Kiev, ville de liberté et de tolérance.

Je suis resté 15 jours à Kiev. J’ai rencontré ce peuple divers qui s’est réfugié en Ukraine pour conserver sa liberté. Je reviendrai en Ukraine pour parler encore avec lui. La chaîne ATR des Tatars de Crimée, interdite par l’occupant russe en Crimée, m’a interviewé dans ses locaux de Kiev.

Pierre HAFFNER © ATR

Kiev est un havre dans une région déstabilisée par les guerres permanentes de la Fédération de Russie. Les opposants russes, tchétchènes, kazakhs, biélorusses, les Tatars de Crimée annexée par la Russie se réfugient à Kiev. Les témoins de Jéhovah, déclarés extrémistes et menacés de six ans de prison en Russie, se tiennent sur l’avenue  Khreschatyk à côté des musulmans. Spectacle impossible à Moscou où Poutine les a interdits, deux musiciens de rue jouent du violon. Il faut venir Kiev pour renouer avec l’âme musicale slave. Ici, vous serez enivrés par cette sensation de liberté si manquante en Russie limitrophe et en France. L’absence totale de policiers dans la rue vous étonnera agréablement. L’Ukraine a adopté les méthodes scandinaves de maintien de l’ordre. Des policiers désarmés se mêlent aux manifestants. Ils portent un gilet bleu avec l'inscription « Police de communication ». Leur mission est de dialoguer et non de frapper. Bien sûr, j'ai goûté le bortsch et le lard.

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