Le 18 mai 1944, 238.500 Tatars de Crimée, soit toute la population, ont été déportés en Asie par les forces du ministère de l’intérieur soviétique. Ils n’ont eu que 30 minutes pour ramasser leurs effets personnels, avant d’être embarqués dans des wagons à bestiaux et déportés de Crimée en Ouzbékistan. Les récalcitrants ont été abattus sur place.
Alors qu’il combattait sur le front dans les rangs de l’armée soviétique, Amet-Khan Sultan, deux fois Héros de l’Union soviétique, les dirigeants soviétiques déportaient dans des wagons à bestiaux la totalité de son peuple hors de Crimée.
En 1989, soit 45 ans après, les Tatars de Crimée ont été autorisés à retourner dans leur patrie. Or, la Russie a annexé la Crimée en 2014. Aujourd’hui, le calvaire des Tatars de Crimée reprend avec l’annexion de la presqu’île. Toutes les organisations civiles et religieuses des Tatars de Crimée ont été interdites, leurs dirigeants emprisonnés. Le Kremlin a imposé la nationalité russe à toute la population. Les Tatars de Crimée sont à nouveau persécutés par l’occupant. 20.000 Tatars ont été contraints de s’exiler
" Nous obtiendrons le rétablissement des droits des Tatars de Crimée, y compris la restitution des biens qui leur ont été spoliés. Ce régime fasciste-bolcheviste réincarné par Poutine, qui a soumis également à une cruelle déportation d’autres peuples de l’ex-URSS, sera détruit". C'est ce qu'ont déclaré ces militants sur la tombe du Tatar de Crimée, Amet-Khan Sultan, au cimetière Novodivitchi à Moscou.