Non au retour du GOULAG.

Créer un réseau de solidarité internationale avec les prisonniers de conscience russe. Véra Lavréshina, journaliste et militante des Droits humains, l’anime. Son but : sauver les prisonniers politiques qui croupissent dans le GOULAG de Poutine en brisant le mur de l’omerta dressé par les lobbys du Kremlin.

Vera Lavreshina © Pierre HAFFNER

Avec le retour du KGB, désormais dénommé FSB, au Kremlin en la personne de Poutine devenu Président à vie, le GOULAG est aussi de retour en Russie. Pour des raisons politiques ou de conscience on est à nouveau persécuté. Les peines atteignent vingt ans de prison et parfois plus. Comme à l’époque soviétique, le pouvoir tente de s’imposer par la terreur.

La répression s’abat avec une cruauté particulière sur les plus faibles : écoliers de 14 ans, étudiants, personnes absolument pacifiques ayant apposé un like sur une publication internet ou ayant tenu entre leurs mains une affiche qui a déplu au pouvoir.

Les Tchékistes sont revenus en Crimée avec l’annexion russe de la presqu’île en 2014. Ils ont un comportement particulièrement ignoble envers les Tatars de Crimée. Des familles entières sont décimées, les hommes pour la plupart, sont lourdement condamnés et déportés en Russie d’où ils ont peu de chance de revenir.

Un réseau international de solidarité se forme. Véra Lavréshina, journaliste et militante des Droits humains, l’anime. Son but : briser le mur de l’omerta dressé par les lobbys du Kremlin. Pour sauver les prisonniers politiques et de conscience qui croupissent à nouveau dans le GOULAG de Poutine, il faut tout d’abord parler d’eux pour faire savoir qu’ils existent et qu’ils souffrent.

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