Philippe LEGER
A travaillé comme journaliste. Retraité.
Abonné·e de Mediapart

42 Billets

4 Éditions

Billet de blog 23 août 2009

A Marseille, « la police a énormément de travail »

En période estivale, vols à l'arraché, cambriolages, tapages nocturnes se multiplient, confient les riverains de nombreux quartiers, autant excédés par cette délinquance saisonnière que par l'impuissance des pouvoirs publics à juguler un phénomène qui prend des proportions inquiétantes.

Philippe LEGER
A travaillé comme journaliste. Retraité.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 Il y a quelques semaines, plus de 200 familles du quartier de Malmousque ont signé et remis à leur maire de secteur une pétition contre l'insécurité.
Le préfet de région Michel Sapin s'est inquiété « d'une nervosité grandissante à Marseille ». Pas celle des riverains... mais des voyous ! si on en croit le journal La Provence, du 29 juin 2009.
Le représentant du gouvernement a donc décidé d'une opération coup de poing sur la plage du Prophète, un endroit fréquenté depuis toujours par les familles qui viennent pique-niquer tout en profitant des joies du bain.
Là où des "bandes de jeunes" organisent des activités nocturnes à base d'alcools et de musiques bruyantes.
Dernièrement, ces bandes n'ont pas fait dans la dentelle. Selon le quotidien: « des dizaines de tessons de bouteilles, cachés à dessein pour blesser les baigneurs... la tour de surveillance des maîtres-nageurs, un équipement de 20 000 €, gisait sur le flanc, tous les barreaux sciés. Des planches de bois avaient été arrachées à des bateaux de la société nautiques », sans doute pour alimenter les barbecues dont les cendres maculaient le sable.
Le déploiement ponctuel, fin juin, au Prophète d'un important dispositif n'a pas réglé le problème, selon Patrick Mennucci, le maire du secteur: « Tous les soirs, on a du bruit, des bagarres, sans parler de ceux qui font leurs besoins dans les escaliers ».
De nombreux Marseillais s'interrogent sur l'efficacité de la police. Comme ces riverains de la place de Lenche, au cœur historique de Marseille, dérangés toutes les nuits par des tapages nocturnes. 
Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, des jeunes avaient décidés de faire la fête, jusqu'à une heure encore plus tardive (4H30), à coup de décibels et en rythmant chacune de leur tournée par l'éclatement de canettes en verre sur la place. 
Au 17, on a répondu que la police avait « énormément de travail ». Pourtant, le commissariat central de Marseille (« L'Evêché ») est à moins d'une minute (à pied) de la place! 
De manière récurrente, des policiers se plaignent de n'avoir ni les effectifs, ni le matériel en quantité suffisante pour assurer les nombreuses interventions qu'exige la sécurité des Marseillais... et des touristes ! 
Près de 3,5 millions de visiteurs en 2008, le maire Jean-Claude Gaudin en espère 8 millions pour 2013, année de Marseille-Provence, capitale culturelle européenne. Selon lui, « les responsables marseillais ne seraient pas moins intelligents que les Ch'tis » (Visioconférence multiplex Marseille-Sénat-Bruxelles 12 mai 2009). 
En matière de sécurité et de tranquillité publiques, il va falloir le prouver !

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin
Journal
Franquisme : des historiens démontent les thèses révisionnistes relayées par « Le Figaro »
La publication dans un hors-série du « Figaro » d’un entretien-fleuve avec l’essayiste d’extrême droite Pío Moa, pour qui les gauches sont entièrement responsables du déclenchement de la guerre civile en Espagne en 1936, suscite l’indignation de nombreux historiens. Retour sur une entreprise de « falsification ».
par Ludovic Lamant
Journal — Amérique Latine
Au Chili, la menace d’un refus plane sur la nouvelle Constitution
Face aux crispations sur certains points de la nouvelle Constitution, le gouvernement chilien prévoit déjà des réformes au texte en cas d’adoption par référendum le 4 septembre. Une position défensive qui témoigne de l’étroitesse du chemin vers la victoire du « oui ». 
par Mathieu Dejean
Journal — Amériques
Le jeu dangereux du Parti des travailleurs avec les militaires
Créé par Lula en pleine dictature, le PT, une fois au pouvoir, a malgré tout entretenu des relations cordiales avec l’armée brésilienne. Puis des tensions sont apparues, jusqu’à faire revenir officiers et généraux dans l’arène politique, en faveur de Jair Bolsonaro.
par Jean-Mathieu Albertini

La sélection du Club

Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·e·s, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr