Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L'EAU. "Les songes de nos vivants prennent à l'eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux !". (Extrait "d'IRACOUBO. L'Épicentre des Eaux", 2014). " MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d'eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C'est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d'autant plus chère que nous y renonçons. D'autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond." ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
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Billet de blog 23 juin 2012

L'Apartheid Français en Guyane

L’APARTHEID FRANÇAIS EN GUYANECENT SOIXANTE PERSONNES EXPULSABLES AU QUARTIER LES MANGUIERS ROUTE DES PLAGES À MONTJOLY. IRACOUBO, LE VILLAGE D'ORGANABO PRIVÉ DE TÉLÉPHONE ET D'INTERNET SUR FOND DE SOYOUZ. LA PROSTITUTION SE RAPPROCHE DE L’HÔTEL DE POLICE DE LA CAPITALE. COUVRE-FEU À RÉGINA. L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE LA GUYANE INTERDIT À L'ÉCOLE ET À L'UNIVERSITÉ. KOUROU, UNE FORTERESSE MILITARO-SPATIALE.

Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L'EAU. "Les songes de nos vivants prennent à l'eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux !". (Extrait "d'IRACOUBO. L'Épicentre des Eaux", 2014). " MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d'eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C'est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d'autant plus chère que nous y renonçons. D'autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond." ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
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L’APARTHEID FRANÇAIS EN GUYANE

CENT SOIXANTE PERSONNES EXPULSABLES AU QUARTIER LES MANGUIERS ROUTE DES PLAGES À MONTJOLY. IRACOUBO, LE VILLAGE D'ORGANABO PRIVÉ DE TÉLÉPHONE ET D'INTERNET SUR FOND DE SOYOUZ. LA PROSTITUTION SE RAPPROCHE DE L’HÔTEL DE POLICE DE LA CAPITALE. COUVRE-FEU À RÉGINA. L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE LA GUYANE INTERDIT À L'ÉCOLE ET À L'UNIVERSITÉ. KOUROU, UNE FORTERESSE MILITARO-SPATIALE.

          Enformasyon a run puvwar, zafè mun ka séré pu kominiké sa fini ! (l'information est un pouvoir, se cacher pour communiquer c'est terminé !), notre statut de guyanais, d'indépendantistes, force au sein de notre équipe à trouver de justes collaborateurs, à briser le lockout de la Guyane, un isolement voulu depuis la France outre atlantique, entretenu par l'ennemi français, où les tortionnaires _ cammouflés en touristes pêcheurs, touristes itinérants, du dimanche ont remplacé les matelots brésiliens puis vénézuéliens _ , chassent peu à peu orientaux et guyanais sur le Vieux port délabré de Cayenne non entretenu depuis sa fermeture qui remonte à une trentaine d'années au pays de Kouyouri, nom du  père et de la mère chamane kali`na, mère et père de notre Terre nourricière par la mer, les airs ou l'abondance des eaux, nous pouvons affirmer sans coup-férir que les gueux, les moins que riens, ferandos, lèche-culs, corrupteurs d'exotisme divers au service de la France coloniale vont devoir s'en aller du pays verde en ce début du XXIème siècle à l'instar de la fin de l'extirpation du Royaume-Uni des deux îles Malouines d'Argentine.

           Aujourd'hui, la défense de notre appartenance et notre intégration régionale à l'Amérique Latine est plus qu'inattaquable tout comme nous le rappellerons à chaque occasion. Nous observons que les Guyanais n'hésitent plus à partir en vacances sur le continent alors que les prix pratiqués par les tours operators sont très élevés par rapport à ceux proposés ailleurs outre-Atlantique. Comme le dit si bien le journaliste argentin Mariano Saravia : "La Guayana Hermanita" (notre petite sœur la Guyane) dérange, les épisodes d'enfermement de la Guyane s'entrecroisent avec la supression de la ligne Cayenne-Bélem de la Surinam Airways qui a été priée de cesser ses vols au profit d'Air Caraïbes qui va perdre prochainement ses ailes dans le ciel amazonien.

          Qu'adviendra t-il de cette France peu glorieuse de son passé rongée par la résignation et la capitulation lors de l'occupation de sa terre par le IIIème Reich et prisonnière du surendettement ? Ils n'ont jamais su accepter que l'Alsace et la Lorraine parlant une langue proche de l'Allemand soit rattachées à Berlin capitale de ce pays frontalier naturel avec la France. Pourquoi a t-il fallu organiser la résistance et préparer l'unification européenne?

          Pourquoi nous autres accepterions-nous le rattachement aux frontières métaphysiques européennes ? La situation de la Guyane en dehors de la mer méditerrannée est en survivance du fait de la spoliation et du pillage de notre terre, espace maritime, espace aérien par des charognards, cet anachronisme nous donne le droit d'organiser notre résistance, par tous les moyens nécessaires à l'inverse des capitulards de la sous-aristocratie feutrée, complaisante à l'égard de l'Elysée qui rampent dans le système et revendiquent dans le cadre de la république française. Nous nous permettrons de rappeler la non reconnaissance du peuple Mapuchi au Chili partageant un territoire en Argentine. En Guyane la Fédérations des Organisations Autochtones de Guyane (La FOAG) qui revendique _ s'appuyant sur l'article 169 l'OIT _l'inscription du droit de ses peuples autochtones dans le bloc de constitutionnalité française voit cette compétence interdite par la république.

          A côté de la résistance guyanaise, il convient de définir le rôle d'une presse, radio et télévision alternatives, le colonel Charles de Gaulle parlait aux Français sur la BBC depuis Londres. Le gouverneur Nègre Félix Eboué sorti de l'Ecole Coloniale ne pouvvait pas se le permettre du fait de la couleur de sa peau. Il n'avait pas le teint d'un Talleyrand ou d'un Copé ! L'Allemangne, la puissance occupante aurait eu l'initiative de la commémoration de sa victoire, s'est heurtée aux grandes loges parisiennes, toulousaines, aux élites de ce pays. Quand il s'agit de la Guyane occupée par l'ennemi colonialiste français, les antennes timorées _ en relégation de celles de Guadeloupe_ doivent se dresser contre l'envahisseur, et mettre fin à la cooptation. le pouvoir de l'intelligence dicte que face à l'agression des sites indépendantistes il est envisageable de les placer hors des tirs de l'ennemi sous les tropiques essaimés de paternalistes, européens parachutés, de théologiens vendus sorti des cuisses de Mitterrand.

          Le mois de juin annonce l'arrivée des premiers vacanciers sur les lignes exclusives pentagonales. Ces vacanciers de retour au pays de Léveillé (Albert Léveillé, industriel indépendantiste historique de l'exploitation forestière dans les seventies) se réveillent brutalement au son d'une nouvelle chaîne (ATG) made in Martinique débilitante en faits divers cumulés de cette île sœur située à 2000 kilomètres des côtes guyanaises. La directrice des programmes guyano-martiniquais n'est autre que l'épouse du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Guyane sur place (CCIG) ce qui explique _ dans un certain milieu (ici l'information) _ une convergence d'interêts entre une bourgeoisie compradore qui se développe aussi aux secteurs public, du tertiaire, de l'importation et des services de prestations en tous genres et le colonialisme contemporain en Guyane et en Martinique.

          Absterro de la diffusion de l'information de chaîne prétendue privée, et dite publique laissée à quelque hiérarchie outre atlantique ainsi qu'à ses bossmen de la place mal pensants plus pressés à rendre abêbê (à abrutir) leurs esclaves. L'Amérindien et le Nègre sont frappés de subordination. La conquête de l'Amérique continue ! Et la souffrance de l'Amérindien est le résultat de l'aliénation culturelle, de barrières imposées aux groupes d'hommes par le maître Blanc. En portant sa tenue il fait l'objet de sarcasmes et de curiosité dans les villes tout comme un baboune dans un zoo, le problème ne se pose pas à un Basque quand il arbore son béret, pourquoi souffririons-nous quand nous mettons le pangi, le bandjakosu, bansakôsi en okanisi tongo (pagne). Seuls les paranos survivent.

          Que dire de ces monticules invraisemblables à répétition aux ronds points lesquels masquent la visibilité des automobilistes venant d'en face des travaux pensés, exécutés par les blancs du DEAL plus abrutis par l'alcool au bar des palmistes sous le pays tropical, l'Arc de Triomphe n'a pas été dressé sur une butte de terre, la Tour Eiffel ne tient pas sur du remblais, ces mêmes fonctionnaires itinérants sans scrupules dénaturent le paysage guyanais. Les 24 du DEAL occupent des postes privilégiés et en assurent la présidence tournante ce qui expliquerait ces contrefaçons et malfaçons.

          Douze années plus tard qu'est devenue la stèle à la mémoire des victimes du Mont Cabassou ? Cette stèle était issue d'une prise de décision collective puis a été érigée par le Mouvement de Décolonisation et d'Émancipation Sociale (MDES) et inaugurée par le regretté Eddy HARDJOPAWIRO. Ce lieu reste trop souvent envahi par la végétation. Mun la Gwiyañ awa, latè ka pran simityè ka ramasé, maré zot kanmza fè run mayuri pu nétwayé lala ! Koté architèk péyi-a ? (Peuple de Guyane ! C'est invraisemblable ! La terre rouge tourne à cimetière qui se ramasse, décidons ensemble de rétablir la mémoire de ces lieux en nettoyant notre stèle, bon sang ! Où se trouve donc l'architecte de ce pays ?

          René Maran, une voix d'un auteur guyanais, fonctionnaire au ministère des colonies (1887-1960) ka koñyen kolonializm fransé a (attaque de front le colonialisme français). Nous reprenons à notre compte un extrait de Batoula, 1921 : " Si l'on pouvait savoir de quelle bassesse est faite la vie coloniale, on en parlerait plus. Elle avilit peu à peu. Rares sont, même parmis les fonctionnaires, les coloniaux qui cultivent leur esprit. Ils 'ont pas la force de résister à l'ambiance, à l'alcool... Ces excès et d'autres, ignobles, conduisent ceux qui y excellent à la veulerie la plus abjecte. cette veulerie ne peut qu'inquiéter de la part de ceux qui ont en charge de représenter la France".

          La stratégie de la spéculation immobilière bat son plein régime dans cette commune de l'île de Cayenne. Les flancs des collines déboisés et les palétuviers abattus au détriment de l'équilibre environnemental sont pris d'assaut par des villas sorties fraîchement de terre et d'autres en cours de réalisation, de roturiers installés, d'autres en cours d'installation et d'une aristocratie blanche, mal blanchie française, les pieds dans l'eau et vue sur l'Atlantique. Un véritable danger écologique a prit corps à Rémire-Monjoly sans que nous puissions entendre les vuvuzelas des écolos rigolos défenseurs du désordre Dealien (Direction de l'Environnement de l'Amenagement et du Logement-DEAL). En violation des 50 pas géométriques. A coup de sabre les hommes tracent des layons sur ces terres regorgées d'eau, d'animaux. Ils progressent en direction de la mer couleur paillasse refoulant oiseaux de toutes couleurs et zanimo ya tel que : lézards, agoutis et jeunes agoutis âgés de deux années vers l'autre rive de Mahury tout gris.

Intermède : Muito chuva daquì final de mès de Maìo igualmente durante o mès de junho. Legal. Tati Léodate un personnage pop dit "syel a krévé pu tonton Jo", "Il pleut" elle est une célébrité de la musique guyanaise de la radio d'Etat.

          Nous emprutons une route étroite en zigzag, notre chauffeur Mayo porte un chapeau de paille, il s'avère un fin connaisseur de l'île Kali`na, nous avons laissé derrière nous les sites enfouis de la civilisation amérindienne, il nous conduit en direction de la route des plages dont la pluspart des ribeirinhos ont été chassés au profit d'aventuriers ou de gens peu  scrupuleux interdisant l'accès aux plages à ses habitants. La punition divine s'est abattue sur ces riverains, lanmè kumansé charyé kaz mun ! (la mer reprend son droit en tirant les villas vers le large!).

          En quinze minutes, nous sommes aux abords d'une base navale étrangère française, de quel droit la France s'est-elle arrogée le droit de s'installer sur cette terre ?

          A l'intérieur de l'enceinte militaire, des bâtiments froids aux airs de cimetière jouxtent une voie rectiligne recouverte d'un enrobage à chaud, non loin un chemin boueux en cul de sac emprunté par des ouvriers face à une scierie. Reticeo quand ces ladrons venus d'Europe prennent le pays de Fosto pour une décharge publique ; en provenance du centre commercial Félix (guyanais d'origine chinoise dont le père a su faire apprécier la gastronomie chinoise à la rue Christophe Colomb aux cayennais), une dizaine de conteneurs occupent le sol à ciel ouvert de la base sur le côté gauche, un peu plus loin une remorque semble indiquer la présence d'une vedette camouflée.

Nous devrions nous attarder sur la présence illégale de ces constructions par des opérateurs vautours : SANSAMAR, SIMKO, SIGUY... sur notre sol qu'une quelconque administration bwabwa (servile) autorise avec la complicité de l'imposture de la société coloniale dénommée domaine de France qui brade les terres guyanaises à l'instar des terre palestiniennes par l'Etat israélien. Location interdite aux familles nombreuses. La question du droit de vivre décemment est remise en cause par les donneurs de la bonne table de communion, d'anniversaire. Le Guyanais ouvre sa porte aux premiers venus, il ne la ferme qu'en saison de chenilles. une défense naturelle contre les colons par rapport à la docilité du colonisé au monde blanc. De Rémire-Montjoly à Iracoubo nous percevons l'angoisse des familles écrasées par l'impôt injuste, divisées par des manœuvres des gendarmes à la fois enquêteurs et confidents qui conseillent aux opprimés le choix des avocats sans que l'ordre des avocats aux robes noires_ noyauté par des outre-atlanticiens dans un pays chaud_ n'ait eu à rappeler à l'ordre l'occupant.

          Sous le soleil kali`nayen la multiplication de sociétés de surveillance indique le malaise persistant dans la société bâtarde, or l'apparition de résidences submersibles prennent des proportions énormes qui laissent à penser que l'île de Cayenne tout comme Macouria vont subir salop ! le phénomène de désertification compte tenu du fait qu'elles poussent comme des chancres. Du béton encore laid sans architecture régionale face au Mahury aux eaux huileuses et aux dépends d'êtres humains irréprochables, évangélistes, des humains au corps de métiers divers, allant du charpentier-menuisier, plombier, mêlant des érudits parmi les victimes de la MVAL, de leur teint tropical, un air de convivialité, au goût rieur, et bosseurs, Amapens, Parabens, guyanese over there, guyanais vivant le long de la berge se trouvent confrontés à des décisions de justice scélérates sous le coup de bulldozer par une administration ubuesque. le monarque a permis le développement d'une grande délinquance et le pourrissement de la criminalité, ici au quartier des Manguiers où cohabitent _ Haïtiens et Brésiliens, des couples guyano-brésiliens infiltrés de bandidos, jonkies qui vivent de jour en toute quiétude dans la forêt verdoyante aux pistes d'eaux stagnantes croupies _ et se profilent les futurs guyanais, en règle avec la France de Hollande, dont les parents sont victimes du délit de faciès en dépit d'une décision de la cour de cassation du 5 juin de cette année.

          A cent soixante kilomètres de la cité Chatenay (à Cayenne) la délinquance prend le pas dans les villages amérindiens, nous insistons à parler des soirées pété-tèt (soirées à fortes doses au centre ville de Cayenne) : Nous n'avons pas les moyens de l'éradiquer, bien que nous en ayons la vision maintenant ! l'autorité parentale est en perte de vitesse de Cayenne à St Laurent du Maroni, les chefs coutumiers font le même constat, ils lancent un cri d'alarme, car ils ont aussi perdu leur autorité morale a-ton apprit d'un ancien chef coutunier au n°225 tout comme à Organabo. Les effluves de l'alcool envahissent les villages, les jeunes ne pratiquent plus le football de Grand Emile. D'autres en rupture sociétale vivent carrément hors de la communauté, pourtant une jeune a osé aborder son parcours en 1ère S où il lui manque un point et demi. Nous lui recommandons de prendre des cours à distance. la colonisation et la mondialisation sont facteurs de troubles psychiques chez les jeunes démuni(e)s.

          Aimé Césaire dans le discours sur le colonialisme écrit :"C'étaient des sociétés démocratiques, toujours. c'étaient des sociétés fraternelles". Elles se déshumanisent. Ces personnes sont saignées par la fixation d'une taxe foncière, impopulaire de Roura à Iracoubo, des Blancs et Nègres Blancs sous-fifres leur rendent la vie misérable ; 42% d'êtres humains suspendus au RSA, 58% de salariés perçoivent une pitance.

Un poème de Raymond Charlotte :

          Cayenne

          Entends-tu Cayenne ?

          Les indiens ne peuvent plus chasser.

          Ils doivent saler un flamant

          pour une famille de cinq enfants

                  Epi ki sa ?

          Vous autres "Créoles" qui croyez être mieux.

          Vous êtes régentés

                 Tyenbé red

          La verte fôret de papillons est infestée de blancs.

          Les ponts de l'est sont cadenassés

          pour y circuler

          il nous faut une autorisation du 3ème R.E.I.

          Attention où vous mettez les pieds,

          des tireurs isolés

          vous expédient du plomb chez vous.

          Les prunes enivrent les plages,

          les femmes blanches en rut, dévêtues en ragent

         de soleil remettent en cause nos mœurs.

         Entends-tu Cayenne ?

         Les étrangers prennent le pays,

         ils se marient entre eux.

         Et toi Guyanais que possèdes-tu ?

         Ni terre, ni toit.

                     Dibut !   

          Comment se fait-il que la horde du DEAL nous interdise de consommer nos produits de la pêche, de faire nos abattis ? Au village d'Organabo, nous avons rencontré une femme remontée : "Mo menm mo ka fè mo bat, pesoñ pé ké anpéché mo planté mo bati !" (personne ne m'empêchera d'exploiter un carré de terre !) la scène se passe sous la véranda de la chef coutumière...

          L'humiliation serait de rigueur au Conseil Municipal d'Iracoubo où les kali`nyens sont aux nombre de huit, rangés au côté du maire de la commune qui applique de façon strict le code municipal révisé pour faire respecter l'ordre sous l'autorité des chiens bleus. Absent, nous n'avons pas pu le voir lors de notre visite sous une pluie torrentielle. il aurait menacé le chef coutumier Kouyoury, de tendance droite, d'expulsion d'un conseil municipal. Le pouvoir concède des miettes aux sous-fifres, ils entendent appliquer à la lettre le code municipal. Ce type de démocratie, nous ne la partageons pas. Voyez les yeux doux de l'UMP au FN en France. Les yeux bleus, bleus dans les yeux !

          Cela dit, nous ne nions pas qu'un mal être subsiste dans la communauté, il ressort de la discussion que les habitants restent perplexes devant la revendication d'une autorité par deux associations dont l'une serait la vitrine de la république en l'occurrence l'ONAG (Organisation des Nations Autochtones de Guyane), et l'autre la FOAG (Fédération des Organisations des Nations Autochtones de Guyane) proche de la Coordinations des Organisations Indigènes du bassin Amazonien(COICA), connue sur le plan international, composée de VIP dont les membres seraient en réflexion selon M. Tiouka Cameraman à la station de Guyane Première. En toute honnêteté depuis deux mois le village d'Organabo est privé de réseau téléphonique et d'internet, ça se passe à 60 kilomètres du site de Soyouz à Sinnamary touché par la délinquance. L'ours polaire russe vole au secours de l'ours des Pyrénées ! En vertu de quel droit le CSG est-il propriétaire de la terre en Guyane ? Après un arbitrage au siège d'Evry qualifié bleu de Matignon, ARIANESPACE consent à verser une taxe professionnelle à hauteur de 3,2 millions d'euros à la ville de M. Jean-Etienne Antoinette le Sénateur-maire de Kourou pour moitié, les 3,2 millions d'euros restants iront dans les caisses de la ville d'Evry. On nous en donne plein la vue avec les tirs des lanceurs d'Ariane, Soyouz et Vega sous un monde végétal affecté de pollution. Si le CNES (Centre d'Etudes Spatiales) reverse 762.000 euros à la mairie de Kourou, il refuse de payer la taxe foncière et est exempté de la taxe d'octroi de mer, il sacrifie les enfants de 12 à 18 ans. Ariane commercialise des satellites à des fins militaires et commerciales. Elle prévoit 12 tirs et la mise en orbite de 18 satellites (1 tir = 580 millions d'euros dans les caisses de Bercy...à titre de comparaison le département de la Guyane tout entier dispose de 260 millions d'euros de budget annuel !). De plus le centre spatial prétendument guyanais à vocation militaire est fiscalement immunisé du fait du transit terrestre, de ses activités. pour le moment, nous ne pouvons pas demander à l'ESA maître d'ouvrage le versement de cette manne spatiale et par-dessus le marché Kourou la blanche est exonérée de la taxe d'urbanisation....

          Indios, Morenos dans le même pagra ! (Indiens et Noirs dans le même panier !)

          La France poursuit une politique répressive en Guyane. Chaque jour qui passe, un jour de non existance, un jour de punition, au bourg d'Iracoubo, ils viennent de construire une nouvelle base étrangère, une caserne de masogon (Blancs) à proximité d'un rond-point. La première sert de campement aux mercenaires dédiés aux contrôles de routine sur les chek-points d'IRACOUBO et de BELIZON. La voie d'accès chez les militaires a été asphaltée. Les Indiens et Noirs doivent emprunter une route défoncée. Vous en avez deux à mi-distance, le Bon Dieu vous protège, les rondes de nuit sont probablement doublées, les malfrats sans foi dévaliseront mieux la banque postale dont ils ne sont pas à leur premier coup d'essai.

          Les Kali`na exaspérés veulent croire aux bienfaits des sauvages, les Paykweñens plus fragiles abandonnent leur poste de travail, ils comptent pouvoir reprendre la mer, reprendre la pêche. D'autres se comportent comme des esclaves dans le BTP ou gardiens dans les sociétés de sécurité. Une infime minorité travaille au Centre National d'Études Spatiales (CNES), le désarroi pousse régulièrement certains jeunes au suicide. Les lois napoléoniennes font leur apparition sur la commue, les barrières prennent de l'essor, contraires aux droit coutumier, nyabolé mongon, (comment vas-tu ?) la langue kali`na aurait tendance à résister. La fierté des enfants innocents n'est plus à démontrer, elle voit le jour dans un groupe de danse nationale qui réactive les habitants. En attendant ils n'apprennent la la civilisation amérindienne. Nous reviendrons sur les résolutions qui se dégageront de la réunion des Amérindiens d'Amérique latine à Rio à l'occasion du G+20 du 15 au 23 juin.

          Dans nos veines, la veine de se rassembler, une opportunité pour rebondir alors que chaque communauté à le sentiment d'être refoulée, infériorisée. Nous parlons de ces personnes privées de toit, en perte de leurs habitudes. La colonisation gomme notre fierté d'être, de paraître, la colonisation passe ; le peuple reste, même dispersé ! Des familles kali`na partent en exil et se retrouvent dans le Sud de la France. Mais la flèche pointée sur un bibikwa ( grive du bord de mer) est la mesure d'une exigence humaine suprême.

          Comment le CNES est-il propriétaire des collines, à quel montant a-t-il fait acquisition des terres chez les Galibis ? A kourou la blanche construite avec des techniques hollandaises, vivaient 600 habitants : éleveurs bovin, et agriculteurs expulsés de Karwabo et de Savane sans contrepartie équitable. Elle fût conçue pour les techniciens et ingénieurs selon un catalogue du ministère de la Défense. 1600 personnes sédentarisées travaillent dans et autour de cette base sans possibilité d'accès pour un autochtone au postes de direction, de commandement. Il recruta pour les travaux de propreté nombre de Saramacas, de Djukas du Surinam voisin, emplois refusés par les français et les guyanais. Durant 42 années, M. Rimane, maire RPR de la ville a assisté, impuissant à la naissance de quartiers ethniques. Jadis, y vivaient les Galibis, elle compte aujourd'hui 81% d'étrangers dont 46% de Français et 19% de Guyanais. Il ne s'y produisait pas plus de violence qu'ailleurs dans le pays, il fallu attendre l'arrivée d'un jeune théoricien natif pour aborder la cohésion sociale, envisager un pôle culturel, un centre sportif, une centralité éducative. Les Blancs se plaignent encore et toujours de tous ces petits Noirs. 300 hectares de remblais, 40 000 âmes, kourou a subi deux phases ; le lac artificiel dans le cadre du plan Phèdre et le décloisonnement des quartiers : "les rues ont été reliées" s'exclame le Sénateur-Maire. Des migrants venus du Brésil, de Colombie, d'Haïti et une forte colonisation française.

          Maintenant, nous apprenons que des arrêtés régentent la circulation de nuit sur les fleuves, du Maroni, à l'Appouague-Régina. Des mesures qu'ils ont appliquées durants les guerres d'Indochine et d'Algérie. Les militaires à bord de leur embarcation foncent sur celles du pays et celà ne se passe pas au large des côtes somaliennes ! Ici les pêcheurs ont pour habitude de poser leur tramaï (filet) l'après-midi et de le relever le soir. Après avoir tenté de verrouiller l'accès aérien, la piraterie française gagne de rivières en criques vers les sources vives qui prient pour être défendues et protégées.

          Il neige dans cette partie tropicale de la Guyane, les urubus (rapaces) construisent des immeubles au plafonds de plus en plus bas, étouffant leurs occupants calfeutrés de climatiseurs. Ils font des économies sur l'achat de matériaux en provenance de France, notre curosité nous a permis de nous rendre compte que l'ex patron du FN détient une cimenterie au Dégrad-des-cannes. Aucun élu insulaire ne l'a dénoncé.

          Sur la route des plages, il n'est pas étrange de s'apercevoir que des véhicules de laboratoires d'analyse moléculaire sillonnent ces routes non homologuées aux normes internationales comme partout en Guyane.

          Cet après-midi nous assistons à une réunion de travail des personnes à qui le pouvoir judiciaire reproche la construction illicite de maisons, de recel et vol d'électricité...Le droit au relogement est un droit bafoué selon la pigmentation, les coups de bulldozers amusent la galerie. Eh oui, nous avons appris tardivement le passage d'un bulldozer et partagé la détresse d'une famille brésilienne ayant perdu sa maison, elle a dormi deux jours sous un manguier par temps de pluie sans rencontrer la Vierge Négral. Cela se passe en Guyane, base avançée de la discrimination sociale à 8.000 kilomètres se Sao-Paolo et à 10.000 d'une république qui souffre de sa fracture coloniale. Ces pâtés de maisons qualifiés de non-conformités aux lois de la république française sur des terrains du conseil général jugés insalubres par Médecins du monde tiennent bon, occupés par des familles paisibles, fiscalisables de trois à quarante années de présence sur le sol guyanais.Au bord du débarcadère du Mahury, sous le soleil de seize heures, les plus jeunes partagent un terrain mixte de volley-ball et football de leur propre fabrication.

          La vague déferlante de femmes venues de l'État d'Amapa, Marajo, Sao-Luis, Belém, Mineragerais dans les années 1960-70 et 80 qui ont dû se comporter comme des esclaves sexuelles en devenant les maîtresses des envahisseurs qui ont obtenu du gouvernorat des papiers puis la vente de leurs charmes aux garimpeiros o fon danbwa-a ( aux chercheurs d'or en forêt primaire). Porque autant de haine vis à vis du Brésilien, l'un d'entre eux nous confie que lorsqu'ils se rapprochent des guyanais ils sont victimes d'expulsions massives.

          Le colonialisme français a plus d'un tour dans ses malles, il arrive a endormir les administrés autochtones autour des programmes Phèdre, Feder etc, puisqu'ils appliquent aveuglément toutes ses décisions.Si l'un d'eux dresse la tête... à l'exemple de feu le député de Guyane Élie Castor, qui rêvait d'une université amazonienne à Sinnamary et fût déstabilisé par l'affaire paccari, affaire qui valut à M. Gerard Holder maire de Cayenne à la même époque un séjour carcéral en France.

          En un coup de Katury (chapeau d'abati) nous sommes sous la pression et la peur du gendarme, des notifications de procès verbaux du procureur d'exotisme, des infractions de recel d'électricité au détriment de l'EDF, de construction sans permis, tout un arsenal de textes anti immigration. Il ne s'agit pas de faveurs sexuelles à un fonctionnaire blanc ni de pratique douteuse non réglementaire, de non enrichissement personnel d'un directeur de police muté à Fort-de-France et déplacé manu-militari avant la visite d'un ministre sur l'île de Chaben (Alfred Marie-Jeanne). On pense bien à la présence de nourrissons, de bébés, de jeunes femmes enceintes, d'adultes handicapés, cela exige de la compassion, au regard du droit des plus forts. Ces cent soixante personnes en attendant d'être dans la rue consentent à acheter et lotir tout comme l'on fait les opérateurs étrangers. La politique anti immigration se déroule sous la mandature du président Hollande. Ces magistrats manquent de respect de la dignité humaine.

          L'EDF aurait eu les moyens humains nécessaires, des techniciens de contrôle de délit qu'il n'y aurait pas eu de vol qualifié. pourquoi après tant d'années passées le Conseil Général ne s'est-il pas manifesté ?

          Après l'échec de la colonisation de la Guyane historiquement initiée par Choiseul, une volonté de peuplement se renouvelle avec l'arrivée de populations dociles dans le but de renverser la tendance des guyanais à la reprise en main de leur destin. Le Sénateur-Maire de Kourou, comme bon nombre d'intellectuels est homme de grande prudence et avoue que la Guyane a des atouts pour être un pays indépendant, il évoque ses ressources, se prononce personnellement pour l'indépendance et se ressaisit aussitôt :"Pas à court terme".

          Sur le chemin du retour sous une pluie de tonnerre, au checkpoint sur le pont d'Iracoubo, le contrôle durera quarante minutes, l'un des passagers a fourni sa carte d'identité guyanaise, le gendarme a tenté de la contester sans succès, au journaliste Argentin de passage à bord du véhicule, la maréchaussée posa la question suivante, combien de temps restait-il en Guyane ? Poserait-on la même question à un journaliste Allemand à Paris ? quant au chauffeur _ muni de son permis et d'un drapeau OGDH (Organisation Guyanaise des Droits Humains) apposé au dos du permis _ il exigea qu'on lui présenta la fausse vraie décision du procureur qui doit être renouvelée chaque jour, en réalité la date d'exécution de la rédaction et le jour de la présentation de cette décision ne correspondaient pas. Le préfet de Paris pond un texte le 12 juin 2012 en aucun cas il ne sera signé le 20 juin. Les militaires utilisent la ruse, ces actes sont illégaux. Nous avons essayé d'obtenir une copie de cette décision de Justice d'exception pour alerter l'opinion internationale et déposer une plainte auprès du tribunal français. elle nous a été refusée.

          Partout, les jeunes guyanais effarouchés par les prix exorbitants des loyers préfèrent rester au foyer de leurs parents, les plus aisés ont une chambre de passage à Cayenne. la France est comptable devant la communauté humaine de plus haut niveau de paupérisation de notre Histoire.

          Le transport scolaire étant assuré par le Conseil Général, chaque matin trois cars effectuent le ramassage scolaire du primaire à l'université, des jeunes en BTS, étudiants en deuxième année de commerce et en droit, ils ont le mérite de sortir une tête plus haute que les fils et les filles de cette damnée aristocratie étrangère au confort certain. Un T3 = 247 000 euros. Cette année sur le campus de Trou Biran, 10 étudiants sur 41 ont obtenu le postulat de 1ère année en chimie. La preuve les guyanais avancent en kalicha (crabe), des étudiants arrivent de Guadeloupe et de Martinique comme des ayant-droit.

          Nous pouvons retrouver en Guyane Latino-américaine "L'intraitable beauté du monde" d'Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau (Galaade éditions). Le jeune président du Conseil Général et l'ex président du Conseil Régional ayant des origines orientales, asiatiques, caribéennes et libanaises se revendiquent pleinement guyanais. Chacun dans le pays devinait depuis longtemps que "ça" allait venir. La classe intellectuelle était peut-être en retard lorsqu'elle parlait encore de multiculturalisme, de melting-pot et d'hybridation autant de manière de limiter cet éveil de la conscience. Nous croyons que dans le monde brassé, multiple dans lequel nous vivons, les langues multiplieront leur possibilité d'existence et de relation, c'est-à-dire de résistance implicite à l'homogénéité même dans l'obscur et le mécontentement. (Tiré du même ouvrage).

          Cette beauté du campus universitaire offre aux 3000 étudiants les filières suivantes : droit, mathématiques, langues (portugais, anglais), littérature, biologie, médecine, en IUT sciences de l'éducation, économie et gestion, formation aux sciences politiques. Mais l'histoire de la Guyane n'est pas enseignée à l'école primaire, une décision de la rectrice donc du ministère de l'éducation nationale française.

            Alors que le Président du Conseil général M. Tien-Liong reçoit notre délégation composée de M. Mariano Saravia, _ directeur de la radio-tv universitaire El Diario de Carlos Paz _ Journaliste argentin basé à Cordoba, Servais Alphonsine (Komité Drapo) et Raymond Charlotte (OGDH) en présence de M. Monlois son directeur de Cabinet et de l'ex président de Conseil Régional, actuel conseiller général de Cayenne M. Karam ; les questions fusent immédiatement. M. Karam rappelle qu'il fût organisateur en 1981 à Paris, de la libération de Raymond Charlotte alors dernier prisonnier politique sous le coup de la cour de sûreté de l'Etat à laquelle Robert Badinter mît fin. "La France tire son expérience de l'Algérie française et de la guerre d'Indochine", il renchérit sur la base spatiale, "Un territoire militaire, et de discrimination raciale", il renvoie les lecteurs à la "Guyane Française" un livre de Dupont Gonin. Il fait un bref rappel historique du Parti Socialiste Guyanais. Une erreur selon lui d'avoir accepté un moratoire en 1981, il dit que l'Etat français a substitué la population et a de ce fait commis un génocide, terme impropre en Argentine nous signale M. Saravia qui en profite pour demander ce que nous attendons su gouvernement argentin ? Il lui sera répondu : "Une reconnaissance solidaire défendant la Guyane au sein de sa région sud-américaine". M. Saravia porte à notre connaissance qu'en 1850, 50% de la population argentine était noire, victime de génocide depuis. L'Argentine ayant utilisé des Nègres décimés par les épidémies. Le pays possède une association afroargentine. Notre voisin journaliste nous fait part de sa remarque du fait que la santé du peuple Guyanais est très préoccupante par la présence massive de pharmacies donnant l'impression dune mégapole amputée de toute industrie.

          La colonisation engendre les formes appropriées de ses théories racistes qui lui permettent de se justifier, elle engendre aussi des régimes permanents comme l'Apartheid en Afrique du sud rendu institutionnelle au XXème siècle, sans compter cette autre permanence obstinée de l'Apartheid français en Guyane. Ce système discriminatoire à l'oeuvre doit absolument être pensé et perçu par les peuples d'Europe que nous appelons en solidarité. Il sera facile une fois encore de faire accroire aux français qu'une nouvelle expédition de gardes mobiles a pour fin de réduire les indépendantistes. L'Apartheid français serait un mal nécessaire, preuve en est que la France n'en continue pas moins d'occuper les anciennes colonies émancipées ou non, où elle profite des avantages acquis ; il faudra bien, _ reprenant à notre compte Edouard Glissant in Tous les jours de mai ; Commémoration nomade et diffractée _qu'ils consentent à partager les mémoires de ces lieux. Nous ajoutons qu'il faudra bien qu'ils consentent à partager, à céder, le pouvoir en ces lieux se délivrant ainsi de la damnation originelle qui accompagne tout maintien colonial. Démasquant en cette même occasion les fausses essentialités, les faux universels, et les fausses unités.

Un poème de Pierre Carpentier :

                                            Wit Flèch.

          L’œuvre de Damas Tape sur les doigts pris dans la confiture !

          L’œuvre de d'E. Glissant Apaise le monde en toute conscience solidaire !

          L’œuvre de Malcolm X Redresse Homme et Justice en tous pays !

          L’œuvre de Muhamma-Ali - :" J'existe et cogne en poésie !"

          L’œuvre de Mandela - Un combat en plénitude de fondatrice contestation !

          L’œuvre de Charlotte - Des entre-chats-Tigre d'attaquante Gaité !

          L'oeuvre d'E. Stephenson - Sa mise en scène de la Résistence est le théâtre de la Nation !

          La Guyane à l’œuvre - Panga Papà ! - Son peuple reprend ses sommets tabulaires !

 
Marie-Claire NEWTON, Allédiyo (ambassadeur du patrimoine culturel guyanais), Pierre CARPENTIER et Servais ALPHONSINE (MDES), Jean-Michel AUPOINT, Raymond CHARLOTTE (OGDH)

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