Interview de Said-Emin Ebragimov

Said-Emin Ebragimov, ancien ministre des Communications de la République d’Ichkéria (Tchétchénie) et président de l’association internationale « Pour la Paix et les Droits de l’Homme », a donné un interview à notre chaîne.

Said-Emin Ibragimov © Pierre HAFFNER

L’agression russe contre la république d’Itchkérie (Tchétchénie) a provoqué la mort de 300 000 personnes, dont 42 000 enfants. La communauté internationale n’a pas voulu condamner ces crimes commis par les autorités politiques de Russie et ses forces armées contre le peuple tchétchène. L’agresseur impuni a donc poursuivi sa politique guerrière contre d’autres pays, Géorgie, Ukraine puis Syrie, et d’une manière permanente contre le peuple russe lui-même, par une politique de répression intérieure.

Bien qu’elle n’ait rempli aucune de ses obligations internationales après avoir annexé la Crimée la Russie a été réintégrée avec tous ses droits au Conseil de l’Europe. Les agents russes assassinent impunément à l’étranger des opposants au régime, parfois en utilisant des armes chimique et radioactive.

Malgré cela, le criminel Poutine est reçu en grande pompe par les grands de ce monde. Ils lui serrent la main. Macron l’embrasse. Ces ronds de jambe de salon sont compris comme des encouragements à agresser d’autres peuples.

Poutine est un criminel. Les plaintes largement documentées et déposées par Said-Emin Ebragimov et son association « Pour la Paix et les Droits de l’Homme » auprès de l’ONU, du TPI, du Conseil de l’Europe, de la CE, du parlement européen et diverses instances judiciaires sont restées lettre morte. Ne pas condamner les crimes des autorités politiques et forces militaires russes met en danger non seulement les petites nations, mais le monde entier, car Poutine est un terroriste nucléaire.

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