Le journaliste filmait un reportage concernant le dissident Roman Roslovtsev qui marchait sur la place Rouge en tenant une affiche « Je ne crains pas l’article 212.1 ». Ce dernier article de loi liberticide de Poutine rend passible de cinq ans de prisons fermes la participation répétitive à des piquets de protestation pacifique.
Roman Roslovtsev a été arrêté puis conduit au poste de police en présence du journaliste. En chemin, un provocateur des organisations pro-Poutine s’est joint à eux. Un policier a tenté d’arrêter également le journaliste. Ce dernier s’est opposé à son arrestation. Manquant d’argument, le policier a renoncé. Le provocateur a pris la relève des policiers. Il a frappé le journaliste. Il lui a porté plusieurs fois la main dessus. Poursuivant en menaçant le journaliste, il a retiré de son sac un parapluie utilisé comme arme pour le frapper. Les policiers ont été témoins de la scène. Ils ont refusé d’enregistrer la plainte que le journaliste désirait déposer et laissé repartir libre le provocateur.
Pour combattre le mouvement démocratique russe, Poutine utilise non seulement tous les moyens d’état qui sont à sa disposition, FSB (ex-KGB), police, juge, mais aussi des barbouzes. Ceux-ci agressent impunément les démocrates, les procureurs ne font jamais suivre les plaintes contre leurs violences, mais aussi les escadrons de la mort qui ont assassiné à ce jour 220 journalistes russes.
Le lendemain, sans délibéré et sans avoir nourri l’accusé, un tribunal de Moscou a condamné Roman Roslovtev à 20 jours de prison.
Des sanctions internationales contre le régime de Poutine doivent prises pour le contraindre à la protection des journalistes.