L'école est finie

L'arrivée de Blanquer sonne le glas... L'école est finie Ce blog inutile sera fermé

Blanquer est arrivé.

L’école est finie.

La situation est quasiment désespérée.

Mais il faut oser dire que la gauche porte une part de responsabilité énorme dans ce drame pour l'école et pour l'éducation avec

- son incapacité à surmonter les compétitions syndicales et les corporatismes, laissant ainsi se conforter les politiques de l'apparence et les conservatismes

- son incapacité à transcender les clivages politiques pour mobiliser la Nation toute entière et réaliser un grand projet éducatif pour les générations qui viennent

- son refus de remettre en cause le fonctionnement pyramidal autoritaire du système éducatif, avec ses tuyaux d'orgues et des parapluies à chaque étage, au mépris de l'intelligence collective de la base

- son accord pour une "évaluationnite" dont j'avais écrit il y a longtemps qu'elle était le malheur de l'école, et pour un pilotage par les résultats apparents des élèves. Avec quelques amis, nous avons lutté pour tenter de mettre en lumière la stupidité de cette politique technocratique: il est ridicule de prétendre piloter par les résultats quand on est incapable d'évaluer les pratiques qui les produisent

- son refus de préciser clairement la notion de refondation de l'école et de travailler sérieusement sur la mobilisation cohérente de tous les acteurs éducatifs sur un territoire


Nous payons très cher cet échec qu'il convient de relier à l'abandon sans une larme de la loi de 1989 (l'élève au centre du système) et à toutes les frilosités qui ont persisté. On a même laissé croire aux enseignants et aux parents, durant 4 ans, qu’il était possible de refonder l’école avec les nouveaux vieux programmes indigents de 2008, leur application ayant continué à être durement contrôlée.

La voie est donc ouverte à ce que j'avais appelé naguère la "blanquérisation" du système avec le déni de la pédagogie, le renforcement de l'autoritarisme (caporalisation et par exemple, le formatage terrible des corps d'inspection, l’accroissement exponentiel des contrôles et de la paperasse, les usines à cases, etc), la technocratie déshumanisante

Quel dommage que le porteur des espoirs de renouvellement de la vie politique se soit ainsi fourvoyé, mettant en péril l'avenir de notre société !


Que faire?


Et qui peut encore nous entendre à droite, à gauche et même ailleurs?

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