Le violeur c'est moi

Pour mes camarades féministes, pour la fin du patriarcat. Merci au collectif Las Tesis. Merci aux femmes, aux femmes qui se libèrent, qui me montrent aussi à moi comment me libérer un peu, en étant moins macho et sexiste.

Le patriarcat est le nom de mon pouvoir
De toutes ces possibilités d'arriver à opprimer
Et si ça me fait mal de l'avoir et d'en profiter
C'est pure hypocrisie d'en moi ne pas le voir

Le pire de mon pouvoir, c'est le meutre, c'est le viol, c'est l'impunité

En ne t'écoutant pas dire non, en ne t'écoutant pas assez,
je ne respecte pas qui tu es, ta façon de rire, de t'habiller
En pensant que tout part et viens à moi je te nie
En ne pensant qu'à moi, commence le meurtre derrière le déni

Quand je ne soutiens pas contre l'Etat qui ne voit rien
Quand je ne soutiens pas devant l'incurie de la justice
quand je ne soutiens pas devant l'inaction de la police
Que suis-je à part un complice ?

Tu dois pouvoir sortir
Tu dois pouvoir hurler
Tu dois pouvoir être celle que tu veux

Et si je m'y oppose
Et si je ne suis pas à tes côtés

C'est que l'assassin est quelque part en moi
C'est que le violeur est quelque part en moi

C'est que le violeur, c'est moi
C'est que l'assassin, c'est moi
Que le patriarcat c'est moi

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