Boris Stomakhine est né en 1974 à Moscou. C’est un journaliste russe diplômé de l’université de Moscou. Il représente un mouvement radical russe. Dés 1991, il a commencé à participer à la vie politique. Ses opinions ont été publiées dans la presse russe, biélorusse, ukrainienne et balte. Il a participé activement à la campagne contre la guerre en Tchétchénie et à la défense des droits de prisonniers politiques.
En 2000, il a fondé et dirigé le journal « Politique radicale ». Pour ses publications, il a été poursuivi à trois reprises, accusé d’« appel au renversement de l’ordre constitutionnel » et à l’« encouragement à des actions extrémistes ». En Russie, être contre les guerres du régime est de l’extrémiste.
Craignant d’être persécuté par le régime, fin mai 2004, Stomakhine est parti en Ukraine, où il a tenté d’obtenir le statut de réfugié politique. On lui a refusé l’asile argumentant que la Russie est un pays démocratique.
En 2006, la police est venue l’arrêter chez lui. En tentant de fuir par la fenêtre, Stomakhine est tombé du quatrième étage et s’est fracturé deux vertèbres et une jambe. Depuis, il est invalide. Il a été condamné à une longue peine de prison. Libéré le 21 mars 2011, il a été de nouveau arrêté et condamné à 6,5 ans de prison. Le 20 avril 2015, lors d’un procès fait en prison il a été condamné à 3 ans de prison supplémentaire. À l’heure actuelle, Boris Stomakhine est toujours en prison.
Boris Stomakhine avait rejoint le Mouvement international pour la décolonisation du Caucase. Il défend l’indépendance de la République tchétchène d’Ichkérie. Il proclame la nécessité de créer une opposition radicale pour renverser le pouvoir sanglant et totalitaire des Tchékistes. Il demande le démantèlement complet et la dissolution de « l’empire colonial russe ». Il se prononce contre l’Église orthodoxe russe, le cléricalisme et l’obscurantisme qu’elle engendre en Russie. Boris Stomakhine est reconnu prisonnier politique par un grand nombre de personnalités et d’organisations humanitaires.
Afin que l’on n’oublie pas ce prisonnier politique qui croupit dans une prison de l’Oural, le 1er juillet 2018, j’ai récité son poème Maïdan à Biarritz, rue de Russie.