Russie. Le « Politzek » est de retour

Les militants de la société civile russe ont renouvelé la tradition de lecture des noms des prisonniers politiques. Le 30 de chaque mois, ils se réunissent à la pierre Solovetsky sur la place Loubianka à Moscou.

Le « Politzek » est de retour © B, l!
 

Il s’agit d’une longue tradition des prisonniers du goulag soviétique, commencée par les prisonniers Kronides Lioubarskii et Alexei Murjenko dans un camp en Mordovie. Le 30 octobre 1974, ils avaient organisé un jour de désobéissances afin d’exiger le respect des normes du droit international à leur égard et de plus être traités comme des prisonniers de droit commun.

En 1991, la Journée des prisonniers politiques était devenue une Journée de commémoration du goulag. Après la chute du régime communiste, nous avons cru naïvement que la démocratie s’était installée définitivement en Russie et qu’il n’y aurait plus de prisonniers politiques. Mais nous avons eu tort.
En 2000, le KGB (FSB) est revenu au pouvoir en la personne de son directeur Vladimir Poutine. Aujourd’hui, pour des prétextes les plus futiles, l’arrestation des opposants politiques est devenue une chose familière. Les peines infligées sont très lourdes

Comme beaucoup d’autres, Vera Lavrechina a été déjà emprisonnée pour son activité en faveur des prisonniers politiques. Cela ne l’a pas découragée. Bien au contraire.

Liberté aux prisonniers politiques.
Mort à l’empire fasciste de Poutine.
Loubianka sera détruite

 

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