Les « Berkut », de Kiev à Minsk.

Il y a sept ans, les policiers de Yanoukovitch « Berkut » réprimaient violemment les étudiants pacifiques sur l’avenue « Khreshchatyk » à Kiev. C’était le début de la révolte de Maïdan. Pour la mater, ils ont tué 160 personnes en tirant sur la foule. Yanoukovitch vaincu, certains sont partis en Biélorussie pour soutenir à Minsk l’homme de Moscou : le dictateur Lukachenko.

Les Berkut de Kiev à Minsk. © Vot Tak

De Kiev à Minsk, en passant par Moscou, le « Monde russe » du tabassage.

Malgré la violence employée, les milices « Berkut » n’ont pu sauver le régime de Yanoukovitch en Ukraine. Après la victoire de la Révolution de Maïdan, beaucoup d’entre eux ont fui en Russie, en Crimée occupée, au Donbass, mais aussi vers la Biélorussie, où ils défendent le régime de Lukachenko.

Depuis le 9 août 2020, le dictateur biélorusse se cramponne à son poste,  malgré les manifestations grandioses et régulières de la population, grâce à la répression sauvage exercée par ses forces de répression. Sous de faux noms et masqués, les hommes des ex-milices ukrainiennes « Berkut » répriment les opposants, les arrêtent et les torturent. Ils continuent en Biélorussie le sale boulot commencé en Ukraine.

 Certains d’entre ‘eux ont pu être identifiés par le journaliste d’investigation du média « Novy Tchas », Denis Ivachine. Les voici.

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