillon périurbain (qui les fait pourtant tellement fantasmer !), qui milite au sein du Réseau Education Sans Frontières pour venir en aide à des enfants de sans papiers ! Dans « bourgeois bohèmes », on a omis le contenu de classe de « bourgeois » tout en gardant sa portée critique.

Cette nouvelle idéologie de ceux d’en haut parlant au nom de ceux d’en bas, le blog du Gay Tapant l’a ironiquement appelé « Boubour » (bourgeois bourrin, dans « Après les années bobos : 2013, année Boubour ? », 3 décembre 2013, Mediapart).

Ce brouillage des repères moraux, politiques et sociaux a été amorcé par le sarkozysme, quand il tentait de faire croire (et de se faire croire) que la contestation du « politiquement correct » pouvait venir des gros détenteurs de capitaux politiques, économiques et culturels situés aux sommets de l’Etat.

Taubira et la « bobocratie féministo-antiraciste »

Dans leur livre La Face visible de l’homme en noir (Stock, 2006), Jean Birnbaum et Raphaël Chevènement avaient même mis en évidence comment l’émission « Tout le monde en parle » (1998-2006) présentée par Thierry Ardisson avait joué un rôle de laboratoire du confusionnisme propre au « politiquement incorrect ».

Aujourd’hui, il commence à affecter la gauche. D’abord, via ceux qui y voient une opportunité de carrière, dont le vallsisme ou la Gauche populaire. Un des animateurs de la Gauche populaire, délégué national chargé des élections et des études d’opinion au PS, François Kalfon, n’expliquait-il pas dans Le Monde qu’il s’agissait de « lutter contre le dénigrement systématique d'une élite de gauche vis-à-vis du Français moyen, petit Blanc hétérosexuel, qui vit avec sa famille classique dans un pavillon avec voiture et télévision » (« La bataille de la Gauche populaire pour éviter un "21 bis" », par Hélène Bekmezian et Bastien Bonnefous, 14 novembre 2012) ?

Ce nouveau « politiquement correct » qui enfle dans l’espace public au nom, paradoxalement, du « politiquement incorrect » a aussi et surtout des effets paralysants à gauche.

C’est ce qui peut rendre compte de la lenteur de réaction d’un François Hollande face aux abjections racistes visant Christiane Taubira, par exemple. Christiane Taubira a d’ailleurs été dénigrée par Zemmour, ajoutant son petit crachat aux immondices, dans « Ça se dispute » sur i> Télé le 22 novembre dernier, en tant qu’«’icône d’une bobocratie féministo-antiraciste » qui « mène la guerre au peuple français » :

© cdmanon

Avec Soral, un bricolage de thèmes communs

Cette idéologie néoconservatrice a deux principaux pôles émetteurs :

. l’un au cœur du paysage médiatique, habitué à caricaturer musulmans et Noirs ;

. l’autre dans l’underground très actif d’internet, préférant s’en prendre au « suprématisme juif »(selon l’expression d’Alain Soral dans son ouvrage avec Éric Naulleau, Dialogues désaccordés, Blanche/Hugo & Cie, 2013, p.161).

Le héraut du premier pôle est Zemmour, le héros du second Soral.

Par-delà les divergences réelles entre les deux pôles, on repère un bricolage de thèmes communs. Et puis ils ont hérité de leur bouc émissaire préféré, BHL, quelques traits contribuant à la désintellectualisation en cours du débat public : l’enfilage de lieux communs plutôt que l’enquête au plus près des complications du réel, le marketing des idées vagues plutôt que le patient travail des concepts, l’arrogance rhétorique plutôt que l’argumentation raisonnée.

Les marionnettes de l’anticonformisme ressemblent, dans leur absence de rigueur et leur goût pour la mise en spectacle, aux marionnettes du conformisme qu’elles dénoncent.

Y aura-t-il des gens de gauche pour réagir ?

Il n’y a point de complot ici, mais la fabrication largement incontrôlée dans différents secteurs de l’espace idéologique et politique d’un tissu d’évidences qui est en train de fermer l’espace du pensable au niveau des expressions publiques, à la fois du côté du plus propre sur lui (dans les grands médias) et du plus sombre (sur internet).

C’est dans une perspective analogue que Pierre Bourdieu a analysé l’émergence d’une « humeur idéologique » conservatrice composite au sein de l’Allemagne de Weimar dans L’Ontologie politique de Martin Heidegger (éd. de Minuit, 1988). Il y décryptait des bricolages diversifiés opérés par des « révolutionnaires conservateurs » non coordonnés, ayant même des intentions multiples, voire contradictoires.

Y aura-t-il encore des gens de gauche pour réagir ? Pour (ré-)associer question sociale et problèmes sociétaux, luttes contre les inégalités et contre les discriminations, majorité et minorités, classes populaires et internationalisme, anticapitalisme et émancipation, combats contre l’islamophobie, contre la judéophobie et pour la laïcité…et pour faire du déploiement de la singularité de chaque personne un des axes principaux, avec la justice sociale, la durabilité écologique et l’idéal démocratique et libertaire d’autogouvernement de soi et des collectivités, d’une politique rénovée récusant tous les communautarismes (dont le nationalisme franchouillard et les intégrismes religieux) prétendant enfermer les individus dans une appartenance collective exclusive.

Ni Zemmour, ni Maître ! Ni Soral, ni Maître !

* Tribune paru sur Rue 89, le 10 décembre 2013, sous le titre « Éric Zemmour a encore franchi le mur du çon »

* Post-Scriptum (21 décembre 2013) : Zemmour persiste dans le nauséabond et l’approximatif…

Depuis le texte précédent publié sur Rue 89 il y a environ dix jours, Éric Zemmour a continué son jet de déjections dans sa chronique du Figaro :

- « La morale pour tous » (chronique du 12 décembre 2013) : sexisme et xénophobie se savourent mieux avec quelques pincées d’homophobie…

« l’école devint le lieu d’où on menait la guerre à "l’homme blanc hétérosexuel" » ou « la propagande homosexuelle au sein des écoles »

- « Crime et châtiments » (chronique du 19 décembre 2013) : Taubira, la diablesse….

« Il faudra un jour ériger une statue à Christiane Taubira. Pour avoir contribué au réveil des consciences endormies. Pour avoir rendu la bien-pensance encore plus insupportable, par ce mélange, qui n’appartient qu’à elle, de lyrisme et d’arrogance, de militantisme et de cynisme. Taubira, c’est l’anti-roi Midas : tout l’or qu’elle touche se transforme en boue.

Dès sa loi de 2001 sur les traites négrières […]. Le mariage homosexuel […] Et sa récente offensive victimaire contre "la France raciste qui l’expulse de l’espèce humaine" a mis sous une lumière crue la rouerie de nos belles âmes antiracistes […] Partout où Taubira passe, ce n’est qu’un cri : trop, c’est trop. Ministre de la Justice depuis seulement dix-huit mois, elle incarne déjà le laxisme et l’angélisme pénal […]. »

* Voir aussi sur Mediapart :

- « Ça pue en France comme dans un polar », par Philippe Corcuff, 24 novembre 2013

- « Les principales déclarations de Christiane Taubira à Mediapart », 19 décembre 2013

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