"Te Aranui". L'Esprit et l'Idée du documentaire + sa campagne de soutien Ulule

« Te Aranui, le long voyage d’Ismaël » est un film documentaire de 52 minutes. Le premier écrit et réalisé par Jean-Charles Granjon et produit par Bluearth Production. Il sera diffusé courant 2018 sur France Ô, notamment. Le tournage a lieu au mois de novembre-décembre 2017 et le film entre dans sa phase de montage en janvier 2018.

Capture d’écran du Trailer de : « Te Aranui, le long voyage d’Ismaël » Capture d’écran du Trailer de : « Te Aranui, le long voyage d’Ismaël »

Par cette collecte, Jean-Charles Granjon souhaite apporter le maximum de qualité à son projet filmique au service d’une aventure inédite et fédérer une communauté autour de la démarche d'Israël. La Campagne Ulule de soutien au court métrage-documentaire, ici : 

Idée :

Pour répondre à un rêve dans lequel l’océan lui lançait un appel, un Polynésien doté d’une détermination sans bornes a osé franchir les portes du grand large à la nage. Si son arrière-grand-père Tioki chevauchait déjà les baleines, Ismaël Huukena nage aujourd’hui à sa manière, dans un style qui lui est propre, pour réhabiliter la sagesse polynésienne et les valeurs environnementales chères à ses ancêtres (voir photo ci-dessus).

Marquisien d'origine, Tahitien d’adoption, Ismaël est à l’aube de son plus grand défi. Après vingt ans passés en métropole, loin de sa terre de naissance, il se prépare à rejoindre le Henua Enana, l'un des archipels de Polynésie française connu de nos jours sous le nom d'îles Marquises, la « Terre des hommes ». Sur près de 200 km dans le Pacifique, il reliera pour la première fois à la nage cinq îles pour renouer avec l’océan qui l’a vu naître. Plus qu’un défi, il s’agit pour le Marquisien d’un acte de foi. Une réponse à l’appel de l’océan. Lors de ses escales, il ira à la rencontre de personnalités impliquées dans la culture de sa communauté. Pour régler sa dette à l’océan et témoigner du réveil culturel marquisien.

Résumé

Lors des traversées à la nage qui ponctueront ce voyage, Ismaël va rencontrer de nombreuses formes de vie marine, plus ou moins merveilleuses et rassurantes à nos yeux. Il va aussi composer avec les caprices météorologiques et maritimes potentiels du Pacifique, connu pour ses sautes d'humeur. Sans parler de la fatigue qui ne se fera pas prier. Ce contact avec l’océan s’annonce très riche et se place au cœur de sa quête initiatique. Ainsi, chaque traversée sera l’occasion de découvrir la relation très particulière qui existe entre Ismaël et l’océan Pacifique. Pour lui, croiser un requin ou une orque ne représentera pas forcément une menace...

- Sur chaque île qu’il visitera, Ismaël rencontrera des personnes témoins du réveil culturel marquisien. Ce sont notamment :

● Toti, le sage de l’île d'Ua Pou. En tant que gardien des arts, il montrera à Ismaël le meilleur aspect de son île ;

● Son cousin Teiki, célèbre tatoueur. À son contact, Ismaël redécouvrira l’importance des symboles du tatouage marquisien dont le véritable nom est le Tepatutiki ;

● L'institutrice Vanessa Tepea et ses élèves d'une école primaire. Ils lui expliqueront comment ils participent à la gestion de l’aire marine éducative de leur île, un projet où les enfants sont les décisionnaires ;

Ima, la mémoire des chemins océaniques. Cet homme de 90 ans racontera à Ismaël la légende de Tei Kahano, un être mi-requin mi-homme qui guidait autrefois les hommes dans leur quête d’une relation à l’océan respectueuse ;

Le jeune skipper du catamaran qui le suit, en tant que trait d'union intergénérationelle et "occidento-orientale" ;

● Pascal, fin connaisseur du patrimoine culturel et naturel des îles Marquises, et référent pour la candidature de l'archipel au patrimoine mondial de l’Unesco.

● Humu, guide de plongée et fervent défenseur des fonds sous-marins et de leur biodiversité.

Si chacune aura son originalité, son lot d’imprévus, la dernière traversée à la nage - la plus courte de toute l’odyssée - sera l’occasion pour Ismaël d’une introspection globale. Elle pourra tout autant être collective ; conquis par sa démarche, les Marquisiens l’accompagneront peut-être jusqu’à son arrivée finale, à Tahuata.

C’est là que se tient cette année, du 18 au 21 décembre 2017, le Festival des arts des îles Marquises, le symbole vivant du réveil culturel marquisien. Au milieu des hakas et des chants, Ismaël retrouvera parmi les festivaliers tous les acteurs du film qui l’ont accompagnés dans ce voyage, sa famille, ses amis.

Pourtant, Ismaël ne s’attardera pas longtemps au milieu des festivités car sa vie est profondément liée à l’océan. Et bien que son défi ou plutôt son odyssée sera accomplie, d’autres l’attendent déjà, au-delà de l’horizon, en mer Maori, à Hawaï, en Nouvelle-Zélande et, plus tard peut-être, dans les mers de ses cousins kanaks. Pour continuer de délivrer son message aux hommes.

Note d’intention du réalisateur

Pour le réalisateur Jean-Charles Granjon, le défi d’Ismaël répond à tous les critères du voyage du héros au sens mythique du terme. Un concept sous-jacent à toutes les histoires, sans distinction d’époques ni de cultures, comme le souligne Joseph Campbell dans son ouvrage “Le Héros aux mille et un visages” (2010, éd. Broché). Le spectateur suit donc Ismaël dans une odyssée empreinte de quête spirituelle et dans un combat pacifique pour le réveil de la culture marquisienne.

Animé d’une aspiration métaphysique (“l’appel de l’océan”), cet homme incroyablement courageux fait preuve d'abnégation pour dépasser, à nos yeux, sa condition humaine et oeuvrer, par sa démarche extraordinaire, pour le bien de sa communauté et de son environnement.

Pour conclure, ce film, sur le fond comme sur la forme, veut s’inscrire dans un schéma de découverte totale : ainsi, la personnalité d’Ismaël émergera au fur et à mesure de notre immersion dans la culture marquisienne et dans l’environnement de l’océan Pacifique.

Il est souhaité qu’à la fin du film, le spectateur revienne de la réalité d’Ismaël comme on revient d’un rêve dont il garde une trace qui peut-être, avec le temps, lui offrira d’adopter, lui aussi, un comportement encore plus respectueux vis-à-vis du monde océanique.

Calendrier

● Repérage : été 2017
● Écriture : septembre-octobre 2017
● Tournage : novembre-décembre 2017
● Montage : janvier-mars 2018

Équipe

● 2 équipes de tournage (équipe “mer” et équipe “terre”)
● 1 fixeur
● 1 skipper de catamaran
● 1 directrice de production
● 1 équipe de post-production (montage, mixage, étalonnage, composition musique, cartes et animations, conformation, encodage) 

Actualités

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"Te aranui - le film" - https://www.facebook.com/defisnagemarquises/

Biographie de Jean-Charles Granjon, réalisateur-producteur

Cinéaste de la vie marine sauvage et de l’océan au sens large, Jean-Charles Granjon est un authentique passionné. À partir du voyage polynésien qui le conduira dans cette voie professionnelle, il écrit un roman initiatique qui explore la relation intime et transformative que l’Homme vit avec l’océan (“Initiation Pacifique”, en cours d’édition). Biologiste marin de formation, il s’intéresse à la mythologie, aux rites chamaniques et aux rites de transmission présents chez les peuples marins et nomades marins.

Son premier court-métrage expérimental “Impact (2015), une exploration verticale en slow motion du mythe d’Icare, remporte six prix en festivals internationaux. Il sera également primé au MIPCOM. Exploration du mythe de Jonas, son second court-métrage, en cours de post-production, s’inscrit dans le cadre d’un projet de sensibilisation global sur les initiatives positives en matière de relation de l’Homme à l’océan.

Pour Jean-Charles Granjon, filmer le vivant est davantage un moyen qu’une finalité ; le moyen de vivre pleinement une relation ancestrale avec la nature. De ces échanges, ce cadreur spécialisé en images sous-marines a développé un contact particulier avec les grands animaux marins parmi lesquels certains ont inspiré nos anciennes légendes. Sa quête de rencontre avec ces autres « non humains », habitants de cette planète océan, l'a mené à participer à de nombreux films, dont certains, comme “Océans” ou “Les requins de la colère”, sont en eux-mêmes déjà des plaidoyers pour l’océan.

Il a fondé Bluearth Production pour partager son sens artistique et son expertise holistique de l’image de mer. En collaboration avec deux ingénieurs, il développe des solutions techniques de prises de vue sous-marines telles que des caissons multicaméra. Pour toujours plus de beauté et d’exploration audiovisuelle sous-marine.

Le mot de Jean-Charles Granjon à propos de “Te Aranui, le long voyage d’Ismaël”

“C’est à la fin d’un tournage en Polynésie française, à l’été 2017, que je rencontre Ismaël Huukena, un personnage que je réalisais avoir cherché très longtemps. Nous avons passé dix jours à échanger sur notre relation à l’eau, lui à partir de ses référents culturels, sans filtres intellectuels, et moi, à partir de mes propres référents.

De cette rencontre - alors que je pensais avoir atteint une certaine forme d’excellence aquatique... -, je réalise n’être en fait que le “roi du pédiluve” alors que lui, un Marquisien dénué de tout artifice technologique, détient la clé du grand large océanique!

À 38 ans, je décide donc de réapprendre à nager, avec lui. Lorsque qu’il me raconte le sens caché derrière ses défis à la nage - celui de reconnecter l’être humain à l’océan dans une époque où l’océan est invisible au plus grand nombre -, je comprends en même temps le sens de ma propre démarche.

Ce film est une première réalisation et une première production. Cependant, chacun des composants qui lui donnent l’occasion d’exister, qu'ils soient techniques, relationnels ou artistiques, ont été longuement et minutieusement préparés. Il ne manquait qu’une petite goutte de sens pour lui permettre de s’organiser. Cette goutte-là, c’est Ismaël qui me l’a donnée.”

 

Le Trailer du film "Te Aranui, le long voyage d'Ismaël". Bluearth Prod. © Bluearth Production

 Le Making of sur Facebook : "Te Aranui,  Le Film", ici 

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