Le XXIe siècle devait être celui de l’Europe. On annonçait l’avènement de son unité, de sa puissance, souveraine et indépendante, sachant assurer ses marchés ; on vantait son modèle social, rayonnant dans le monde, pôle d’attraction de tous les peuples opprimés. Or le 21ème siècle qui s’éveille, ne confirme pas l’envol de l’Europe. On annonce même le chant du cygne de l’Occident.
Les syndicats se discréditent en voulant dézinguer la loi sur la retraite... Aveuglés par leur haine pour le président Macron, ils donnent aux extrémistes de tous poils l'occasion de mettre le "Bronx" dans le pays. Elle ne sera pas retirée, mais retoquée par le conseil constitutionnel. On ne fait pas de politique en dehors des réalités... institutionnelles. Sauf à faire un coup d'État !
Le 27 juillet 2025, pressée par le Président agressif et incontrôlable des États-Unis, Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, signe dans le golf privé de Trump en Écosse un accord cadre (1). Le 7 août 2025, Bruxelles fait savoir que les investissements réclamés ne sont en aucun cas contraignants. Trump fulmine... il croyait avoir signé le deal du siècle !
Le format d'Ambitions Sud International, basé sur des interviews, des enquêtes, des forums... apportait un éclairage puissant et de première main sur des réalisations de toutes sortes qui transforment le quotidien des habitants, l’économie d’une ville, d’une région, de l’Europe, voire du monde.
Philippe Séguin, d’abord opposant impitoyable au traité de Maastricht de 1992, avait grandement évolué. En 1997, face au nouveau défi américain, il s’affirmait résolument en faveur « d’une Europe unie, prospère, sûre de ses valeurs… bâtissant son propre modèle de société et redevenant enfin un défi pour les autres… » Son discours de 1997 était particulièrement prémonitoire.
Cinq ans après, le Royaume-Uni fait son retour dans le programme Erasmus+, le programme européen d'échanges universitaires qu'il avait quitté dans la foulée du Brexit.
La Russie de Poutine fait une guerre hybride à l’Europe. Tout est bon pour la stresser, diviser, morceler... Elle rejoint en cela l’Amérique du « faiseur de paix », Donald Trump, qui favorise l’internationale des droites populistes et anti européennes… et qui va jusqu’à proposer à Poutine un deal sur le dos de l'Ukraine... et dans le dos des Européens !