Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L'EAU. "Les songes de nos vivants prennent à l'eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux !". (Extrait "d'IRACOUBO. L'Épicentre des Eaux", 2014). " MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d'eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C'est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d'autant plus chère que nous y renonçons. D'autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond." ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
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Billet de blog 26 nov. 2012

CAMEROUN : Actualités et perspectives, 06/11/2012* ; Le Yaoundé de "El Pacho" étudiant de l'université de SOA-Yaoundé II

"EL Pacho" est le pseudonyme que s'est choisit mon interlocuteur _étudiant camerounais résolument optimiste en la vision qu'il se fait (néanmoins très critique et sans complaisance) de l'avenir de son pays_ pour les besoin de cet article qui exprimera aussi mes retrouvailles avec le pays qui m'offrît sa lumière pour premier jour.

Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L'EAU. "Les songes de nos vivants prennent à l'eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux !". (Extrait "d'IRACOUBO. L'Épicentre des Eaux", 2014). " MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d'eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C'est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d'autant plus chère que nous y renonçons. D'autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond." ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
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"EL Pacho" est le pseudonyme que s'est choisit mon interlocuteur _étudiant camerounais résolument optimiste en la vision qu'il se fait (néanmoins très critique et sans complaisance) de l'avenir de son pays_ pour les besoin de cet article qui exprimera aussi mes retrouvailles avec le pays qui m'offrît sa lumière pour premier jour.

L’Histoire politique moderne du Cameroun :

Nous préciserons dans un premier temps que contrairement à l’idée communément reçue, le Cameroun ne fût pas colonisé par les français dans le but d’y installer des colonies de peuplement telles que celles avec lesquelles ils ont investi les pays d’Afrique du Nord par exemple ou les Antilles, la Guyane et la Réunion de nos jours. Le Camerounais d’aujourd’hui tient beaucoup à le signaler. L’observation qu’il fait de ce phénomène découle probablement des conditions in-situ que le colon prenaient pour dissuasives à tout projet d’installation familiale et communautaire de grande envergure. La néanmoins puissance coloniale en partageait le territoire avec l’Angleterre suite au traité de Versailles (février 1919) qui en dépossédait l´Allemagne, et s'en réservant -sous le mandat de la SDN- le contrôle territoriale et l’exploitation de toutes ses ressources. Le premier sujet historique « moderne » sera celui du Cameroun-protectorat sous mandat franco-britannique où Pierre Messmer exerçera bien plus tard les fonctions coloniales de Haut-Commissaire du Cameroun de 1956 à 1958, puis celle de ministre des armées de Charles De Gaulle avant d’être choisi comme 1er ministre par Georges Pompidou. S’ensuit l’indépendance "pacifiquement" obtenue en 1960 (année de la 1ère constitution ou constitution initiale, ou encore de la Première République du Cameroun oriental francophone) qui porta Amadou Ahidjo, le père de la nation (Bantou[1] de sa personne et natif de Garoua au nord du pays, après avoir dirigé le gouvernement provisoire) à la première présidence du pays qui en 1961 se présentera comme Cameroun anglophone et francophone Réunifié en fédération dont la constitution sera modifiée en 1972 sous le signe de l’unification en République Unie du Cameroun.

En 1982 Amadou Ahidjo transfert le pouvoir présidentiel à son Dauphin Paul Biya _(Panhoin de sa personne et natif du département de Sangmelima dans la région d’Ébolowa au sud du Cameroun)_ qui évoquera « La rigueur et la moralisation », dans son discours de passation de pouvoir, présentant sa présidence sous l’ère d’une nouvelle République (ici la Deuxième République) à l’instar de la 5ème république française par exemple. Enfin la constitution de 1996 élaborée la même année révise la constitution de 1972 dans le but de moderniser le modèle de démocratie _de consacrer la renaissance des libertés politiques_ et de gouvernance jusqu’à nos jours.

(*) 6/11/1982-6/11/2012 : trentième anniversaire de Paul Biya à la présidence de la République du Cameroun.

La dimension politique du pays, étant désormais constituée de façon homogène, devrait lui permettre d’achever la conquête monétaire de sa souveraineté économique encore considérablement confisquée par la France du franc-CFA à travers la gestion qu’elle opère –à partir de la Banque de France via le Trésor Public français_ des avoirs en devises de l’état camerounais, le tout, en partenariat avec la Banque Centrale Européenne.

Indépendance politique et souveraineté monétaire :

Cette gestion des indépendances africaines par la dépendance monétaire est étendue aux cinq autres pays de l’Afrique Centrale (Centrafrique, Congo, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) par le biais de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) dont le siège se situe à Yaoundé, mais elle s’impose aussi aux huit pays de l’Afrique de l’Ouest (Benin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger Sénégal et Togo) par le biais de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dont le siège est situé à Dakar, et enfin aux Comores par la Banque Centrale des Comores (BCC) dont le siège est situé à Moroni. Le franc CFA (FCFA) est arrimé à l’Euro[2] avec lequel il a une parité fixe et continu d’être frappé en France. Les pièces le sont dans l’usine de Pessac en Gironde et les billets dans le Puy de Dôme (papeterie de Vic-le Comte, imprimerie et centre de recherche à Chamalières)…Mais ne nous y trompons pas contrairement à la présentation qui en est faite dans les médias occidentaux, c’est bien ici l’Afrique qui tient le rôle de Banque Centrale des prospérités structurelles de l’Europe et cela depuis les premiers temps de la colonisation occidentale (française) à Saint-Louis du Sénégal. On a tendance à inverser l’origine de la dépendance des monnaies, or l’Afrique tient, et jouera pour longtemps encore, par le jeu du change des devises Euro/FCFA, le rôle de trésor stabilisateur d’une monnaie européenne à la dérive.

En observant la liberté dont jouissent des pays comme le Nigéria _fort de sa monnaie, le Naira, qui détient une valeur supérieure au franc CFA sur le marché africain cf la rubrique devises du journal camerounais « Le Quotidien de l’économie : Le Journal de la valeur ajoutée »_ la Lybie (Dinar), le Soudan (Dinar), la Guinée-Conakry (le Franc Guinéen) et les Shillings Tanzaniens, Kényans etc… « El Pacho » reprend : «Nos pays voisins, contrairement au Cameroun, disposent intégralement de leurs choix économiques donc de la priorité à donner à tels et tels investissement nécessaires à la santé, l’éducation et à son dynamisme économique en quête du bien-être national, ces décisions ne sont pas subordonnées à l’approbation financière d’une autorité étrangère».

Bien que donneur de leçons en tous domaines ; François Hollande supplie l’Afrique francophone de ne pas changer de camp :

L’Afrique constituant un centre d’intérêt historiquement et absolument vital pour les puissances occidentales au premier chef, gardons bien présent à l’esprit qu’au Conseil de Sécurité des Nations Unies _tel qu’il est constitué aujourd’hui avec Chinois et Russes d’un côté, Américains, Britanniques et Français de l’autre, et au regard du déploiement de la Chine en Afrique_ un sentiment d’inquiétude gagne les capitalistes européens, étasuniens et tout particulièrement la France. Nous en tenons pour preuve le 12 octobre dernier, dans le discours de Dakar où il est demandé de manière subtile aux africains de ne pas changer de camp _(quasiment discours de politique générale d’un premier ministre au regard des intérêts français en jeux dans la région)_ qu’il adresse en fait à l’Afrique francophone tout-entière, le président de la république française, François Hollande, tente de faire vibrer la fibre de la parole donnée à la France, que des générations d’homme d’état africains avaient engagée par gratitude envers cette dernière pour leur avoir fourni les moyens de se hisser au pouvoir politique. « El Pacho » de poursuivre : « Cette stratégie basée sur l’affectif de la parole africaine donnée, par conséquent sacrée jusqu’à la mort, est en bout de course, les générations renouvelées d’hommes politiques africains sont pragmatiques, l’avenir de leur pays se déroulera désormais sous leurs pieds et la zone-franc, se réduisant à la préservation des seuls intérêts français et européens, constitue une entrave à l’éradication du colonialisme monétaire, nos générations responsables en ont désormais une conscience aigüe et la contestent en permanence, par conséquent de vrais partenariats économiques se sont installés, ceux-ci gagnant-gagnant, avec d’autres pays qui certes capitalisent à partir de nos ressources, mais qui ne viennent pas « par-dessus le marché» nous donner des leçons d’aucune sorte ».

Le choix du Cameroun : Un partenariat diversifié au profit de l’intérêt national :

En effet El Pacho reprend : « Une forme de troc économique se pratique entre la Chine et le Cameroun (construction d’équipement d’infrastructures tel le Palais Polyvalent des sports à Yaoundé, constructions d’écoles avec fournitures de matériels informatiques, projet de construction d’une usine de fabrication d’automobile, etc…) La Russie et le Cameroun qui depuis 1964 entretiennent des relations dans d’autres domaines impliquant leurs savoir-faire tels depuis 2006 la formation d’une élite qualifiée à travers l’école des eaux et forêts de Mbalmayo et le Centre Universitaire de Dschang. La création d’un nouveau service technique au sein de la mission diplomatie et le projet de création de plantation dans la zone du Mont Cameroun atteignant à terme une superficie de 100.000 hectares de café arabica par la société Moscow Coffee House qui a déjà reçu l’accord du gouvernement pour son implantation, ce qui va générer 40.000 emplois, mais aussi le projet en cours de création d’une plantation 20.000 hectares de cacaoyers par le groupe Guta (confiseurs unis de Russie). L’Allemagne premier pays colonisateur parti en février 1916 revient en force au Cameroun avec des investisseurs. La banque allemande Kfwbankengruppe a signé une convention de financement, avec Afriland First Bank représentée en 2011 par son Directeur Général Alamine Ousmane Mey aujourd’hui Ministre des Finances, pour un prêt de plus de 6,5 milliards de FCFA.

Le Directeur Général de Partec Essential Health Care-Afrique Centrale _(Laboratoire de Cytométrie basé à Münster dont l’annexe pour l’Afrique centrale est basée à Douala)_ le Docteur Léopold-Gustave Lehman, camerounais, est un pur produit de coopération scientifique. Aujourd’hui plus de 70% des personnes vivant avec le VIH-Sida sont suivies avec la technologie allemande de pointe Syflo.

« El Pacho » de poursuivre : « C’est beaucoup plus délicat aujourd’hui pour le français qui, avant, _sous couvert de «coopération» et contrairement au partenariat avec le Chinois où tout est inclus dans un «troc économique »_ faisait tout payer, et au prix fort, du déplacement au Cameroun de ses hommes, de leurs voyages, de leurs frais, de leurs faux-frais, de leurs savoir-faire et de l’importation de leurs équipements. Aujourd’hui le Cameroun ne met plus tous ses œufs dans le même panier français, il s’émancipe de la parole donnée, il reconquiert la maîtrise des choix des interdépendances qui lui sont nécessaires ».

A l’opposé du système/bloc capitaliste occidental (Union Européenne-Etats-Unis) se situent les systèmes capitalistes russes et chinois dotés de fonctionnements qui leur sont propres et qui sont pris comme une alternative par les camerounais aux responsabilités. En effet Chine et Russie viennent dans l’esprit d’un partenariat gagnant-gagnant : 50 % - 50 % alors que celui de l’Afrique avec l’Europe est historiquement perdant-gagnant : 2 % - 98 %. Les Chinois paient en FCFA, construisent, en retour le camerounais défini son prix en fonction de la solvabilité du prestataire chinois, nous retrouvons là le fameux partenariat de troc économique et ce quelque-soit l’envergure du projet engagé.

 Ainsi les bases sont jetées pour atteindre la projection de l’ambitieux objectif économique national : « 2035-Pays Émergeant » cher au gouvernement camerounais.

Moteur de la conscience de la souveraineté nationale ; l’Éducation :

En matière d’éducation nationale, le gouvernement a opté pour une camerounisation de ses programmes primaires, secondaires et universitaires _contrairement au Sénégal au Tchad et au Niger qui, aujourd’hui encore, s’en remettent au consentement de l’institution suprême du savoir et de l’éducation à la française_ mais ce faisant au prix du refus de la validation de ses programmes par…l’Académie française ! Ce qui a pour effet d’interdire l’internationalisation du Baccalauréat camerounais au motif, évoqué par les immortels, d’un nombre insuffisant d’heures de cours par année entre-autres griefs sur le contenu des heures de cours dont ils ne prennent même pas la peine d’en apprendre la moindre densité légitime pour la nation camerounaise. Du coup, le bachelier camerounais devra, s’il souhaite poursuivre ses études en France par exemple, se soumettre à une année préparatoire supplémentaire pour obtenir l’accès au premier cycle universitaire. Mais « El pacho » en bon patriote me lança : « Ce n’est rien, nous nous passerons de leur validation, nos cursus universitaires et filières camerounais s’enrichissent chaque année de nouvelles coopérations internationales en matière d’enseignement supérieur et technologique, nous reprenons nos pouvoirs régaliens un à un, ici l’éducation puis l’économie, la monnaie viendra, le temps où le système économique occidental amenait l’Afrique à le construire et à se desservir elle-même est révolu ! »

 La presse camerounaise entre bunkérisation et effets spéciaux de l’information : deux intellectuels influents y confrontent leurs visions de l’avenir.

« El Pacho » décide alors de me présenter sa façon de voir le cadre de vie du journalisme camerounais à Yaoundé : « La presse n’est pas suffisamment outillée pour faire de l’investigation, la seule information fiable et avérée, du point de vue des sources dont dispose le pouvoir, provient du quotidien « Cameroon Tribune », édition bilingue français/anglais dont le siège se situe à Yaoundé. La bunkérisation de l’information par le régime a pour conséquence de reléguer la presse privée _qui comprend une trentaine de titres en langue française dont « Le Messager », « Le Renard », « Mutations », « Le Cameroun Matin », «La Nouvelle Expression », « Repères », « Diapason », « Sans Détour », « Le Soir », « L’Action », « Le Canard Libre » etc… Et une bonne dizaine d’autres en langue anglaise dont « The Post », « The Weekender-Post », « The Recorder » etc..._ Dans un rôle de publication à effets spéciaux ronflards, c’est-à dire voués à la couverture des scandales en tous genres ; orgies et autres rubriques « tape à l’œil », par exemple :  « La liste des 50 homosexuels [présumés] de haut rang », ou « voici les victimes homosexuelles de l’ex Secrétaire Général à la présidence », encore,  « Nicolas Sarkozy et Paul Biya à couteaux tirés », «Un homme se suicide à cause d’une femme », « Francs-Maçons et Rosicruciens se disputent le monopole au Cameroun », « Un serpent dans le sexe d’une femme » etc…. Ce qui ne compromet pas le régime est fiable en matière d’information, bien qu’il faille la prendre avec des pincettes, certaines d’entre-elles étant parfois décrétées « vraies ».

Le cadre de l’expression journalistique étant fixé, apparaissent deux brillants universitaires prolifiques, populaires et contradictoires l’un envers l’autre. Avec d’un côté M. Charles Atéba Éyéné, présenté par la presse comme à la fois autodidacte, universitaire et écrivain à succès avec notamment son dernier ouvrage qui pèse lourdement dans l’actualité camerounaise : « Le Cameroun sous la dictature des loges, des sectes, du magico-anal et des réseaux mafieux -De véritables freins contre l’émergence en 2035- (La logique au cœur de la performance) » Editions Saint-Paul Yaoundé. Septembre 2012. Son auteur, présenté aussi comme polémiste par la presse, donne, depuis la parution de son livre (interdit par décision de justice donc déjà épuisé), de régulières conférences de presse dans tout le pays, la dernière en date du 31 octobre dernier, qui devait se tenir à la Librairie des peuples Noirs à Yaoundé, a été : « Brusquement interrompue par les forces de maintien de l’ordre » cf le titre du quotidien « Le Messager » du jeudi 1er novembre 2012 : « Sectes, Loges et Pouvoirs… La Police étouffe Charles Atéba Éyéné ». En effet son livre cite une quarantaine de hautes personnalités de la République et met au grand jour les pratiques ésotériques de sectarisme en réseaux de confréries occultes et de cercles mafieux qui forcent à l’homosexualité pour obtenir réussite de carrière personnelle et résultats inavouables. Pactisant avec le mal au détriment du pays, directeurs généraux et ministres pas clairs, boiraient du sang se livreraient au cannibalisme et à la sorcellerie etc ...

« El Pacho » me livre la perception qu’il a de son compatriote écrivain : « M. Charles Atéba Éyéné est l’intellectuel du pouvoir en place, mais je lui reconnais le courage d’augmenter le plus possible voire de dépasser le seuil de tolérance du régime sur ces questions, il est en quelque sorte l’éveilleur de conscience au sein du régime et trouve dans la jeunesse estudiantine un auditoire qui lui est tout-acquis»

["Si mal connue que nous soit la cause exacte de la mort le 21février 2014 de M. Charles Atéba Éyéné, nous nous interrogeons naturellement, avec l'opinion publique, sur la fulgurance de ses "infection pulmonaire et insuffisance rénale" qui semblent avoir été contractées dans les pâturages vénéneux du RDPC, où l'on trouve des criminels reconnus et jugés comme tels par la justice, et forcément aussi des empoisonneurs experts." (sic Éric Essono Tsimi, écrivain et journaliste dans un article du 13 mars 2014 sur le quotidien en ligne Huffington Post].

Et de l’autre côté M. Mathias-Eric Owona Nguini, (qu’« El Pacho » prend comme grand intellectuel pessimiste quant à l’avenir du pays) : « C’est un universitaire pur jus, socio-politiste et contestataire systémique du pouvoir en place, un observateur exaspéré du chaos camerounais, il bénéficie aussi d’une aura considérable auprès de la classe estudiantine camerounaise. On lui reconnait  un vaillant courage pour avoir dit non au carriérisme notamment en refusant un poste de haute responsabilité à ELECAM [l’institution nationale organisatrice des élections] qu’il considère comme acquise au régime et non au peuple. Il est le fils de l’ancien ministre Joseph Oyona, une grosse pointure intellectuelle, à qui il porte ombrage, et membre du Comité Central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) [le parti au pouvoir]. Certains de ses collègues de l’enseignement supérieur laissent entendre, depuis les amphithéâtres de SOA-Yaoundé II qu’il ne tient le courage de son « systémisme contradictoire » que de la protection de son père et qu’il est aussi dû au fait qu’il veuille se démarquer de lui. Ses confrères professeurs ajoutent qu’il est issu d’une famille riche, qu’il n’a pas besoin, lui, de verser dans les compromissions tendues par les confréries des cercles du pouvoir comme y seraient nécessairement poussés les fils de pauvres qu'ils sont ».

La religion facteur de construction et de destruction de l’harmonie sociétale camerounaise

La liste non exhaustive des confessions religieuses camerounaises se répartit comme suit : environs 32% de Catholiques, 30% de Protestants, 30% de Musulmans, Animistes 5%. Le Cameroun est souvent cité comme exemple de cohabitation religieuse puisqu’il n’y existe quasiment aucune frictions entre les différentes communautés religieuses qui vivent en paix, toutefois « El Pacho » : « Sur le modèle du Dr Martin Luther-King, en provenance des Etats-Unis dans les années 1980 le pentecôtisme connait depuis les années 2000, un engouement spectaculaire auprès de la très large population religieuse camerounaise, à cet égard nous observons des conversions massives de toutes les origines confessionnelles en sa faveur, cela contribue, certes, à édifier une éthique sociétale pour le salut des mentalités œuvrant pour le respect de l’Autre et des libertés individuelles tout comme cela permet aux individus de repousser la corruption pour raisons religieuses « grâce » à la menace que représente le jugement dernier, mais ce phénomène à tendance à détruire tout-autant l’harmonie interreligieuse qu’il souhaite pourtant préserver. En effet une communautarisation religieuse s’est imposée au détriment du lien naturel de la famille d’ordre biologique empêchant l’expression libre et spontanée au sein d’une même famille si l’on n’est pas de la même obédience religieuse. Nous avons, il y a peu de temps dans la rubrique fait divers de nos quotidiens, été horrifiés d’apprendre qu’une mère de famille avait congelé ses enfants car ils avaient passé l’après-midi entière en compagnie de leurs petits voisins qui n’était pas de la même mouvance religieuse ». Nous avons cependant témoigné _dans le quartier musulman de la Briqueterie, appelé plus communément quartier « La Brique » où se succèdent les boucheries hallal et les tailleurs de boubous_ de l’ouverture de l’islam camerounais. En effet la station généraliste de la bande FM du poste radio de mon tailleur qui termine la confection de ma commande retransmet à tue-tête et en direct les débats et prêches religieux du jour des autres confessions religieuses, aujourd’hui les évangélistes. Djénébou, le tailleur, voyant mon étonnement face à cette étendue dans l’esprit des fidèles musulmans à l’écoute des autres religions : « Nous sommes très avisés de ce verset du Coran qui nous rappelle que si Allah (l’Omniscient, le miséricordieux) tolère qu’existent plusieurs religions, c’est pour qu’elles rivalisent de bienfaisance ».

La fibre patriote de la Diversité et l’insécurité provoquée :

Lorsque je questionne « El Pacho » sur la question de l’intégration individuelle des étrangers dans le tissu économique de Yaoundé : « Le Libanais est propriétaire des supermarchés de grande distribution comme « Mahima » ; le Chinois ne se prend pas pour un étranger, il s’investit dans toutes les activités commerciales notamment dans celles de proximité les plus modestes comme celles de vendeurs de beignets de farine de blé au marché de « Mokolo » ou tient son stand dans la rue au beau milieu de ceux tenus par les détaillants du cru, il est arrivé ici pour rester et ne pense pas à repartir, il a construit pour s’établir « à vie » et nous pouvons dire qu’il existe depuis, sur une bonne génération dans cette communauté comme chez les libanais un patriotisme camerounais, il est, pour toutes ces raisons mieux accepté. Les filles chinoises vendeuses sur le marché ne sont pas craintives, et contrairement aux femmes occidentales, ne laissent pas entendre de préjugés sur l’insécurité qui pourrait atteindre leur intégrité physique, tu ne liras jamais dans la presse qu’une chinoise a été violée, en revanche cela s’est hélas déjà produit pour des européennes. Le Français, à part un ou deux restaurateurs très confidentiels, tient presque toutes les pharmacies  de Yaoundé, il y est retranché, le plus souvent dans son bureau au premier étage de son immeuble climatisé. Contrairement à cette commerçante chinoise qui tient une boutique de portes et fenêtres en aluminium ou PVC, sur la route de « Tsinga », avec son bureau grand ouvert sur la rue, Le français s’isole de la population et circulant dans son 4X4, garde une certaine distance avec les camerounais, il suit à la lettre les recommandations, quasi paranoïaques, de sécurité et de sûreté d’usage en provenance de son Ambassade et vit reclus dans le quartier huppé de « Bastos ». Enfin, il est obsessionnellement habité par son retour en France dès les premiers signes d’épuisement des ressources ou des conditions qui garantissent sa sécurité ».

Ethnographie politique et magie noire :

À ma question concernant la place des communautés autochtones camerounaises aux postes du pouvoir : « El Pacho » me répond : « Le pouvoir appartient aux Bullu, aux Bétis, aux Éwondo, aux Éton et plus récemment les Bamilékés (en la personne de l’actuel Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire) ont enfin voix au chapitre mais au détriment de l’élite des Bafia qui n’a jamais bénéficié de postes important dans le régime de Paul Biya. Les Pygmées, _un peuple pacifique et travailleur vivant dans le centre éloigné du pays_ sont inexistants au pouvoir que ce fût sous A. Ahidjo ou P. Biya, ils ne sont consultés que pour leur connaissances en médecine naturelle traditionnelle et pharmacopée. Les albinos camerounais, longtemps persécutés, sont désormais insérés dans la population car ils sont organisés en associations qui vont chercher des financements et obtiennent des subventions selon la bonne volonté des ministres des affaires sociales et en bénéficient selon l’honnêteté du bureau de l’Association Mondiale pour la Défense des Intérêts et la Solidarité des Albinos (ASMODISA) leur association au niveau national. Depuis qu’ils sont organisés à vaincre la ségrégation dont ils sont victimes, les albinos semblent oublier les sacrifices qu’ils ont dû consentir pour être admis dans les grandes facultés du pays. De par leur posture de minorité ils devraient donner le bon exemple surtout cette jeune génération sachant les lourds préjugés qui pèsent sur eux, ils ont donc le devoir pour les générations futures d’éviter de se prostituer  ou de compter sur un seul homme en la personne de M. Jean-Jacques Ndoudoumou, albinos lui-même, icône de leur cause en tant que président de l’ASMODISA, et surtout Directeur Général de l’Agence de régulation des Marchés Public (Armp) limogé de son poste le 31 octobre dernier par décret présidentiel des suites du verdict rendu en juin dernier, par le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière le reconnaissant coupable de neuf fautes de gestion. Peu à peu les valeurs de promotion des intérêts que défendent les albinos se détournent de l’esprit de l’association au profit d’un phénomène de clan qui s’accapare tous les dons des personnes généreuses écartant les plus nécessiteux d’entre eux jusqu’à même les ignorer. De ce fait leurs conditions de vie restent très difficiles lorsque l’on sait que pour l’imaginaire collectif, notamment en Tanzanie à l’extrême Est du continent, les albinos  sont présentés par les Marabouts comme  « sources de richesse et bons pour les affaires» ; leur chair, leur sexe, leur cheveux, leurs ongles pouvant servir à « gagner » ces prospérités…De même nos compatriotes Pygmées seraient eux aussi menacés pour les mêmes motifs irrationnels ; des individus seraient régulièrement déclarés manquant par leurs congénères de retour de journées de chasses ou de cueillettes, les os du Pygmées seraient alors très prisés car ils sont  hommes de très solide corpulence…Notre presse « ronflarde » dans ses titres, met aussi régulièrement en cause les morguiers, _(personnels officiant dans les services hospitaliers de la morgue)_ voleurs d’organes pour les revendre dans le trafic suscité par la demande des occidentaux et des Marabouts adeptes de la magie noire…»

Ses multiplicités linguistiques facilitent ses relations diplomatiques :

L’avantage majeur, à plus d’un titre, dont profite le Cameroun est celui de sa richesse linguistique endogène ; pas moins de 300 langues sont pratiquées sur tout le territoire, les plus pratiquées _en dehors de la pratique courante de l’Anglais et du Français, pour le Camerounais instruit_ sont : l’Éwondo, le Ghoma’djo, le Haoussa, le Dshang, le Fulfulde, le Batoufam, le Douala, le Mina, le Yambassa, le Bafia, Le Bafang, le Bakaka, le Bakossi, le Bamedjou, le Bamena, le Bamoun, le Bangam, le bangou, le Bangoua, le Bassa, le Boulou, le Daba, l’Éton, le Gbaya, le Giziga-sud, le Giziga-Nord, le Kpsiki, le Meta, le Limbum, le Lamnso’, le Makaa, le Mafa, le Masana, le Mbo, le Mbongue, le Mbouda, le Medumba, le Meutchetcha, le Mofou, le Mundang, le Muyang, le Ngumba, le Nyangue, le Toupouri etc…Au moins six DVD regroupant chacun une cinquantaine de langues différentes sous logiciel sont disponibles dans les kiosks à journaux de Yaoundé. Il est aussi à noter que le bilinguisme français/anglais se retrouve dans les articles des quotidiens de tous bords où un article en français jouxtera une offre d’emploi en anglais et que les journaux télévisés tiennent deux rédactions avec souventefois le ou la même journaliste à l’écran. Cette facilité avec laquelle le Camerounais est capable de passer d’une de ses langues à l’autre, donc d’une culture, d’un mode de pensée, à l’autre est un atout qu’il sait mettre à profit dans ses relations internationales dont nous savons qu’elles sont déterminantes pour recouvrer une totale souveraineté à terme.

Les vertus de la confiance en son pays et en soi triompheront de l’égarement ou mènent les vices :

Bien qu’« El Pacho » ne soit pas du tout du genre catastrophiste quant à l’avenir de son pays il reconnait que ce dernier devra se défaire des aliénations qui entravent son épanouissement général : « Est-ce que les Camerounais s’acceptent entre eux ? Prenons l’exemple du gouvernement qui préfère octroyer des marchés publics aux expatriés blancs plutôt qu’aux entreprises nationales. Il est également d’une tristesse infinie d’observer que cette mentalité coriace choisit encore en majeure partie depuis des décennies des entraineurs blancs pour sélectionner les joueurs de notre équipe nationale alors même que le pays regorgeait d’entraineurs nationaux compétents avec notamment M. Jean-Paul Akono qui a remporté les Jeux Olympiques en 2000. Le tribalisme qui est un problème sérieux que tout le monde refuse de regarder en face est pourtant à l’origine du laxisme, de la gabegie, du népotisme ou encore du clientélisme. Le camerounais préfère l’étranger à son frère, prenons le cas des filles qui ne rêvent que d’épouser des blancs sur internet. L’étranger est devenu une sorte de sauveur pour les familles du fait de la pauvreté. Les mentalités sont en chute libre : la corruption est devenue une civilisation et l’État, un empire. Tous ceux qui ont un boulot aujourd’hui ne pensent qu’à faire la même chose que le ou les prédécesseurs. Un État où le sort est connu, les enfants des riches remplacent leurs parents et les enfants des pauvres prennent la place de leurs parents, sauf dans le cas où le fils du pauvre est coopté dans une secte pernicieuse ou dans un réseau mafieux. Le fait que la majeure partie des cadres envoie leurs enfants faire des études à l’étranger démontre que la qualité de l’enseignement au Cameroun n’est pas le plus souhaité. Les modèles pour les jeunes Camerounais aujourd’hui ce sont ceux qui gagnent facilement leur argent en jouant au foot ou encore ces gens dont on ne sait comment ils ont fait pour être riches et qui trainent à longueur de journée dans leur grosses voitures en compagnies de filles. Voilà, c’est ce genre d’individus qui en terme de morale ne peuvent pas dire grand-chose à personne mais qui tout de même constitue l’image que le jeune veut atteindre, ils sont appelés « feyan », un peu comme trafiquants. La vie facile est de plus en plus la mieux souhaitée, voilà pourquoi de nombreux jeunes sont prêts à devenir des homosexuels. Les bars ou débits de boissons restent ouverts jusqu’à 2h du matin alors que la loi en prévoit la fermeture dès 22h. Ceci témoigne du manque d’espoir des jeunes. Du fait de la pauvreté, les jeunes pour la plupart sont devenus ingénieux à l’exercice du mal pour les garçons et de la prostitution pour les filles. De plus une nouvelle forme de prostitution a vu le jour au Cameroun ; un homme envoie sa femme ou sa fille se prostituer ou se marier avec un blanc pour nourrir la famille par le biais de transferts d’argent. Enfin les émeutes de Douala en février 2008 _contrairement à ce que les occidentaux se plaisent à faire croire_ n’ont à mon sens pas du tout signifié la menace préfigurée d’un après Paul Biya sombrant dans une crise inter-ethnique. Je n’ai jamais été d’accord avec ça, simplement à considérer le comportement des uns et des autres aujourd’hui ; les Camerounais sont devenus tellement individualistes qu’ils n’interviennent que dans les faits qui les touchent personnellement. Les émeutes ont certes exprimé un mécontentement, mais sutout celui de voir Paul Biya être, après modification de la constitution, le candidat que l’on ne veut plus voir. Les émeutiers ayant mal appréhendé la chose politique ont donné l'opportunité à l’État d’intervenir lorsqu’ils ont commencé à s’en prendre aux domiciles privés aux entreprises, pour ma part c’était du vandalisme, je ne crois pas que le Cameroun tombera dans le chaos pour plusieurs raisons... Enfin il nous faudra aussi nous libérer de « La Chance » providentielle sur laquelle nous comptons obsessionnellement pour obtenir nos diplômes dans les études par exemple ou pour obtenir un emploi, pour réussir dans le sport, dans l’écolage (domaine scolaire), que cela soit dans l’entrepreneuriat ou le travail nous avons encore à nous défaire de cette fâcheuse tendance à miser plutôt sur « La Chance » que sur le fruit du travail lui-même ».

Pour conclure « El Pacho » : « Les français se montreront très astucieux pour tout garder de leur influence et des richesses dont ils profitent, mais les temps ont changés, ils le savent, tout fout-le-camp pour eux et rien ne pourra arrêter l’achèvement de notre souveraineté jusqu’ici usurpée par le FCFA notamment. L’après Biya, fixé en novembre 2018 (terme de son dernier septennat) ouvrira une nouvelle ère que nous avons déjà collectivement structuré mentalement, que nous avons conçue dans la patience, cette échéance a un effet stimulant sur les mentalités qui pousseront à innover les modalités pratiques du sociopolitique. Nous avons déjà conscience du renouvellement des débats et des forums qui porteront les réformes souhaitées dans l’intérêt général. Les Chinois par leur attitude humble de proximité sont devenus patriotes Camerounais et participent réellement au dynamisme de notre tissu économique, aujourd’hui encore le Camerounais privilégiera le Chinois plutôt que le Français pour l’informer secrètement de l’opportunité d’acquérir une mine ou quelques diamants par exemple. Et cela bien qu’ils soient systématiquement présentés comme une plaie par les médias français (eût égard à la défense de leurs intérêts sur notre territoire) et européens en comparaison des pratiques éthiques commerciales et de la « parole donnée » dont ils s'honorent. La Renaissance du Cameroun est en marche irréversible vers sa 3ème République »

Interrogeant « El Pacho » sur la perception qu’il a de la Guyane : « C’est un pays, avec la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion, dont nous nous demandons, avec mes camarades étudiants encore tout-ahuris, comment les Français y sont toujours maîtres, cela nous parait inconcevable, certes nous sommes aux dernières prises avec eux sur bien des plans mais à quand leur prochaine Mayottisation d’un territoire indépendant ?».

La rencontre avec le Cameroun à travers le Yaoundé d’« El Pacho » nous enseigne qu’un pays décolonisé doit encore ferrailler dur de nos jours dans bien des domaines pour accomplir sa souveraineté. La Guyane, sœur géophysique du Cameroun pourrait s’inspirer de son combat pour maitriser ses ressources propres et tenir pour exemplaire sa volonté d’éduquer son peuple en lui dispensant de forts marqueurs éducatifs en toute indépendance. La leçon que nous pouvons tirer de cette rencontre avec le Cameroun est la suivante : le présent tout comme l’avenir d’un pays n’appartiennent légitimement qu’à ses jeunes patriotes.

Pierre Carpentier.


[1] L’ethnie des Bantous regroupe les Camerounais, Gabonais et les Équato-Guinéens.

[2] Tiré de l’article, « BCEAO un cinquantenaire sous la dépendance », de Tino Kossi sur liberte-togo.com

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