AZF : L’explosion de West Texas impose 10 000 t de NA à Toulouse en 2001 !

S’il on en croit les récentes conclusions des experts américains du 16 mai 2013, et si l’on tient compte des magnitudes sismologiques mesurées dans les deux cas (2,1 à West et 3,4 à AZF), l’explosion de West au Texas, placerait celle du hangar 221 d’AZF à un équivalent TNT de 900 t, soit près de 3000 t de NA explosant et à un stockage de 10 000 t. Pourtant il n'y avait que 300 t à AZF !

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S’il on en croit les récentes conclusions des experts américains du 16 mai 2013, et si l’on tient compte des magnitudes sismologiques mesurées dans les deux cas (2,1 à West et 3,4 à AZF), l’explosion de West au Texas, placerait celle du hangar 221 d’AZF à un équivalent TNT de 900 t, soit près de 3000 t de NA explosant et à un stockage de 10 000 t. Pourtant il n'y avait que 300 t à AZF !

Comme dirait Jacques Chirac, c’est « abracadabrantesque », non !?

Le premier mensonge de l’affaire AZF-Toulouse est bien là… il est sismologique. Le premier séisme principal du 21 septembre 2001 ne peut être associé à l’explosion du tas d’ammonitrate et est bien d’origine souterraine profonde.

 


L’explosion du 17 avril 2013 de West au Texas


Le net a publié de nombreuses vidéos d'amateurs de cette explosion texane. Une vidéo permet de comparer simultanément trois vidéos amateurs en même temps, synchronisées et prises depuis des endroits différents à 300 ou 500 m de distance.

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Le 18 avril 2013, à 00h50 heure GMT, 21h50 heure texane, le réseau sismologique américain de l’USGS a perçu un impact d’une magnitude de 2,1. Un stockage de plusieurs tonnes de Nitrate d’Ammonium (NA) venait d’exploser dans un gros entrepôt d’engrais à West près de Waco au sud de Dallas. Après un incendie de moins de 20 minutes qui a consumé le stockage de NA, une énorme détonation a eu lieu et l’onde de pression a ravagé la petite ville de West, causant la mort de 15 personnes dont une dizaine était constituée de pompiers essayant d’éteindre l’incendie et blessant plusieurs dizaines d’habitants aux alentours. Les dégâts matériels s'élèvent à plus de 100 millions de dollars.

Les premiers jours, les média américains ont affirmé qu’une cuve d’ammoniaque était à l’origine de cet incendie et de cette explosion. Il n’en était rien. Comme pour AZF, les autorités américaines ont reconnu qu’un stockage d’engrais à base de Nitrate d’Ammonium a été l’origine de l’énorme explosion.

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Mais cette fois-ci, la détonation texane est tout de même beaucoup plus facilement explicable que pour AZF car l’incendie du NA a perduré et la pression exercée par les fumées dans le hangar et éventuellement l’effondrement du toit sont des circonstances suffisantes pour comprendre une telle détonation d'un stockage de NA préalablement chauffé. Le site texan contenait, selon les premières évaluations, plus de 150 tonnes de NA sous diverses formes dont plus de la moitié dans le bâtiment qui a explosé. Une bonne partie du NA a été consommée.

Les questions demeurent cependant sur l’origine de l’incendie : un incendie d’un véhicule électrique de golf repéré dans le bâtiment, un incident dû au réseau électrique interne, un acte criminel, une malveillance ?

L’enquête continue, rien n’est écarté et pour l’instant les autorités américaines n’ont pas encore diffusé publiquement de rapport détaillé.

 


A West : 10 tonnes d’équivalent TNT ont provoqué l’explosion.


 

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Les experts américains ont communiqué leur première estimation : un équivalent énergétique de 10 tonnes TNT, soit plus de 30 tonnes de NA a explosé et provoqué cette magnitude de 2.1. Il a formé un large et profond cratère de 30 mètres de diamètre et 3 mètres de profondeur pour un volume d'environ 3 000 m3.

Lors de la catastrophe d'AZF, avec un volume de cratère 3 fois plus élevé, estimé à près de 9 000 m3 par les géomètres, la quantité d’équivalent TNT d’AZF provoquant ce cratère serait environ 3 fois plus importante soit autour de 30 tonnes d’équivalent TNT. Cette valeur est parfaitement dans les fourchettes exprimées par la société Technip, 15 à 45 tonnes d’équivalent TNT, suite aux analyses des dégâts du 21 septembre 2001.

On peut noter que ces estimations de Technip sont déjà un peu en dessous de celles des experts judiciaires de l’affaire AZF-Toulouse qui voulaient à tout prix justifier l’énorme impact sismique toulousain et qui ont proposé dans leur rapport final un tonnage TNT entre 70 et 126 tonnes d’équivalent TNT.  Ces chiffres surélevés ont été fortement contestés lors du premier procès de 2009 et une forme d’accord a même convenu que 60 tonnes d’équivalent TNT serait un minimum pour les uns et un maximum pour les autres.

Question taille du cratère et tonnage TNT explosé, les deux cas semblent donc globalement du même ordre de grandeur dans leur comparaison.

Mais il n’en est rien pour l’impact sismologique !

 


Avec cette logique, le hangar 221 d’AZF aurait stocké 10 000 tonnes de NA !?


En sismologique un écart de 2 points en magnitude provoque une multiplication par 1 000 (= 102*3/2 ) de l’énergie mise en jeu dans la création des ondes sismiques. Un saut de 1 présente une multiplication d’environ 32 (= 101*3/2 ).

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Les stations sismographiques des réseaux nationaux civils enfouis à plusieurs dizaines de km de l’épicentre, placent l’explosion texane de West à une magnitude de 2.1 et celle d’AZF à celle de 3.4.

Un écart de 1.3 en magnitude dans cette échelle logarithmique correspond donc à 101.3*3/2, soit une multiplication énergétique d’environ 90 !

Donc s’il on en croit les experts américains, les 10 tonnes d’équivalent TNT de West au Texas, placerait le séisme toulousain d’AZF à un équivalent TNT de 900 = 90 x 10 tonnes, soit environ 3 000 tonnes de NA consommés lors de l’explosion. Sachant qu’une explosion de NA ne peut toucher un tas de NA froid dans sa totalité et qu’une bonne partie n’a donc pas pu être consommée, les 3 000 tonnes de NA consommés seraient issus d’environ 6 000 à 10 000 tonnes de NA stockés dans le hangar 221 d’AZF !

C’est dingue, non ?  En réalité, il y avait pourtant à peine plus de 300 tonnes de NA posées sur le sol dans le hangar d’AZF, soit 30 fois moins !

L’impact sismique du 21 septembre 2001 n’a absolument rien à voir avec ce que le tas de NA d’AZF a pu provoquer. L’explosion de West confirme donc tout l’intérêt de l’article que j’ai publié en novembre 2012 sur Médiapart concernant AZF et l’imposture judiciaire du bang sismique.

Les experts judiciaires et les sismologues de l’OMP (Observatoire Midi-Pyrénées) et du CEA Militaire (Commissariat à l’Energie Atomique) cachent sciemment la vraie origine du premier séisme de magnitude 3.4 mesurée le 21 septembre 2001 qui a provoqué des signaux d’ondes volumiques importantes sur des sismographes distants de plus de 800 km, comme dans les Vosges ou en Bretagne.

Sur ce simple constat, le travail de la justice française et de ses experts judiciaires apparaît bien mensonger et trompeur. L’enquête doit être absolument ré-ouverte à la lumière de l’exemple de West Texas et de bien d’autres cas d’explosion de NA ou d’ANFO décrits ci-dessous.

 

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 Explosion du hangar 221 d'AZF, (photo de Thierry Bordas de La Dépêche du Midi fournie à la justice)

Il est à noter, la récente publication du livre du chercheur du CNRS en physique des solides, Alain Joets « Catastrophe AZF : contre-enquête scientifique sur la première explosion cachée », qui s’appuie sur son article CRAS publié par l’Académie des Sciences et qui contredit rigoureusement la thèse du bang sismique imposée par l’OMP et le CEA dès le 26 septembre 2001 ?

 


Les exemples militaires d’explosion au sol contredisent tous la version officielle d’AZF


Les militaires américains ont, à plusieurs reprises, déclenché des explosions au sol à base de Nitrate d’Ammonium et notamment de l’ANFO, mélangeant le NA avec du fuel pour assurer un amorçage immédiat de l’explosion.

A chaque fois, la magnitude mesurée par les réseaux n’était absolument pas dans la même logique que celle d'AZF.


> 27 juin 1985, 18h20’00 UTC : Minor Scale, 4 436 t d’ANFO

= 3 550 t de TNT, Magnitude 3.4

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L’explosion conventionnelle militaire de 4 436 tonnes d’ANFO eut lieu au Nouveau Mexique à la base de White Sands Missile Range dans un terrain alluvionnaire sec. Une grande demi-sphère d’ANFO posée au sol, équivalent à 3 550 tonnes de TNT explosa à l’heure prévue. L’impact sismique mesuré par l’USGS fut d’une magnitude de 3.4 exactement comme pour AZF avec un cratère de 88 mètres de diamètre.


> 14 mai 1987, 15h59’58 UTC : Misty Picture, 4 250 t d’ANFO

= 3 400 t de TNT, Magnitude 2.9

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Dans la même base militaire, l’explosion conventionnelle de 4 250 tonnes d’ANFO, étalés sur le sol dans des futs demi-cylindriques de 1,35 mètre de rayon, équivaut à environ 3 400 tonnes de TNT. La magnitude mesurée par l’USGS fut de 2.9, avec un cratère de 88 mètres de diamètre comme pour Minor Scale.

 


Une usine similaire à celle de la SNPE à Toulouse connut deux énormes explosions au Névada


 

> 4 mai 1988, 18h57’34 UTC : Pepcon, 1 500 t de NH4ClO4

= 600 t de TNT, Magnitude 3.5

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Au Névada, dans l'usine Pepcon, un stockage de perchlorate d’ammonium (NH4ClO4), le même produit fabriqué aujourd’hui à l’usine de Toulouse Héraklès du groupe SAFRAN (ex-SNPE), explosa à plusieurs reprises lors d’un gigantesque incendie. Les vidéos sont saisissantes et montrent l’extrême rapidité avec laquelle l’onde de pression se déplace sur plusieurs kilomètres. Deux des explosions furent extrêmement violentes et déclenchèrent sismiquement des magnitudes de 3.0 et 3.5. La plus violente d’entre elle a mis en jeu plus de 1 500 tonnes de Perchlorate d’Ammonium avec un équivalent TNT d'au moins 600 tonnes. De 3.5 à 3.4 de magnitude, le tonnage TNT est divisé par 100.1*3/2  = 1,4 et passe pour une similitude avec AZF à 430 tonnes. On est loin des 15 à 40 t d’équivalent TNT annoncés par les rapports. Un cratère de 60 m de diamètre et de 4,5 m de profondeur fut formé.

A noter que l’usine d’Héraklès (ex-SNPE), malgré la catastrophe de sa voisine AZF, est toujours en activité et peut, pour maintenant et pour les années à venir, stocker sur l’île du Ramier à deux pas du centre ville, jusqu’à 1 350 tonnes de produits finis dont divers comburants et un maximum de 70 t de Perchlorate d'Ammonium nécessaire au carburant de la fusée Ariane et aux missiles.

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Avec un mini-rayon de sécurité de 330 mètres, la DREAL, la Préfecture et le groupe SAFRAN ne semblent pas du tout envisager pour Toulouse le moindre effet violent provenant de l’extérieur comme la chute d’un avion dans le couloir aérien de Blagnac qui passe au-dessus de cette usine ou même un acte terroriste provenant de la colline de Pech David à l’Est ou depuis les rives de la Garonne !

Les études du Plan de Prévention aux Risques Technologiques (PPRT) tiennent absolument à garder ce site toulousain inclus dans l’ancienne Grande Poudrerie séculaire. Elles ne sont pas du tout embarrassées en autorisant le stockage de 1 350 tonnes de produit fini conditionné ou en vrac comme le dangereux et explosible Perchlorate d’Ammonium, sur un espace dont les premières habitations sont à moins de 500 mètres.

 

> 22 avril 2004 : Ryongchon Corée du Nord, 800 t explosifs

= 800 T de TNT, Magnitude 3.6

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Le seul cas connu de magnitude significative par rapport au tonnage annoncé fut celui d’une explosion de deux wagons en Corée du Nord à Ryongchon, le 22 avril 2004. Le cratère est immense et très profond. Plus de 160 morts sont à déplorer. Toutes les communications de la ville furent brutalement coupées. Les stations sismiques japonaises captent une magnitude de 3.6. Mais les responsables de l’organisme sur le Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN ou CTBT) sont certains que les Coréens du Nord leur mentent en affirmant que ces wagons ne contenaient qu’un équivalent de 100 tonnes TNT de Nitrate d’Ammonium. Pour le CTBTO, afin d’expliquer l’impact sismique, le tonnage d’équivalent TNT est d’au moins 800 tonnes et les wagons auraient été susceptibles de contenir de puissants explosifs. Le rapport énergétique entre les magnitudes 3.6 et 3.4 d’AZF est de x2. S’ils étudiaient le cas AZF, les responsables du CTBTO verraient donc AZF avec un équivalent TNT d’au moins 400 tonnes, une consommation de 1 350 t de NA et un stockage global de NA d’au moins 3 000 à 4 000 tonnes,… on se rapproche du cas texan !

 

> 11 juillet 2011, 02h47’52 UTC, base de Florakis à Chypre,

= 420 t de TNT, Magnitude 3.0

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A Chypre, le 11 juillet 2011, à 02h47’52 UTC, la base navale de Florakis voit un stockage de 98 conteneurs de l’OTAN contenant plus de 1000 tonnes de poudres et autres munitions provenant de la guerre d’Irak exploser. Un immense cratère de 60 mètres de diamètre et de 15 mètres de profondeur est formé dans le sol rocheux de la base côtière. Le réseau sismologique européen EMSC enregistre une magnitude de 3.0. Les experts établissent un équivalent TNT de 420 tonnes, soit près de 10 fois celui d’AZF avec une énergie sismique 4 fois inférieure à celle des 3.4 mesurés le 21 septembre 2001. Le séisme d’AZF serait donc issu d’une explosion au sol de plus de 1 300 t d’équivalent TNT. L’anomalie d’AZF est encore ici énorme : environ 40 fois surévaluée !

 


Les autres exemples civils d’explosion au sol ont toujours eu un faible impact sismique !


 

 > 9 mars 2004 vers 13h, Barracas Espagne, 25 t de NA,

= 4 t de TNT, Magnitude M 1,4

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En Espagne, le 9 mars 2004, vers 13h, à Barracas près de Valencia, un camion de 25 tonnes de NA explose suite à un accident et à un incendie d’une demi-heure. Un cratère de 5 mètres de profondeur et de 20 mètres de diamètre est créé au bord de la route. Une station sismologique pyrénéenne a du mal à mesurer plus de 1.4 de magnitude correspondant à une énergie 1000 fois plus faible que celle captée sismiquement le 21 septembre 2001 !

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 > 24 mai 2004, 03h47’33 UTC, Mihailesti (RO), 23 t de NA,

= 5 t de TNT, magnitude <2

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En Roumanie, le 24 mai 2004, 03h47’33 UTC, à Mihailesti, près de Buzau, un camion accidenté de 23 tonnes de NA en feu depuis plusieurs minutes, explose soudainement avec un équivalent TNT de 5 tonnes selon les experts et tue 18 personnes dont des pompiers et des badauds. Un énorme cratère de 21 mètres de diamètre et 6,5 mètres de profondeur visible à l’emplacement du camion. 5 stations sismiques roumaines peinent à trianguler le séisme dont les signaux purement sismiques sont très faibles contrairement à la signature sismo-acoustique de l’explosion. La magnitude est nécessairement inférieure à 2 soit 125 fois plus faible énergétiquement que celle du 21 septembre 2001 à Toulouse !

 


Tableau résumant les exemples avec leur équivalent énergétique


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Aucun exemple civil ou militaire d’explosion au sol dans le monde n’est compatible sismiquement avec le cas de l’usine AZF du 21 septembre 2001. Les tests militaires américains, les moins impactant sismiquement, ont eu lieu sur des terrains alluvionnaires secs comme celui du bassin de la Garonne à Toulouse. Les écarts sont donc énormes et les anomalies sont volontairement ignorées ou laissées sans réponse par les experts judiciaires et le couple OMP-CEA depuis le début de l’enquête AZF.

Depuis 2004, la préfecture de Haute-Garonne, les ministères, le parquet de Toulouse, la cour d’Appel, les juges, les média, tous ont été largement prévenus par des faits et des dossiers techniques argumentés. A chaque fois, c’est le silence total qui est entretenu comme réponse ! Tout le monde se cache derrière la version officielle imposée par un tout petit staff de sismologues et de géophysiciens dépendant du CEA Militaire et par deux experts judiciaires travaillant pour le secteur de la défense, Daniel Van Schendel de La Croix-Ruggieri et Didier Bergues de la base de Gramat (DGA-CEA).

En 2004, l’adjoint au maire de Ramonville, Henri Farreny, professeur à l’Institut Polytechnique de Toulouse fut l’un des rares hommes politiques à mettre en évidence ce problème sismique en prenant des exemples concrets d’explosions comme ici. Il publia un résumé titré Catastrophe AZF : Pourquoi tant de mystères. Il eut de violentes attaques juridiques de la part de la direction de la SNPE, usine voisine d’AZF et de virulentes critiques de plusieurs média soutenant la thèse officielle.

 


Conclusions


 

La magnitude de 3.4 du 21 septembre 2001 à Toulouse n’est donc toujours pas expliquée !

Un tel impact sismique, n’ayant visiblement pas de trace au sol très marqué que ce soit à AZF ou ailleurs, ne peut-être que d’origine souterraine profonde avec une efficacité sismique bien supérieure à celle des explosions au sol.

Les experts judiciaires du dossier AZF-Toulouse et les responsables sismologues de l’Observatoire Midi-Pyrénées et du CEA Militaire n’ont tenu à analyser que les données d’un sismographe au rebut situé à l'OMP à 4,2 km du cratère, au lieu de publier un rapport sismologique détaillé sur la cinquantaine de sismogrammes des réseaux nationaux RéNaSS et LDG (CEA). Les juges des procès et bon nombre d’avocats n’ont jamais voulu exiger la moindre explication sur les anomalies sismologiques observées depuis 12 ans.

Tous ces acteurs protègent donc volontairement, depuis 2001, les auteurs du séisme principal et les coupables de l’explosion d’AZF. Ils empêchent la France de connaître la vraie origine de la catastrophe.

A la lumière de cet exemple texan et des nombreux autres cas évoqués, j’encourage toutes les bonnes volontés scientifiques, médiatiques et politiques à rouvrir le débat technique sur ce point sismologique extrêmement important du 21 septembre 2001. De très nombreuses questions restent en suspens dans le dossier AZF-Toulouse :

  • pourquoi les responsables de l’OMP et du CEA n’ont-ils jamais calculer la position de l’épicentre ?
  • pourquoi ont-ils voulu associer sans preuve le cratère d'AZF à l'origine du séisme principal ?
  • pourquoi une magnitude exceptionnelle de 3.4 a-t-elle été captée le 21 septembre 2001 ?
  • pourquoi les ondes volumiques de cisaillement sont-elles aussi élevées sur les réseaux nationaux ?
  • pourquoi le réseau national RéNaSS repère-t-il le séisme principal une seconde après la datation des experts ?
  • pourquoi 9 des 18 sismogrammes du RéNaSS ont-ils été censurés par l’OMP après 10h19'00 ?
  • pourquoi aucune analyse précise des données des réseaux nationaux n’a-t-elle jamais été réalisée ?
  • pourquoi y a-t-il eu deux salves sismiques principales sur le sismographe de l’OMP ?
  • pourquoi la troisième petite salve sur le sismoghramme de l'OMP, 20 secondes après, n’a-t-elle jamais été expliquée ?
  • pourquoi le CEA a-t-il laissé l’OMP, non spécialiste des explosions, faire les premiers rapports sismologiques ?
  • pourquoi les courbes originales de l’OMP sont-elles toujours cachées par la direction du CNRS ?
  • pourquoi les hauts magistrats cautionnent-ils cette censure des courbes de l’OMP ?
  • pourquoi la 3ème composante sismique du sismogramme de l’OMP a-t-elle été cachée et ignorée ?
  • pourquoi le CEA militaire a-t-il triché sur les datations des ondes Pn et Pg lors des tests sismiques de 2004 ?
  • pourquoi le CEA a-t-il réduit de 100 fois la qualité et la précision de ses propres signaux sismiques ?
  • pourquoi l’amplitude des signaux 2001 est-elle incompatible avec une magnitude de 3.4 ?
  • pourquoi les experts judiciaires ont-ils imposé dès le début la thèse inédite du bang sismique ?

etc…

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