Agrandissement : Illustration 1
Monsieur le Préfet de Région,
Madame, Monsieur les Députés,
Messieurs les Sénateurs,
Madame le Maire de la ville de Cayenne,
Madame, Messieurs les Maires de Guyane,
Madame la Presidente du CESER,
Monsieur le Président du CCEE,
Messieurs les Présidents de Chambres consulaires,
Mesdames, Messieurs en vos grades, qualités et fonctions,
Guyanaises, Guyanais,
Chers collègues,
Chers Amis,
C'est pour moi un grand honneur de m'exprimer en tant que premier Président de l'Assemblée de Guyane.
Aujourd'hui, nous allons ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire institutionnelle de la Guyane.
Un chapitre que nous nous attèlerons à écrire ensemble, avant que d'autres ne prennent le relais et poursuive cette aventure exceptionnelle que représente la construction d'un pays.
Je tiens à dire ici toute la fierté qui est la mienne d'être aujourd'hui à la tête de cette assemblée. À la tête de cette équipe d'hommes et de femmes qui a véritablement épousé la cause de la CTG et qui s'est totalement impliquée dans notre nouveau projet de société.
Je voudrais également rendre hommage à celles et ceux qui, à mes côtés, s'étaient battus en 2010, pour que la Collectivité Territoriale de Guyane voit le jour. Rendre hommage aussi aux Guyanais et Guyanaises qui nous avaient alors fait confiance, et avaient rendu possible, par leur mobilisation, là franchissement de cette étape décisive du processus d'évolution institutionnelle de la Guyane.
En cet instant j'ai une forte pensée pour notre camarade, Sylvie Désert qui avait joué un rôle très important dans cette bataille ; elle dont la compétence, la force de caractère et la gênérositê sont à jamais irremplaçableS. Elle qui aurait été forcément parmi nous aujourd'hui, si elle n'avait pas été emportée par la maladie.
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Aujourd'hui notre responsabilité en immense. Elle est à la hauteur des enjeux de ce territoire et de l'espoir que nous avons fait naître chez ses habitants.
Avec la CTG, nous disposons d'un outil immédiatement performant, qui va nous permettre de démultiplier l'efficacité des politiques publiques territoriales, grâce à la mise en synergie de compétences qui étaient anciennement assumées de façon disjointe, et sans grande cohérence.
Mais au delà, ce qui le tient à cœur, c'est que la Guyane dispose désormais d'une assemblée reconnue, qui la représente de façon légitime tant à l'intérieur de son propre territoire qu'à l'extérieur ; que se soit auprès des instances nationales et européennes, ou des pays d'Amérique du Sud et de la Caraïbe.
Aujourd'hui, il n'y a plus ni conseil régional ni conseil general ; autant de terminologies qui ne renvoient à aucune réalités en dehors de nos frontières.
Ajourd'hui, la Guyane est une, rassemblêe, et parle d'une seulle voix.
Une Guyane, plus forte, plus structurée, plus ambitieuse, qui aura véritablement, demain, les moyens d'assumer davantage de responsabilités ; non par idéologie, mais parce que cela constituera à un moment donné, une réponse adaptée à l'élaboration d'un nouveau projet de socété.
Ce projet, il appartiendra à ceux qui nous succéderont de l'écrire. À nous, durant les 6 années qui viennent de leur préparer le terrain, de placer la Guyane sur les rails de son développement, et de l'accroissement de ses prérogatives, de façon à cé qu'ils puissent à leur tour, se projeter vers de nouveaux horizons.
C'est tout le sens du positionnement qui avait été le notre lors du débat de 2010 ; celui d'hommes et de femmes de progrès, mais responsables, soucieux de bâtir un pays sans pour autant hypothéquer son avenir, et conscients que la crise économique et la situation institutionelle de l'époque ne constituaient pas un cadre propiceà l'évolution statutaire qui avait pu, un temps, être envisagée.
En réalité, nous voulons tous la même chose : que notre assemblée territoriale puisse à terme disposer de davantage de marge de manoeuvre et les élus de ce pays, de prérogatives élargies.
Simplement, quand on construit une maison, on ne commence pas par le toit. On commence par les fondations. Et aujourd'hui, c'est ce que nous faisons.
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Mais la perspective du passage à la CTG ne nous a pas empêché, au cours de la mandature qui s'achève, de procéder à un accroissement significatif des marges de manœuvre de la Région, et donc au 1er janvier de la CTG.
Au contraire, nous avons eu le souci durant ces 5 dernières années, de saisir toutes les opportunités susceptibles de doter la CTG de leviers d'action supplémentaires.
Je pense, en premier lieu, à la gestion des fonds européens.
Mnous l'avons volume, nous l'avons obtenue, et nous avons su faire la preuve de notre capacité à assumer cette prérogative nouvelle, qui permettra véritablement à la Guyane de Franchir un nouveau cap dans si développement économique.
Les fonds européens, c'est 550 millions d'euros d'aide à l'investissement pour la période 2014-2020. 550 millions d'euros, et sans doute davantage, au service du rééquilibrage territorial, de l'emploi, de la formation professionnelle, de l'insertion, de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture. 550 million pour stimuler notre dynamisme économique, et apporter à des personnes qui souhaitent prendre des initiatives, les moyens de concrétiser leur projet.
il est vrai que les fonds européens ne nous ont pas été transférés en tant que tels,et que leurs enveloppes restent à mobiliser dans le cadre de projets qui, eux-mêmes, sont soumis à évaluation.
Non seulement cela ne constitue pas pour moi un frein, mais j'irai même jusqu'à dire que je considère cela comme une source de motivation supplémentaire.
Parceque j'ai confiance en nous ; en notre capacité collective à porter des projets pertinents et innovants, et à nous impliquer pour leur réalisation et leur pérennisation.
Et par ce que je sais aussi pouvoir compter sur une équipe compétente et dynamique, prête à faire cé qu'il faut pour que la gestion, la mobilisation, et la bonne utilisation des fonds européens soit une réussite ; un véritable levier de développement pour notre territoire.
C'est ainsi que depuis la décision formalisée en février 2014 d'assumer l'autorité de gestion au niveau territorial, les 3 principaux programmes européens du FEDER-FSE du FEADER, et de la coopération territoriale, ont été validés par la Commission européenne, de même que les mesures régionalisée du FEAMP.
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Le second élément c'est celui de l'obtention de la compétence de la délivrance par la Rétions des permis miniers maritimes, en application de la loi d'orientation pour l'Outre-mer, pour laquelle les décrets d'application n'avait jamais été publiés.
Un transfert de compétence consécutif à u recours devant le Conseil d'État, pour lequel nous avons obtenu gain de cause.
Notre ambition, désormais, c'est d'obtenir l'extension de cette disposition aux permis miniers terrestres. Il s'agira alors pour nous d'un pas supplémentaire vers une prise en main au niveau territorial de la filière aurifère guyanaise, et vers meilleur accompagnement des opérateurs miniers locaux.
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Le troisième élément, c'est le Schéma d'Aménagement Régional.
La révision du SAR a été l'occasion de procéderà une veritable spatialisatioN de notre stratégie de développement. Il s'agissait pour nous de donner une consistance cartographique à notre vision du développement et de l'aménagement du territoire, en tirant le meilleur parti à La fois de l'urbanisation et des infrastructures existantes, mais aussi et surtout des ressources naturelles disponibles en fonction. de leur localisation , tout en tenant compte des projections démographiques secteur par secteur.
Grâce à ce travail, la Guyane dispose désormais d'une feuille de route claire et lisible pour l'aménagement de son territoire et La protection de son environnement. Il va de soi qu'elle guidera notre action pour la déclinaison de notre programme au cours des 6 prochaines années.
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Autre levier majeur de développement pour lequel nous nous sommes battus : celui de la maîtrise du foncier.
Recemment nous avons reçu de l'État l'assurance de nous voir rétrocéder 40.000 hectares de foncier. C'est un bon début. En tout cas, c'est toujours mieux que cé qui avait été obtenu jusqu'alors, à savoir, rien du tout. Mais c'est évidemment loin d'être suffisant pour nous permettre d'assoir une véritable stratégie de développement qui passerait par la maîtrise, l'occupation, et la valorisation de ce foncier.
L'enjeu de la mandature qui s'ouvre sera donc d'en obtenir bien davantage. Et c'est à cette fin que je saisirai notamment La conférence territoriale de l'action publique, mise en place par la loi du 27 janvier 2014.
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Je voudrais maintenant revenir sur la signature du contrat de plan État-Région.
je rappelle que le Contrat de plan, associé au programmes européens gérés par la Région, c'est 433 millions euros, dont 183 millions d'euros de l'État, fléchés sur des opérations qui concernent la jeunesse, les infrastructures routières, le numérique et bien d'autres.
Il etait donc essentiel que ce contrat de plan soit signé afin de sécuriser le financement des opérations qui y sont inscrites, même si c'est évidemment largement insuffisant pour répondre à lui seul aux besoins de la Guyane.
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Répondre aux besoins de la Guyane notamment en terme de résorption de ses retards infrastructurels, tel était l'objet du pacte d'avenir, promis par Francois Hollande lors de sa visite en décembre 2013.
Depuis, nous ne pouvons que constater que cet engagement est resté sans suite.
J'ai été très attentif aux propos de Manuel Valls, qui, il y a de cela quelques semaines, disait attendre la tenue des élections régionales et territoriales pour relancer les discussions autour du pacte d'avenir. Je ne manquerai donc pas de lui faire savoir, dès ces prochains jours, que je suis à sa disposition pour échanger avec lui à ce sujet.
Il est plus que temps de mettre fin à l'ensemble de ces systèmes dérogatoires défavorables à la Guyane, qui la pénalise de plusieurs millions d'euros chaque année. Je pense plus particulièrement :
- Au foncier domanial non exploité et non concédé qui n'est pas évalué, et qui permet à l'État d'échapper à la taxe sur le foncier non bâti sur l'ensemble de son domaine privé, générant un manque à gagner pour l'ensemble des collectivités et pour la Chambre d'Agriculture de plus de 400 millions d'euros par an ;
- Où encore au plafonnement de la Dotation Globale de Fonctionnement superficiaire à 3 fois la dotation de base, générant un manque à gagner global de l'ordre de 15 millions d'euros par an.
Il est plus que temps de déployer des investissements lourds, transversaux, au service d'un aménagement cohérent et structuré du territoire, afin de moderniser les infrastructures et de dynamiser les investissements, en priorisant le désenclavement terrestre et numérique.
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Au-delà des nombreux projets portés par la Région dans le cadre de son champs de compétences, la mandature qui s'achève aura donc été celle de nombreux défis.
Certains ont pu être relevés ; d'autres ne l'ont pas été, du moins pas encore.
Quoi qu'il en soit, de cette mandature, je garde un sentiment de grande fierté.
je le dis sans forfanterie, mais aussi sans fausse modestie.
Même si pas un jour ne passe sans que je ressente la frustration de quelqu'un qui voudrait pouvoir faire toujours plus pour son pays, je sais que compte tenu de nos moyens et de nos contraintes, nous avons bien travaillé.
je l'ai compris en sillonnant la Guyane durant la campagne électorale.
je l'ai compris en discutant avec les habitants de cE territoire qui, s'ils n'ont pas manqué de me faire part de leurs attentes et de leurs exigences bien légitimes, m'ont aussi dit leur satisfaction d'avoir vu de manière palpable leur qualité de vie s'améliorer.
Je l'ai plus particulièrement ressenti dans l'intérieur du pays, quand je suis allé à la rencontre des habitants de l'Est et de l'Ouest de la Guyane, et qu'ils m'ont remercié d'avoir, pour reprendre leurs propres termes, "changé leur vie".
Changer leur vie en ayant permis :
- à certains de disposer du telephone et d'un accès à internet ;
- à d'autres, de disposer de l'éclairage public ;
- à celles et ceux qui prennent la pirogue, de pouvoir y monter ou en descendre en toute sécurité, grâce aux pontons que nous leur avons installés ;
- à ceux qui souhaitaient concrétiser un projet, que ce soit dans l'hôtellerie, dans les nouvelles technologies, dans la restauration, en tant que guide touristique ou autre, de bénéficier d'un accompagnement de la Région.
J'aimerais rendre un hommage appuyé aux habitants de ces communes isolées, qui, à l'heure où je vous parle, vivent encore dans des conditions auxquelles beaucoup d'entre nous auraient du mal à se se résoudre.
Même si les choses s'améliorent lentement ; même si à notre niveau, nous avons fait notre maximum pour y remédier, nous ne pouvons que reconnaître que l'égalité des chances en Guyane, en 2015, n'est pas une réalité.
Je remercie ces femmes et ces hommes courageux, qu'ils soient Amérindiens, Bushinengués, Créoles, ou qu'elle que soit leur origine, d'avoir validé notre travail, et de nous avoir accordé leur confiance dans de large proportions.
Durant ces 5 dernières années, nous sommes allés à leur rencontre. Nous avons écouté leur doléances, nous nous sommes imprégnés de leur culture, nous avons compris leur souffrance, et nous avons fait ce qui etait ennotre pouvoir pour leur apporter des réponses. Et nous n'aurons de cesse de le faire, jusqu'à ce que le rééquilibrage ait été définitivement réalisé.
j'ai notamment entendu l'appel des Amérindiens de Guyane. Je comprends leur colère : elle est légitime. Nous avons déjà fait un premier pas avec l'organisation des Journées des peuples autochtones ; mais nous n'allons pas en rester là. Nous voulons aller beaucoup plus loin, et rendre toute leur dignité aux peuples premiers, qui se sentent dépossédés de leur culture et de leur identité. J'en prends ici l'engagement solennel.
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Je prends l'engagement solennel quent les 6 prochaines années, toute mon énergie et toute ma détermination, ainsi que celle de mon équipe, seront tournées vers un seul objectif : veiller à ce que personne ne soit laissé au bord de la route, et replacer l'humain au cœur de notre action collective.
Logements, placés en crèche , jeunesse en difficulté emploi, mobilité : à chacun nous apporterons une solution à un problème qu'il pourra rencontrer. Et du plus jeune au plus âgé , nul ne sera oublié.
Car les valeurs d'unité, de solidarité, de progrès, sont celles qui nous animent. Et ce sont celles qui guideront notre actio jusqu'à la fin de notre mandature.
Je veux que vous soyez assurés de notre détermination à répondre aux grands défis que rencontre notre territoitre :
- En stimulant la croissance économique, de façon à générer de l'activité dans les secteurs à fort potentiels d'emploi tels que le BTP, la pêche, le bois, les mines, la recherche, l'innovation ou encore l'agriculture. ;
- En poursuivant la structuration des parcours de formation en lien avec ces filières, de façon à permettre à nos jeunes de postuler aux emplois ainsi créés ;
- En aménageanr et en désenclavAny le territoire, par la réalisation de logements, de voiries, d'infrastructures et d'équipements d'utilité publique, mais aussi par l'implantation de la téléphonie et du numérique à très haut débit sur l'ensemble du territoire ;
- En apportant une réponse forte et structurée à la détresse sociale que rencontre une bonne part de notre population, qui ne peut ni ne doit se résumer au versement du RSA sans que soient proposées en contrepartie de réelles perspectives aux allocataires ;
- En territorialisant l'accès au sport et à la culture pour l'amélioration de la qualité de vie de chacun, et un renforcement de notre cohésion sociale.
Ces dernieres semaines, j'ai rencontré de nombreuses personnes. J'ai beaucoup échangé, et j'ai compris une chose : j'ai compris que notre action à la Région était insuffisamment connue et comprise.
C'est pourquoi je m'engage à cé que nous revenions beaucoup lus régulièrement vers la poupulation, vers celles et ceux au service de qui nous travaillons, afin de rendre compte de notre action, et de les sensibiliser aux dispositifs que nous mettrons en place pour leur permettre de concrétiser un projet ou de résoudre une difficulté.
Mais quoique disposant d'un champ de compétences extrêmement large, il convient de rappeler que la CTG n'est pour autant la seule institution à porter la voix et les intérêts de la Guyane et des Guyanais.
C'est pourquoi notre mandature sera également marquée par un exercice transversal des responsabilités, avec :
- la convocation systématique du congrès en présence des autorités coutumières, sur les grands dossiers qui engagent l'avenir de la Guyane ;
- ainsi qu´un accompagnement des maires des 22 communes la Guyane et des intercommunalités dans le cadre de leur politiques publiques de proximité.
Il va de soi, et Monsieur le Préfet, je pense, ne me contredira pas, que notre action ne pourra être portée que dans le cadre d'un partenariat étroit avec l'État et le Gouvernemenet.
J'évoquais, tout à l'heure, le pacte d'avenir ; mais au-delà de ce pacte, nous attendons de l'État qu'il joue pleinement son rôle, au quotidien, én nous accompagnant dans nos opérations et én étant un facilitateur, sur le terrain, de la mise en place de nos projets.
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Pour finir, je voudrais m'adresser aux 3000 agents qui composent le personnel de la Collectivité Territoriale de Guyane.
Même si d'un point de vue administratif, les deux collectivités continueront à coexister jusqu'au 31 décembre, je vous demande dès aujourd'hui, de partir du principe que vous ne formez plus qu'un. Qu'il n'y a plus ni personnel régional, ni personnel départemental, mais un personnel territorial unique.
Désormais, vous êtes une équipe de 3000 personnes au service du projet de société que la population a retenu, et qui est celui que nous portons.
La population nous regarde, et elle nous jugera, à juste raison, sur notre capacité à nous rassembler et à travailler main dans la main, élus et personnel administratif, pour fait de la CTG un outil performant, au service de l'amélioration de sa qualité de vie.
Nous sommes condamnés à réussir. L'avenir de ce territoire en dépend.
Nul programme politique ne serait être mis sans une administration structurée, motivée, et consciente de ses responsabilités vis-à-vis de nos administrés et du pays tout entier.
Mais pour qu'une administration puisse donner sa pleine mesure, encore faut-il qu'elle soit placée dans les meilleures conditions possibles. C'est ce à quoi nous nous attèlerons dès ces prochains jours, en concertation avec les organisations syndicales.
Nous veillerons à ce que chacun puisse trouver sa place, et soit én mesure d'apporter sa juste contribution. Une bourse ã l'emploi sera rapidement mise place, ainsi que des formations destinées à permettre à ceux qui le souhaiteront de monter en compétences, ou de réorienter leur carrière.
Avec le processus de décentralisation en cours, avec l'accroissement continu de nos prerogatives, et vues, les grandes ambitions que nous avons à l'échelle du territoire, nous aurons besoin de tout le monde. Je tiens donc à rassurer celles et ceux, et notamment les contractuels, qui pourraient s'inquiéter de leur sort : pas un agent ne sera mis de côté.
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Au-delà de l'urgence que constitue la réorganisation administrative, notre autre priorité sera de préparer au plus vite le vote du budget de la CTG, dans la limite des 5 mois que nous autorise la loi. Et si possible, dès le mois de mars.
Pour cela encore faut-il que nous puissions disposer d'une visibilité sur les marges de manœuvre financières dont disposés réellement La CTG.
C'est pourquoi, et nous l'avons largement annoncé, nous passerons commande très rapidement, d'un audit, qui nous permettra d'y voir plus clair.
Et à partir des conclusions de cet audit, nous pourrons déterminer u e stratégie qui nous permettra, le cas échéant, de concilier les mesures de restrictions qui pourraient devoir s'imposer, tout en conservant une capacité de fonctionnement et d'investissement suffisante, afin que La CTG puisse assumer l'ensemble de ses missions.
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Le chantier de la CTG est donc lancé. Il s'agit d'un chantier immense, sans doute le plus important que la Guyane ait jamais connu sur le plan institutionnel.
C'est pourquoi je le répète, nous aurons besoin de tout le monde ! Car la CTG, c'est le projet d'un pays tout entier, celui qui doit permettre à la Guyane de franchir enfin le cap :
- de la résorption définitif de ses retards infrastructurels ;
- de l'égalité d'accès à l'éducation, à la formation, à l'emploi, au logement, à la culture, au sport, et aux nouvelles technologies ;
- de la réalisation d'un véritable projet de société, fondé sur les principes d'égalité et de solidarité.
Merci à toutes et à tous de nous avoir fait confiance.
Merci de nous avoir donné mandat pour poser le première pierre de cette Guyane nouvelle que nous allons bâtir tous ensemble.
Merci de nous avoir donné les moyens de réaliser la Guyane des Justin Catayée, Léon Gontran Damas, Élie Castor, et Georges Othily à qui je veux rendre ici un hommage appuyé ;
Une Guyane debout, fière de ses racines, et tournée vers un avenir qu'elle a désormais les moyens d'écrire par elle-même !
Une Guyane rassemblée, structurée, et déterminée, prête à faire face aux nombreux défis qui l'attendent.
Cette Guyane, c'est La CTG !
Et la CTG, c'est notre collectivité !
Vive la République,
Vive la France,
Et vive la Guyane !
Je vous remercie !