AZF : Gérard Hecquet et de nombreux chimistes ne sont pas tendres avec la thèse officielle !

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Depuis les tous débuts de l'affaire AZF, de très nombreux chimistes ont été incrédules devant la thèse de l'accident chimique telle que présentée par les experts judiciaires. Dès 2004, la Société Chimique de France avait publié une pétition de plus de 4000 noms de professionels mettant fortement en doute cette version du collège d'experts judiciaires de Daniel Van Schendel, Didier Bergues et François Barat.

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Article AFP du 21 septembre 2004 (site TF1)

 

En septembre 2012, le chimiste Gérard Hecquet a publié deux articles en France et en Italie démontrant les aberrations scientifiques de la thèse officielle de l'accident chimique présentée par ce collège expertal judiciaire dans son ensemble.

  1. 2012 Septembre - Société Chimique de France - Article de Gérard Hecquet.pdf
  2. 2012 Septembre - La Chimica - L'industria - page 95 à 99 - Article de Gérard Hecquet.pdf

Gérard Hecquet a été auteur de plusieurs rapports détaillés dans l'affaire AZF-Toulouse, rapports mandatés par le Groupe Total jusqu'en 2006. Il est l'expert chimiste qui a dévoilé les énormes tricheries de l'expert judiciaire François Barat dans ses tests d'explosion de 2002. M. Hecquet avait réussi à confondre fin 2003 cet expert de la CRAM de Bordeaux en dévoilant qu'il avait sciemment substitué de l'urée à de l'ammonitrate pour parvenir à une explosion très démonstrative. Ces tricheries filmées ont été présentées en juin 2002 et ont permis de mettre en examen 13 employés de l'usine AZF. Plusieurs mois avaient été nécessaires pour dénoncer cet expert tricheur car les autres experts judiciaires, tels que Daniel Van Schendel ou Didier Bergues soutenaient M. Barat et ne tenaient pas à remettre en cause ses travaux.

Etonnament, le groupe Total et l'avocat de la Défense, Me Soulez-Larivière, n'ont jamais osé déposer leur demande d'éviction de cet expert François Barat du collège des experts judiciaires. Cela a valu la présence de ce dernier aux deux procès de 2009 et 2011... assumant à la barre avec un grand sourire ses grossières tricheries !

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Malgré tous ces travaux, Gérard Hecquet ne fut bizarrement jamais cité par la Défense comme témoin expert à aucun des deux procès alors qu'il était celui qui connaissait le mieux le dossier chimique de l'affaire AZF. Il a fallu en 2011, des demandes de citation de parties civiles indépendantes pour que Gérard Hecquet puisse présenter au procès en Appel ses travaux. Il a pu décortiquer devant la cour les nombreuses incohérences et impossibilités dans l'articulation de la thèse chimique des experts judiciaires.

2012-01-04 Exposé de Gérard Hecquet au procès en Appel.pdf

Même si les médias n'ont jamais voulu en parler, même si le refus de la transmission pendant le procès des notes d'audience a empêché de le révéler, Gérard Hecquet est parvenu à faire revenir Didier Bergues lui-même sur son tir n° 24 et son sandwich chimique.

L'article de M. Hecquet publié sur le site public de la Société Chimique de France résume ces 10 années d'interventions et donne l'éclairage scientifique nécessaire pour montrer sur quel fil conducteur irréaliste repose cette thèse officielle que la majorité des trois juges d'Appel considère comme certaine et suffisante pour mettre en prison le directeur d'usine Serge Biechlin.

 

 

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