Guyane. Victor Schoelcher est Maté à Cayenne. Round III...

Hier dans la nuit, un commando qui n’a pas revendiqué son action a jeté la statue de Victor Schoelcher flanqué de son négrillon avant même que le nouveau conseil municipal, en passe de l’inscrire à l’ordre du jour, ne le remise au Musée de Cayenne. Une réponse symbolique aux agressions multiscalaires permanentes de la colonialcratie* française en Guyane. Onde de choc directe rue Christophe Colomb

Place Victor Schoelcher à Cayenne. Crédit photo anonyme. Place Victor Schoelcher à Cayenne. Crédit photo anonyme.

* Colonialcratie : "Dans les Études de Gouvernance des Statuts de Dépendance modernisés, nous parlons de "colonialcratie", cela combine les mots "colonie" et "démocratie". Cela signifie que les colonies sont formellement structurées en démocratie (élections, etc.).

Cependant, la colonie ne peut pas exercer un véritable pouvoir, mais administre uniquement le pouvoir qui lui est délégué par la cosmopole/métropole où réside le vrai pouvoir. Comme ce pouvoir est réversible (il est délégué, non déconcentré), il peut toujours être repris (comme c'était le cas à Saint Eustache et Bonaire [aux Antilles Néerlandaises] et ailleurs dans le passé récent, [ou encore dans "l'Outremer" français où les Préfets et autres Hauts-Commissaires de la République ont le pouvoir d'invalider les adoptions des assemblées délibérantes sur les 3 océans dans le cas ou celles-ci se montrent susceptibles de n'être pas en règle au regard du contrôle de la légalité...Ndlr].

Certains [territoires] reconnaissent la nature de la colonialcratie, mais ils ont fait un arrangement avec elle, en échange d'un gain ou d'un avantage à court terme.

In fine, les colonialcraties existent sous différentes versions, sous des dénominations diverses. Les peuples des territoires administrés par ces puissances font tous l'expérience de leur formes particulières. Le commun dénominateur en étant un déséquilibre du pouvoir.

D'autres ont été totalement dupés en pensant qu'une colonialcratie est une forme démocratique de gouvernement. Ils vivent l'illusion de la démocratie et ont intériorisé la dépendance. C'est le paradoxe Cosmopole ou Métrople / "Outremer" qui est le plus répandu dans sa forme particulière de gouvernance de la dépendance dans les territoires administrés par les puissances [néocoloniales Ndlr]." Dr Carlyle G. Corbin.

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