Affaire Risso. Une bonne paire de gifles à l'Education Nationale

Jacques Risso est ce directeur d’école du Vaucluse, humoriste, illustrateur de l’un de mes livres (L’école. En rire, en pleurer, en rêver. Chronique sociale. 2012) brutalement suspendu de ses fonctions dans des conditions scandaleuses et martyrisé par une hiérarchie (IEN, IENA, DASEN) autoritariste, incompétente, aux comportements arbitraires indignes…

Ce directeur que j’ai défendu bec et ongles, envers et contre tout, avec son syndicat que je ne connaissais pas (FO) mais dont j’admirais le courage... à côté de tant de frilosités, de compromissions, de lâchetés


Pour votre info, ce commentaire qui sort ce mercredi 21 septembre 2016 à l'Actualité Juridique Fonction publique de septembre-octobre, p. 267.

 

 

L’analyse juridique experte  met  des gifles magistrales à ceux qui ont persisté dans l’acharnement hiérarchique, à un DASEN toujours en poste avec son arrogance (il aura sans doute bientôt une promotion!), à ceux qui l’ont soutenu au ministère  (*) ternissant gravement l’image de l’Education Nationale au moment où l’on prétendait vouloir la refonder, à des IEN soumis, à tous ceux qui se sont détourné, à ceux qui m’ont durement – bêtement – critiqué...

 

Au fil du texte fondé sur une analyse juridique experte, on constate que « le TA de Nîmes a prononcé quatre décisions successives concernant un retrait d’emploi de directeur  d’école. Les quatre sont défavorables à l’administration qui semble bien avoir accumulé dans ce dossier une grande partie des erreurs que l’on peut commettre dans une affaire de ce genre », on apprend qu’ « une sanction déguisée, prononcée en dehors des règles procédurales prévues par les textes, constitue à la fois une illégalité et une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat », on voudrait sourire en lisant que « l’administration n’avait pas encore bu toute la lie du calice. Un dernier désaveu lui a été infligé par un nouveau jugement… »

 

Il faut lire ce texte... et méditer.

 

Parmi les nombreux combats que j’ai menés dans ma carrière de militant syndical et politique, l’affaire Risso restera l’un de ceux dont je suis le plus fier

 

* je n’oublie pas cependant que ce soutien ne faisait pas l’unanimité au sommet... et qu’au moins l’un des hauts fonctionnaires a tout fait pour trouver une porte de sortie par le haut... en vain. C’est la bêtise qui a gagné contre lui... J’aimerais croiser les coupables et les complices aujourd’hui... Mais je sais qu’à nouveau, le courage ne sera pas au rendez-vous.

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