AZF - MERAH : Des vidéos qui font la différence !

AZF Vidéo Gendarmerie CRATERE © Pierre GRESILLAUD


Meurtres en direct pour Mérah... aucune image pour AZF !

Des vidéos de la "neutralisation" de Mérah, des heures d'enregistrements de M. Mérah avec le RAID, des images vidéos de Mérah au moment des meurtres des enfants sur le site de l'école,... on a tout... même les pièces les plus sensibles et secrètes normalement détenues par la plus haute hiérarchie policière. Quelle efficacité ! Quelle diffusion !

Le 21 septembre 2001, l'explosion d'AZF s'est propagée comme un mini-hiroshima sur plusieurs kilomètres à la ronde. Des témoins ont vu un immense éclair au-dessus du pôle chimique quelques secondes avant, des témoins ont vu un premier panache de fumées différent de celui d'AZF monter très haut dans le ciel quelques dizaines de mètres plus au sud, des témoins ont vu un avion et un hélicoptère au moment de l'explosion... mais ces témoins qui ont pourtant civiquement alerté la justice, n'auront pas la chance de Mohamed Mérah... aucune des dizaines de vidéos des caméras enregistreuses présentes à Toulouse ne sera réclamée.

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Les caméras de l'autoroute, pourtant plusieurs à être devant le site AZF, à moins de 500 mètres du cratère, ne seront même pas sollicitées par le SRPJ de Toulouse. La société des bus de la SEMVAT à l'ouest d'AZF fournira tout de même 7 enregistrements vidéos numériques à la justice... ils ne seront même pas regardés par les experts judiciaires et dorment encore dans les armoires judiciaires.

Incompétence stupéfiante de la part des policiers et des juges d'instruction toulousains... ?!

Avec de telles méthodes, si les responsables de l'explosion d'AZF sont issus d'un groupe terroriste, ils ne pouvaient rêver mieux d'un SRPJ pour rester tranquilles ! Les affirmations péremptoires du procureur Michel Bréard excluant à 99% toute origine terroriste de cette catastrophe trois jours après l'explosion allaient bien de concert avec cette censure sur les vidéos en 2001...On peut même espérer que le responsable de TISSEO (ex-SEMVAT), Pierre Cohen, maire et président du Grand Toulouse saura un jour aider la justice dans cette affaire AZF en expliquant pourquoi aucune expertise n'a été réalisée sur les images de la SEMVAT...!

Malgré cela, aujourd'hui, la police toulousaine est toujours prête à affirmer qu'elle a fait son boulot pour examiner toutes les pistes possibles dans l'affaire AZF... faut-il en rire ?

Mais pourquoi les médias n'ont-ils jamais voulu rechercher et diffuser les images en direct de l'explosion de Toulouse...? De quoi avaient-ils peur pour ne pas oser dénoncer cette grave anomalie en 2001 ?

La rocade a vu plusieurs accidents routiers se produire immédiatement à cause de l'explosion dont la chute impressionnante d'un camion sur la bretelle de sortie Langlade... mais aucune vidéo de l'autoroute ne sera mentionnée pour ces événements... et silence total des journalistes... aucun des grands média ne s'est offusqué de cette omerta sur les images de l'explosion et de la propagation de l'onde de choc ! Circulez il n'y a rien à voir !

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Oui... ce n'est pas une blague... l'explosion d'AZF perçue à des kilomètres à la ronde dans une agglomération de plus de 500000 habitants n'a eu aucune image en direct... !

Encore aujourd'hui alors que les médias se précipitent, sûrs d'eux pour dire qu'il n'y a aucun rapport entre l'explosion d'AZF et d'éventuelles pistes malveillantes toulousaines et l'affaire Mérah-DCRI, ils prennent tous les risques juridiques et moraux pour diffuser les exploits ignobles de M Mérah tout en étant incapables de dénoncer l'omerta des images du 21 septembre 2001.

Pour qui travaillent les média en France ? On se le demande !

La liberté de la presse s'arrête-t-elle au moment où le procureur Michel Bréard parle ?

Et la liberté du groupe Total est-elle aussi limitée uniquement à la piste islamique ?

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Suite à l'appel à témoin de l'association AZF Mémoire et Solidarité de février 2004, un témoin du quartier de la Faourette a fourni des photographies (négatifs compris) d'un avion survolant le pôle chimique juste après avoir entendu la première explosion depuis son balcon. Ses photos seront immédiatement envoyées chez Total par cette association. A part un cliché scanné de l'avion pris deux minutes après l'explosion, les premières photos permettant d'identifier cet avion et l'ensemble des négatifs ne lui seront jamais rendus...!

Le témoin sera même interrogé par le SRPJ en mai 2004 avant même que ses services ne récupèrent en juin 2004 cette partie non censurée par le groupe Total des images. Plusieurs toulousains déposeront aussi au SRPJ (D6550 et D4820) leur témoignage d'un avion gris provenant du sud-est à basse altitude juste avant l'explosion.

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Les experts judiciaires ignoreront à 100% ces témoins et ces documents. Au procès en appel l'auteur des photographies obtiendra devant le président du Tribunal, la promesse de restitution par l'avocat de l'association AZF Mémoire et Solidarité, Me Jean-Luc Forget. De nombreux journalistes présents dans la salle n'ont même pas relevé cet étonnant témoignage et n'ont pas cherché à examiner l'image présentée devant la cour. Aujourd'hui, malgré une injonction du tribunal d'instance de Toulouse obtenue par l'avocat du témoin, ces photographies, dont certaines ont été prises entre les deux bruits d'explosion, n'ont toujours pas été rendues...

Comme quoi le groupe Total et les avocats de sa filiale Grande Paroisse sont prêts à faire le moindre lien entre M. Mérah, son grand frère Abdelkader, le réseau terroriste d'Artigat et l'explosion d'AZF, mais ils se gardent bien au chaud des documents volés à un témoin, documents essentiels pour comprendre la présence d'aéronefs non identifiés au moment de l'explosion. Le groupe Total a méprisé une grande partie de ces pistes prouvant la présence d'aéronefs juste avant et juste après l'explosion d'AZF. Alors qu'il était censé défendre les salariés de l'usine AZF injustement accusés de négligences, le groupe Total, à l'instar de la justice, des politiques et des média n'a mis aucun moyen pour réclamer les vidéos en fonctionnement au moment de l'explosion. Etrange inertie comparée à la diligence sur l'affaire Mérah !

Pour les 7 massacres de M. Mérah, le cabinet de Me Soulez-Larivière, avocat de la filiale Grande Paroisse, semble beaucoup plus gourmand d'informations et d'amalgames hasardeux dix ans après ( Courrier 1 et Courrier 2 de Me Soulez Larivière au président du tribunal Bernard Brunet). Me Soulez-Larivière pointe, non sans tort les manquements du SRPJ déjà dénoncés par le rapport du juge Jean-Louis Bruguière, mais va surtout éviter d'aborder les pistes les plus dérangeantes qui disposent pourtant de pièces techniques concrètes encore inexploitées et parfois mises au secret.

Pas vu, pas pris... c'est tellement simple la logique judiciaire française !

 

 

 

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