La police protège les casseurs.

Le pouvoir a besoin des casseurs pour discréditer le mouvement populaire et légitimer la répression. Il les protège.

Les casseurs introuvables © Pierre HAFFNER

Le 16 novembre 2016, des casseurs organisaient une provocation en tête et avant le départ du cortège de la CGT. Leur service d’ordre m’a menacé de me « donner un coup de poing dans la gueule, de me faire pleurer et prévenu que mon appareil photo sera mort ».

Le 23 février 2018, j’ai déposé plainte pour menaces sur la voie publique auprès du procureur. Deux mois et demi plus tard, le 11 mai, j’étais informé que l’affaire était classée.

Le pouvoir se vante d’avoir contrôlé au cours des mois suivants des dizaines des milliers de personnes, et détenus des milliers d’autres en garde à vue. Le nombre des personnes fichées a explosé. Malgré cela, quand on lui fournit le visage et la voix des personnes et que l’on se plaint, le procureur classe rapidement l’affaire.

Si le procureur et la police n’ont pas identifié ces personnes, c’est parce qu’ils n’ont pas voulu. ILe pouvoir a trop besoin d’elles !

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