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Billet de blog 1 avr. 2022

La gauche française dans la spirale du déclin

La gauche n’a remporté l’élection présidentielle qu’à trois reprises sur les dix scrutins qui se sont tenus depuis 1965. Elle n’a jamais été majoritaire au premier tour, et n’a recueilli que 27,7% des voix au premier tour en 2017. En résumé, la gauche a perdu beaucoup plus d’élections qu’elle n’en a gagnées, et elle a très rarement été majoritaire en France.

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La gauche française est prise depuis plusieurs années dans la spirale d’un déclin continu. Les facteurs de son affaiblissement sont multiples : structurels, conjoncturels, politiques, idéologiques ou liés aux personnes et forces qui incarnent la gauche. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la chute de la gauche s’est accélérée. Celle-ci a été l’observatrice impuissante du quinquennat macronien, et sera probablement largement battue lors de l’élection présidentielle de 2022.

Seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut encore faire illusion. Une qualification de l’ex-socialiste au second tour ne peut pas être exclue, mais elle serait davantage la conséquence paradoxale d’une sur-compétition électorale à droite plutôt qu’une adhésion au candidat de la France insoumise (LFI). Pour parvenir au second tour, Mélenchon doit espérer que trois des quatre candidats de droite et d’extrême droite se neutralisent et abaissent ainsi le seuil d’entrée pour le second tour. Mélenchon pourrait alors – selon son expression - se faufiler dans un « trou de souris ».

Si le miracle devait se produire, la gauche se hisserait au deuxième tour alors qu’elle est très minoritaire dans l’électorat. À quelques jours du premier tour, le rapport de force gauche/droite n’a jamais été autant en défaveur de la gauche. Celle-ci mobilise difficilement entre 25% et 30% des intentions de vote. La somme des voix de droite (Emmanuel Macron et Valérie Pécresse) et d’extrême droite (Marine Le Pen et Éric Zemmour) oscille entre 68 et 72% (dont plus de 30% pour la seule extrême droite).[1] Les sondages les plus récents montrent que l’ascension de Mélenchon s’est réalisée en asséchant les maigres réserves de voix à gauche. De son côté, Le Pen dispose d’une réserve de voix importante chez les électeurs de Zemmour.

À gauche, seul Mélenchon est crédité d’environ 15% des intentions de vote, suivi, de très loin, par Yannick Jadot d’Europe Écologie Les Verts (EELV) qui récolte à peine 5%, et de Fabien Roussel pour le Parti communiste (PCF) qui se situe entre 3 et 4% des intentions de vote. Dans le camp social-démocrate, c’est la débandade : la maire de Paris Anne Hidalgo se situerait à 2%. Christiane Taubira, qui avait remporté la « Primaire populaire », n’est pas parvenue à recueillir les 500 signatures d’élus. Les candidats d’extrême gauche (Nathalie Arthaud et Philippe Poutou) sont crédités de plus ou moins 1% des voix.[2]

Une élection défavorable à la gauche

L’élection présidentielle au suffrage universel est par nature défavorable à la gauche car elle est éminemment plébiscitaire. La personnalité des candidats, leur image et leur prestance médiatique comptent autant, voire davantage que le programme ou les forces politiques qui les soutiennent. Cette tendance plébiscitaire, présente dès 1965, a longtemps été atténuée par des campagnes électorales politisées qui opposaient des candidats issus de deux camps distincts : la gauche et la droite. À l’issue du premier tour, les deux candidats en tête pouvaient espérer un report massif de voix en provenance des électorats de leur camp. L’expérience et le savoir-faire politique de François Mitterrand furent décisifs lors de son élection en 1981. Mais ce succès historique de la gauche dépassait sa personne. La gauche incarnait alors des partis qui comprenaient des militants, des élus, et elle représentait le « monde du travail » (dont les syndicats qui appelaient à voter pour les candidats de gauche). Ce temps partisan et l’incarnation de la gauche par un candidat sont révolus.

Le déclin des partis politiques, amorcé dès les années 70 (dans un premier temps le PCF, puis le parti post-gaulliste et enfin plus récemment le Parti socialiste - PS), a exacerbé le caractère personnel de l’élection. En étant élu président sur la base d’un regroupement « et de gauche et de droite », Macron a davantage affaibli le vieux clivage. Il a attiré des électeurs du PS et des Républicains, et il a accentué la crise du PS.

La personnalisation croissante de l’élection s’est accompagnée d’une trivialisation des débats assortie de querelles superficielles en décalage avec les attentes des Français. Dans cette campagne, des « guerres culturelles » et des « paniques morales » (sur « l’islamo-gauchisme », la « woke/cancel culture ») ont été fabriquées ou complaisamment relayées par la plupart des médias.

Ces médias accordent une place disproportionnée aux péroraisons sur la laïcité, les « valeurs républicaines », l’Islam (toujours assimilé à un danger, « communautariste » ou terroriste). Ces thèmes passe-partout sont le prétexte à des échanges qui sont aussi polarisants qu’indigents. Les notions de république et de laïcité, nées à gauche, sont aujourd’hui devenues des instruments de rappel à l’ordre des minorités et renvoient à une « francité » fantasmée et à un entre-soi réactionnaire.

Les débats médiocres, où la forme l’emporte sur le contenu, où l’invective tient lieu de proposition, ont favorisé l’essor de candidats populistes et extrémistes. Éric Zemmour, « starisé » par CNews, puis complaisamment interviewé par la quasi-totalité des médias, est devenu un candidat « crédible ». Bien que condamné deux fois pour incitation à la haine raciale, Zemmour a pu tranquillement propager ses idées racistes, antisémites et amener les médias vers ses thèmes favoris : l’immigration, l’islam, l’insécurité physique.

L’effet Zemmour, quelle que soit l’issue de ce scrutin, est déjà patent. Il a pu développer librement ses thèses révisionnistes sur les pages noires de l’histoire de France : l’affaire Dreyfus, le régime de Vichy et les Juifs, le colonialisme, et déverser sa bile contre les étrangers, les immigrés, les musulmans et les femmes. Il a légitimité le « grand remplacement » (de la population française autochtone par des immigrés nord africains et africains), une théorie du complot tellement extrémiste que même Marine Le Pen refuse d’y souscrire. Les dégâts sont déjà visibles. Valérie Pécresse, dans un discours de campagne à Paris, a fait sienne les idées haineuses véhiculées par le « grand remplacement », qui ont notamment été invoquées par le meurtrier suprémaciste blanc à Christchurch.

Notons enfin que la gauche n’a remporté l’élection qu’à trois reprises sur les dix scrutins qui se sont tenus depuis 1965. Elle n’a jamais été majoritaire au premier tour, et n’a recueilli que 27,7% des voix au premier tour en 2017. En résumé, la gauche a perdu beaucoup plus d’élections qu’elle n’en a gagnées, et elle a très rarement été majoritaire en France.

Une gauche historiquement faible

En 2017, avec presque 20%, Jean-Luc Mélenchon était dans une position de force pour rassembler la gauche. Il n’en a rien fait. Il aurait pour cela fallu composer avec les autres forces de gauche et partager son pouvoir. Cette ouverture était impensable : Mélenchon a quitté le PS, puis s’est écarté du Parti de gauche (PG) qu’il avait fondé, pour créer LFI, un mouvement « gazeux », justement pour ne pas avoir à partager le pouvoir avec qui que ce soit. LFI est un mouvement populiste typique : un leader-tribun incontesté prend les décisions majeures, en appelle au peuple au-dessus des organisations du mouvement ouvrier, et dispose d’une base militante dévouée à qui il ne donne aucun pouvoir de codécision. LFI a perdu toutes les élections intermédiaires pendant le quinquennat macronien : élections européennes et régionales et, faute d’implantation locale, n'a pratiquement pas présenté de candidats aux élections municipales. LFI dépasse rarement les 10% des voix. C’est la nature plébiscitaire de l’élection présidentielle qui permet à Mélenchon d’améliorer nettement ces scores médiocres. Le mouvement a peu d’élus, peu de militants actifs et a un ancrage local faible.

L’effondrement du pôle social-démocrate est l’autre fait majeur de ces cinq dernières années. Le PS a presque maintenu ses positions antérieures lors des élections régionales et municipales, mais il le doit à un maillage d’élus locaux. Inversement, il a nettement reculé aux élections européennes, terrain sur lequel il excellait par le passé. Le parti s’est vidé de ses militants et de ses cadres. Le PS ne produit aucune idée nouvelle et il n’influe nullement sur les débats politiques. La direction autour d’Olivier Faure martèle obsessivement les thèmes de la laïcité et de la République. Sous couvert de la défense de « l’universalisme républicain », elle rejette tout discours antiraciste qui part du point de vue des catégories racisées, ou qui parle de racisme systémique. Le discours socialiste est très proche du Printemps républicain, un groupe laïciste et néo-républicain qui s’est rapproché de La République en marche (LREM). Tel est le problème du PS aujourd’hui : Macron lui a pris une part de son électorat, mais il ne semble pas pouvoir ou vouloir s’opposer à un président qu’on situe pourtant de plus en plus à droite. Ni sur les questions économiques, ni sur celles touchant aux libertés publiques, le PS ne se démarque du macronisme. Il n’a d’ailleurs fait aucun inventaire sérieux du quinquennat de François Hollande dont la politique néolibérale et les lois sécuritaires (notamment la déchéance du droit à la nationalité) sont largement responsables de son marasme actuel.

La campagne de l’écologiste Yannick Jadot ne perce pas. Après de nombreux succès aux élections municipales (Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Grenoble, Besançon, Poitiers sont dirigées par des maires écologistes), l’élection présidentielle demeure une épreuve compliquée pour EELV. Jadot a battu de peu Sandrine Rousseau, une universitaire féministe, plus radicale que lui. Il a une image de modéré, de « capitaliste vert » ; une critique qui n’est qu’en partie fondée. Jadot incarne en réalité une synthèse (en cours) entre le réformisme économique de la social-démocratie et un programme écologiste plus classique. Son mouvement apparaît partagé entre une ligne anti-productiviste radicale et un accompagnement environnemental du capitalisme. EELV, à la différence du one man show mélenchonien, fonctionne de manière plutôt collégiale. Jadot est un débatteur sérieux mais il ne brille pas dans les médias. EELV reste une organisation à structure fédérale, qui privilégie le travail de terrain et dont le fonctionnement plus démocratique que toute autre formation, est moins adapté aux pratiques politiques personnalisées de la 5e République.

La nébuleuse sociale-démocrate est en pleine déconfiture. Le choix d’Hidalgo semblait pourtant judicieux : maire de Paris, relativement connue du public, elle pouvait incarner le retour d’un socialisme gestionnaire sérieux. Médiocre dans les médias, droitière sur le plan économique et sociétal, et terriblement mal préparée pour cette épreuve, sa campagne n’a jamais décollé. Elle est aujourd’hui lâchée de toutes parts par l’appareil du parti et les défections de dirigeants vers le macronisme continuent (dernièrement, les ex-ministres Marisol Touraine, Élisabeth Guigou et François Rebsamen). La « pasokisation » du PS français est bien réelle[3]. Le PS pourra, tel le Parti radical de gauche, survivre grâce à un réseau d’élus locaux, mais il ne semble plus capable d’hégémonie à gauche comme ce fut le cas pendant plus de 40 ans.

Christiane Taubira a déclaré très tardivement sa candidature et remporté en janvier une « Primaire populaire » à laquelle ont participé 400.000 électeurs. Ce vote fut rocambolesque car il comprenait des candidats qui avaient expressément refusé de l’être (Mélenchon, Jadot, Hidalgo) ou qui n’avaient pas été invités à se présenter (Roussel). Sans stratégie, sans programme et sans soutiens, la candidature de Taubira était totalement improvisée. Loin de rassembler, elle n’a fait qu’ajouter de la division et de la confusion à gauche. Logiquement, Taubira n’a convaincu personne.

L’espace social-démocrate existe toujours, il est certainement majoritaire à gauche mais il est aujourd’hui éparpillé dans divers courants : chez Hidalgo, Taubira et Jadot, dans de petites formations (Génération.s, Place publique), chez Mélenchon : parmi les presque 20% d’électeurs qui ont voté pour lui en 2017, au moins la moitié a effectué un « vote utile » pour le candidat de gauche le mieux placé. Cet électorat est également devenu, en partie, macroniste.

Les pôles réformiste (PS et EELV) et « radical » (LFI et PCF) semblent s’être lancés dans une compétition suicidaire. Dans un tweet récent, Jean-Luc Mélenchon s’est réjoui qu’en plaçant Fabien Roussel et lui-même en tête des candidats de gauche, les sondages montraient que la « gauche radicale avait triomphé de la gauche réformiste ». Cette interprétation au sabre est certainement erronée à bien des égards, mais elle laisse supposer que ce qui compte dans l’esprit de Mélenchon, ce n’est pas de construire une coalition majoritaire de gauche pour gouverner, mais de faire mordre la poussière à ses ex-camarades sociaux-démocrates. Les campagnes présidentielles prometteuses de Bernie Sanders en 2016 et 2020, ou les victoires de candidates de gauche radicales comme Alexia Ocasio-Cortez aux États-Unis, ont montré que la gauche radicale ne peut prendre un ascendant que si elle agrège les électorats modéré et radical. Ce fut d’ailleurs la clé du succès des grandes formations sociales-démocrates en Europe, et cela le demeure dans une certaine mesure aujourd’hui.

Ce n’est pourtant pas la stratégie poursuivie par Mélenchon. Il continue de faire le pari de l’assèchement de la social-démocratie pour pouvoir dominer la gauche. Cette stratégie n’a pas fonctionné entre 2012 et 2017 (période du Front de gauche), elle n’a toujours pas porté ses fruits entre 2017 et 2022 (période populiste de LFI), pourquoi cela fonctionnerait-il aujourd’hui ?

La gauche, sans ancrage populaire, s’en remet à des mouvements sociaux parfois significatifs (les gilets jaunes), mais dont l’hétérogénéité politique est telle qu’elle est incapable de leur offrir un débouché politique. Ces mouvements sont « anti-système », mais plus généralement « anti-élites » (« anti-Macron », mais aussi contre l’ensemble du personnel politique, des partis et des syndicats), et affichent un syncrétisme idéologique, avec des références allant de l’extrême gauche à l’extrême droite. Le mouvement contre le pass sanitaire, gangrené par l’antisémitisme, a montré combien les représentations politiques étaient sous l’effet d’un « confusionnisme politique »[4] épais. Celui-ci égare des militants de gauche chauffés à blanc par des échanges hyper-critiques et « hors-sol » sur les réseaux sociaux. Sous couvert d’anti-macronisme, il n’est pas rare de retrouver côte-à-côte des militants de gauche « radicale » et d’extrême droite.

Épilogue ukrainien

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a confirmé que la gauche française était à l’heure actuelle dominée par une figure dont certaines idées sont fortement toxiques. Jean-Luc Mélenchon a passé ces dernières années à affirmer sur son blog, sa chaîne YouTube et dans les médias, que le danger géopolitique majeur en Ukraine était l’OTAN et non la Russie de Poutine. Manichéen et à côté de la plaque, il a déclaré que la Russie de Poutine était un partenaire « fiable » et que « seul le monde anglo-saxon a une vision des relations internationales fondée sur l’agression »[5]. Après avoir publiquement apporté son soutien à Poutine lors de son intervention criminelle en Syrie, il a continué ensuite en assénant, quelques jours à peine avant l’agression russe, que les « États-Unis souhaitaient annexer l’Ukraine dans l’OTAN » (sic), que « l’agresseur était l’OTAN, et certainement pas la Russie »[6], Au nom d’un « non-alignement » fumeux aux relents nationalistes, Mélenchon a, de fait, été d’une grande clémence envers le pouvoir russe. Il a tourné le dos à la tradition marxiste et de gauche révolutionnaire qui se bat contre les impérialismes et défend le droit à l’autodétermination des peuples (qui doit inclure le droit à adhérer à l’Union européenne). En plein conflit, il a ensuite proposé la démilitarisation de l’Ukraine (alors que les Ukrainiens résistent héroïquement et demandent des armes à l’Ouest) et posé le principe de sa neutralité sans se demander si cela conviendrait aux Ukrainiens. En réunion publique à La Réunion, le 26 février, il a réitéré que l’OTAN était le fauteur de trouble, a insisté sur « l’humiliation de la Russie », s’est moqué des pays qui souhaitent armer l’Ukraine, a appelé au « cessez-le feu immédiat » et tourné en dérision Emmanuel Macron qui « s’agite dans le rôle qui plaît à un garçon, du grand soldat avec ses arcs et ses flèches » (sic).[7]

Il est très problématique que le seul candidat de gauche qui dépasse 10% dans les intentions de vote puisse tenir des propos aussi indignes sur le plan de la morale et de l’intelligence politiques. En trois tentatives présidentielles, Mélenchon a montré qu’il était incapable de rassembler la gauche autrement que par le chantage au « vote efficace » de dernière minute pour faire barrage à l’extrême droite. Son mouvement politique n’a ravi aucune circonscription législative à la droite en 2017. Le leader de LFI est capable de dominer une gauche désunie, politiquement perdue, en l’asséchant lors de chaque scrutin présidentiel. Mais il s’avère incapable de la rassembler et de la mener à la victoire sur le plan national. Il n’est ni Mitterrand, ni Jospin, ni Hollande. Après le 10 avril, la gauche doit de nouveau suivre la voie de la collégialité et du rassemblement dont s’est écarté Mélenchon. C’est la condition sine qua non pour rompre la spirale du déclin.

[1] https://www.ifop.com/presidentielle-2022/

[2] Anasse Kazib, autre candidat d’extrême gauche, n’a pas pu réunir les 500 signatures d’élus nécessaires pour se présenter à l’élection à la date butoir du 4 mars.

[3] Le PASOK, parti social-démocrate grec, a vu son score électoral passer de 44% à 5% en moins de 6 ans.

[4] Philippe Marlière, « Prendre au sérieux le ‘confusionnisme politique’ », AOC, 7 Octobre 2021, https://aoc.media/opinion/2021/10/06/prendre-au-serieux-le-confusionnisme-politique/

[5] Fabien Escalona, « Politique étrangère : Mélenchon rêve d’un autre monde », Mediapart, 20 février 2022, https://www.mediapart.fr/journal/france/200222/politique-etrangere-melenchon-reve-d-un-autre-monde

[6] « Crise en Ukraine : l’OTAN est responsable des tensions avec la Russie, estime Jean-Luc Mélenchon dans ‘Élysée 2022’ », France Info, 10 février 2022, https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/crise-en-ukraine-l-otan-est-responsable-des-tensions-avec-la-russie-accuse-jean-luc-melenchon-dans-elysee-2022_4954374.html

[7] « Meeting de Jean-Luc Mélenchon à La Réunion », YouTube, 26 février 2022 :  https://www.youtube.com/watch?v=W1qP6fN2oQA&t=2s

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