AZF : Le délibéré de l'Appel, champion du déni !

Pour tous ceux qui ont une connaissance même partielle de l'affaire AZF-Toulouse et qui veulent se rendre compte de la valeur péremptoire du jugement des magistrats Huyette et Le Men Régnier : voici leur oeuvre : JUGEMENT APPEL AZF-2012

Un exemple simple de déni p192 :

le jugement continue d'imposer de manière péremptoire le fait que le câble de la ligne aérienne 63 kV entre le poste Lafourguette et le poste Pont des Demoiselles a bien été expertisé par la société SERMA TECHNOLOGIES. Or ceci est archi-faux. Un des employés de EDF-RTE qui a fourni les tronçons de câble en question à la justice en juillet 2002 et qui a participé aux scellés a reconnu, devant la cour, le 15 décembre 2011, que ces tronçons étaient des faux récupérés au hasard chez un grossiste ferrailleur par EDF-RTE et que sa propre hiérarchie au niveau national lui avait demandé, dans un courrier, de ne pas faire d'histoire avec ces faits pourtant très graves; la lettre de cette hiérarchie a été lue par le président du Tribunal Bernard Brunet. Les experts judiciaires n'ont même pas demandé l'authentification de ce câble, ni la recherche de la correspondance des brins de la principale rupture.

Ce témoin courageux d'EDF-RTE, qui a eu le respect du Président du Tribunal ce 15 décembre 2011, voit aujourd'hui son expression intégralement ignorée par les rédacteurs de ce jugement qui font comme si ce témoin direct qui a assisté la justice en 2002 et qui a parlé devant la cour n'avait jamais existé !

Aucune explication, aucune réponse aux conclusions de plusieurs parties civiles et de la Défense à ce sujet... Nier l'intérêt d'un procès et ses révélations est tellement plus simple !

Du déni dans toute sa splendeur et les exemples pleuvent dans ce jugement d'un niveau technique et moral extraordinairement bas,... encore plus bas que celui de la première instance qui n'était pas un exemple du genre mais qui au moins ne niait pas l'existence des témoins passant à la barre pour mieux les critiquer ! C'était un minimum espéré pour un jugement digne d'une nation comme la France ! Nous ne l'avons même pas aujourd'hui !

 

 

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